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  • Qualité hôpital numérique : Inovelan, premier industriel certifié

    Inovelan, éditeur de solutions de partage et d’échanges sécurisés de données de santé, a obtenu la certification « Qualité Hopital Numérique » le 7 juillet 2016. C’ est le premier industriel à recevoir cette certification après un audit de l’AFNOR Certification réalisé les 4 et 5 juillet 2016.

    Mis en place en décembre 2015, le certificat Qualité Hôpital Numérique est attribué aux industriels dont le système de management de la qualité (SMQ) respecte le Référentiel Qualité Hôpital Numérique. Il est délivré par des organismes certificateurs (OC) signataires d’une convention avec l’Asip Santé.

    La certification Qualité Hôpital Numérique s’inscrit dans le cadre du Programme hôpital numérique, plan stratégique pluriannuel (2012-2017) relatif aux systèmes d’information hospitaliers (SIH) mis en place par la DGOS et le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

    Cette certification « repose sur le respect d’une norme d’exigence de système de management de la qualité (norme ISO 9001, ou ISO 13485) et d’exigences complémentaires spécifiques aux industriels fournisseurs de solutions informatiques à destination des structures et professionnels de santé », détaille l’Asip sur son site internet.

    Les objectifs de la certification :

    • des logiciels testés avant leur installation en production ;
    • des déploiements efficaces par des équipes formées et stables ;
    • un support réactif ;
    • de la visibilité dans la relation avec l’éditeur.

  • Thérapie cellulaire : GE Healthcare finalise l’acquisition du suisse Biosafe

    GE Healthcare a annoncé le 13 juillet 2016 avoir finalisé l’acquisition de Biosafe, société suisse fournisseur de systèmes de bio-transformation cellulaire intégrée de l’industrie de la thérapie cellulaire et de la médecine régénérative. Le montant de cette acquisition n’a pas été communiqué.

    Le seul marché de l’oncologie thérapeutique cellulaire devrait selon GE Healthcare représenter 30 Md$ (environ 27 Md€) d’ici 2030, en comptant plus de 600 thérapies pionnières faisant l’objet d’essais cliniques depuis fin 2015.

    Biosafe, forte de 20 ans d’expérience dans le secteur de la transformation cellulaire automatisée, est une société internationale dont le siège est situé en Suisse dans la région du lac Léman. Elle possède des filiales régionales (Genève, Hong-Kong, Shanghai, Sao Paulo) et bénéficie d’une présence directe ou indirecte via des distributeurs dans plus de 50 pays.

    A l’occasion de cette acquisition, GE Healthcare précise que sa stratégie est de « travailler directement avec les acteurs et les partenaires industriels afin de mettre au point un écosystème exhaustif d’outils, solutions et services pour la thérapie cellulaire dans le but d’accélérer standardisation, collaboration et intégration nécessaires aux clients afin de placer les nouvelles thérapies au centre des pratiques cliniques courantes ».

    GE travaille aux côtés du Cell and Gene Therapy Catapult au Royaume-Uni, du Cell Therapy Manufacturing Cooperative Research Centre en Australie et des centres cliniques de pointe comme l’UPenn, le Memorial Sloan-Kettering et la Mayo Clinic.

    En avril 2016, GE Ventures et Mayo Clinic ont annoncé le lancement de Vitruvian Networks, Inc., plate-forme indépendante dont la mission réside dans l’accélération de l’accès aux thérapies cellulaires et géniques grâce à des systèmes logiciels et des services de fabrication avancés et prêts pour le cloud.

    En janvier 2016, GE a annoncé la construction du BridGE@CCRM, Centre d’excellence en thérapie cellulaire, un co-investissement de 31,5 M$ avec le gouvernement canadien pour promouvoir les nouvelles technologies dans la production de thérapies cellulaires à Toronto.

  • Traitement des tumeurs : la FDA approuve le système Optune de seconde génération

    La société Novocure a annoncé le 13 juillet 2016 l’approbation de la FDA pour son système Optune de seconde génération.

    Ce système permet de lutter contre les glioblastomes en délivrant des champs électriques qui interfèrent avec la division cellulaire afin de stopper le développement des tumeurs étant extrêmement difficiles à traiter autrement. C’est un traitement non invasif qui ciblent les tumeurs solides.

    Lorsque les cellules se divisent elles créent des axes mitotiques, de minuscules chaînes tirent les chromosomes pour les séparer pour leur duplication. Ces axes sont sensibles aux champs électriques de par leur charge naturelle. Si l’on règle précisément le champ il peut empêcher leur activité et bloquer les tumeurs en stoppant leur développement.

    La thérapie crée un champ électrique alternatif à l’intérieur de la tumeur qui attire et repousse les composants chargés des cellules au cours de la mitose.

    Les champs sont produits par des paires de transducteurs placées directement à la surface de la peau dans la zone qui délimite la tumeur.  Le système de distribution est portable et est conçu pour permettre aux patients de vaquer à leurs occupations quotidiennes tout en recevant un traitement.
    Cette technique génère peu d’effets secondaires comparé à la chimiothérapie.

  • Un simulateur numérique pour l’entraînement des sages-femmes et obstétriciens

    Le serious game PERINATSIMS qui permet un entraînement pouvant renforcer confiance et réflexes des professionnels de la périnatalité lors d’accouchements à haut risque a été présenté le 2 juin 2016 lors du congrès international Gyn Monaco.

    Les praticiens peuvent grâce à ce premier simulateur numérique destiné aux sages-femmes et obstétriciens, s’entraîner à la prise en charge d’urgences obstétricales grâce à Medusims, éditeur de simulateurs médicaux dédiés aux professionnels de santé.

    Ce serious game a été élaboré par l’école des sages-femmes de l’hôpital Paris Saint-Antoine-APHP et l’université Pierre et Marie Curie de Paris. Il propose à ceux qui l’utilisent de faire face à plusieurs problématiques offrant chacune un panel de scénarios chronométrés à jouer seul ou en équipe.

    PERINATSIMS, à l’achat ou à l’abonnement, est mis à la disposition des maternités, des réseaux de périnatalité, des centres de simulation en santé et des écoles de sages-femmes. Au sein de ces dernières, les étudiants pourront ainsi se confronter à des situations d’accouchements dangereux afin de parfaire l’expérience acquise lors de cas réels durant leurs stages.

    Le lancement de PERINATSIMS constitue une étape dans la transformation annoncée de la formation médicale, initiale et continue, par la simulation numérique.

  • Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance (Igas)

    Rapport n° 2015-03FR de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance ».

  • Eprus

    Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitairesnull

  • Inpes

    Institut National pour la prévention et l’éducation à la santénull

  • Observance des traitements : l’Igas pour une offre de services de télé-suivi-accompagnement

    Améliorer l’observance des traitements en s’appuyant sur le développement des objets et dispositifs médicaux, tel est l’objet du rapport « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance » rendu public par l’IGAS le 12 juillet 2016.

    L’IGAS préconise de favoriser l’émergence d’une offre de services de télé-suivi-accompagnement pour ce faire.

    Observance et remboursement des soins

    L’Igas analyse dans la première partie de son rapport le lien entre observance et remboursement des soins, en s’appuyant sur l’exemple de la réforme de la tarification des appareils à pression positive continue en 2013. Elle consistait à moduler le tarif rémunérant les activités du prestataire de services à domicile en fonction du niveau d’observance obtenu à partir de données télétransmises, puis, dans un second temps, à retirer l’appareil le cas échéant. Pour l’Igas, si cette réforme a échoué, c’est parce qu’elle ne partait pas d’un objectif de santé.

    L’Igas ne recommande en conséquence pas de corréler observance des traitements et remboursement des soins, « même pour une faible part ».

    Vers le développement d’une offre de télé-suivi-accompagnement fiable

    Pour l’Igas, le développement des objets et dispositifs médicaux connectés représente une opportunité de bouleverser l’accompagnement des patients dans l’observance de leurs traitements : « la plateforme de services, au coeur du dispositif de suivi se servant de plusieurs appareils connectés, aura les moyens d’assurer un accompagnement du patient des plus attentifs, capable de s’adapter rapidement à ses besoins ».

    L’igas préconise donc de développer une offre de télé-suivi-accompagnement fiable, via les mesures suivantes :

    • réglementation de l’organisation et du fonctionnement des plateformes de télé-suivi-accompagnement, notamment via une procédure de certification par les ARS et une intégration au sein de l’offre de soins de proximité ;
    • mise en place d’un modèle économique permettant de pérenniser les dispositifs ayant fait la preuve de leur efficience (financement par le risque), et de soutenir les innovations (financement par le fonds d’intervention régional) ;
    • recentrage de l’Assurance maladie sur ses fonctions de financeur et retrait de ses fonctions d’opérateur de l’accompagnement (programme Sophia par exemple) ;
    • financement des services de télé-suivi-accompagnement à la performance, avec la bonne observance et la fidélisation des patients comme marqueurs de la qualité de l’accompagnement.

    L’Igas conclut son rapport sur l’intérêt industriel et économique que représente le développement des objets et dispositifs médicaux connectés : « Les producteurs d’objets connectés, souvent des start-up, ne sont pas rares en France. Ces entreprises ne parviendront à s’imposer sur un marché international en plein essor que si existent, en France, les conditions leur permettant d’assurer les bases de leur développement ».

  • eTICSS

    eTerritoire Innovant Coordonné Santé Socialnull

  • Tabagisme, vaccination, dépendance : les trois priorités de Lionel Collet pour Santé publique France

    La lutte contre le tabagisme, la couverture vaccinale et la prise en charge des personnes âgées dépendantes sont les trois priorités défendues le 13 juillet 2016 devant la commission des Affaires sociales du Sénat par Lionel Collet, candidat pressenti pour présider le conseil d’administration de Santé publique France. Lionel Collet est président du CA de l’Invs et coordonnateur des travaux du CSIS.

    L’agence Santé publique France, créée par un décret du 27 avril 2016 dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé, est issue du regroupement de l’Invs de l’Inpes et de l’Eprus. La présidence du conseil d’administration de l’agence est non-exécutive, celle-ci étant dotée d’un directeur général exécutif, François Bourdillon.

    Voici les principaux extraits des réponses de Lionel Collet face à la commission des Affaires sociales du Sénat présidée par Alain Milon, sénateur LR du Vaucluse, qui l’a auditionné.

    Tabagisme : « Pas d’autre issue que la suppression du tabac »

    « Il y a un réel engagement de l’Agence pour renforcer la lutte contre le tabagisme. La France a sa journée sans tabac, le Royaume-Uni, un mois entier ! Les mesures prises depuis trente ans ont certes fait baisser le tabagisme – mais insuffisamment chez les femmes et les jeunes. Le tabagisme est un sujet qui nous préoccupe au plus haut point, notamment parce qu’il s’agit de conjuguer les exigences sanitaires et budgétaires : étant données les rentrées fiscales que procure le tabac, les intérêts de l’État sont conflictuels ! Quel est le point optimal sur lequel s’accorder ? Pour ma part, je ne vois d’autre issue que la suppression du tabac… »

    Vaccination: « Notre site d’information doit arriver en première place sur Google »

    « En matière de politique vaccinale, le rôle de l’Agence, sur le plan épidémiologique, est de préciser l’état actuel de la couverture vaccinale. L’InVs identifie notamment les pathologies qui apparaissent dans d’autres pays malgré l’existence d’un vaccin. Derrière la consultation nationale, il y a un travail d’information des personnels de santé et de la population à mener. Lorsque l’on cherche vaccin dans Google, on tombe d’abord sur des sites anti-vaccin ! Notre site d’information doit arriver en première place ».

    « Le risque de sur-vaccination… On ne peut reprocher aux pouvoirs publics de prévoir une réponse face à une menace de pandémie. Qu’aurait-on dit si la menace s’était concrétisée et que les précautions n’avaient pas été prises ? »

    « La vaccination en soi peut-elle présenter un danger en cas de sur-vaccination ? Certaines populations sont particulièrement sensibles à la vaccination par la dose antigénique, c’est vrai. Je fais confiance aux médecins de santé publique et aux comités techniques des vaccinations pour préciser le cadre, car le sujet est très technique ».

    Dépendance des personnes âgées: « Pour avancer, il faudra des moyens »

    « Le problème de la dépendance des personnes âgées est lui aussi à la fois sanitaire, budgétaire et de prévention. Le tout récent rapport de la Cour des comptes sur le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie rejoint les préoccupations et les préconisations avancées par la mission sur l’aide à domicile. Pour avancer sur le traitement comme sur la prévention, il faudra des moyens… »