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  • CNES

    Centre national d’études spatialesnull

  • SSA

    Service de santé des armées

  • Blockchain : son potentiel pour transformer la santé (livre blanc, IBM)

    Résoudre les problèmes fondamentaux de sécurité, d’interopérabilité, de protection de la vie privée et d’échelle, c’est ce que permettrait la technologie blockchain selon un livre blanc d’IBM, « Blockchain: The Chain of Trust and its Potential to Transform Healthcare. Our Point of View », rendu public le 31 août 2016 dans le cadre du défi lancé par l’ONC et le département de la santé américain en juillet 2016 pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain dans la santé et la recherche médicale aux États-Unis.

    Le constat d’IBM :

    • Le système de santé est complexe, comptant de nombreux acteurs et des interactions sensibles et imbriquées,
    • Cela conduit à des problèmes de sécurité et de protection des données personnelles et à des dysfonctionnements,
    • La propriété et l’accès sécurisé aux informations médicales et administratives sont essentiels,
    • Le procédé doit être simplifié et à moindre coût.

    La blockchain comme solution :

    La blockchain permet aux membres d’un réseau d’échanger des objets et ou des informations de valeur via une base de données dont chaque membre possède une copie et dont le contenu est toujours synchronisé.
    Ses coûts réduits et sa fiabilité reposent sur plusieurs concepts-clés :
    • Un cryptographie qui assure l’intégrité de la base en accord avec les exigences de l’HIPAA
    • Le consensus grâce auquel la majorité des nœuds de la chaine confirme la validité de la transaction.
    • Les smart-contrats qui autorisent et certifient les transactions.

    Blocages et solutions

    Limites de la Blockchain

    • La blockchain n’est pas adaptée aux transactions très rapides (qui se traitent en millisecondes) en dehors d’un réseau ou pour remplacer des copies de base de données. Elle est inutile comme remplacement d’un simple processus transactionnel et inadéquate pour de gros volumes de transactions à faible valeur.
    • La modularité et les questions d’échelle représente un défi important. Il existe des différences entre les blockchains publiques et les blockchains privées:
      • Dans les blockchains publiques comme Bitcoin, des milliers de nœuds stockent les copies du contenus, fixant une limite sur les transactions afin de préserver la décentralisation.
      • Dans les blockchains privées, seuls les nœuds qui ont un intérêt direct dans le succès des transactions fonctionnent.
    • Les blockchains ne sont pas idéales pour les échanges trop fréquents à cause du facteur asynchrone de la relation pair-à-pair.
    • Il existe des problèmes de débit et de capacité de stockage liés aux permissions, ainsi que des problèmes d’intégration avec des systèmes existants.

    Possibles cas d’usage

    • Certification/ authentification: enregistrement de dossiers médicaux électroniques, assurances et autres dossiers médicaux.
    • Economie collaborative: forums de services, transparence des prix, échanges de propriété.
    • Prévention et détection de la contrefaçon : solutions pour améliorer la logistique pharmaceutique.
    • Recherche génétique: accès à des données génétiques sécurisées.
    • Approche populationnelle de la santé: Un système de dossier médical partagé mesurant les informations des patients et déclenchant les actions correspondantes (cas de grippes et campagnes de vaccinations).
    • IoT: les données de santé des patients peuvent être mixées avec celles issues des wearables grâce à l’accessibilité des données et les interconnexions avec les dossiers médicaux.
    • Validation et paiements : réduction du temps de traitement.
    • Paiements basés sur les résultats : assigner au patient une identité numérique unique correspondant aux données de la blockchain.
    • Essais cliniques : Améliorer la transparence dans le process de reporting.
    • Dossiers médicaux électroniques: administration du stockage et de l’accès de dossiers médicaux personnels, à l’aide de clés d’identification pour les médecins et autres parties prenantes autorisées.
    • Certification de documents : certificats d’assurance, résultats de tests, ordonnances, etc.
  • Cancer du sein : la plateforme ESME (Unicancer) rassemble les données de 14 000 patientes

    « Centraliser les données des dossiers patients, pharmaceutiques, médicaux et administratifs, PMSI », c’est ce qui permet à la plateforme ESME de disposer en octobre 2016 les données de plus de 14 000 patientes traitées pour un cancer du sein métastatique prises en charge dans un CLCC entre 2008 et 2013 (données centralisées chez AZ Network, hébergeur agréé de données de santé). Il s’agit de la source européenne d’information la plus importante dans ce domaine.

    Alors que pour la 23ème année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein « Octobre Rose » est organisée du 1er octobre 2016 au 15 novembre 2016, HTI fait le point sur les apports du programme ESME lancé par Unicancer.

    Le programme ESME a été développé grâce au soutien financier de trois premiers partenaires industriels: Pierre Fabre, Pfizer et Roche. D’ici 2019, les données de 30 000 patientes prises en charge jusqu’en 2018 seront collectées.

    « Le programme ESME (Épidémio-Stratégie  MédicoÉconomique) né sous l’impulsion de R&D UNICANCER, constitue la plus grande plateforme de données de vie réelle sur les patients traités pour un cancer en France. Il s’agit d’une avancée unique pour mieux comprendre les stratégies thérapeutiques et évaluer l’utilisation des traitements dans les cancers. Contrairement aux essais cliniques randomisés, ESMÉ s’intéresse à l’ensemble des patients traités pour un cancer du sein métastatique. Le suivi des patients par les médecins est personnalisé et n’est donc pas standardisé comme dans un essai clinique », souligne Mathieu Robain, directeur du programme ESME.

    L’extension de ce programme au cancer de l’ovaire et au cancer du poumon est actuellement à l’étude.

    Décrire la réalité de la prise en charge

    Lancé en 2014, le programme ESMÉ de R&D UNICANCER marque une nouvelle façon de faire de la recherche sur les cancers à partir du recueil et du traitement de données.

    Le programme ESMÉ, Épidémiologie et Stratégie MédicoÉconomique, met à disposition des chercheurs et cliniciens des informations cliniques issues de la pratique courante reportées dans les dossiers médicaux et extraites des bases de données de l’ensemble des CLCC (chacun des centres contributeurs n’ayant accés qu’aux données qu’il a lui même fournies).

    Ces données sont centralisées après retour systématique au dossier médical par des attachés de recherche clinique spécifiquement formés. Il n’y a aucune création de nouvelles données, mais uniquement une structuration des données pour permettre de décrire la réalité de la prise en charge des patients et évaluer l’impact des stratégies thérapeutiques dans le traitement du cancer.

    Des données multi-sources

    Les données anonymisées sont issues des sources médicales disponibles dans les établissements (dossiers patients, pharmaceutiques, médicaux et administratifs, PMSI…). Elles apportent des informations sur l’histoire et les caractéristiques de la maladie cancéreuse, sur sa prise en charge médicale et sur les événements cliniques au cours de la prise en charge (progression, décès…).

    Exhaustivité, qualité, indépendance

    La centralisation des données s’appuie sur trois caractéristiques majeures: une sélection exhaustive des patients à partir d’une méthodologie « multi-sources », une démarche qualité avec un processus de validation poussée, ainsi qu’une totale indépendance dans la mise en œuvre et dans l’exploitation des données. Afin de garantir l’impartialité du programme, les partenaires industriels peuvent demander des analyses spécifiques, mais n’ont aucun accès aux données. Une fois cette demande acceptée par le comité scientifique, R&D UNICANCER prépare le plan d’analyse statistique, réalise l’analyse avec le soutien des experts des CLCC puis adresse un rapport avec l’ensemble des analyses effectuées. Les données sont présentées sous forme agrégée, sans information individuelle. À côté du comité scientifique présidé par le Dr David Pérol, un comité de déontologie est chargé de la prévention des conflits d’intérêts. En plus de la nécessaire autorisation de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), un Comité de Protection de la Personne (CPP) a été officiellement informé de cette initiative.

    Une volonté d’ouverture aux chercheurs

    La plateforme de données se destine également à la recherche académique. Chaque Centre accède librement à ses propres données. Pour accéder à la base globale, un projet doit être déposé au Comité scientifique. À ce jour, 23 projets émanant des Centres ont été présentés. Les chercheurs académiques dont le projet a été validé disposent d’un accès individuel sécurisé aux données pour réaliser l’analyse.

  • Stratégie e-santé 2020 : convention entre le CNES, la DGS et le service de santé des Armées

    Intégrer les outils du spatial dans la santé et imaginer des pratiques nouvelles, tels sont les objectifs de la convention cadre de coopération signée le 14 octobre 2016 entre les directeurs du Centre national d’études spatiales (CNES), de la Direction générale de la Santé (DGS) et du service de santé des armées (SSA).

    Cette convention s’inscrit dans la feuille de route de la stratégie e-santé 2020.

    La convention vise à intégrer les outils du spatial dans le domaine de la santé et à imaginer des pratiques nouvelles. Plusieurs volets de coopération ont été identifiés :

    • télé-épidémiologie pour l’identification des zones à risque et l’évolution des épidémies ;
    • gestion de crises sanitaires ;
    • télémédecine ;
    • apports de la médecine spatiale.

    Un comité de pilotage co-présidé par le CNES, la DGS et le SSA doit se réunir une fois par an pour proposer et instruire de nouveaux projets de coopération.

  • Journée de l’innovation santé en région Hauts-de-France

    Le Pôle d’Excellence Santé des Hauts-de-France Eurasanté met à l’honneur durant une journée les acteurs académiques et industriels les plus innovants de la Région.

    Conférences & pitchs, rencontres BtoB, déjeuner & soirée networking : tout un programme pour renforcer les liens entre le monde de la recherche et de l’industrie.

    Programme

    • Tables rondes et conférences – Sur le rôle des collaborations public-privé dans la stratégie d’innovation des entreprises. Présentation de six structures d’excellence pour mettre en place des collaborations.
    • Déjeuner rencontre – Intervention de Karine CHARBONNIER-BECK, Vice-Présidente à la Formation et aux Relations avec les entreprises, au Conseil Régional des Hauts-de-France. Organisé par Clubster Santé. Pour participer uniquement au déjeuner, rendez-vous sur le site de Clubster Santé.
    • Rendez-vous BtoB – Pour initier les collaborations public-privé de demain (une plateforme de prise de rdv sera activée prochainement).
    • Deux cycles de pitchs
      • Success stories – Session de pitchs de six start-ups qui présenteront leurs clés de succès.
      • Call for investing Session de présentations devant OMNES CAPITAL

    Et pour poursuivre les échanges dans un cadre convivial à la Gare Saint Sauveur (Lille) :

    • Soirée welcoming Biofit 2016

  • HIE

    Health Information Exchangenull

  • Evaluation des candidats médicaments : Biophytis lance sa plateforme e-santé SARA-data

    Collecter les données patients des études cliniques SARA afin de combiner des données hautement standardisées provenant d’études cliniques avec des mesures de paramètres de santé au quotidien, c’est l’objectif de la plateforme d’e-santé, SARA-data dont la mise en place a été annoncée le 11 octobre 2016 par la société de biotechnologie Biophytis. Cette dernière est spécialisée dans le développement de candidats médicaments pour traiter les maladies du vieillissement.

    Cette plateforme permettra d’évaluer l’efficacité du premier représentant d’une nouvelle classe de candidat médicament de traitement de la sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge et caractérisée par une perte de masse et de force musculaire, entraînant une perte de mobilité chez les seniors.

    Une plate-forme de données cliniques

    Cette plate-forme permet de collecter, à partir de toutes les sources disponibles et en temps réel, des données cliniques issues d’essais, et plus particulièrement de l’étude SARA-OBS, elle comprend :

    • Electronic Case Report Form (e-CRF) et l’Electronic Patient-Reported Outcomes (e-PRO, cahier d’observation et résultats déclarés par les patients), outils facilitant la mise en place d’une gestion plus fiable, plus rapide et plus économique des données collectées, par rapport au recueil de questionnaires papier standards
    • Un portail internet permettant aux seniors de remplir les e-PRO à distance depuis leur domicile
    • Les données provenant de la bio-imagerie et les résultats bio-analytiques, dont les biomarqueurs, seront stockées pour d’éventuelles recherches complémentaires
    • L’enregistrement en continu de l’activité physique spontanée, via un accéléromètre connecté

    Bluecompanion partenaire du développement de SARA-data

    La start-up européenne innovante dans le domaine de la e-santé, Bluecompanion a été sélectionnée par Biophytis pour élaborer cette plate-forme.
    Le CEO de Biophytis, Stanislas Veillet explique ce choix : « Avec Bluecompanion, nous avons conçu SARA-data de façon à enregistrer, intégrer et rendre disponibles sur la même plate-forme digitale différents types de données-sources : questionnaires patients, mesures et enregistrements d’activité physique, et images DXA, combinées aux mesures cliniques standards ».

  • eCOA

    electronic Clinical Outcome Assessment (évaluation électronique de résultat clinique)

  • 73 % des médecins jugent les DPI insuffisamment ergonomiques (étude Nuance)

    • 40% du temps des professionnels de santé est consacré à la documentation médicale,
    • 16% des dossiers patients sont réellement complets,
    • 73% des médecins jugent les DPI insuffisamment ergonomiques et mal adaptés à leur pratique,
    • 44% des comptes rendus d’hospitalisation sont envoyés au-delà des 8 jours réglementaires,
    • 40 minutes, c’est le temps nécessaire pour produire un compte rendu de consultation, via le processus le plus répandu, s’articulant entre le médecin et son secrétariat,
    • 78% des professionnels de santé considèrent que le temps consacré à la documentation médicale a augmenté au cours des 5 dernières années,

    tels sont les principaux enseignements de l’étude sur les défis que représente la documentation médicale en France, étude menée auprès de 200 professionnels de santé entre les mois d’avril et de juillet 2016 et présentée le 7 octobre 2016 dans le cadre de CATEL.

    L’enquête a permis aux professionnels de santé de s’exprimer sur leurs pratiques en matière de gestion de l’information médicale et la façon dont sont documentés les dossiers patients, de l’admission à la sortie.

    Elle permet de donner une image de la réalité des établissements de soins en matière d’information médicale, à l’aube des nouvelles collaborations exigées dans le cadre de la mise en place des GHT.

    Plus de temps pour les patients

    • « Les résultats de l’enquête soulèvent également un enjeu majeur pour les praticiens, celui de pouvoir retrouver du ‘temps médical’ »,
    • «S’ils pouvaient gagner du temps sur les tâches de documentation médicale, 60% des médecins et l’ensemble des infirmières consacreraient ce temps à leurs patients. Et l’enjeu est également financier pour les établissements qui doivent mener leurs activités dans un contexte budgétaire contraint et de réorganisation territoriale (GHT) »,
    • « Si l’on permettait aux professionnels de santé de retrouver ne serait-ce que 30mn de ‘temps médical’ par jour grâce à une organisation plus efficiente ou à des outils informatiques plus adaptés, nous estimons qu’une économie potentielle de près de 6M € par an pourrait être générée par établissement »,

    commente Frederik Brabant, Chief Medical Information Officer de Nuance.