1,4 M€, c’est le montant de l’augmentation de capital annoncée par Acticor Biotech le 11 juillet 2016. Cette société de biotechnologie développant un médicament anti-thrombotique sans risque hémorragique pour le traitement d’urgence de l’AVC souhaite accélérer le développement de son candidat médicament « first in class » ACT-017.
Les fonds ont été réunis auprès d’investisseurs de la plate-forme de financement participatif Anaxago (740 000 €), l’Association de recherche ARMESA (500 000 €) et des Business Angels (170 000 €).
L’ACT-017 inhibe une nouvelle protéine cible, la glycoprotéine VI, spécifiquement responsable de la croissance des caillots sanguins lors d’un AVC. Ce médicament pourra être utilisé en association ou non, avec l’Alteplase, l’unique traitement d’urgence actuellement disponible et administré à moins de 10% des patients dans les 4h30 suivant l’apparition des premiers symptômes.
Cette augmentation de capital va permettre à Acticor Biotech de poursuivre le développement pré-clinique de son produit et réaliser la production des premiers lots d’ACT-017.
D’après Gilles Avenard, PDG d’Acticor Biotech, « le besoin médical dans le traitement d’urgence de l’AVC ischémique est majeur et concerne plus de 600 000 personnes par an en Europe. Cette prise en charge thérapeutique complémentaire de l’Alteplase ou après Alteplase doit être dénuée de risque hémorragique. Les études réalisées in vitro et in vivo avec ACT-017 ont confirmé les résultats déjà publiés ce qui nous permet de penser que nous disposons d’un candidat médicament qui pourra, à terme, être administré juste après l’apparition des premiers symptômes. »
Joachim Dupont, le co-fondateur, précise que « c’est une nouvelle validation du modèle de crowdfunding pour le secteur de la santé. Il témoigne de l’intérêt des investisseurs pour les développements d’Acticor Biotech dans le traitement de l’AVC et de leur volonté de soutenir le développement de solutions innovantes à des problèmes majeurs non résolus, de santé publique. »
Selon l’OMS, 23 millions de personnes seraient touchées dans le monde par un AVC en 2030.
L’AVC touche 400 000 personnes en France, dont 130 000 nouveaux cas chaque année, et 15 millions dans le monde, et 1 500 000 nouveaux cas chaque année. C’est la troisième cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme. Il représente la première cause de handicap acquis de l’adulte. Avec le vieillissement de la population, la tendance naturelle est à l’augmentation.
80% des AVC sont ischémiques, causés par l’obstruction d’une artère cérébrale ou menant au cerveau.