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  • eTICSS mis à disposition des premiers utilisateurs le 7 juillet 2016 (ARS Bourgogne-Franche-Comté)

    La plateforme numérique de coordination du projet TSN eTICSS a été mise à disposition de ses premiers utilisateurs pilotes dès le 7 juillet 2016, dans une version dont la validation est prévue mi-août, annonce l’Agence Régionale de Santé Bourgogne Franche-Comté le 19 juillet 2016.

    Les fonctionnalités développées dans le cadre de cette première étape visent à assurer la coordination des professionnels du champ sanitaire et social autour d’un patient dont la prise en charge à domicile à l’issue d’une hospitalisation se révèle complexe. La plateforme vise à faciliter le partage d’informations entre les professionnels concernés et leur offre une vision commune du PPS.

    Elles concernent un champ d’actions qui vont du repérage des fragilités, avec anticipation d’un premier PPS avant la sortie du patient, à la concertation pluri-professionnelle.

    Selon les estimations de l’ARS, ces fonctionnalités devraient concerner, à terme, environ un millier de patients dans le Nord Saône-et-Loire, territoire-cible du programme eTICSS.

    Le Groupement de Coopération Sanitaire E-Santé Bourgogne, maîtrise d’ouvrage déléguée de l’ARS, a retenu en janvier 2016 la candidature du consortium industriel CSC – Orion Health pour déployer la plateforme des services numériques santé/social eTICSS.

    eTICSS couvre le territoire du Nord de la Saône-et-Loire, soit quatre bassins de population qui comptent ensemble plus de 350 000 habitants : l’Autunois-Morvan, Creusot-Montceau, le Chalonnais et la Bresse bourguignonne.

  • Robotique chirurgicale : Medtech racheté par Zimmer Biomet

    58,77%, c’est le pourcentage du capital social de Medtech acquis par Zimmer Biomet le 18 juillet 2016 dans le cadre d’une opération hors marché, à la suite de l’approbation unanime des conseils d’administration des deux entreprises.

    Zimmer Biomet a acquis 1 406 151 actions Medtech, au prix unitaire de 50 €, ainsi que l’intégralité des obligations convertibles et bons de souscription d’actions émis par Medtech, à un prix de 17,17 € par bon.

    Une offre publique d’achat simplifiée en numéraire sera déposée « dès que possible » par Zimmer Biomet pour acquérir les actions restantes toujours en circulation de Medtech au même prix par action.

    Zimmer Biomet précise souhaiter poursuivre les activités de Medtech à son siège social actuel à Montpellier. Bertin Nahum, PDG de Medtech, prendra la direction du développement des activités robotiques de Zimmer Biomet.

  • HCSP

    Haut Conseil de la Santé Publique

  • Négo conventionnelle : une « durée plus courte » pour passer la consultation à 25€ (Cnamts)

    « On peut réfléchir à une durée plus courte », a déclaré le 13 juillet 2016 Nicolas Revel, directeur général de la Cnamts, à propos de la revalorisation de 23 à 25€ du tarif de la consultation de base. Dans le cadre des discussions avec les syndicats de médecins pour aboutir à un projet de convention médicale, cette revalorisation avait été annoncée avec un étalement sur deux ans, 1€ au 1er avril 2017 et 1€ un an plus tard.

    Cette proposition avait été mal accueillie par les syndicats. Le SML, le CSMF et Le Bloc avaient quitté la dernière réunion de négociation du 13 juillet 2016 pour marquer leur mécontentement.

    Les discussions ont repris le 19 juillet 2016 et, en revenant sur la durée de cet étalement de la revalorisation du tarif de la consultation de base, Nicolas Revel espère aboutir en trois jours à un accord sur le projet de convention pour lequel l’échéance est fixée au 26 août 2016.

    L’autre point sensible des échanges entre la Cnamts et les syndicats de médecins est le « forfait structure » pour financer l’équipement et l’organisation des cabinets, forfait dont la création a été annoncée le 16 juin 2016 mais dont le montant n’est toujours pas défini. Composante de la ROSP, ce forfait comprendrait un socle représentant environ 60% de la rémunération à verser et un bonus pour les 40% restant.

    Nicolas Revel a annoncé être prêt à faire « de nouveaux gestes » dans les discussions mais il a souligné être contraint de respecter le cadre de l’ONDAM (dont le montant a été fixé pour 2016 à +1,75%), ce qui risque d’impliquer un étalement de certaines mesures  » sur au moins deux ans ».

  • Dématérialisation du carnet de santé de l’enfant : les recommandations du HCSP

    Refondre le carnet de santé, y porter des modifications à la structure générale et prévoir sa dématérialisation, telles sont les recommandations émises dans un avis du HCSP du 20 mai 2016 mis en ligne le 18 juillet 2016.

    « Il existe […] un consensus pour reconnaitre la qualité du document existant même si des évolutions sont souhaitables. Parmi celles-ci, une version dématérialisée intégrée au « Dossier médical personnel » (DMP) est unanimement attendue », indique le Haut Comité dans son avis.

    Vaccins: expérimentations en cours dans 6 régions

    • L’Aquitaine, l’Ile-de-France, l’Océan Indien, Auvergne Rhône-Alpes, Languedoc-Midi-Pyrénées et la Bourgogne testent actuellement le carnet de vaccination électronique via l’utilisation de la plateforme mesvaccins.net, dans le cadre du programme TSN.
    • Le projet pilote de la région Auvergne Rhône-Alpes a été lancé le 25 avril 2016 et est mené dans un premier temps, auprès de cinq pédiatres, cinq médecins généralistes, deux pharmaciens, deux sages-femmes et deux infirmiers jusqu’en octobre 2016.
    • MesVaccins.net a été crée par le Groupe d’Etudes en Préventologie pour aider patients et professionnels de santé à gérer au mieux un calendrier vaccinal. Il est animé par une équipe d’experts et validé par le Ministère de la santé.
  • Médecine nucléaire : un statut prioritaire de la FDA pour un nouveau radiotraceur

    Le 27 juin 2016, la FDA a accordé un statut prioritaire au Lutathera de AAA pour sa mise sur le marché dans un délai de 6 mois. Ce radiotraceur, peptide analogue de la somatostatine marqué au Lu-177, est indiqué chez l’adulte pour le traitement des tumeurs neuroendocrines bien différenciées de l’intestin moyen.

    AAA est spécialisée dans la médecine nucléaire qui permet de détecter et localiser précisément et en trois dimensions des tumeurs cancéreuses, même de très petite taille et à travers tout l’organisme, pour dans certains cas réussir à les détruire.

    La médecine nucléaire, un espoir contre le cancer

    Sollicitée pour le diagnostic et le traitement, la médecine nucléaire constitue un outil d’espoir dans la lutte contre le cancer. L’innovation est continue de par le développement parallèle des applications thérapeutiques et des produits dits de « radiothérapie interne » qui ciblent les cellules tumorales et les détruisent.

    En pratique, on utilise pour le diagnostic des radio-traceurs émettant des rayonnements ionisants pouvant être détectés par une  gamma-caméra (examen de scintigraphie) ou par une caméra à positons couplée à un scanner (examen PET-SCAN).

    « Le radio-traceur le plus utilisé est le FDG (fluoro-désoxyglucose), un sucre marqué au fluor 18, qui se fixe préférentiellement sur les cellules très consommatrices d’énergie que sont les cellules cancéreuses », indique Jean-Louis Alberini, chef du service de médecine nucléaire de l’Institut Curie à Paris.

    Un premier traitement novateur

    La société AAA a déjà obtenu le 27 juin 2016 l’approbation de la FDA pour la vente de son kit Net-spot(TM), destiné au diagnostic des tumeurs neuro-endocrines. Ces dernières se forment à partir de cellules du système hormonal et du système nerveux et affectent surtout le système digestif et le système respiratoire.
    Elles affectent 112 000 personnes aux États-Unis et 178 000 personnes en France.

    En 2012, l’incidence des cancers s’élevait à 14 millions avec 8,2 millions de décès liés à la maladie, selon l’OMS. Le nombre de nouveaux cas devrait augmenter de 70% environ au cours des deux prochaines décennies.

  • Les chiffres clés

    • 25 millions € : c’est le montant total des achats innovants de l’UGAP dans le secteur de la santé en 2015
    • 2% : c’est la pourcentage cible des achats innovants dans la commande publique en 2020
    • 30000€ : c’est le montant annuel du fonds de dotation d’UniHA pour aider les start up innovantes

  • Les experts : « l’acheteur est légitime sur le sujet de l’innovation » (ResaH)

    Assurer la qualité du service rendu au patient et faciliter l’accès de l’innovation au marché sont les deux priorités des acheteurs hospitaliers.

    Dominique Legouge (GIP ResaH):

    « La réglementation  nous donne les outils nécessaires »

    « Le rôle de l’acheteur est de gérer l’interface entre les industriels et les établissements de santé, explique Dominique Legouge. Ce rôle doit commencer dès l’émergence d’un produit ou d’un service innovant. L’acheteur est pleinement légitime sur le sujet de l’innovation. Il n’intervient pas seulement lorsque le produit ou le service est sur le marché, il peut intervenir avant. Plus tôt il intervient dans la chaine de développement d’une innovation, plus il sera efficace. Il doit être capable sur un sujet donné de faire du sourcing c’est à dire d’identifier les solutions disponibles ou en cours de mise au point. Au ResaH on a fait une part importante à l’innovation dans les politiques et stratégies d’achat. La règlementation nous donne à cet égard tous les outils nécessaires».

    Philippe Marchand (UGAP):

    « Faciliter l’accès au marché des solutions innovantes »

    « L’UGAP n’intervient pas au niveau de la maturation de l’innovation. Son rôle est  plutôt de faciliter l’accès aux marchés publics des solutions innovantes. Son positionnement est de détecter des solutions innovantes et de les promouvoir à travers son réseau commercial. A titre d’exemple nous étions présents lors de la dernière Paris Healthcare Week à travers un village d’Innovation avec plusieurs start-up. Nous leur permettons d’accéder au marché hospitalier».

    Nicolas Roux (UniHA):

    « Qualité du service rendu au patient et attractivité de l’hôpital »

    « Nos axes pour juger une innovation, c’est la qualité du service rendu au patient, l’amélioration de l’attractivité de l’hôpital et de sa marge. C’est la combinaison de ces trois critères qui nous permettra de sélectionner une innovation ».

  • AAA

    Advanced Accelerator Applicationsnull

  • Cybersécurité : chaque dossier de données volé coûte 355 $ (321 €) aux entreprises (IBM-Ponemon)

    355 $ (321 €), c’est le coût d’un dossier de données volé dans le domaine de la santé, contre 158 $ (143 €) dans les autres secteurs économiques, comme le révèle une étude d’IBM et l’institut d’études Ponemon menée auprès de 383 sociétés dans 12 pays publiée le 15 juin 2016.

    Le coût des vols de données atteint 4M $ (3,6M €) par incident, soit 29% d’augmentation depuis 2013, selon l’étude.

    • 64% d’incidents supplémentaires ont été rapportés en 2015 par rapport à 2014. 
    • Le temps moyen pour détecter une faille est de 201 jours tandis que le temps moyen pour y remédier est estimé à 70 jours.
    • Plus le temps de réponse des équipes IT est long, plus la facture est élevée à 4,38 M $ (3,95M €) pour les incidents repérés après 100 jours, contre 3,23 M $ (2,91M €) pour les incidents repérés avant 100 jours.
    • Le meilleur moyen de réduire les coûts inhérents à une fuite de données est de mettre en place une équipe dédiée. Les sociétés peuvent économiser 400 000 $ (360 000$) en moyenne.
    • Une grande partie de ces coûts élevés peut être liée au fait que 70% des responsables sécurité aux Etats-Unis confessent ne pas avoir de plan de réaction en place, rapporte l’étude.