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  • Robotique : un humanoïde équipé de muscles artificiels (Tokyo Institute of Technology)

    Des images de robot humanoïde animé par des muscles artificiels composés de filaments ont été dévoilées le 12 juillet 2016 par un laboratoire de robotique japonais. Le laboratoire Suzumori Endo Lab, rattaché au Tokyo Institute of Technology, est spécialisé dans les robots mous.

    La particularité du modèle dévoilé le 12 juillet 2016 est qu’il est animé par une multitude de filaments qui copient le fonctionnement des muscles biologiques. Il s’agit en réalité de minuscules tubes de 0,5 mm de diamètre qui laissent passer l’air comprimé pour créer du mouvement.

    Ses jambes ont presque le même nombre de muscles que le corps humain, et ont donc une liberté de mouvement proche de celle de l’homme. Grâce à l’utilisation de filaments, l’humanoïde peut bouger un grand nombre de parties de son corps, l’avant-bras, le coude, l’épaule… Mais pour le moment, il est incapable de marcher par lui-même et a encore besoin d’une assistance extérieure pour se tenir droit.

    Pour nourrir leur programme et perfectionner la marche de leur créature, les chercheurs japonais sont allés piocher dans la base de séquences OpenSim de l’Université de Stanford. Il s’agit d’une plate-forme libre de modèles de structures pour favoriser la rééducation en donnant des outils de simulation aux chercheurs.

  • Traitement de l’AVC : augmentation de capital de 1,4 M€ pour Acticor Biotech

    1,4 M€, c’est le montant de l’augmentation de capital annoncée par Acticor Biotech le 11 juillet 2016. Cette société de biotechnologie développant un médicament anti-thrombotique sans risque hémorragique pour le traitement d’urgence de l’AVC souhaite accélérer le développement de son candidat médicament « first in class » ACT-017.

    Les fonds ont été réunis auprès d’investisseurs de la plate-forme de financement participatif Anaxago (740 000 €), l’Association de recherche ARMESA (500 000 €) et des Business Angels (170 000 €).

    L’ACT-017 inhibe une nouvelle protéine cible, la glycoprotéine VI, spécifiquement responsable de la croissance des caillots sanguins lors d’un AVC. Ce médicament pourra être utilisé en association ou non, avec l’Alteplase, l’unique traitement d’urgence actuellement disponible et administré à moins de 10% des patients dans les 4h30 suivant l’apparition des premiers symptômes.

    Cette augmentation de capital va permettre à Acticor Biotech de poursuivre le développement pré-clinique de son produit et réaliser la production des premiers lots d’ACT-017.

    D’après Gilles Avenard, PDG d’Acticor Biotech, « le besoin médical dans le traitement d’urgence de l’AVC ischémique est majeur et concerne plus de 600 000 personnes par an en Europe. Cette prise en charge thérapeutique complémentaire de l’Alteplase ou après Alteplase doit être dénuée de risque hémorragique. Les études réalisées in vitro et in vivo avec ACT-017 ont confirmé les résultats déjà publiés ce qui nous permet de penser que nous disposons d’un candidat médicament qui pourra, à terme, être administré juste après l’apparition des premiers symptômes. »

    Joachim Dupont, le co-fondateur, précise que « c’est une nouvelle validation du modèle de crowdfunding pour le secteur de la santé. Il témoigne de l’intérêt des investisseurs pour les développements d’Acticor Biotech dans le traitement de l’AVC et de leur volonté de soutenir le développement de solutions innovantes à des problèmes majeurs non résolus, de santé publique. »

    Selon l’OMS, 23 millions de personnes seraient touchées dans le monde par un AVC en 2030.
    L’AVC touche 400 000 personnes en France, dont 130 000 nouveaux cas chaque année, et 15 millions dans le monde, et 1 500 000 nouveaux cas chaque année. C’est la troisième cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme. Il représente la première cause de handicap acquis de l’adulte.  Avec le vieillissement de la population, la tendance naturelle est à l’augmentation.
    80% des AVC sont ischémiques, causés par l’obstruction d’une artère cérébrale ou menant au cerveau.

  • Biotech : introduction en bourse de Gensight et levée de fonds de 40 millions d’€

    Gensight Biologics annonce le 12 juillet 2016 avoir réussi son introduction en Bourse sur Euronext Paris en levant 40 millions d’euros.

    Le prix de l’introduction en Bourse a été fixé à 8 euros, et la capitalisation boursière de l’entreprise s’élève le 12 juillet 2016 à 148,9 millions.

    BPIfrance annonce avoir investi 14,5 millions dans Gensight Biologics à cette occasion, via son fonds Large Venture.

  • IA : un algorithme pour détecter la dépression à travers l’analyse de la voix

    Détecter une dépression nerveuse ou un trouble post-traumatique à travers l’analyse de la voix, c’est ce que permet un système d’intelligence artificielle mis au point par des chercheurs de l’université de Californie du sud. Leur expérience a été décrite le 9 juillet 2016 le site américain Motherboard, spécialisé dans les technologies du futur.

    Les chercheurs, s’appuyant sur le fait établi que ce type de maladie affecte l’élocution, ont enregistré les paroles d’un échantillon de 253 personnes. Ils ont ensuite isolé les sons des trois voyelles « a », « u » et « i » et appliqué un traitement du son pour extraire les caractéristiques de leur spectre sonore et établir un « espace de voyelles » qui représente l’étendue sonore des voyelles du sujet étudié.

    Les résultats montrent que cet espace est nettement plus petit pour une personne qui souffre de dépression que pour une personne non malade, indépendamment de facteurs tels que l’articulation, le sexe, l’appartenance ethnique, le niveau d’éducation ou le dialecte parlé.

    Les chercheurs espèrent maintenant que leur méthode baptisée SimSensei puisse être utilisée par les professionnels de santé dans la détection de ces maladies.

  • MSSanté : l’Asip publie une nouvelle version des spécifications fonctionnelles et techniques

    L’Asip publie le 11 juillet la version 1.0.9 du dossier des spécifications fonctionnelles et techniques (DSFT) du système de messageries sécurisées de santé MSSanté.

    Ce document décrit le contexte et les principes de MSSanté, les exigences fonctionnelles et techniques à respecter par les opérateurs, ainsi que les interfaces d’accès et les fonctionnalités à prendre en compte.

    Les opérateurs sont invités par l’Asip à renvoyer leurs éventuels commentaires avant le 19 août 2016. Une version majeure du dossier des spécifications fonctionnelles et techniques est prévue pour septembre 2016.

  • « Hacking Health Bordeaux » du 21 au 23/10/2016

    Le « Hacking Health Bordeaux » se déroulera du 21 au 23 octobre 2016 à Bordeaux à l’ENS.

    Lors de cette rencontre les participants devront apporter des solutions innovantes et concrètes aux défis issus de problématiques de terrain déposé par les acteurs de l’écosystème médical.

    Pour proposer un défi et participer, le dossier contenant le défis et la participation peuvent être déposés jusqu’au vendredi 21 octobre soir dans la limite des places disponibles.

  • « Hacking Health Lyon » du 18 au 20/11/2016

    Le « Hacking Health Lyon » se déroulera du 18 au 20 novembre 2016 à Lyon à l’ENS.

    Lors de cette rencontre les participants devront apporter des solutions innovantes et concrètes aux défis issus de problématiques de terrain déposé par les acteurs de l’écosystème médical.

    Pour proposer un défi, un dossier doit être déposer avant le 18 octobre 2016. Pour participer, l’inscription doit être faite entre le 5 septembre et le 17 novembre 2016.

  • Un premier service digital pour l’analyse de l’ADN par peignage

    Détecter les anomalies génétiques invisibles avec les autres technologies, c’est ce que permet Easy Scan dont le lancement a été annoncé le 11 juillet 2016 par Genomic Vision. Cette société est spécialisée dans le peignage moléculaire de l’ADN, le développement de tests pour le marché du diagnostic et des applications pour les laboratoires de recherche.

    Élaboré en réponse aux demandes des chercheurs analysant la réplication de l’ADN, le service proposé par Genomic Vision permet à ces derniers d’accéder depuis leur propre laboratoire à de puissantes technologies de détection et visualisation de fibres d’ADN « peignées » et aux mesures de paramètres dynamiques de la réplication de l’ADN.

    Une web-app permet aux chercheurs, via un accès sécurisé, d’obtenir leurs résultats directement en ligne après avoir adressé leurs échantillons à Genomic Vision.

    Le service est constitué d’une plate-forme de peignage moléculaire automatisée, FiberVision et d’un logiciel d’analyse des résultats spécialement désigné pour cette activité, FiberStudio.

    La combinaison des deux permet la détection, la mesure et l’interprétation de l’hybridation et des signes de réplication sur l’ADN peigné.

    Cette exploration du génome entier à haute résolution en une simple analyse offre une visualisation directe d’anomalies génétiques non détectables par d’autres technologies.

    Le peignage moléculaire

    Cette une nouvelle technologie optimisant l’analyse structurelle et fonctionnelle des molécules d’ADN.
    Elle consiste en l’étirement des fibres d’ADN sur des lamelles de verre, « peignées » puis alignées sur l’ensemble de la surface.
    Cela permet l’identification d’anomalies génétiques, dues à des variations quantitatives ou qualitatives du génome à l’origine de nombreuses pathologies graves en localisant des gènes ou des séquences spécifiques dans le génome du patient par un marquage à l’aide de balises génétiques. Cette technique est brevetée sous le nom de Code Morse Genomique.

    Processus

    • Réception de l’échantillon
    • Enregistrement et rattachement à un compte client privatisé dans la base de données EasyScan garantissant sa traçabilité tout au long de la procédure
    • Scan et analyse
    • Accessibilité immédiate des résultats par accès sécurisé sur la Webapp

    Le professeur Nick Rhind de l’Université de l’Ecole Médicale du Massaschussetts précise que « la plate-forme EasyScan permet de rendre les expérimentations plus rapides et efficaces. »
    Le Professeur Alexander ishop de l’UT Health Science Center à San Antonio affirme, lui, que ces outils d’analyse « permettent de réaliser des gains de temps substantiels. »

  • Les mécanismes des virus tueurs de bactéries décryptés (Institut Pasteur, université de Louvain)

    Une équipe de chercheurs franco-belge a décrypté les mécanismes d’action des virus pouvant tuer des bactéries et a publié ses résultats dans la revue Plos Genetics le 5 juillet 2016.

    Ces microbes non pathogènes pour l’homme et existant naturellement constituent un potentiel thérapeutique contre les infections bactériennes. Ils sont définis comme des « bactériophages », des virus ayant la capacité de reconnaître spécifiquement des bactéries et de les éliminer grâce à un récepteur situé sur leur paroi.

    Ces travaux ont été menés par Laurent Debarbieux de l’Institut Pasteur et par Rob Lavigne de l’Université Catholique de Louvain en Belgique.

    Piratage viral orchestré

    Les bactériophages se fixent sur la paroi bactérienne, y percent un trou, et injectent leur matériel génétique dans la bactérie. Ils détournent la machinerie cellulaire bactérienne indispensable à la vie du micro-organisme pour se répliquer et fabriquent de nouveaux virus.

    L’accumulation de dizaines de phages conduit à la production d’une substance, une enzyme qui désintègre la paroi bactérienne. Cette dernière éclate en libérant tous les nouveaux virus.

    Les chercheurs ont élucidé plusieurs stratagèmes :

    • La destruction précoce des éléments indispensables à la vie de la bactérie : les ARN, copies de morceaux d’ADN permettant à l’information génétique de circuler dans les bactéries en organisant son bon fonctionnement
    • La favorisation de la production de ses propres ARN renfermant l’information nécessaire à la fabrication des constituants des nouveaux virus.

  • Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie (Cour des comptes)

    Rapport de la Cour des Comptes du 12 juillet 2016 : « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler »