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  • Diagnostic du cancer du poumon : l’ordinateur plus discriminant que l’oeil du pathologiste

    Les chercheurs de la Stanford University of Medicine, dont l’étude a été publiée le 16 Août 2016 dans Nature Communication ont mis au point un programme de morphométrie permettant l’évaluation de très nombreuses caractéristiques tumorales à partir de lames histologiques.

    Ils estiment que leur approche pourrait être étendue à d’autres cancers que celui sur lequel ils l’ont testé pour discriminer les deux types de cancer du poumon non à petites cellules, tout en prédisant la survie du patient plus précisément que le font habituellement les anatomopathologistes expérimentés (85%).

    Distinguer 2 types de cancers tout en en prédisant la survie

    Dans le cadre du cancer du poumon, la lecture histo-pathologique des lames de tissu par un œil entraîné et confirmé de pathologistes est indispensable à l’établissement du diagnostic et la définition du type et sous-type de cancers. Ceci est particulièrement pertinent lorsque l’on doit établir la différence entre les deux types de cancers non à petites cellules : adénocarcinome et carcinome épidermoïde, car le choix du traitement à mettre en place en dépend.

    Au quotidien, la lecture des lames est effectuée manuellement en microscopie optique. La problématique réside dans le fait que deux pathologistes très expérimentés ne s’accordent que dans 60% des cas après examen de la même lame histologie. Or, la seule évaluation qualitative de caractéristiques histologiques (classification des grades tumoraux) est insuffisante pour prédire la survie des patients souffrant d’un cancer pulmonaire non à petites cellules.

    D’après les chercheurs, l’analyse automatisée d’images a d’ores et déjà prouvé son efficacité quant à l’amélioration de l’évaluation histologique et par conséquent du diagnostic de patients atteints d’autres cancers (sein, neuroblastome, lymphome etc.) de par l’offre de numérisation complète des lames histologiques. Ainsi les chercheurs ont pu valider une technique d’analyse systématisée du tissu pulmonaire afin d’améliorer la différenciation entre les deux types de cancers non à petites cellules et la prédiction de survie des patients.

    2186 images issues de 515 patients

    Pour ce faire, ils ont utilisé 2 186 images histologiques issues de 515 patients atteints d’adénocarcinome pulmonaire et de 502 autres patients présentant un carcinome épidermoïdes, toutes issues de la banque de données de la cohorte TCGA (The Cancer Genome Atlas). Les lames étaient constituées de zones tumorales et saines, dont les informations sur le grade et stade assignés à la tumeur étaient renseignées. 9 879 caractéristiques jugées pertinentes (anatomie de taille et forme, texture des cellules et du noyau des tumeurs) ont pu être extraites.

    Le professeur de génétique auteur senior de l’article précise que « les ordinateurs peuvent repérer de petites différences entre des centaines d’échantillons bien plus précisément et rapidement que ne le ferait un humain ».

    Le Dr Kun-Hsing Yu premier auteur de l’article et évoluant dans le département de génétique de la Standford University ajoute de son côté que cette approche est objective et est un « complément de l’analyse subjective des pathologistes ».

  • 5e journée de vidéo transmission en chirurgie et anesthésie ambulatoire

    L’Agence Régionale de Santé Ile de France est partenaire de VIDEOCAA, la 5e journée de vidéo transmission en chirurgie et anesthésie ambulatoire.

    Les thèmes abordés :

    • Nouveautés sur les chemins cliniques
    • Salon de repos – SSPI ambulatoire
    • Préparation à l’intervention – Ateliers patient
    • Suivi du patient à domicile
    • Mise en place des indicateurs organisationnels – Satisfaction des patients

  • SML

    Syndicat des médecins libéraux

  • Suivi du patient : association Mutualité Française Puy-de-Dôme/Care Labs

    Mutualité Française Puy-de-Dôme annonce le 8 septembre 2016 son rapprochement avec Care Labs afin de compléter son nouveau système d’information santé Prev@PASS. Cette collaboration a pour objectif d’offrir aux acteurs de la santé un ensemble d’outils e-santé permettant de se coordonner et de gérer les parcours de soins.

    La solution Prev@PASS (Prévention – Parcours Accompagné Soins et Santé) développée par Mutualité Française Puy-de-Dôme va être renforcée par les solutions Care Labs (solution de paiement et tiers payant dématérialisée, prise de rendez-vous en ligne, carnet de santé intelligent).

    Prev@PASS est un système d’information permettant à l’individu de donner des informations sur son parcours de vie et sur son état comportemental et environnemental, de façon à faire évoluer la coordination des soins et la qualité de sa prise en charge. Il s’agit de mieux synchroniser les interventions autour des patients avec la mise en place d’un système de santé qui doit :

    • favoriser le recours rapide par le médecin traitant à des avis d’expertise spécialisés,
    • permettre de préparer les sorties d’hospitalisation et l’organisation de la prise en charge en ville,
    • associer soins et prévention,
    • assurer l’éducation thérapeutique du patient …

    A cette solution, viendront s’ajouter les différentes briques technologiques et solutions innovantes Care Labs en matière de prévention santé :

    • Un agenda en ligne et une prise de rendez-vous en ligne Care Labs vont permettre de coordonner le suivi patient entre tous les professionnels de santé concernés.
    • Un suivi du dossier médical en cas de maintien à domicile, d’hospitalisation à domicile ou d’un retour à domicile après une hospitalisation de jour des patients, synchronisé avec le carnet de santé Care Labs
    • Une solution smart data, permettant d’analyser les données clés du dossier médical.
    • La solution de paiement  et de tiers payant dématérialisée Chèque Santé

    Avec le rapprochement Mutualité Française Puy-de-Dôme et Care Labs,  toues les datas de santé des adhérents seront stockées dans le carnet de santé intelligent Chèque Santé® intégré dans le logiciel Prev@PASS (données santé, ordonnances, synchronisation des objets connectés santé, …).

  • La boîte à outils du médecin connecté (SML, mondocteur.fr, Stagium)

    Un guide pratique qui répertorie et présente les outils numériques aujourd’hui disponibles et utiles aux médecins, c’est ce que proposent en téléchargement le SML, Mondocteur et Stagium depuis le 7 septembre 2016.

    • la gestion du cabinet,
    • le travail en équipe,
    • la communication avec les patients,

    sont les 3 sujets abordés en 3 chapitres dans cette boite à outils disponible sur le site de mondocteur.fr

    Au sommaire de ce guide pratique

    Quelques repères pour vous y retrouver

    1. Le numérique pour optimiser la gestion du cabinet

    1.1. Gérer ses rendez-vous en s’affranchissant du téléphone

    1.2. Coter ses actes au plus près de la réalité

    1.3. Simplifier sa comptabilité

    1.4. Encaisser la CB sans les frais d’un TPE

    1.5. Éditer un contrat de travail en quelques clics

    + Les démarches pour s’installer, s’associer ou remplacer

    2. Le numérique pour travailler en équipe

    2.1. Communiquer de manière sécurisée

    2.2. Piloter facilement l’organisation des gardes

    2.3. Trouver un remplaçant rapidement

    2.4. Plonger dans l’intelligence collective médicale…

    2.5. … et entretenir aisément son réseau professionnel

    + Les médecins blogueurs

    3. Le numérique pour vous rapprocher de vos patients

    3.1. Maitriser son image sur le web

    3.2. Prescrire simplement en DCI

    3.3. Accompagner le e-patient

    3.4. Gérer de façon optimale le suivi post-consultation

    3.5. Utiliser les applications de santé mobile pour rester connecté à son patient

    + Pour ceux qui sont branchés e-santé

  • Vaxinano : se vacciner en inhalant des nanoparticules

    Éviter la piqûre du vaccin en inhalant des nanoparticules, telle est la révolution que propose Vaxinano, une jeune pépite née le 15 juillet 2016 et ayant récemment rejoint le bio-incubateur d’Eurasanté, suscitant d’ores et déjà l’intérêt de grands noms de l’industrie pharmaceutique.

    Didier Betbeder, responsable du groupe nanomédecine de l’Inserm et professeur à l’université de Lille 2 a déposé plusieurs brevets après 25 ans de recherche sur la technologie des nanoparticules et propose pour le moment des vaccins pour des applications vétérinaires.

    Mais le potentiel d’une telle technique attise, selon Vaxinano, les convoitises de plusieurs acteurs majeurs du marché mondial du vaccin.

    Des nanoparticules vecteurs constituées d’amidon

    Le projet Vaxinano entreprend le développement de vaccins sous-unitaires innovants dont la technologie repose sur l’utilisation de nanoparticules permettant de délivrer les formulations vaccinales directement sur les muqueuses, d’augmenter la stabilité des vaccins et de limiter les effets secondaires présentés par les vaccins actuels. Les nanoparticules vecteurs sont constituées d’amidon, leur cible réside dans le cœur des cellules à traiter. Moins de 100 millionièmes de millimètre, c’est le volume qu’il faut respirer pour l’absorber.

    De structure poreuse, l’amidon permet de transporter une plus grande quantité de matière. Les scientifiques peuvent y nicher les quelques 2 200 protéines de substance qui provoqueront la réponse immunitaire désirée.

    L’élimination de l’amidon est ensuite très rapide :  « Dans le corps d’une souris, la nanoparticule est éliminée en 48h », précise Vincent Lemmonier, le PDG de Vaxinano. Par conséquent la nanoparticule n’est toxique ni pour celui qui la reçoit ni pour l’environnement.
    Troisième atout : implanté sur ces nanoparticules, le vaccin est administrable par voie respiratoire.


  • Capital-risque : iBionext Growth Fund annonce un premier closing à 46 M€

    iBionext Growth Fund, fonds d’investissement spécialisé dans les medtechs, biotechs et dispositifs médicaux connectés créé en janvier 2016, annonce le 7 septembre 2016 un premier closing à 46 M€.

    Ce closing a été réalisé auprès d’investisseurs internationaux, de compagnies d’assurance, de family offices, et du Fonds d’Accélération Biotech Santé de BPIFrance.

    iBionext Growth Fund se positionne comme le chaînon manquant du financement des sociétés innovantes en santé, avec un fonctionnement en 3 étapes : « Spot, Boost & Grow ».

    Le fonds a été créé dans le prolongement du réseau iBionext, qui a accompagné la création de 7 entreprises innovantes dans la santé depuis 2012 : Gensight Biologics, Pixium Vision, Gecko Biomedical, Chronocam, Brain Ever, ChronoLife, Tital Healthcare.

    « iBionext Growth Fund, tout en investissant dès à présent dans de nouveaux projets, va poursuivre ses efforts pour finaliser sa levée de fonds au-delà de 100 M€ », indique Bernard Gilly, PDG d’iBionext.

  • Robotique : Obi permet aux personnes dépendantes de manger sans aide extérieure

    La société américaine DESiN a mis au point un robot permettant aux personnes âgées ou handicapées de récupérer une autonomie à manger sans aide extérieure, annonce le site Silvereco.fr le 2 septembre 2016. Ce robot baptisé Obi, qualifié de robot « intelligent », permet de prendre la nourriture dans une cuillère et de la bouger automatiquement selon ses besoins.

    Les personnes diminuées, comme les personnes âgées dépendantes, ou les personnes en situation de handicap, peuvent parfois avoir du mal à accepter l’aide d’une tierce personne pour se nourrir. C’est partant de ce constat que Jon Dekar, petits-fils d’un homme auquel on a diagnostiqué une arthrogrypose, a décidé de créer Obi.

    Très simple d’utilisation, il suffit de programmer les différents boutons pour répondre au besoin de chacun. Ces boutons peuvent, le cas échéant, être adaptés au sol, en cas de mobilité très réduite.

    Si le coût du robot Obi, approuvé par l’agence américaine FDA, reste encore élevé (environ 4 500 $ soit 3990€ ), les personnes l’ayant déjà utilisé reconnaissent, selon Silvereco.fr, « l’avancée technologique au service de la dépendance ».

  • FHF : six axes de propositions pour « déverrouiller la télémédecine »

    • Reconnaître, dès le PLFSS pour 2017, un principe de tarification à l’activité des actes de télémédecine,

    • Prévoir, par la voie réglementaire, des modalités financières plus incitatives, afin de tenir compte des spécificités de certaines filières médicales et de valoriser des éléments particuliers d’organisation,

    • Accompagner les établissements dans la structuration de volets télémédecine au sein des projets médicaux partagés en cours de montage dans les groupements hospitaliers de territoire (GHT),

    • Consacrer à l’investissement dans les équipements et matériels de télémédecine un volet du plan d’investissement de 2 milliards d’euros annoncé en mai par Marisol Touraine, pour la période 2017-21,

    • Mettre en œuvre une évaluation médico-économique en continu des pratiques de télémédecine afin de pouvoir en mesurer les effets,

    • Assurer la formation des professionnels de santé,

    tels sont les six propositions de la FHF pour débloquer la télémédecine en France, présentées le 8 septembre 2016 dans le cadre de l’université d’été de la FHF.

    Ces propositions sont issues de la mission « FHF-télémédecine » confiée fin mai par la FHF à Pierre Simon, ancien président de la SFT-Antel, Elodie Hermery, directrice de l’Institut national de jeunes sourds, et Céline Wasmer, directrice adjointe du pôle neurosciences du centre hospitalier Sainte-Anne

  • Industrie du médicament : 9 400 recrutements par an en moyenne sur 10 ans (Leem)

    9 400 personnes par an, c’est la moyenne du nombre de recrutements que réalise l’industrie du médicament depuis les dix dernières années, selon une communication du Leem du 30 août 2016.

    Néanmoins les effectifs de l’industrie pharmaceutique ont diminué entre 2013 et 2014: ils sont passés de 99 453 à 98 810. Le nombre de recrutements (CDI/CDD) demeure dynamique et s’élève à plus de 8 500 en 2014.

    Dans le secteur du médicament, il y aura 6 000 départs à la retraite d’ici 2023, ce qui représente 6 % des effectifs, auxquels s’additionneront près de 11 000 départs liés au turn-over, représentant 11,1 % de l’effectif.

    Neuf régions majeures se distinguent mais 59,2% des effectifs de l’industrie du médicament se concentrent en 2015 dans 4 régions :
    28,1 % des salariés de la branche en île de France
    13,8 % en Rhône-Alpes-Auvergne
    9,4 % en région Centre
    7,9 % pour la Haute-Normandie

    Ces données ont été collectées auprès des Ministères de la Santé et de la Recherche, d’IMS Health, des Comptes nationaux de la santé et des statistiques douanières, et permettent au Leem de dresser le bilan économique 2015 du médicament.