Système d’information radiologiquenull
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Génomique et big data : le CEA et Biofacet développent un logiciel de traitement de données
Le démarrage de la seconde phase d’un développement logiciel de traitement de données de séquençage à haut débit (NGS), c’est ce qu’ont annoncé le Centre national du génotypage du CEA et la société Biofacet le 9 octobre 2016.
L’objectif de cette nouvelle phase est de produire une plate-forme logicielle de stockage, d’organisation et d’interrogation de variants de séquences issus de données NGS sur des génomes complets, faisant suite à la validation d’une étude pilote conduite en 2015 sur des exomes.
Interroger à grande échelle des banques de données nationales ou internationales
La communauté scientifique peine à exploiter la masse des données cumulée par les programmes de séquençage. Les technologies classiques se heurtent à l’explosion de production de ces données, ainsi qu’a la spécificité de leur domaine.
L’ambition consiste à croiser massivement des données de variants de séquences tout en les exploitant finement : repérer les variants d’un génome, recouper à grande échelle pour déceler des profils de variants communs afin de constituer un outil de recherche puissant, ainsi qu’une aide au diagnostic et à la prise en charge des patients.
Pour ce faire, le CEA et Biofacet ont développé les spécifications d’un système de gestion de base de données capable de stocker et d’interroger à très grande échelle des banques de données nationales ou internationales de variants provenant de séquençage d’exomes ou de génomes complets (WGS).
Une nouvelle technologie de traitement
Il en résulte une technologie intégrée dans le logiciel Biofacet, qui offre la possibilité d’agréger et interroger des études sur des milliers d’échantillons. Afin de réaliser un couplage optimisé entre données numériques et phénotypiques, la technologie élaborée permettant notamment :
- L’interrogation « profonde » des données, c’est-à-dire la possibilité d’établir des requêtes sur la totalité des valeurs produites par des SNP-callers et ce pour chaque position du génome (3 milliards de nucléotides pour le génome humain).
- L’interrogation mixant les génotypes et phénotypes, ciblant ainsi les causes ou effets potentiels des variants de séquences liés à des pathologies.
- L’ajout incrémental d’échantillons
Jean-François Deleuze, directeur du CNG précise que « le développement de la médecine de précision ne pourra se concrétiser sans des outils capables d’analyser rigoureusement les données de variants à très grande échelle. De par sa couverture massive, le séquençage Whole Genome introduit une rupture technologique, non couverte par les outils classiques du Big Data ».
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Blockchain : les propositions de la Mayo Clinic pour l’échange des données patients (Livre blanc)
Remplacer une source unique et centralisée par un réseau basé sur le consensus et l’interopérabilité sémantique, telle est la préconisation de la Mayo Clinic dans un livre blanc sur la Blockchain pour améliorer l’échange des données de santé des patients.
Le document a été présenté le 31 août 2016 dans le cadre du défi lancé par l’ONC et le département de la santé américain en juillet 2016 pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain dans la santé et la recherche médicale aux États-Unis.
Constats
« Le partage de données entre différentes institutions est une entreprise complexe ayant toutefois le potentiel accroître l’efficacité de la recherché Clinique.
Les institutions peuvent avoir du mal à échanger les données en raison d’inquiétudes liées à la vie privée ou par crainte de donner aux autres un avantage concurrentiel.
Il n’y a pas non plus de consensus autour de l’infrastructure technique spécifique nécessaire pour effectuer cette tâche.
La donnée de santé elle-même est complexe. Et échanger des données au delà des frontières institutionnelles demande une compréhension commune de la structure et de la signification de la donnée.
Même en assumant que les données peuvent être échangées efficacement et sûrement, ne pas régler lea question de leur interopérabilité peut limiter leur utilité.
Les questions de sécurité, d’infrastructure et d’interopérabilité constituent à ce jour des barrières importantes. »
Sécurité
- Ne pas sécuriser les dossiers patients peut avoir des conséquences financières et légales mais aussi sur les soins.
- Sécuriser le dossier médical électronique est un défi en soi et les conséquences d’une éventuelle faille de sécurité représentent un frein au partage des données.
- La confidentialité des données implique de s’assurer que seules les personnes autorisées peuvent accéder au dossier médical. Cela impacte tous les systèmes de santé puisque la vie privée des patients est une question autant éthique que légale. Les données patients constituent également une richesse pour les institutions, et un accès non autorisé pourrait compromettre un avantage concurrentiel ou révéler des secrets industriels.
- L’anonymisation des données peut également être utilisée pour sécuriser les dossiers. De cette manière, les informations liées à l’identité sont mises de côté et seule un part des données est partagée. Cette option est acceptable mais pose un certain nombre de problèmes puisqu’un nombre important d’informations doit être sélectionné et retiré pour anonymiser le dossier.
Infrastructure
- Un des obstacles les plus importants est de s’accorder sur l’architecture technique et l’infrastructure. Les tentatives de partage des données nécessitent soit une source de données centralisée, soit la transmission de gros paquets de données. Chaque option soulève ses propres problèmes.
- La centralisation augmente le risque en terme de sécurité et demande de faire confiance à une seule autorité centralisée, tandis que la transmission massive oblige les institutions à céder le contrôle opérationnel sur leurs données.
Interopérabilité
Le succès de l’échange de données de santé dépend de la structure et de la sémantique utilisées. La structure des données ou les attributs et les éléments de données utilisés pour transmettre l’information sont importants pour l’interopérabilité. Les données de santé sont complexes et les structures hétérogènes diminuent l’efficacité de l’analyse et la compréhension.
- Pour lutter contre cela plusieurs standards ont été proposés. Bien qu’efficace, aucun standard ne s’est imposé, et tenter d’aligner des données encodées selon des standards différents n’est pas une tâche évidente.
- La sémantique correspond à l’usage de terminologies et de vocabulaires pour décrire la signification des données, ou pour la codifier. La codification des données de santé est importante pour pouvoir l’interpréter. Mais cette codification n‘est efficace que si tout le monde s’accorde sur le même code et la même terminologie.
Objectifs
- Le but du livre blanc est de décrire une approche permettant de partager des données de santé efficacement et en toute sécurité à travers un réseau d’échange. Le dossier patient doit être cohérent et disponible au-delà de chaque institution. Les termes de l’accès au dossier reviennent au patient seul.
- Les données doivent être partagées facilement, mais surtout de manière à être comprises par tous, pour au final améliorer leur utilité et les soins.
Solution proposées
- Utiliser la blockchain et le standard d’interopérabilité FHIR.
- La structure et la sémantique peuvent être définies en recourant au standard FHIR.
- Une blockchain peut jouer un rôle fondamental en permettant le partage au sein d’un réseau.
- Les protocoles et les structures doivent être de haut niveau pour être appliqués à la santé.
- Les données sont stockées en dehors de la chaine. La chaine ne contient que des références ou des liens vers les données.
- Les données restent sous le contrôle de leur propriétaire.
- Les nœuds du réseau sont connus.
- A partir des techniques développées par d’autres applications blockchain (comme Bitcoin), il est possible d’introduire un algorithme de consensus conçu pour facilité l’interopérabilité des données.
- Des mesures supplémentaires de sécurité comme les clés d’accès appliquées à tout le réseau ou des smarts contrats, permettent de garder la sécurité au plus haut niveau.
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Imagerie : retours d’expérience en téléradiologie et réflexion sur les GHT aux JFR
Les journées francophones de radiologie se sont déroulées du 14 au 17 octobre 2016 au palais des Congrès de Paris.
Parmi les nombreux sujets abordés, les conséquences de la mise en place des GHT en matière d’imagerie, qu’il s’agisse de pratique médicale (téléradiologie) ou d’infrastructures (mutualisation des PACS, RIS) ont occupé une place importante.
Parmi les points abordés:
• L’opportunité que représente la mise en place des GHT pour la mutualisation entre petits établissements en matière de téléradiologe,
• Les stratégies d’accompagnement des éditeurs dans le cadre de la mise en place des GHT.Téléradiologie : les GHT comme opportunité de mutualisation pour les petits établissements
Une session des JFR était consacrée le 14 octobre 2016 à la téléradiologie, et a permis de dégager les points suivants :
- la téléradiologie ne peut pas se substituer entièrement au présentiel. Des vacations restent nécessaires ;
- la définition d’un projet médical commun est un préalable à la réussite d’un projet de téléradiologie ;
- le seuil pour un passage en garde sur place est de 40 000 actes par an et/ou la présence d’urgences pédiatriques ;
- la téléradiologie doit être évaluée sur le principe du service médical rendu, qui réside dans l’organisation territoriale des radiologues ;
- elle permet d’harmoniser les pratiques.
Les opportunités présentées par les GHT en matière de téléradiologie ont également été abordées. Ils pourraient notamment permettre de mutualiser les gardes pour les établissements hospitaliers de petite taille, de constituer des projets médicaux partagés entre radiologues publics et privés, et de recourir plus facilement à un deuxième avis.
Éditeurs : des stratégies en plusieurs temps
Les éditeurs de logiciels d’imagerie et prestataires de PACS ont, de leur côté, présenté sur leurs stands leurs dernières nouveautés techniques mais aussi les solutions d’accompagnement proposées dans le cadre de la mise en place des GHT.
Par exemple, chez Agfa Healthcare, la stratégie d’accompagnement des établissements se déroule en trois temps :
- un temps de partage, avec des solutions permettant un archivage intermédiaire;
- un temps de pilotage médico-économique, à partir de l’analyse des données et de modèles prédictifs ;
- un temps de mutualisation.
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Gluci-Chek, application de gestion du diabète, labellisée par mHealth Quality
Compter ses glucides dans les plats, enregistrer ses glycémies et doses d’insuline et visualiser l’évolution de ses résultats glycémiques dans une seule et même application, c’est ce que propose l’application Gluci-Chek, développée et annoncée par Roche Diabetes Care le 18 octobre 2016. Le label mHealth Quality, premier label européen en santé mobile et connectée, vient de lui être accordée.
La gestion de l’alimentation et de la glycémie est une priorité dans la prise en charge de cette pathologie chronique. Cette application a pour objectif de faciliter le quotidien des patients diabétiques traités par insuline. Elle compte pour ces derniers les glucides contenus dans plus de 500 plats simples ou composés et permet d’enregistrer ses résultats glycémiques et des doses d’insuline, ceci via un journal de bord.
Trois fonctionnalités d’optimisation de gestion du diabète
- Composer son repas et évaluer la quantité de glucides grâce à une base de données alimentaire, accompagnée de visuels
- Personnaliser la base alimentaire en enregistrant ses propres données
- Ajouter ses mesures glycémiques, ses doses d’insuline et les événements marquants pouvant influer sur la glycémie (stress, activité sportive, prise de médicaments…) dans un journal de bord puis visualiser l’évolution des résultats glycémiques sous forme de graphiques
Le label mHealth Quality
Ce label participatif et multi-expertises identifie les applications de santé fiables, offrant un niveau de sécurité et de protection des données personnelles, et s’assurant de la qualité de l’information médicale fournie.
Gluci-Chek a été créée en collaboration avec des professionnels de santé et des patients diabétiques. La valeur médicale est un critère essentiel pour être labellisé par mHealth Quality. Elle repose sur la crédibilité des informations fournies, leur pertinence, la citation des auteurs et des sources, ainsi que la capacité à se mettre en conformité avec des nouvelles recommandations. En plus de l’analyse médicale et juridique, les évaluateurs de mHealth Quality analysent l’aspect réglementaire et éthique de l’application et synthétisent les résultats dans un rapport remis aux créateurs de l’application. -
Imagerie médicale : la start-up Medexprim lauréate du concours Reverse Challenge 2016
Medexprim, start-up de l’imagerie médicale créée en 2015 par Karine Seymour a été considérée comme le projet « le plus prometteur » lors de la deuxième édition du Reverse Challenge, concours d’entrepreneurs organisé par la société d’investissements M Capital Partners et « la Mêlée » autour du secteur de la e-santé s’est tenue le 12 octobre 2016. Huit start-up ont pu y pitcher leur projet devant des experts afin de faire avancer leurs entreprises.
L’ambition de Medexprim est d’accompagner les établissements de santé dans l’utilisation secondaire de leurs examens d’imagerie médicale pour la recherche, en diffusant largement et mondialement son logiciel Radiomics Enabler.
Elle a déjà signé un partenariat avec le CHU de Toulouse qui indiquait alors en 2015 : « Ce logiciel est capable d’effectuer des recherches multi-critères sur une archive d’images médicales numériques, appelée PACS (Picture Archiving and Communication System), d’extraire les séries d’images pertinentes pour les chercheurs et les acheminer vers des logiciels de quantification. En croisant ces données quantifiées avec d’autres informations médicales (comptes-rendus hospitaliers, analyses génétiques, résultats de laboratoire etc.), il sera possible de mieux comprendre les mécanismes de développement de certaines pathologies, d’en déduire des modèles prédictifs de réponse à des traitements, de faciliter la réalisation de nouveaux types d’études épidémiologiques et de pharmacovigilance ».
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DMP : une phase pilote dans 9 départements à partir de décembre 2016 (Nicolas Revel)
9 départements pilotes vont tester le nouveau DMP à compter du mois de décembre 2016, a annoncé Nicolas Revel, le patron de la Cnam, au cours de son audition le 5 octobre 2016 par la commission des affaires sociales du Sénat.
Cette phase pilote qui doit durer « plusieurs mois » sera menée auprès des assurés des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) du Bas-Rhin, de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), des Côtes-d’Armor, du Doubs, de Haute-Garonne, d’Indre-et-Loire, du Puy-de-Dôme, de la Somme et du Val-de-Marne.
Plusieurs textes sont encore attendus, après la publication le 4 juillet 2016 du décret relatif au DMP, pour finaliser ce déploiement dans le cadre de la phase pilote, dont le décret encadrant le traitement des données par la Cnam.
Les modalités de création, d’alimentation et de consultation du DMP en cours de développement technique
Selon la Cnam, « les spécifications techniques liées au déploiement des nouvelles fonctionnalités dans les départements pilotes ont été présentées à la Cnil au titre notamment des formalités préalables » lui incombant en tant que responsable du traitement de données. La Cnam a ajouté que « les nouvelles modalités de création (en ligne par le patient), d’alimentation (historique des remboursements) et de consultation » étaient actuellement en cours de de développement technique.
Concernant les règles d’accès des professionnels de santé, la Cnam a précisé « dans un premier temps les accès des professionnels de santé se feront sur la base de la matrice arrêtée par l’Agence des systèmes d’information partagés de santé » (Asip santé) dans le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé.
Les assurés pourront ouvrir eux-mêmes leur DMP
Dans le cadre de la phase pilote, les assurés pourront ouvrir eux-mêmes leur DMP en ligne et dans les accueils des CPAM, a précisé Nicolas Revel aux sénateurs. Le dossier intègrera au départ six mois d’historique du remboursement, les services de l’assurance maladie travaillant à y intégrer au plus vite des « données hospitalières » et des résultats de biologie médicale. « Il faut que le médecin puisse consulter le DMP dans la même interface que son environnement métier, et il faut qu’il puisse l’enrichir en un seul clic. Ces mises à jour logicielles ont été faites par certains éditeurs, d’autres sont en cours », a ajouré le patron de la Cnam.
Un calendrier de généralisation après l’évaluation de la phase pilote
A l’issue de cette phase pilote « ces modalités seront ensuite progressivement étendues » à l’ensemble des ayants droit du régime général aux autres régimes obligatoires, l’évaluation des résultats obtenus en phase pilote devant permettre de définir un calendrier de généralisation.
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Singapour : les objets d’activités connectés encourageraient peu les salariés à se dépenser
Proposer à des salariés d’utiliser régulièrement un objet connecté visant à encourager l’activité physique ne les inciterait que très peu à se dépenser davantage. L’impact sur la santé est donc minime, voire inexistant, conclut une étude réalisée à Singapour et publiée le 4 octobre 2016 dans le magazine The Lancet Diabetes & Endocrinology.
Les auteurs de l’étude admettent cependant que des essais sur une plus longue période (ici l’expérience a duré un an) devraient être réalisés pour tirer des conclusions plus pointues sur le sujet.
Une augmentation minime du niveau d’activité physique des participants
L’expérience TRIPPA (trial of economic incentives to promote physical activity) a été élaborée pour évaluer l’efficacité d’un objet connecté, ici le bracelet Fitbit Zip. Plus précisément, le but était de savoir à quel niveau il pouvait augmenter l’activité physique et améliorer la santé des utilisateurs ?
Le test s’est déroulé en deux étapes, selon un essai randomisé incluant 800 salariés à plein temps âgés de 21 à 65 ans, issus de treize entreprises et administrations singapouriennes.
L’activité physique d’intensité modérée à forte exprimée en minutes par semaine (MVPA) a été analysée pour chaque participant. Leur poids, leur pression artérielle, leur capacité cardiorespiratoire et leur qualité de vie ont été contrôlés en début d’étude, puis à six et douze mois.
Avant de débuter l’essai : 498 volontaires (62 %) étaient considérés comme « insuffisamment actifs » et 270 (34 %) comme « actifs » ; 454 (57 %) étaient en surpoids ou obèses, 69 (9 %) hypertendus.
Les six premiers mois, les salariés étaient encouragés à se servir du dispositif par le biais d’incitations financières. Quatre groupes ont été constitués de manière aléatoire :
- 1. Le groupe contrôle ne disposait pas du bracelet connecté mais recevait des informations promouvant l’intérêt de la pratique d’une activité physique ainsi que 4 SG$ (2,6 €) par semaine.
- 2. Le groupe Fitbit disposait de l’objet et recevait 4SG$ (2,6 €) par semaine.
- 3. Le groupe Charity disposait de l’appareil et recevait chaque semaine 15 SG$ (9,8 €) à condition d’avoir effectué au moins entre 50 000 et 70 000 pas au cours de cette semaine ou 30 SG$ (19,7 €) s’il avait réalisé plus de 70 000 pas, en sachant que l’argent récolté était versé à une association caritative.
- 4. Le groupe Cash disposait du Fitbit Zip et des mêmes conditions de compensations financières mais ses membres conservaient l’argent pour eux.
Une hausse d’activité d’une dizaine de minutes si compensation financière
Résultat : à la fin des six mois, les participants répartis dans le groupe contrôle avaient en moyenne réduit leur activité physique par rapport au début de l’expérience. Les membres des groupes Fitbit et Charity ont conservé le même niveau d’activité physique. Ceux du groupe Cash l’ont un peu augmenté, précisément une hausse de 13 minutes de MVPA et de 570 pas quotidiens en moyenne.
Environ 40 % des volontaires ont arrêté d’utiliser leur bracelet au cours de ces six premiers mois.
Au bout d’un an, 90 % des participants avaient arrêté d’utiliser le bracelet connecté
Les six mois suivants : tous les participants disposaient encore du bracelet mais plus aucune incitation financière ne leur était proposée.
Résultat : 90 % des participants ont arrêté d’utiliser l’outil au cours de cette période. Dans le détail : les membres du groupe Cash avaient réduit leur activité et étaient quasiment revenus au même niveau qu’au début de l’étude mais les volontaires du groupe Fitbit se dépensaient davantage, soit environ seize minutes de plus de MVPA par semaine. Aucune augmentation en revanche au niveau du nombre de pas.
Quel que soit le groupe, aucune amélioration au niveau de l’état de santé n’a été constatée.
Conclusions et limites de l’étude : des essais sur le long terme sont nécessaires pour aller plus loin
Les participants n’ayant pas significativement augmenté leur niveau d’activité physique, l’amélioration de leur santé est ainsi quasi inexistante.
Une méthode de recherche perfectible
Selon les auteurs de l’étude, ces résultats peuvent être liés à diverses raisons, dont certaines faiblesses admises au niveau de leur méthode de travail :
- l’expérience était « trop courte par rapport aux indicateurs choisis »;
- le niveau de MVPA était peut-être initialement « trop faible » parmi les participants ou la santé initiale des volontaires était peut-être « de trop bonne qualité au départ pour que des améliorations soient notables »;
- ils estiment aussi que les formules des incitations financières proposées n’étaient peut-être pas les bonnes, le groupe Charity n’ayant au final pas davantage augmenté son niveau d’activité physique par rapport au groupe Fitbit, et le groupe Cash ne s’étant pas vraiment démarqué des trois autres cercles.
« Avoir couplé les incitations financières au nombre de pas n’était peut-être pas la bonne façon de faire, analysent les chercheurs. Il aurait peut-être mieux valu les lier au MVPA, plus susceptible d’améliorer la santé».
Les auteurs de l’étude pensent aussi que le principe de la compensation financière engendrerait sûrement de réels effets sur une période d’essai plus longue : au bout de six mois, les participants n’avaient pas vraiment encore pris l’habitude d’augmenter leur niveau d’activité physique et n’en voyaient pas encore les effets positifs sur leur santé.
Piste : analyser l’impact d’une connexion de l’objet aux réseaux sociaux
D’autres études doivent être menées sur le sujet, et peut-être davantage sur le long terme, pour réellement connaître les effets des objets d’activités connectés sur la santé de leurs utilisateurs mais aussi pour savoir à quelle population il serait le plus intéressant de fournir ce genre de dispositifs et de proposer des incitations financières.
Il serait aussi intéressant de se pencher sur les effets de l’utilisation d’un objet d’activité connecté relié au smartphone de l’utilisateur et aux réseaux sociaux, note dans un commentaire de l’article Courtney M Monroe (University of South Carolina, Columbia), les interactions avec les membres d’une même communauté étant généralement un facteur de motivation (Medscape).
> L’étude TRIPPA est présentée dans son ensemble dans la revue The Lancet Diabetes & Endocrinology sous le titre Effectiveness of activity trackers with and without incentives to increase physical activity (TRIPPA): a randomised controlled trial. Elle est signée Pr. Eric A. Finkelstein, Benjamin A. Haaland, Marcel Bilger, Aarti Sahasranaman, Robert A. Sloan, Ei Ei Khaing Nang, et Pr. Kelly R Evenson.
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Exchange of health information, « the market will reach $ 137 million in Asia » (Frost & Sullivan)
The growing public sector investment in the Exchange Information Exchange (HIE) market in Asia Pacific attracts local and international IT vendors in the region, reveals a study published in September by Frost & Sullivan.
Ms Natasha Gulati and Ms Shalani Andria Pandian, respectively Industry Manager and Industry Analyst within the Transformational Health division of the consulting firm (Asia-Pacific), detailed the results of this report to H&TI.
“The HIE market in APAC will grow at 10.8% from 2015 to 2020”
The next generation of care delivery in Asia Pacific (APAC) should be an example in terms of initiatives undertaken by governments in the HIE, observe the authors of the study.
“The HIE market in APAC will grow at compound annual growth rate (CAGR) of 10.8% from 2015 to 2020 to reach US$173.0 million (€156,9 M),” the study, called Analysis of the APAC Health Information Exchange Market, says.
First, can you explain what do you exactly mean when you speak about « Health Information Exchange »?
Health Information Exchange (HIE) is the capability to electronically move clinical information among various healthcare organizations, primarily hospitals, insurance companies and public health organizations. The goal is to maintain the quality of the information being exchanged and create a continuum of an individual’s health data as he/she moves through various points of care throughout his/her life.
In our research we have segmented HIE into Public HIE which is driven by either the central or the state/regional governments, and Private HIE which is the initiative by private healthcare groups to share medical data across different HIS (Hospital Information Systems) in their organizations and hospitals.
“Although rudimentary at present, HIE in the region (APAC) will see exponential growth due to the strong interest from governments that seek to partner with private providers to create comprehensive and relevant platforms,” your study says. Could you give some concrete examples of partnerships?
Ministry of Health Malaysia (MOH) partnered with Mimos Sdn Bhd (a local vendor) to healthcare IT solution for public hospitals. MOH also partnered with ViaMed to develop MyHIX the national health information exchange platform.
Ministry of Health Holdings Singapore partnered with Oracle, Orion Health, Infinite and ArcSight to develop the National Electronic Health Record product suite, the national platform that allows mobilization of electronic health records between participating hospitals.
Governments across the APAC region are also continuously expressing the need to have public-private collaboration to exchange expertise and to develop a sustainable ecosystem.
Why governments are so interested about partnership with private companies to improve their healthcare system?
Within the context of HIE government intervention is relevant for creating a comprehensive and holistic system as it requires a regulatory push.
Governments are investing in HIEs because they help to reduce cost and improve quality of care and diagnosis. However, a health ministry will not directly have the IT capabilities to build an HIE platform. They will have to partner with an industry vendor (local or MNC, multinational corporation) to procure the necessary technologies, expertise and services.
At a broader level we have seen an increasing level of public-private partnerships in healthcare because governments across the region are trying to reduce healthcare expenditure and optimize the spending based on which routes can generate the best returns on investment. While the government can provide the necessary policy imperative the private sector provides the technical resources and manpower to drive development of new markets.
According to you, are public-private partnerships the best model to invest in this sector?
Public-private partnerships are particularly useful in bringing in new models of care delivery. This is because developing new markets involves a complete break from existing paradigms and creating new processes, new attitudes, behaviours and consequently business models.
Public-private collaboration to change the way the market behaves is crucial. Of course, at a more granular level, public-private partnerships ensure better utilization of resources from both sides; allow the government to optimize spending; brings in corporate-level efficiency into public health systems; and creates awareness channels for the private sector.
Which countries are the leaders in the HIE market or could become leaders?
For HIE specifically Singapore and Australia are leasing the way in APAC. Japan is following closely with the implementation of various Regional Health Information Networks (RHINs) across the country.
In Singapore the NEHR now has entered the second phase to have all community clinics, homes and GPs on the platform. The nursing homes, hospice and care homes now have integrated telehealth solutions that are able to feed data to NEHR, improving the overall efficiency of the public healthcare system in chronic disease management.
At hospital level, test redundancy is also reduced as a result of data sharing between hospitals, GPs, as well as participating community clinics and homes.Learnings from this success will health other countries in this region to start investing on HIE.
Why have you decided to focus on the HIE market? Is it really one of the most promising sectors in the eHealth market in Asia? And what about the other regions (Europe, USA…)? Are they really lagging behind in this area?
The HIE market in the US is driven by Health Information Organization (HIO), a group of hospitals in a region get together and invest on developing a common HIE platform to allow electronic data exchange between them.
HIE is the next milestone for APAC countries. Adoption of electronic medical records (EMRs) and electronic health records (EHRs) has scaled up rapidly across APAC countries in the last three years. However, gaps still remain in continuity of care because EMRs across hospitals, and regions are not 100% interoperable.
The natural evolution of the market would be to now link up these siloed EMRs through HIE platforms. Thus, while the market is still small compared to other healthcare IT solutions it is an item that needs to be built up in order to achieve healthcare goals across the region.
There are many government driven HIE across this region at various stages of development :
- Australia huge investment to revive its national health record, from Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) to MyHealth shows it commitment to develop a national platform to share electronic health data.
- China has regional HIE platforms which the government is looking to tie to a national platform in the near future.
- Malaysia has national HIE platform but only public hospitals are ties to it currently and the private hospital groups have their own HIE.
- India rolled out a national HIE project in 2012, it did not pick up as the market was not ready back then, but we are seeing some collaboration and industry level dialogues are happening now backed by various recently announced favorable initiatives.