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  • Échange d’informations de santé : « le marché atteindra les 137 M$ en Asie d’ici 2020 » (Frost&S.)

    L’investissement grandissant du secteur public sur le marché de l’échange d’informations de santé (Health Information Exchange) en Asie-Pacifique attire des fournisseurs informatiques locaux et internationaux dans la région, révèle une étude publiée courant septembre par Frost & Sullivan.

    Natasha Gulati et Shalani Andria Pandian, respectivement responsable et analyste « industrie » au sein du pôle Transformational Health du cabinet de conseil (Asie-Pacifique), détaillent les résultats de ce rapport pour H&TI.

    APAC : « Le marché HIE devrait connaître une croissance de 10,8 % entre 2015 et 2020 »

    La prochaine génération de prestations de soins en Asie-Pacifique (APAC) devrait être un exemple au niveau des initiatives entreprises par les gouvernements dans le secteur de l’échange d’information sur la santé, observent les auteurs de l’étude intitulée Analysis of the APAC Health Information Exchange Market.

    Le marché dans la région APAC devrait connaître une croissance de 10,8 % (TCAC) entre 2015 et 2020 et ainsi atteindre les 173 millions de US$ (156,9 M€).

    Comment définiriez-vous le marché de l’échange d’informations de santé (Health Information Exchange) ?

    L’Health Information Exchange (HIE) ou l’échange d’informations de santé est la capacité de faire circuler par voie électronique des informations cliniques entre les diverses organisations de santé, principalement les hôpitaux, les compagnies d’assurance et les organismes de santé publique. L’objectif est de maintenir la qualité des informations échangées et de créer un continuum des données sur la santé d’un individu à mesure qu’il se déplace d’établissements en établissements de santé tout au long de sa vie.

    Dans notre étude, nous avons divisé l’HIE en deux catégories :

    • l’HIE public, qui est géré soit par le gouvernement central, soit par les administrations régionales ;
    • l’HIE privé, qui est mis en place par des groupes de santé privés pour partager des données médicales dans leurs établissements et dans les hôpitaux à travers différents systèmes d’information .

    « Bien que rudimentaire à l’heure actuelle, l’échange d’informations de santé dans la région (APAC) connaîtra une croissance exponentielle en raison du fort intérêt des gouvernements, qui cherchent à collaborer avec des prestataires privés pour créer des plateformes complètes et pertinentes », explique l’étude. Quels sont les récents partenariats signés entre un État et le secteur privé ?

    Le ministère de la Santé de Malaisie (MOH) a signé un partenariat avec Mimos Sdn Bhd (un fournisseur local) pour développer un dispositif informatique améliorant l’offre de soins dans les hôpitaux publics. Il s’est également associé à Viamed pour mettre au point MyHIX, une plateforme nationale d’échange d’informations sur la santé.

    Le ministère de la Santé de Singapour (MOH) a quant à lui signé avec Oracle, Orion Health, Infini et ArcSight pour élaborer toute une série de services autour de son dossier national de santé numérique (NEHR).

    Les gouvernements de la région Asie-Pacifique expriment également de manière récurrente la nécessité d’une collaboration entre le secteur public et le secteur privé dans le cadre d’échange d’expertises et du développement d’un écosystème durable.

    Pourquoi les gouvernements sont-ils si intéressés par un rapprochement avec le privé dans le domaine de la santé ?

    Au regard de la situation du marché de l’HIE, l’intervention de l’État est pertinente pour la création d’un système global et holistique car elle nécessite un coup de pouce d’un point de vue réglementaire.

    Les gouvernements investissent dans l’échange d’informations de santé parce qu’ils aident ainsi à réduire les coûts dans le secteur et à améliorer la qualité des soins et des diagnostics. Cependant, un ministère de la Santé ne dispose pas directement les capacités informatiques pour construire une plateforme HIE. Il doit travailler en partenariat avec un fournisseur de l’industrie (locale ou multinational) pour se procurer les technologies, l’expertise et les services nécessaires.

    À un niveau plus large, nous avons observé un niveau croissant des partenariats entre le public et le privé dans le domaine de la santé en Asie-Pacifique parce que les États de la région cherchent à réduire les dépenses de santé et à les optimiser afin d’obtenir les meilleurs retours sur investissement. En parallèle, les autorités peuvent déployer la politique nécessaire pour que le secteur privé fournisse les ressources techniques et humaines adéquates afin de stimuler le développement de nouveaux marchés.

    Selon votre point de vue, un partenariat entre le public et le privé est-il le meilleur modèle pour investir sur le marché de l’HIE ?

    Les partenariats entre le public et le privé sont particulièrement utiles pour mettre en place de nouveaux modèles de prestation des soins. En effet, le développement de nouveaux marchés implique une rupture complète des paradigmes existants et la création de nouveaux procédés, de nouvelles attitudes, de nouveaux comportements et, par conséquent, de nouveaux business modèles. La collaboration public-privé est cruciale pour modifier le fonctionnement du marché.

    De manière plus concrète, les partenariats entre le public et le privé assurent une meilleure utilisation des ressources des deux côtés : elles permettent au gouvernement d’optimiser ses dépenses , garantissent une certaine efficacité du personnel dans les systèmes de santé publique et créent de nouveaux canaux de sensibilisation pour le secteur privé.

    Quels pays sont les leaders de ce marché ?

    Si l’on se concentré spécifiquement sur l’échange d’informations de santé, Singapour et l’Australie sont les drivers en Asie-Pacifique. Mais le Japon suit de près avec la mise en place de différents réseaux d’informations sur la santé régionaux (les RHINs) à travers le pays.

    À Singapour, le NEHR est maintenant entré dans sa seconde phase de développement, répertorier tous les établissements et praticiens communautaires sur la plateforme. Les centres de soins infirmiers, de soins palliatifs et de soins à domicile disposent désormais de services de télémédecine en mesure de transmettre leurs données au dispositif NEHR, une évolution qui permet d’améliorer l’efficacité globale du système de santé publique dans le cadre de la gestion des maladies chroniques.
    Au niveau hospitalier, la redondance de tests médicaux est également réduite grâce au partage des historiques médicaux des patients entre les hôpitaux, les médecins et les établissements communautaires participant au programme. Ce succès encouragera les autres pays de la région à investir dans l’HIE.

    Pourquoi avez-vous décidé de focaliser votre étude sur le marché de l’HIE? Est-ce vraiment le secteur le plus prometteur du marché de l’e-santé en Asie comme vous le sous-entendez?

    Aux États-Unis, le marché de l’HIE est boosté par l’Organisation nationale d’information sanitaire (EIO) : différents hôpitaux dans une même région se réunissent et investissent dans le développement d’une plateforme d’échange d’informations de santé commune afin de permettre une circulation électronique des données entre eux.

    L’échange d’informations est la prochaine étape du développement du marché de la santé pour les pays d’Asie-Pacifique. L’adoption de dossiers médicaux électroniques (EMRs) et de dossiers de santé électroniques (EHRs) s’est rapidement intensifiée dans les pays de la région au cours des trois dernières années. Toutefois, des lacunes subsistent au niveau de la continuité des soins entre les hôpitaux parce que les EMRs et les régions ne sont pas encore parvenus au même niveau d’évolution.

    L’évolution naturelle du marché serait de désormais relier ces EMRs cloisonnées à des plateformes HIE communes. Voilà pourquoi, bien que le marché soit encore assez faible par rapport à d’autres innovations en santé, l’échange d’informations est un élément sur lequel l’industrie doit se concentrer si elle souhaite atteindre ses objectifs sur l’ensemble de la région.

    Il y a beaucoup de gouvernements qui encouragent le développement de l’HIE dans la région mais les stades de développement ne sont pas les mêmes :

    • L’Australie investit par exemple énormément pour relancer son dossier de santé national : le passage du Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) à MyHealth témoigne de la volonté de l’État de développer une plateforme nationale efficace pour partager des données de santé numériques.
    • Le gouvernement chinois cherchent quant à lui à rattacher les plates-formes régionales HIE à une plateforme nationale unique dans un futur proche.
    • La Malaisie, elle, a mis en place une plateforme HIE nationale mais seuls les hôpitaux publics y sont reliés pour l’instant ; les groupes hospitaliers privés disposent de leur propre système HIE.
    • L’Inde, enfin, a déployé un projet national d’échange d’informations de santé en 2012 mais il n’a finalement pas abouti car, à l’époque, le marché n’était pas encore prêt. Mais nous avons remarqué que des collaborations et des discussions étaient en cours au sein de l’industrie de manière assez soutenue, ce qui prédit la mise en œuvre d’initiatives encourageantes dans le secteur dans les années à venir.
  • Watson for Oncology in South Korea: « Interest is growing across the region » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center of Incheon, in South Korea, will adopt IBM Watson for Oncology. This partnership is a first one in the country.

    The American group continues to expand in the Asian eHealth market with this new deal.

    Farhana Nakhooda, Director, Healthcare & Social Services IBM (APAC), describe to H&TI group’s plans in the region.

    IBM Watson for Oncology: a Korean hospital seduced in turn

    The Gachon University Gil Medical Center treats annually about 50 000 patients suffering from cancer. Initially, medical teams will use the platform IBM to try to better treat cancers of the breast, lung, colon, rectal and gastrointestinal cancers.

    According to official figures, nearly 255,000 new cancer cases and over 75,000 cancer deaths are excepted in South Korea in 2016. The colon, rectal, stomach, lung, liver and thyroid are the most common in men; cancer of the thyroid, breast, colon, stomach and lung cancers in women.

    Twenty-one Chinese hospitals are also considering to adopt Watson for Oncology. The device has already been set up in Thailand (Bumrungrad International Hospital) and in India (Manipal Hospital). The list of partnerships should soon expand.

    E-health: « we are dealing with both developing and developed countries in the region »

    China, Thailand, India and now South Korea… Why a major company as IBM have decided to invest in eHealth in Asia?

    IBM has been in healthcare for a long time in Asia Pacific – for example IBM owned and implemented the first patient management system in Singapore and that dates back to about 25 years ago so we are no stranger to this market. However, with our recent announcement of the Watson Health business unit in the US – we are now introducing new cutting edge solutions into the Asia Pacific market including Watson for Oncology.   IBM has found that health systems in Asia are eager to bring cutting edge technology innovations such as Watson into clinical practice, so there has been high demand in this region very early. For example in Korea (population 50M), there is a national agenda around innovation in technology and medicine. 

    We’ve also found that partners in the Asia Pacific region often bring a long term vision to their approach to technology adoption. Gachon University Gil Medical Center, for example, sees technology as an opportunity that is transforming healthcare today – and will have even greater impact over the coming decades. Manipal Hospital is using Watson to expand the reach and impact of their oncologists to help more patients.In India for example, there is an acute shortage of oncologists, surgical oncologists and radiation therapists. The ratio of oncologists to cancer patients in India is 1:1600 compared to 1:100 in the United States. (Source: Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al. A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012;1:1-4)

    Certainly there are centers of excellence here in Asia where patients receive world-class care – but whether at an academic medical center like Gachon University Gil Medical Center, Bumrungrad Hospital in Thailand or a hospital in rural China, Watson for Oncology can help doctors stay on top of the proliferation of medical data, and can help standardize the quality and efficiency of care, ensuring decisions are based on evidence that is relevant to a specific patient.

    Are you planning to introduce Watson for Oncology in other countries, in Asia or elsewhere?

    Yes. Interest is growing across the region. IBM is now working with more health organizations in Korea, Australia, India and Singapore and additional countries in South East Asia who are considering adopting this technology to provide support to their medical teams and enhance their information systems.

    What is the content of these partnerships with hospitals? What is the advantage in terms of business model?

    The Watson for Oncology system is trained by physicians at Memorial Sloan Kettering Cancer Center. MSK and IBM trains Watson to evaluate scientific literature and the unique medical history of each patient to provide treatment options to physicians during every patient visit.

    Based on this analysis, Watson provides clinicians with potential treatment options, ranked based on the level of evidence supporting them. This can be provided as a 2nd opinion service for hospitals in the region. Manipal Hospital for example, is not only using Watson for Oncology for it’s own patients but it is also offering Watson for Oncology to patients from outside their hospital network who would like a 2nd opinion from MSK and don’t want to travel all the way to the US.

    Watson for Oncology is provided as a Software as a Service technology that provides clinical decision support to doctors. It provides potential treatment options to clinicians based on large volumes of data – but it ultimately the role of the physician to determine the best treatment for the patient. The clinical data is only available to doctors. Watson will never store clinical records, and will only access de-identified patient data for purposes of analysis.

    The advantage of Software as a Service is that organizations no longer have to pay capex to buy a whole system for their hospital – they just pay opex. In addition- you can get the system up and running very quickly in a hospital and scale the system up or down very quickly as well.

    We talk a lot about IBM and Watson for Oncology in the healthcare sector. What are your projects in this market in the coming years?

    Asia Pacific is a unique market in that we are dealing with both developing and developed countries in the region. Some of the needs are common to both markets but many are unique. Hospitals in developing markets are looking at ERP systems, procurement systems, talent management and ERP systems as an example.

    There are a number of new hospitals being built across the region and IBM is involved in helping design their IT as well as helping to source the right applications and implement the new hospital.

    • Mobile health. We are seeing a huge rise in interest in our mobility solutions which address both clinical needs in a hospital as well as clinical needs outside the hospital. We are seeing this as a way to help increase patient access in developing countries but we are also seeing it as a way for hospitals to stay connected to their patients and improve the patient experience even after their patients leave their hospitals.
    • Big data management. Health analytics is a focus for mostly developed countries who have sufficient data and are keen to use the data to predict and prevent disease – and also look at real time analytics in a hospital to identify gaps in care. In addition – there is so much unstructured data in healthcare (in fact 80% of healthcare data which is relevant to doctors is unstructured) that there is a huge opportunity to use natural language processing to turn that unstructured data into actionable insights.
    • IT solutions. We are experiencing the first years of a computer age that will last for decades: we are not only studying what is possible but also what will be useful and economically viable the future.

    > Different Watson Health current projects in Asia:

    • Watson Developer Cloud. We are in the early years of a computing era that will last for decades to come – and we are currently considering not only what is possible, but what will be useful and have economic value in the future. In the not too distant future, we envision millions of people using Watson as ‘self-service’ AI – this is one of the reasons we opened our technology to the world via the Watson Developer Cloud.

    For every good idea we have, our robust and diverse developer community is thinking up many more. Putting the power of cognitive computing into their hands will help mankind better understand the world, and ultimately, help us make more informed decisions about how we live in it.

    • Real-time data analysis. Watson is beginning to be used in practice to help clinicians evaluate treatment options and also by government agencies to help citizens better access public information. IBM is working with Parkway Health in Singapore to provide proactive patient monitoring and early intervention through real-time data analysis and notifications to nurses in anticipation of critical and life-threatening events.
    • Health Information Exchange. An Australian company called Health& has developed an application with Watson technology to provide easy access to public health information. Watson cognitive computing allows people to ask questions in a natural way and then provides answers in natural language.
    • IBM’s Watson Care Manager. We are seeing countries such as Australia, New Zealand and Singapore all looking at integrating health and social services with care management and population health management solutions which prevent the healthy from getting sick and manage care for the very sick and vulnerable populations. IBM’s Watson Care Manager has been getting a lot of interest in the region to address some of these issues.
    • IBM Research. There are also a number of cognitive computing projects being led by IBM Research. For example, IBM is working with Melanoma Institute Australia to help further advance the identification of melanoma using cognitive technology. This research builds on IBM’s existing research agreement with Molemap, which uses advanced visual analytics to analyse more than 40,000 data sets including images and text. IBM Research plans to analyse dermatological images of skin lesions to help identify specific clinical patterns in the early stages of melanoma.

    In the future, you’ll see many more Watson solutions that are designed to improve the decision making of doctors, nurses, administrators, and consumers.

  • Watson for Oncology en Corée du Sud : « Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie » (IBM)

    The Gachon University Gil Medical Center d’Incheon, en Corée du Sud, adoptera prochainement la plateforme IBM Watson for Oncology. Une première au sein du pays.

    Avec ce nouveau contrat, IBM poursuit le déploiement de sa filiale Watson Health en Asie.

    Farhana Nakhooda, directrice du service santé et services sociaux à IBM pour la région Asie-Pacifique, présente à H&TI les intentions du groupe dans la région.

    Un hôpital coréen séduit à son tour par IBM Watson for Oncology

    The Gachon University Gil Medical Center traite chaque année environ 50 000 patients atteints du cancer. Dans un premier temps, les équipes médicales utiliseront la plateforme d’IBM pour tenter de mieux traiter les cancers du sein, du poumon, du côlon, du rectum et les cancers gastro-intestinaux.

    IBM collaborera avec l’établissement afin d’adapter son offre au contexte local en suivant les directives médicales coréennes et les besoins linguistiques du pays.

    Selon les chiffres officiels, près de 255 000 nouveaux cas de cancers et plus de 75 000 décès liés à cette maladie devraient être recensés en Corée du Sud pour l’ensemble de l’année 2016.

    21 hôpitaux chinois envisagent eux aussi d’adopter Watson for Oncology. Le dispositif a déjà été mis en place en Thaïlande (Bumrungrad International Hospital) et en Inde (Manipal Hospital). La liste des partenariats devraient prochainement encore s’agrandir.

    E-santé : « nous collaborons aussi bien avec les pays en développement que les pays développés »

    Thaïlande, Inde, Chine et maintenant Corée du Sud… Pourquoi un grand groupe comme IBM a-t-il décidé d’investir dans l’e-santé en Asie ?

    IBM a intégré le secteur de la santé depuis longtemps en Asie-Pacifique. Par exemple, le groupe a mis en œuvre, et a possédé, le premier système de gestion électronique des patients à Singapour il y a environ vingt-cinq ans donc nous connaissons bien le marché.

    Mais depuis la récente création du pôle Watson Health aux États-Unis, nous avons décidé d’aller plus loin en introduisant sur le marché sud-asiatique de nouvelles solutions high-tech, dont Watson for Oncology. IBM a remarqué que les systèmes de santé en Asie étaient prêts à adopter des innovations technologies de pointe telles que celles développée par Watson dans le milieu hospitalier. Il y a donc eu très tôt une forte demande dans cette région. En Corée du Sud par exemple (plus de 50 millions d’habitants), il existe tout un programme national autour de l’innovation technologique et médicale.

    Nous avons également constaté que nos partenaires en Asie-Pacifique appréhendaient généralement les innovations high-tech en se projetant sur le long terme. The Gachon University Gil Medical Center, par exemple, perçoit les nouvelles technologies comme une opportunité pour transformer l’offre de santé aujourd’hui mais encore davantage au cours des prochaines décennies.

    L’hôpital Manipal (Inde) utilise Watson pour étendre la portée et l’impact de leurs oncologues afin d’aider plus de patients. En Inde, il y a une importante pénurie d’oncologues, de chirurgiens oncologues et de radiothérapeutes. Le rapport oncologues/patients atteints du cancer en Inde est de 1/1600, contre 1/100 aux États-Unis (source : A fresh look at oncology facts on south central Asia and SAARC countries. South Asian J Cancer 2012, Noronha V, Tsomo U, Jamshed A, Hai MA, Wattegama S, Baral RP, et al.).

    Certes, il y a des centres d’excellence en Asie, dans lesquels les patients reçoivent des soins de classe mondiale mais Watson for Oncology peut aider les médecins à rester au meilleur niveau face à la prolifération des données médicales : la plateforme peut les aider à normaliser la qualité et l’efficacité des soins en leur assurant de prendre des décisions fondées sur des preuves pertinentes envers un patient spécifique.

    Envisagez-vous d’introduire Watson for Oncology dans d’autres pays ?

    Oui. Notre intérêt est grandissant dans toute l’Asie. IBM travaille actuellement avec plusieurs organisations de santé en Corée du Sud, en Australie, en Inde et à Singapour mais aussi dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est qui envisagent l’adoption de Watson for Oncology pour apporter un soutien à leurs équipes médicales et améliorer leurs systèmes d’information.

    Quel est le contenu des partenariats formés avec ces hôpitaux ? Quel est l’avantage de tels contrats en termes de business modèle ?

    Le système Watson for Oncology est géré par des physiciens au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSK). Le MSK et IBM entraînent la plateforme à analyser à la fois la littérature scientifique et l’historique médical de chaque patient afin de fournir aux médecins des options de traitement spécifiques adaptées à chaque malade. Ces options sont classées en fonction du niveau des preuves qui les soutiennent.

    Ce service peut être utilisé dans le cadre d’un second opinion pour les hôpitaux de la région. Par exemple, l’hôpital de Manpal utilise l’outil pour ses propres patients mais aussi pour les patients extérieurs à leur réseau hospitalier qui souhaitent obtenir l’avis médical de MSK comme second opinion mais qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer jusqu’aux États-Unis.

    LLes données cliniques accessibles via Watson for Oncology sont uniquement mises à la disposition des médecins. Watson ne stockera jamais de dossiers médicaux ; seules des données de patients anonymisés seront éventuellement diffusées en cas de besoin pour des analyses spécifiques.

    Un logiciel en tant que service (Software as a Service) est avantageux car ainsi les organisations utilisatrices n’ont plus à financer les dépenses d’investissement (capex) pour acheter tout un dispositif pour leur hôpital – elles paient simplement les dépenses d’exploitation (opex). De plus, vous pouvez mettre en place de manière très rapide un nouveau système dans un hôpital et accélérer ou freiner son développement selon vos besoins tout aussi rapidement.

    On parle beaucoup de Watson for Oncology en ce moment dans le secteur de l’e-santé. Avez-vous d’autres projets sur ce marché pour les années à venir ?

    L’Asie-Pacifique est un marché unique sur lequel nous essayons de collaborer aussi bien avec les pays en développement que les pays développés. Certains besoins sont communs aux deux marchés, mais beaucoup sont spécifique à chaque pays. Sur les marchés en développement, les hôpitaux sont par exemple plutôt à la recherche de systèmes ERP (Enterprise Resource Planning – système pour faciliter la gestion du personnel, l’organisation des plannings…).

    Il y a un certain nombre d’hôpitaux en cours de construction dans la région. IBM les aide à élaborer leur matériel informatique pour qu’ils disposent des bonnes applications, entre autres.

    • La santé mobile. Nous assistons à une grande augmentation de l’intérêt pour nos solutions relatives à la santé mobile, qui répondent à la fois aux besoins cliniques à l’intérieur et en dehors de l’hôpital. Nous voyons cette évolution comme un moyen d’améliorer l’accès aux soins dans les pays en développement mais aussi d’aider les hôpitaux à rester connecter à leurs patients et à améliorer leur expérience, y compris après leur départ de l’hôpital.
    • La gestion des big data. L’analyse des données de santé est une priorité pour la plupart des pays développés, qui disposent de données suffisantes et qui sont désireux d’utiliser ces informations pour mieux prévenir certaines maladies. Il y a tellement de données non structurées dans le domaine de la santé (on estime à environ 80 % le taux d’informations de santé pertinentes pour les médecins qui ne sont pas structurées) qu’il y a une énorme opportunité à saisir ici pour tenter de transformer ces informations désordonnées en réelles pistes de réflexion.
    • Au cœur du marché : les solutions IT. Nous vivons actuellement les premières années d’une ère informatique qui va durer encore plusieurs décennies : nous sommes non seulement en train d’étudier ce qui est possible mais aussi ce qui sera utile et économiquement viable à l’avenir.

    > Les différents projets Watson Health en développement en Asie :

    • Watson Developer Cloud. Dans un futur proche, nous estimons que des millions de personnes utiliseront Watson comme un « self-service ». C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons ouvert notre technologie au monde entier via Watson Developer Cloud.

    Pour chaque bonne idée que nous avons, notre communauté solide et diversifiée de développeurs pense au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Mettre entre leurs mains la puissance de l’informatique cognitive aidera l’humanité à mieux comprendre le monde et, au final, nous aidera à prendre des décisions plus éclairées.

    • L’analyse de données en temps réel. Watson commence à être utilisé dans la pratique pour aider les cliniciens à évaluer les options de traitement et à être adopté par des organismes gouvernementaux pour mieux informer les citoyens. IBM travaille notamment avec Parkway Health, à Singapour, pour assurer un suivi proactif et une prise en charge précoce des patients grâce à l’analyse de données en temps réel et l’envoi de notifications aux infirmières en prévision d’événements critiques.
    • L’échange d’informations de santé. Une société australienne appelée Health& a de son côté développé une application grâce à la technologie Watson afin de proposer un accès facile à l’information sur la santé publique.
    • IBM’s Watson Care Manager. Nous remarquons aussi que des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour cherchent à intégrer de nouvelles solutions dans leurs systèmes de santé et services sociaux afin de mieux sensibiliser la population à certains types de comportements néfastes pour leur santé et mieux gérer les soins pour les populations les plus malades. IBM’s Watson Care Manager a suscité beaucoup d’intérêt dans la région pour faire face à certains de ces enjeux.
    • IBM Research. Il y a aussi un certain nombre de projets liés à l’informatique cognitive menés par IBM Research. Par exemple, IBM travaille avec l’Institut australien sur le mélanome (Melanoma Institute Australia) pour permettre aux chercheurs d’identifier de manière encore plus précoce l’apparition d’un mélanome via la technologie cognitive.

    À l’avenir, vous verrez beaucoup d’autres solutions de ce genre générées par Watson se développer dans le but d’améliorer la prise de décision des médecins, des infirmières, des administrateurs et des consommateurs.

  • Wearables : la smartwatch de la start-up iBeat détecte les crises cardiaques imminentes

    Détecter les événements cardiaques provoquant potentiellement des situations d’urgences vitales, c’est l’objet de l’iBeat Life Monitor, la montre intelligente connectée élaborée par la start-up health tech iBeat qui a annoncé le coup d’envoi de sa commercialisation le 29 septembre 2016.

    Ce nouveau dispositif permet une surveillance cardiaque continue et d’informer les proches et les intervenants d’urgence en situation d’urgence vitale.

    Il a été mis au point par Mehmet Oz, spécialiste en chirurgie cardio-thoracique, chirurgien de greffe et détenteur de huit brevets, et Ryan Hower, fondateur de Practice Fusion, la plus grande plate-forme de dossiers de santé électronique basés sur le Cloud des États-Unis.

    Une prévention optimale

    « Ce dispositif fournit non seulement à ses utilisateurs un sentiment de sécurité et de contrôle sur leur propre santé cardiaque – ce qui est vital dans le traitement et la prévention de crise cardiaque – mais il permet également à leurs proches et membres de la famille de jouer un rôle encore plus observateur. », précise le Dr Oz. L’iBeat Life Monitor se distingue des autres wearables en surveillant et analysant de façon continue l’activité cardiaque et en détectant instantanément les signes d’un arrêt cardiaque imminent (une cessation soudaine de la fonction cardiaque).

    Si le dispositif détecte une urgence cardiaque vitale, il sollicite son utilisateur et lui demande s’il est « ok ». Si l’utilisateur sélectionne « No » ou ne répond pas, iBeat alerte instantanément ses proches et intervenants d’urgence en temps réel, qui aidera à assurer la prestation des soins immédiats en sauvant potentiellement la vie de l’utilisateur.

    Un dispositif entièrement cellulaire

    L’iBeat Life Monitor ne nécessite pas de téléphone portable, d’application mobile ou de connectivité Bluetooth, ni de fonction Wi-Fi. Le dispositif est entièrement cellulaire, avec GPS intégré afin de permettre de savoir exactement où est son utilisateur dans le cas d’une urgence. Dans ce cas, les contacts d’urgence recevront un sms contenant un lien indiquant où est l’utilisateur ainsi que leur propre position par rapport à lui, afin qu’ils puissent le rejoindre dans l’hôpital le plus proche.

    Les utilisateurs peuvent également avoir accès à un tableau de bord en ligne où ils peuvent consulter leur santé cardiaque globale, quotidienne, hebdomadaire et mensuelle (battements par minute, changements des paramètres cardiaques etc.) et le comparer à d’autres au sein de leur tranche d’âge. Le dispositif est aussi équipé d’un bouton d’urgence à la demande qui, lorsqu’il est enfoncé pendant deux secondes permet aux utilisateurs de solliciter leurs contacts d’urgence ou le 911 si nécessaire.

    Une population ciblée

    Bien que cette montre soit destinée aux baby-boomers, et en particulier ceux qui vivent seuls, ou les personnes présentant des problèmes cardiaques, le dispositif bénéficie de l’intérêt de jeunes adultes ayant des parents ou grands-parents qui pourraient réellement en tirer profit.

    Lors d’un incident cardiaque d’urgence vitale comme un arrêt cardiaque, il y a 90% de chances que la personne décède sans une intervention rapide. Les études ont prouvé que la surveillance cardiaque quotidienne n’est pas seulement préventive quant à l’arrêt cardiaque, mais qu’elle peut également potentiellement réduire les hospitalisations tout en fournissant des informations critiques aux chercheurs et aidants.

    iBeat a récemment levé 1,5 M$ (1,36 M€) auprès de fonds d’investisseurs privés.

    Lors de son lancement, le dispositif a été mis en vente pour 99$ (90€ environ).

  • Le Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie émet des réserves sur l’ONDAM 2017

    Près d’1 Md€ de dépenses « transférées ailleurs afin de soulager l’ONDAM » sont les éléments à partir desquels une « réserve de méthode » a été émise le 12 octobre 2016 par le Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’assurance maladie dans le cadre du PLFSS qui prévoit 4,05 Mds€ d’économies sur l’ONDAM 2017.

    • 270 M€ liés à la deuxième étape de la réduction du taux de cotisation maladie des personnels de santé exerçant en ville se traduisent par 270 M€ de dépenses en moins dans le cadre de l’ONDAM bien que cette somme reste à la charge de l’Assurance maladie,
    • 220 M€ liés à la création du fonds pour le financement de l’innovation pharmaceutique sont en fait prélevés dans le Fonds de Solidarité Vieillesse,
    • 230 M€ qui doivent être mobilisés pour financer les établissements médico-sociaux seront prélevés sur la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA),
    • 250 M€ de remises à consentir par les industriels du médicament sont comptabilisées par avance alors que ces recettes ne sont pas inscrites dans les projets de budget et servent habituellement de « matelas de sécurité » pour boucler l’ONDAM en fin d’année,

    tels sont les quatre points qui font dire au Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie que l’évolution de l’ONDAM fixée à 2,1% en 2017 est « minorée plus qu’à l’accoutumée ».

  • Anatoscope lauréat du prix de l’innovation en imagerie médicale SFR-Medicen-SNITEM

    Anatoscope s’est vu remettre le prix 2016 de l’innovation en imagerie médicale le 16 octobre 2016 au cours des Journées francophones de radiologie. Instent a reçu le coup de cœur du jury.

    Ce prix est organisé par la Société française de radiologie, Medicen, et le SNITEM.

    L’obtention du prix donne à Anatoscope accès aux services suivants :

    • avantages réservés aux membres institutionnels de la SFR ;
    • adhésion à Medicen (accès aux évènements, aux outils de veille économique, …) ;
    • stand au sein de l’exposition technique lors des JFR 2017 ;
    • participation à une séance scientifique des JFR 2017 afin de présenter l’innovation récompensée ;
    • participation orale lors d’un évènement annuel organisé par le Snitem en 2017 afin de présenter l’innovation récompensée ;
    • participation orale lors de l’une des réunions du DAS Imagerie diagnostique et interventionnelle de Medicen, permettant de présenter l’innovation à un panel de représentants industriels (grands groupes, ETI, PMEs) et académiques / cliniques ;
    • participation à une séance de « challenging » de l’entreprise lors d’une présentation (une matinée) devant des experts cliniques, réglementaires, propriété industrielle et représentants industriels de l’imagerie ;
    • avis d’experts de la spécialité radiodiagnostic – imagerie médicale, d’aide aux PME ;
    • supports de communication de Medicen Paris Region, du Snitem et de la SFR ;
    • visibilité sur un événement co-organisé par Medicen Paris Region.

  • OCDE

    Organisation pour la coopération et le développement économiquenull

  • Une pénurie de 18 millions de professionnels de santé en 2030 sans investissements massifs (ONU)

    La Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique de l’ONU, co-présidée par François Hollande et Jacob Zuma, président d’Afrique du Sud, a présenté son rapport final le 20 septembre 2016. Elle appelle notamment à créer urgemment de nouveaux emplois afin d’empêcher une pénurie de 18 millions de professionnels de santé en 2030 au niveau mondial.

    Deux fois plus de professionnels de santé nécessaires en 2030

    Selon la Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique, 40 millions de nouveaux emplois devraient être à pourvoir dans le secteur de la santé d’ici 2030, soit un doublement des personnels de santé mondiaux actuels. En l’absence d’action, ces nouveaux besoins aboutiraient à une pénurie de 18 millions de professionnels de santé, en particulier dans les pays les plus pauvres.

    10 recommandations

    La Commission émet 10 recommandations pour renforcer l’investissement dans les personnels de santé et le rendre plus efficace :

    • Stimuler les investissements afin de créer des emplois décents dans le secteur de la santé, en particulier pour les femmes et les jeunes ;
    • Maximiser la participation économique des femmes et favoriser leur autonomisation en institutionnalisant leur leadership, en combattant les préjugés sexistes et les inégalités entre les sexes dans l’éducation et sur le marché du travail de la santé, et intégrer la problématique hommes-femmes dans les processus de réforme de la santé ;
    • Développer la formation initiale et continue des agents de santé ;
    • Réformer les modèles de services centrés sur les soins hospitaliers et privilégier la prévention et la fourniture efficace de soins primaires et ambulatoires qui soient de qualité, abordables, intégrés, communautaires et centrés sur la personne, en accordant une attention particulière aux zones mal desservies ;
    • Exploiter le potentiel de technologies de l’information et de la communication d’un bon rapport coût/efficacité en vue d’améliorer l’éducation sanitaire, les services de santé centrés sur la personne et les systèmes d’information sanitaire ;
    • Investir dans les principales capacités du Règlement sanitaire international, notamment le renforcement des compétences des agents de santé nationaux et internationaux dans les situations de crise humanitaire et les situations d’urgence de santé publique aiguës ou prolongées ;
    • Mobiliser des financements adéquats auprès de sources nationales et internationales, publiques ou privées, le cas échéant, et envisager une vaste réforme du financement de la santé si nécessaire ;
    • Favoriser la collaboration intersectorielle au niveau national, régional et international ;
    • Favoriser la reconnaissance internationale des qualifications des professionnels de la santé ;
    • Entreprendre des recherches et des analyses robustes sur les marchés de l’emploi en santé.

    Un plan d’action à 5 ans

    L’OMS, l’OCDE et l’Organisation internationale du Travail réuniront l’ensemble des parties prenantes d’ici la fin 2016 pour élaborer un plan à cinq ans de mise en œuvre de ces 10 recommandations.

  • ESME

    Epidémio-Stratégie Médico-Economiquenull

  • MVPA

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