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  • Les FHIR Developer Days 2016 auront lieu à Amsterdam du 16 au 18 Novembre

    Le FHIR Developer Days 2016 aura lieu du 16 au 18 Novembre à Amsterdam. Le FHIR est un standard ISO issu de Health Level Seven (HL7), association dans laquelle l’industrie de la santé offre sa collaboration afin de standardiser les échanges d’information de santé.

    HL7 FHIR collabore avec Hacking Helath permet de rassembler les communautés de développeurs et éditeurs de dossiers patient afin qu’ils puissent échanger leurs données.

    Un hacking health a pour objectif de créer des espaces de collaboration entre développeurs d’applications et professionnels de santé afin de concevoir des applications de santé. La majorité de ces dernières ne sont pas reliées au dossier patient informatisé du médecin.

    La collaboration de ces deux entités a pour objectif de créer des applications de santé à partir de problématiques de terrain, mises en avant par des professionnels de santé. Plus précisément HL7 FHIR comble le gap entre les applications de santé d’un côté et le dossier patient du médecin de l’autre en fournissant un modèle de données standard et une API ouverte.

    En pratique, la collaboration consiste en :
    – l’apport de défis, issus des ateliers Hacking Health à partir de cas cliniques, pour les développeurs d’applications au FHIR Developer Days 2016
    – une conférence de Hacking Health durant le FHIR Developer Days sur le processus d’innovation et la pertinence des API pour l’innovation dans les soins de santé
    – l’introduction d’Hacking Health FHIR en tant que critère de sélection pour la compétition au Hacking Health Camp

    Programme détaillé des interventions :

    • FHIR for .NET and Java DevelopersEwout Kramer, Furore Mirjam Baltus, Furore Marten Smits, Furore James Agnew, University Health Network
    • Building Bridges: HL7 v2 and FHIRSimone Heckmann, Health-Comm
    • Clinical trackDavid Hay, Orion Health
    • Clinical Decision SupportBryn Rhodes, Database Consulting Group LLC
    • Continua: Personal Connected Health Devices and ApplicationsMelanie Yeung, University Health Network
    • Apps in the EHR: Epic, Cerner & SMART on FHIRJosh Mandel, Harvard Medical School Danielle Friend, Epic Dennis Patterson and Matt Henkes, Cerner
    • Imaging/DICOMBrad Genereaux, Agfa Healthcare
    • Logical Models, Profiling and openEHRGrahame Grieve, Health Intersections Ltd.
    • Medical ResearchPascal Pfiffner, Boston Children’s Hospital and University Hospital Zurich
    • University of ZurichScheduling and AppointmentsGaute Brakstad, DIPS ASA
    • StudentMarten Smits, FuroreTerminologyRobert Hausam, Hausam Consulting LLCCommunityRene Spronk, Ringholm
    • Lectures and Keynotes The Argonaut Project
    • Micky Tripathi, Argonaut
    • The Long Tail of Legacy: an additional value of embracing FHIR
    • Casey Helfrich, UPMC Enterprises
    • The future of FHIR
    • Grahame Grieve, FHIR Product Director at HL7
  • Canada : rachat des activités dossier patient électronique de Nightingale par Telus Santé

    Telus Santé annonce le 8 septembre 2016 avoir finalisé le rachat des activités de gestion du dossier patient électronique de Nightingale au Canada. Cette acquisition inclut la clientèle de Nightingale, composée de près de 5 000 médecins situés en Ontario, dans l’Ouest du Canada et dans les provinces de l’Atlantique.

    Telus Santé, filiale du groupe de télécommunications Telus, est actif dans les domaines des télésoins, des dossiers patient électroniques, des solutions de santé aux consommateurs, des solutions de gestion d’officine et des solutions de gestion des demandes de règlement.

    Le groupe indique que « l’acquisition de Nightingale et son intégration à TELUS Santé appuient la stratégie de l’entreprise visant à créer un écosystème croissant, composé de prestataires de soins de santé et de leurs patients qui tirent parti d’outils de collaboration afin d’améliorer la santé des Canadiens ».

  • HAD : les 20 recommandations de la MECSS

    Le constat des faiblesses de la HAD au regard des ambitions en matière d’organisation des soins et 20 recommandations pour améliorer la situation, tels sont les enseignements à retenir du rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement, par la Commission des affaires sociales, en conclusion des travaux de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) sur l’hospitalisation à domicile, présenté par Joëlle Huillier, députée, et mis en ligne le 9 septembre 2016 par l’Assemblée nationale.

    La Cour des comptes avait consacré un châpitre de son rapport sur les lois de financement de la sécurité sociale pour 2013 à l’hospitalisation à domicile. Ce rapport constate que, malgré la stratégie de développement décidée par le Gouvernement et concrétisée par la publication d’une circulaire du 4 décembre 2013 à destination des agences régionales de santé (ARS) fixant pour objectif un doublement d’ici 2018 de la part d’activité de l’HAD, en la portant de 0,6 % à 1,2 % de l’ensemble des hospitalisations complètes, la place de l’hospitalisation à domicile progresse peu et demeure très secondaire dans les parcours de soins.

    La MECSS « partage l’essentiel du constat fait par la Cour sur les faiblesses du développement de l’HAD ». « L’HAD n’a pas encore atteint le volume minimal d’activité qui permettrait d’assurer, d’une façon générale, l’équilibre financier de ces structures, de dégager des économies d’échelle et de mieux faire connaître et reconnaître ce mode de prise en charge : le recours à l’HAD par les médecins prescripteurs n’est pas assez fréquent pour créer une réelle proximité entre médecine de ville, médecine hospitalière et HAD sur les prestations pouvant relever de cette forme d’hospitalisation et conforter ainsi la construction du parcours de soins coordonné que les pouvoirs publics appellent de leurs vœux », souligne son rapport.

    Les 20 recommandations de la MECSS

    Mieux définir l’HAD et mieux évaluer ses atouts

    • Proposition n° 1: Définir clairement par voie règlementaire l’HAD comme une activité de substitution à l’hospitalisation conventionnelle et aux SSR, distincte des autres modes de prise en charge à domicile.
    • Proposition n° 2: Confier à l’agence technique de l’information hospitalière (ATIH), en coordination avec la CNAMTS, la réalisation d’études médico-économiques permettant de comparer le coût de l’HAD et celui des autres modes de prise en charge.
    • Proposition n° 3: Confier à la Haute Autorité de Santé l’élaboration de référentiels d’activité par grande pathologie susceptible d’être prise en charge en HAD.

    Renforcer le modèle médical de l’HAD

    • Proposition n° 4: Développer des solutions incitatives en vue de faire progresser la prise en charge en HAD au sein des établissements médico-sociaux, telles que :

    – la suppression de la minoration tarifaire, en faveur des établissements HAD ;

    – une rémunération des EHPAD indexée sur la qualité de la prise en charge, laquelle tiendrait compte du taux de prise en charge en HAD.

    • Proposition n° 5: Garantir que les prestations et les actes fournis par les structures d’HAD correspondent à la qualité et la permanence des soins hospitaliers et retirer les autorisations d’exercer aux établissements qui ne les garantissent pas.
    • Proposition n° 6: Recomposer l’offre de soins en HAD par un adossement des plus petites structures aux établissements de santé exerçant sur le même territoire.
    • Proposition n° 7: Développer un système d’appui technique et financier pour les médecins traitants qui s’investissent dans la prise en charge en HAD.
    • Proposition n° 8: Créer une procédure de délégation permettant au médecin coordonnateur de prendre en charge les prescriptions et le suivi effectif de la prise en charge.
    • Proposition n° 9: Revoir et simplifier les procédures de délégation de tâches du médecin à l’infirmière.
    • Proposition n° 10: Développer une offre de soins pour prendre en charge les patients qui sont en dessous du seuil d’admission en HAD.
    • Proposition n° 11: Favoriser les intégrations et les conventionnements « verticaux » pour assurer la fluidité du parcours de soins.

    Placer le partage de l’information médicale au cœur de l’HAD

    • Proposition n° 12: Les pouvoirs publics doivent soutenir spécifiquement l’effort d’informatisation des structures d’HAD ainsi que l’interopérabilité entre les systèmes d’information mis en place.
    • Proposition n° 13: Intégrer pleinement l’HAD dans le développement du nouveau DM

    Rénover le financement de l’HAD

    • Proposition n° 14: Engager la réforme de la tarification de l’HAD au plus tôt et, dans les faits, dès l’exercice 2018.
    • Proposition n° 15: Faire de la coordination et de la gestion de l’information médicale un élément de la tarification de l’HAD.
    • Proposition n° 16: Faire bénéficier de manière expérimentale l’HAD de nouveaux modes de financements prenant en compte son rôle, d’une part, de substitution à l’hospitalisation conventionnelle et, d’autre part, dans le maintien de structures de soins coordonnées sur le territoire.

    Faciliter le recours à l’HAD

    • Proposition n° 17 Enseigner aux futurs professionnels de santé la prise en charge en HAD, comme tout autre mode d’hospitalisation.
    • Proposition n° 18 Faire de l’HAD l’une des orientations nationales du développement professionnel continu des professionnels de santé.
    • Proposition n° 19 Organiser une information à destination des professionnels de santé et du grand public sur les solutions d’HAD existant au sein de chaque groupement hospitalier de territoire.
    • Proposition n° 20 Mettre en place des solutions adaptées pour soutenir les aidants des patients en HAD.
  • Santé publique en Europe : projet de loi pour ratifier l’accord de passation conjointe de marché

    L’accord dit « de passation conjointe de marché en vue de l’acquisition de contre-mesures médicales », signé par la France le 22 septembre 2015, ainsi que par 23 autres Etats membres de l’Union européenne en vue de créer des mécanismes de coopération et de coordination pour prévenir et faire face à des crises sanitaires transfrontières a fait l’objet le 8 septembre 2016 d’un projet de loi présenté par le ministre des Affaires étrangères et du développement international autorisant sa ratification.

    Par contre-mesures médicales, on entend tout médicament, dispositif médical ou autre bien ou service permettant de répondre à une menace grave sur la santé.

    En vertu de cet accord, les Etats membres et les institutions européennes pourront, sur une base volontaire, participer aux marchés concernés, recourir à des procédures conjointes pour acheter des produits médicaux permettant de prévenir ou de réagir à des menaces transfrontières pesant sur la santé publique.

    L’objectif principal de cet accord est de garantir un accès égal, en quantités suffisantes et à moindre coût aux vaccins et autres contre-mesures médicales.

  • La Réunion : la télédialyse lancée dans les centres de l’Aurar

    L’Aurar, établissement de santé privé sur l’île de la Réunion, annonce avoir lancé le 9 septembre 2016 les premières consultations de télédialyse grâce à un matériel de visioconférence ergonomique et sécurisé installé à Saint Pierre, Saint Louis, le Tampon et Saint Joseph. Ces consultations permettent un suivi plus régulier des données médicales et un confort de consultation pour les patients (1 500 sur l’île) et les soignants.

    Pour mettre en place cette innovation numérique de prise en charge des patients réunionnais, l’Aurar a investit plus de 55 000€ dans l’équipement des centres du sud. La télédialyse vise plusieurs objectifs : développer et maintenir la dialyse de proximité – très appréciée par les patients âgés notamment – diminuer la fréquence, la durée d’hospitalisation et le coût des transports, mais aussi optimiser les soins et encourager les échanges médicaux.

    « L’usage de la télémédecine apporte une réponse organisationnelle et technique adaptée au vieillissement de la population et à l’augmentation du nombre de patients souffrant de maladies chroniques. Elle constitue par ailleurs un outil stratégique de développement de l’accès aux soins dans des zones enclavées, garantissant une sécurité des soins tout en maintenant une bonne qualité de vie aux patients », soulignent les responsables de l’Aurar.

    Le principe des téléconsultations à distance permet aux patients de rester dans leur centre habituel, au plus proche de leur domicile. Ils consultent leur médecin par visio-conférence, qui évalue en direct tous les indicateurs de la séance de dialyse.

    A terme, une centaine de patients de l’Aurar pourra avoir accès à ces téléconsultations, diminuant considérablement les coûts du traitement par hémodialyse. Par ailleurs, une Société Réunionnaise de Télémédecine vient d’être créée sous l’impulsion de l’Aurar. Elle est affiliée à son homologue national. L’Aurar a déjà programmé le déploiement de la télédialyse dans l’ouest puis dans le nord-est à l’horizon 2018.

  • FHF : un duel entre Frédéric Valletoux et Olivier Véran pour la présidence

    Olivier Véran, ancien député de l’Isère, neurologue, a annoncé vendredi 9 septembre sa candidature à la présidence de la Fédération hospitalière de France (FHF). Frédéric Valletoux, président sortant, était jusqu’à présent le seul candidat et sa réélection semblait assurée.

    L’élection du nouveau président de la FHF aura lieu le 28 septembre.

    Deux tickets s’affronteront : le binôme actuel, composé du président Frédéric Valletoux et du vice-président Jean-Louis Touraine, contre un binôme formé d’Olivier Véran et Edouard Couty.

  • Journée régionale « e-santé en actions » au Centre d’Affaires Cescom à Metz jeudi 22 septembre 2016

    Organisée chaque année par Télésanté Lorraine, la journée régionale de rencontres et d’échanges « e-santé en actions » aura lieu le jeudi 22 septembre 2016 au Centre d’Affaires Cescom à Metz. L’ARS, le Conseil Régional Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et l’Institut des Mines Télécom participent à son organisation.

    Découverte d’ateliers concrets organisés par thématique sur les parcours, échanges de données et l’urgence, permettant de comprendre les nouveaux enjeux de la santé seront au programme.

    Seront présent(e)s :
    – Véronique Guillotin, Vice-Présidente du Conseil régional d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, en charge de la santé, du handicap et de la sécurité.
    – Simon Kieffer, Directeur adjoint à l’ARS Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.
    – Thomas Bouquet, directeur du Centre de Ressources Autisme Ile-de-France.

    Inscription sur : http://www.telesantelorraine.flexit.fr/fr/accueil.html

    Programme des différents ateliers :

    Ateliers « Les parcours » (15h-17h)

    • Consentement : une étape nécessaire dans le parcours des patients – l’exemple de la télémédecine
    • Le Plan Personnalisé de Santé (PPS) dans Ligo, le service de coordination des acteurs de la prise en charge
    • Info’Autonomie : dispositifs techniques et autonomie (atelier proposé par l’Institut Mines Télécom)

    Ateliers « Partage, échange et sécurité des données » (15h-17h)

    • La messagerie MSSanté au service des échanges de données sécurisés
    • Identito-vigilance et corrélateur d’identité – exemple dans la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire Médiale : archivage et partage de l’imagerie médicale

    Ateliers « Urgence et télésanté » (15h-17h)

    • Valise de télémédecine en EHPAD et aide à la régulation en urgence
    • PROMETEE : vers de nouveaux usages de l’imagerie (atelier proposé par l’Institut Mines Télécom)
    • Le Répertoire Opérationnel des Ressources au service des Urgences
  • Création de la joint-venture Onduo par Sanofi et Verily (Alphabet) pour lutter contre le diabète

    La création d’une joint-venture visant à proposer aux patients souffrant de diabète des solutions techniques et des services, c’est ce qu’annoncent Sanofi et la filiale santé d’Alphabet, Verily, le 12 septembre 2016.

    La nouvelle société baptisée Onduo se concentrera au départ sur le diabète de type 2. Elle combinera l’expérience de Verily dans les appareils miniaturisés, l’analyse de données et les logiciels et l’expertise clinique et pharmaceutique de Sanofi.

    Tous les détails financiers de cette opération n’ont pas été dévoilés Cependant, le porte-parole de Sanofi a déclaré que le laboratoire pharmaceutique avait investit 248M $ (220M €) dans cette joint-venture dont il contrôle 50%. Sanofi avait déjà annoncé travailler avec Google en août 2015.

  • Le GIE Eurasanté va participer au capital des start-up de son bio incubateur

    Le GIE Eurasanté annonce le 6 septembre 2016 qu’il va prendre des participations au capital des start-up de son bio incubateur.

    « Il s’agit d’une inflexion de notre modèle économique. L’avance remboursable que nous octroyons aux entreprises incubées sera valorisée en fonds propres et non plus en dette », précise Etienne Vervaecke, directeur général du GIE Eurasanté, à H&TI le 9 septembre 2016.

    « Aujourd’hui, ces avances nous sont généralement remboursées entre 4 et 6 ans après la création de l’entreprise. En prenant part au capital, nous nous inscrivons dans une vision à plus long terme avec un vrai retour sur investissement ».

    « Les coûts de fonctionnement du bio incubateur sont à l’heure actuelle supportés à hauteur de 15-20% pour les remboursements de nos start-up. Notre objectif est de passer à 30-35% » ajoute Etienne Vervaecke.

    « Cela ne change pas notre mission de détecteur de projet et d’accompagnateur de projets innovants. Mais la nature de l’écoute que nous apportons et dont nous bénéficierons évoluera, enrichie par notre nouveau statut d’actionnaire. Notre 1er élément d’évaluation reste la création de valeur ajoutée pour le territoire et avant tout la traduction en terme d’emploi. »

    « Sur la quarantaine de start-up actuellement incubées, nous espérons avoir réalisé une dizaine d’opérations de ce type d’ici un an », conclut le directeur général d’Eurasanté.

  • ADN artificiel : une start-up pourrait révolutionner le design du médicament

    Améliorer l’efficacité des médicaments et limiter leurs effets secondaires, c’est ce que pourraient permettre les travaux de la société Synthorx qui a réalisé des percées en termes de design de médicament en fabriquant des protéines encore jamais retrouvées dans la Nature, apprend dans la revue technologique du MIT du 6 septembre 2016.

    La start-up biotech de La Jolla en Californie designe des microbes grâce à un alphabet génétique contenant six lettres, ajoutant les synthétiques lettres X et Y aux naturels A, T, G et C.

    Ces bactéries n’ont aucun équivalent naturel, Synthorx les utilise pour designer de nouvelles protéines qui offrent de réelles promesses quant aux futurs antalgiques, antibiotiques et composés ciblant le cancer.

    Création d’un X et d’un Y synthétiques

    Le fondateur chimiste de la société, Flyd Romesberg, de l’Institut de Recherche Scipps à San Diego, élabore depuis plus de 15 ans une paire de lettres d’ADN artificiel qu’il perfectionne afin de pouvoir les faire fonctionner de consort avec la machinerie génétique de la vie, sans pour autant qu’elles se confondent avec les lettres déjà existantes. Il a créé un X et un Y synthétiques qu’il a introduit dans des cellules bactériennes qui pourraient se répliquer et propager des gènes contenant X et Y aux futures générations.

    En théorie, ajouter simplement les lettres X et Y de l’ADN permet hypothétiquement aux cellules de fabriquer des protéines constituées de 172 acides aminés différents, par rapport à la série des 20 naturels existant.

    Repousser les limites du naturel

    Nombreux sont les amino-acides redondants selon le scientifique. En utilisant des acides aminés synthétiques les scientifiques repoussent les limites du naturel et pourraient créer des protéines qui se lient à une cible spécifique en évitant des cibles ressemblantes, ce qui pourrait limiter les effets secondaires. Un de projets de la société consiste à convertir le venin d’une araignée en un antalgique non opioïde non addictif.

    De nouveaux antibiotiques ou médicaments des troubles métaboliques sont en projet.  » L’insuline serait une excellent cible », selon Court Turner, le CEO e Synthorx. « Elle est déjà produite par la bactérie E. Coli mais nécessite d’être injectée quotidiennement ». Incorporer l’amino-acide adéquat aux molécules d’insuline pourrait permettre de fabriquer une version longue durée qui bénéficieraient aux diabétiques ne nécessitant alors qu’une injection pour plusieurs jours voire pour toute une semaine.