A l’université de Pittsburgh et au centre médical de cette dernière, des chercheurs ont mis au point un nouveau moyen radical de procéder avec précaution à l’ouverture de cellules vivantes ciblées afin de permettre l’entrée de diverses substances médicamenteuses. Leurs résultats ont été relatés dans le dernier numéro de Proceedings of the National Academy of Sciences du 22 Août 2016 dans lequel les scientifiques établissent la description du processus d’excitation/stimulation de micro-bulles remplies de gènes afin que ces dernières s’enfoncent à l’intérieur des cellules.
De telles micro-bulles avaient d’ores et déjà été développées mais elles se heurtaient à des obstacles de pénétration cellulaire. C’est un concept nettement plus prudent et sûr que l’utilisation de virus.
En marquant par fluorescence une monocouche cellulaire endothéliale et imageant l’ensemble grâce à l’utilisation d’un microscope à spectre confocal, des chercheurs ont réussi à mettre en évidence la perforation sélective d’une cellule sous forme de micro-bulles de cavitation induite par ultrasons, permettant l’entrée d’un modèle thérapeutique.
Le challenge des chercheurs fut d’arriver à trouver quelle sorte de stress ils devaient générer dans les micro-bulles afin qu’elles soient à un niveau d’excitation adéquat pour provoquer l’ouverture des cellules. Pour ce faire, ils ont élaboré une caméra qui pouvait filmer les les micro-bulles sous ultrasons à 25 millions d’ images par seconde. Ainsi ils ont pu déterminer quels paramètres et méthodes pouvaient mener aux résultats optimaux pour les cibles cellulaires spécifiques.
En se projetant dans un futur proche et dans le but d’introduire cette nouvelle technologie en pratique clinique, les chercheurs sont conscients des réglages à fournir à la sonoporation afin d’optimiser son utilisation pour des applications spécifiques, notamment la maladie cardiaque et le cancer.