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  • Levée de fonds : 12M $ (10,9M €) pour la start-up Big Health créatrice du programme Sleepio

    12M $ (10,9M €), c’est le montant de la levée de fonds en série B réalisée par la start-up Big Health, basée à Londres et San Francisco, dévoilée le 27 juillet 2016.

    Cette levée de fonds a été menée par Octopus Ventures associé à Kaiser Permanente Ventures, Index, Sean Duffy (Pdg d’Omada Health), et JamJar Investments .

    Une première levée de fonds en série A de 3,3M $ (2,9M €) avait été réalisée par Big Health le 28 avril 2014.

    Big Health produit notamment Sleepio, un programme de thérapie comportementale cognitive qui prétend améliorer la qualité du sommeil de ses utilisateurs. Le programme serait déjà utilisé par 750 000 employés des sociétés Comcast, LinkedIn, Boston Medical Center, et Henry Ford Health System.

  • Une technique d’analyse de la parole pour détecter Alzheimer

    Une technologie reposant sur la parole pour détecter la maladie d’Alhzeimer a permis à la société canadienne Winterlight Labs de remporter le 23 juillet 2016 à Toronto le premier prix du concours AGE-WELL de présentation de projets technologiques pour venir en aide aux personnes atteintes de démence.

    Ce nouvel outil fonctionne sur une tablette et enregistre de courts extraits de la voix d’un malade lorsqu’il décrit une photo à l’écran. Certaines variables sont extraites des échantillons sonores et produisent des résultats en moins de 5 minutes.

    400 variables analysées par l’intelligence artificielle

    « La parole est une source riche d’information sur la santé cognitive des gens. En raison de difficultés à trouver leurs mots, les gens atteints d’Alzheimer auront tendance à faire des pauses entre les mots, et la diversité de leur vocabulaire est réduite. Ils utiliseront donc un mot comme voiture au lieu de berline », explique Liam Kaufman, développeur de logiciel, chef de la direction et cofondateur de Winterlight Labs.

    L’intelligence artificielle est utilisée pour analyser environ 400 variables, comme la hauteur et le ton de la voix, la prosodie (le rythme) et le débit de la parole, ainsi que les pauses et choix des mots. En laboratoire, le logiciel est assez fiable pour détecter Alzheimer, Parkinson ou l’aphasie avec 85% à 100% d’exactitude.

    Liam Kaufman a précisé que cette nouvelle approche est rapide et objective, tout en constituant une amélioration quant aux évaluations neuropsychologiques papier très chronophages et pouvant s’avérer stressantes pour les personnes souffrant de problèmes de mémoire. Il a ajouté que l’outil sera utilisé dans les établissements pour personnes âgées afin d’améliorer la surveillance continue de la santé cognitive des résidents, de fournir des données quantifiables à jour aux membres de leur famille et d’aider lorsqu’il est temps à passer à un niveau supérieur de soins.

  • Assurance santé : deux grandes fusions bloquées aux Etats-Unis

    Le ministère de la Justice américain a déposé un recours en justice le 21 juillet 2016 contre les rachats de Humana par Aetna et de Cigna par Anthem, respectivement évalués à 37 et 54,2 milliards de dollars. Ces deux opérations avaient été annoncées en 2015.

    Le ministère de la Justice américain s’appuie sur les arguments suivants pour justifier cette décision :
    • Ces fusions provoqueraient une concentration excessive du secteur de l’assurance santé aux Etats-Unis, en faisant passer le nombre de grands assureurs nationaux de 5 à 3 ;
    • L’acquisition d’Humana par Aetna pénaliserait 1,6 millions de bénéficiaires de Medicare ;
    • L’acquisition de Cigna par Anthem aurait des effets négatifs pour des millions d’Américains, ainsi que pour les médecins et les établissements hospitaliers, qui auraient moins de leviers de renégociation des conditions de remboursement des soins prodigués.

    Aetna et Anthem ont fait part de leur intention de faire appel.

  • Les prestations d’UniHA pour accompagner les GHT

    UniHA a annoncé le 13 juillet 2016 avoir sélectionné une gamme de prestations visant à accompagner les groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans leurs processus de rapprochement et de mutualisation.

    UniHA évoque dans son communiqué des prestations recoupant trois enjeux du GHT:
    • La structuration d’une fonction « achats » commune
    • Le développement de l’informatisation, des télécommunications et la convergence des systèmes d’information hospitaliers (SIH)
    • La coopération des établissements sur des dimensions médicotechniques et techniques.

    Fonction achat

    • Une « solution informatique aidant à construire la politique achats du groupement », définir les priorités et piloter les projets achats du nouvel ensemble
    • Des cabinets pouvant effectuer des missions d’accompagnement au cours de la mise en place des GHT
    • Une équipe de consultants, intégrée aux équipes du siège d’UniHA, qui soutiendra les établissements supports dans la définition de leur plan d’achats hospitaliers (PAA).

    Informatique, SIH et télécommunications

    • Une assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration du schéma directeur du système d’information du groupement
    • La possibilité de louer des « PC opérés », c’est-à-dire « prêts à l’emploi » et « associés à des prestations de maintenance visant à assurer la continuité des infrastructures bureautiques »
    • Une gamme « d’outils et d’infrastructures de télécommunications adaptées au travail en réseau des équipes médicales et soignantes du groupement », et garantissant en même temps la confidentialité des données
    • Un outil de logimétrie facilitant un bilan du parc informatique (« logiciels installées et conditions d’utilisation, obsolescence des versions au regard des utilisations réelles… ») en vue de faciliter les premiers arbitrages dans la convergence des SIH.

    Médicotechnique et technique

    • La solution d’échographie « Optimum Service », par Samsung, dont le financement repose sur un unique contrat de service « comprenant la mise à disposition de dispositifs médicaux et un panel de de prestations »  
    • Un marché de « fourniture, livraison, installation, mise en service et maintenance d’automates de dispensation globale » des boites de médicament pour les pharmacies à usage intérieur (PUI)  
    • Un accompagnement des « GHT et groupements régionaux dans la conclusion de leurs marchés relatifs au traitement des déchets, à la collecte et au traitement des Dasri (Déchets d’activité de soins à risques infectieux) ».  
    • Des « systèmes experts de management des énergies », capables de documenter « les conditions de consommation des énergies et fluides des établissements hospitaliers », dans l’optique notamment de « prioriser les investissements » en la matière.
  • Un candidat vaccin nasal contre Chlamydia (revue Vaccine)

    Un antigène activant les réactions immunitaires et les anticorps de l’organisme pour la prévention de la chlamydiose a fait ses preuves sur des souris et pourrait être disponible en vaccin administrable en spray dans les prochaines année, selon une étude publiée en juillet 2016 dans la revue médicale Vaccine.

    La chlamydiose est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde selon Santé Publique France, en particulier chez les moins de 25 ans

    Ce vaccin mis au point des scientifiques de l’Université de McMaster au Canada pourrait protéger contre toutes les maladies liées à la bactérie Chlamydia trachomatis, y compris le trachome – maladie oculaire entraînant la cécité – ont observé les scientifiques. 95% des bactéries ont été éliminées grâce à la substance. L’antigène BD584 a également fait diminuer le phénomène d’occlusion des trombes, responsable d’infertilité, caractéristique de l’infection chez 87,5% des souris.

    Le candidat vaccin a présenté une réelle efficacité, dont une diminution de la propagation de l’infection et du risque de transmission, atout conséquent lors de cas de forme asymptomatique. Il semble réduire la durée et la sévérité de l’infection ainsi que l’excrétion bactérienne et par conséquent le risque de transmission.

  • CA

    chiffre d’affairesnull

  • DMC

    dispositifs médicaux connectésnull

  • Progression de la santé connectée dans les pharmacies (Etude Occurrence HealthCare)

    9 pharmaciens métropolitains sur 10 ont entendu parler des objets connectés, soit une progression de 17 points en un an: c’est ce que révèle une étude de juin 2016 d’Occurrence HealthCare.

    L’utilisation des dispositifs médicaux connectés reste toutefois minoritaire : moins de deux pharmaciens sur 10 les utilisent. Leur taux d’utilisation est néanmoins deux fois plus important parmi ceux qui regardent l’avenir de la profession avec optimisme (31%). Plus le CA de l’officine est important, plus forte est l’utilisation des DMC.

    15% des officines proposent aujourd’hui des DMC avec une différence du simple au triple entre les « optimistes » et les « pessimistes », selon Occurrence HealthCare.

    1/5 des titulaires affirment avoir déjà conseillé un DMC à des patients (contre 1/10 il y a un an), 1/4 dans les grosses pharmacies.

    3/4 des pharmaciens se déclarent prêts à utiliser et conseiller des OC contre moins de 2/3 il y a un an. On retrouve une plus forte appétence chez les hommes et les urbains. Les 45-55 ans sont les plus réfractaires à ces innovations.

  • Un système indolore de micro-aiguilles pour surveiller l’effet des médicaments

    Les chercheurs de l’université de British Columbia et de l’Institut Paul Scherrer en Suisse ont annoncé le 25 juillet 2016 avoir créé un système de micro-aiguilles pour la surveillance des médicaments qui pourrait remplacer un jour les prélèvements sanguins invasifs et parfaire le confort du patient.

    Ce nouveau système est composé d’un petit patch fin pressé contre le bras du patient pendant un traitement médical et mesure la concentration en médicaments dans le flux sanguin, sans douleur ni prélèvement de sang.

    Piquer la couche extérieure de la peau

    La minuscule projection en forme d’aiguille de moins d’un demi millimètre, ressemble à un cône creux et ne perce pas la peau comme une aiguille hypodermique standard.

     » Beaucoup de groupes recherchent une technologie de micro-aiguilles pour réaliser des vaccins indolores et l’administration de médicaments, indique le chercheur Sahan Ranamukhaarachchi, doctorant des facultés UBC de sciences appliquées et des sciences pharmaceutiques, qui développent ces technologies. Les utiliser pour surveiller de façon indolore les médicaments est une idée plus récente. »

    Le design des micro-aiguilles permet de piquer la couche extérieure de la peau qui agit comme un bouclier de protection, sans atteindre les couches suivantes de l’épiderme et du derme qui logent les nerfs, vaisseaux sanguins et cellules immunitaires actives.

    Initialement cette micro-aiguille a été créée pour surveiller l’antibiotique particulier qu’est la vancomycine, utilisée pour traiter les infections graves, généralement en administration intraveineuse. Les patients prenant cet antibiotique doivent être surveillés de près car ce médicament peut provoquer des effets indésirables toxiques potentiellement très dangereux pour la santé.

    Une réaction à l’intérieur de la micro-aiguille

    Les chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient utiliser le fluide qui se trouve juste sous la couche extérieure de la peau, au lieu du sang, afin de surveiller le taux de vancomycine dans le flux sanguin. Une fois collecté, une réaction survient à l’intérieur de la micro-aiguille que les chercheurs peuvent détecter en utilisant un récepteur optique. Cette technique permet aux chercheurs de rapidement et facilement déterminer la concentration de vancomycine.

     » C’est probablement un des plus faibles volumes de sonde jamais enregistré pour une analyse médicale pertinente « , précise Urs Hafeli, professeur associé à la faculté de sciences pharmaceutiques d’UBC.

  • Obtention du marquage CE pour l’œil bionique de Pixium Vision le 25/07/2016

    Pixium Vision, qui développe des systèmes de vision bionique, annonce l’autorisation européenne de mise sur le marché par l’obtention du marquage CE de son système épi-rétinien IRIS II le 25 juillet 2016.

    Ce dispositif, doté d’un implant épi-rétinien de 150 électrodes, système évolutif pouvant être implanté et explanté si besoin, est destiné aux personnes souffrant de rétinite pigmentaire.

    La première implantation de l’implant épi-rétinien sur un patient avait été réalisée le 24 février 2016. Le dossier de demande de marquage CE avait été effectué en décembre 2015.

    « L’obtention du marquage CE est une étape déterminante pour Pixium Vision et pour les personnes devenues aveugles à la suite de dystrophies rétiniennes. Le marquage CE est aussi la reconnaissance par un organisme expert indépendant du travail multidisciplinaire au long cours réalisé sur le système IRIS II. Nous allons continuer de développer nos systèmes de vision bionique pour améliorer le bénéfice visuel et l’autonomie des patients souffrant de dystrophies rétiniennes », a déclaré le directeur général, Khalid Ishaque.