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  • Sonoporation : Un nouveau moyen de percer les cellules afin de délivrer la thérapie génique

    A l’université de Pittsburgh et au centre médical de cette dernière, des chercheurs ont mis au point un nouveau moyen radical de procéder avec précaution à l’ouverture de cellules vivantes ciblées afin de permettre l’entrée de diverses substances médicamenteuses. Leurs résultats ont été relatés dans le dernier numéro de Proceedings of the National Academy of Sciences du 22 Août 2016 dans lequel les scientifiques établissent la description du processus d’excitation/stimulation de micro-bulles remplies de gènes afin que ces dernières s’enfoncent à l’intérieur des cellules.

    De telles micro-bulles avaient d’ores et déjà été développées mais elles se heurtaient à des obstacles de pénétration cellulaire. C’est un concept nettement plus prudent et sûr que l’utilisation de virus.

    En marquant par fluorescence une monocouche cellulaire endothéliale et imageant l’ensemble grâce à l’utilisation d’un microscope à spectre confocal, des chercheurs ont réussi à mettre en évidence la perforation sélective d’une cellule sous forme de micro-bulles de cavitation induite par ultrasons, permettant l’entrée d’un modèle thérapeutique.

    Le challenge des chercheurs fut d’arriver à trouver quelle sorte de stress ils devaient générer dans les micro-bulles afin qu’elles soient à un niveau d’excitation adéquat pour provoquer l’ouverture des cellules. Pour ce faire, ils ont élaboré une caméra qui pouvait filmer les les micro-bulles sous ultrasons à 25 millions d’ images par seconde. Ainsi ils ont pu déterminer quels paramètres et méthodes pouvaient mener aux résultats optimaux pour les cibles cellulaires spécifiques.

    En se projetant dans un futur proche et dans le but d’introduire cette nouvelle technologie en pratique clinique, les chercheurs sont conscients des réglages à fournir à la sonoporation afin d’optimiser son utilisation pour des applications spécifiques, notamment la maladie cardiaque et le cancer.

  • Crowdfunding : My Pharma Company agréée par Bpifrance

    My Pharma Company, plate-forme de financement participatif dédiée au monde de la santé, annonce le 9 septembre 2016 avoir reçu l’agrément de Bpifrance (Banque Publique d’Investissement) sur son modèle d’investissement participatif par royalties. Les fonds collectés sur My Pharma Company sont donc éligibles par Bpifrance pour faciliter ses interventions en prêt ou en aide à l’innovation.

    Lors d’une demande de financement auprès de Bpifrance, cette dernière considère désormais pleinement les sommes qui pourraient être collectées par l’entreprise via un opérateur de crowdfunding agréé comme des financements privés, Il peut indifféremment s’agir de prêts, d’obligations, d’actions ou de Royalties.

    « Nous nous félicitons de cette reconnaissance de notre modèle de royalties par Bpifrance. My Pharma Company propose aux investisseurs de soutenir des projets améliorant la santé et de toucher rapidement des revenus sur le chiffre d’affaires généré par ces nouveaux traitements. Cet effet de levier est important pour le développement des projets», explique Fabrice Beauchêne, PDG et fondateur de My Pharma Company.

  • Wearables : @health prépare son entrée en bourse pour lever 8 M€

    8M €, c’est la somme que souhaite lever la start-up @health, spécialisée dans les vêtements connectés, pour financer le lancement de sa solution de suivi cardiovasculaire Cardionexion.

    Accompagnée par le banquier d’affaires Louis Thannberger, l’introduction en bourse de la société valorisée à 40 M € se fera sur la plateforme de transactions Alternext.

    • Cardionexion est constituté de capteurs médicaux fixés dans un t-shirt ou un soutien-gorge pour réaliser en continu des électrocardiogrammes (durant dix secondes et transmis toutes les 30 secondes), relever la température, le rythme respiratoire et la position du porteur.
    • Les signaux transmis par le smartphone du patient sont collectés et enregistrés sur un serveur informatique sécurisé capable, grâce à des algorithmes propriétaires, de les interpréter afin d’en extraire automatiquement les résultats les plus alarmants.
    • Ceux-ci sont analysés 24h sur 24 par des médecins et des infirmières à travers une plate-forme en ligne, qui peuvent alors prendre les décisions appropriées.

    Le premier patient en a été doté cet été. D’ici fin 2016, la société espère en avoir équipé une centaine d’autres et vise 60 000 fin 2019.

  • Première journée d’étude « Impacts des nouvelles technologies dans le domaine de la santé »

    Intervenants :
    • Lazare Benaroyo, professeur d’éthique et de philosophie de la médecine, président de la Plateforme interdisciplinaire d’éthique de l’Université de Lausanne
    • Hélène Gebel, ingénieure de recherche de l’Espace de réflexion éthique région Alsace (ERERAL)
    • Michel Hasselmann, professeur d’université de réanimation médicale, directeur de l’ERERAL
    • Marie-Jo Thiel, professeure d’université de théologie catholique, directrice du Centre européen d’enseignement et de recherche en éthique (CEERE)

  • Silver éco : Cap Digital et Silver Valley signent une convention de partenariat

    Cap Digital, le pôle de compétitivité du numérique, et Silver Valley, le cluster des entreprises de la silver économie en Ile-de-France, annoncent le 8 septembre 2016 la signature d’une convention de partenariat.

    Ce partenariat prévoit la mise en place d’actions communes en matière de veille, d’événements, d’accès à des investisseurs, de formation, de participation à des programmes européens et de partage de bonnes pratiques. Un concours d’accélération des business plan et business model des adhérents des deux structures est également prévu.

    « Cette collaboration est une chance pour nos adhérents respectifs d’avoir accès à des écosystèmes performants et connus dans le monde », indique Benjamin Zimmer, directeur de la Silver Valley.

  • informatique cognitive

    Résultat de la simulation de processus de pensée humaine sous une forme informatiséenull

  • DICOM

    Digital Imaging and Communications in Medicinenull

  • HL7

    Health Level Sevennull

  • Contrats seniors de complémentaire santé : vigilance de la Mutualité Française

    « Une approche de segmentation sectorielle » et « un dispositif économiquement non viable » sont, selon un communiqué de la Mutualité Française du 8 septembre 2016, les deux menaces que font peser sur les mutuelles deux décrets en préparation, relatifs à la couverture santé des plus de 65 ans.

    Ces deux projets de texte ont fait l’objet d’une consultation pour avis organisée en juillet 2016 par la direction de la Sécurité sociale dans le cadre de la poursuite de la généralisation de la complémentaires santé.

    Le premier projet de décret définit la procédure de labellisation et le crédit d’impôt applicable aux organismes assureurs (1% de la prime acquittée s’ils proposent « des garanties au moins équivalentes à des niveaux déterminés pour un prix inférieur ou égal à des seuils définis »). Un précédent décret du 25 avril 2016 publié au JO le 27 avril 2016 avait fixé à trois le nombre de niveaux de garanties des contrats destinés aux retraités et confié la gestion de la labellisation au fonds de financement de la CMU.

    Le deuxième texte détaille les garanties et les tarifs des contrats seniors.  » Avec des tarifs situés entre 15% et 25% en dessous de ceux pratiqués par le marché, ce dispositif n’est pas viable économiquement », estime la Mutualité Française qui évoque par ailleurs « des garanties prévues elles-mêmes inadaptées aux besoins des assurés » en citant l’absence de couverture de l’aide aux aidants, la préparation à l retraite ou l’implantologie.

    Avant une parution prévue le 1e janvier 2017, le décrets concernant les prix et garanties des contrats de complémentaires santé des plus de 65 ans sera soumis pour avis à l’autorité de la concurrence. Le Conseil d’Etat sera saisi pour sa part sur le décret concernant la procédure de labellisation.

  • Nouveau Master en bio-entrepreneuriat pour accélérer le développement des nouveaux médicaments

    Issu d’une collaboration entre l’Institut Imagine, labellisé institut hospitalier universitaire depuis 2011, l’École Polytechnique, HEC Paris et l’Université Paris Descartes une nouvelle formation diplômante à destination des bio-entrepreneurs MSc/M2 Bio-entrepreneurs sera lancée dès Septembre 2016.

    Un des objectifs de l’Institut Imagine est de développer un vivier d’entrepreneurs : étudiants ingénieurs, commerciaux, scientifiques (chercheurs, médecins, internes) sont la cible de ce double diplôme MSc/M2 Bio-entrepreneurs.

    « Le programme se veut multidisciplinaire et surtout transdisciplinaire », explique Romain Marlange, responsable du master d’Imagine. Les étudiants seront organisés en trio auquel sera attribué un projet d’innovation biomédicale gravitant autour de la biotechnologie et de la technologie médicale (découverte de médicaments, repositionnement de médicaments existants par exemple).

    « Maîtriser la boîte à outils indispensable aux bio-entrepreneurs »

    Les sujets d’enseignement seront la création d’entreprises technologiques innovantes, le développement de la connaissance de l’écosystème de l’innovation et des enjeux technologiques et économiques des domaines des biotechnologies, des technologies médicales et de l’e-santé. La formation sera délivrée intégralement en anglais.

    « Elle a été pensée pour permettre aux étudiants de maîtriser la boîte à outils indispensable aux bio-entrepreneurs pour lancer leurs projets tout en les inscrivant dans une perspective de croissance rapide » indique le responsable du master, qui précise qu’ « au-delà de la formation, il s’agit d’un programme d’accélération ».

    Chaque projet de recherche sur lequel plancheront les groupes estudiantins est voué à devenir la base de la création d’une start-up dans le secteur des biotechnologies. Ils seront encadrés par des entrepreneurs expérimentés qui leur enseigneront l’art du pitch et l’élaboration du business plan.

    Un demo-day aura lieu lors de chaque fin d’année devant investisseurs, partenaires potentiels et experts à convaincre qui attribueront au meilleur trio un prix de 100 000 euros grâce au soutien de LBO France.

    Un écosystème qui réunit tous les acteurs

    L’institut Imagine, spécialisé dans la recherche de traitements de maladies génétiques entreprend de créer à travers cette collaboration avec des établissements parisiens reconnus mondialement un véritable écosystème en réunissant tous les acteurs (médecins, chercheurs, patients, entrepreneurs) en un seul et même lieu.

    « Il y a aujourd’hui un véritable changement de paradigme dans la pharmaceutique. Nous passons du blockbuster, ce médicament censé guérir un maximum de patients à la personnalisation, voire à l’individualisation du traitement. Pour des raisons financières mais aussi scientifiques, le marché des maladies rares est très solvable. De plus en plus d’acteurs privés (industriels, start-up, investisseurs) s’y intéressent » précise Romain Marlange.

    C’est le Professeur Olivier Hermine de l’université Paris Descartes et directeur d’un laboratoire de le l’Institut Imagine ainsi que chef du service d’hématologie de l’Hôpital Necker-Enfants malades qui s’est vu confier la direction du programme. Il est aussi lui-même bio-entrepreneur. D’après lui, « les bio-entrepreneurs doivent pouvoir évoluer dans un environnement complexe à la croisée de diverses cultures et considérer leurs projets sous l’angle scientifique et clinique mais aussi en maîtrise du modèle économique, de la réglementation et de l’accès au marché. Ils doivent apprendre à apporter en permanence un regard critique sur leurs projets à l’aune des approches concurrentes. Ce programme leur donnera les clés nécessaires et leur permettra l’accès aux meilleurs réseaux et expertises leur permettant d’accélérer le développement de leurs projets ».