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  • Blockchain : sécuriser une nouvelle expérience d’interopérabilité en santé (Livre blanc Accenture)

    « Les solutions apportées par la blockchain peuvent appuyer de nombreux processus dans le secteur de la santé à un niveau fondamental », indique un livre blanc rédigé par Accenture, rendu public le 31 août 2016 dans le cadre du défi lancé par l’ONC et le département de la santé américain en juillet 2016 pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain dans la santé et la recherche médicale aux États-Unis.

    Selon Accenture, « la blockchain promet d’améliorer de façon majeure l’intégrité des données, tout en autorisant l’interopérabilité pour les échanges de données, le suivi du patient et les transactions financières ».

    Le livre blanc étudie comment la mise en place d’un environnement sécurisé blockchain couplé aux investissements technologiques actuels peut conduire à l’amélioration de la santé des patients tout en respectant la réglementation.

    La méthodologie de la blockchain répond à de nombreux défis qui se posent en santé :

    • sécurité et intégrité des données,
    • respect de la confidentialité,
    • contrôle et validation,
    • sécurité sanitaire.

    Accenture précise que la Blockchain doit venir en complément des ecosystèmes de santé actuels. Elle n’est pas destinée à se substituer aux technologies et aux investissements déjà existants.

    Les 3 objectifs de la blockchain selon Accenture

    • Créer des dossiers médicaux sécurisés et fiables: sécuriser les dossiers médicaux créés par les professionnels de santé et les patients à l’intérieur d’une chaine d’événements, tout en préservant la source et l’intégrité de ces dossiers.
    • Lier les identités : mettre en place une authentification forte en conservant une copie originale des identités des patients et des professionnels de santé.
    • Enregistrer le consentement du patient: enregistrer chaque décision et consentement du patient directement dans le dossier médical sécurisé.

    La blockchain a le potentiel de transformer l’écosystème de la santé

    « Quand l’effet de mode autour de la blockchain se sera estompé, les utilisateurs la verront comme un outil supplémentaire dans la panoplie des outils technologiques que les systèmes de santé utilisent. Un certains nombre de cas d’usage émergeront »:

    • Approche populationnelle en santé. La blockchain peut dépasser les approches populationnelles actuelles en fournissant un niveau de confiance supérieur à ce qui se fait actuellement.
    • Amélioration des outils de contrôle. Parce que la blockchain peut enregistrer et valider n’importe quel type de données, elle peut tracer toute la chaine de communication entre professionnels de santé, patients et financeurs, indépendamment des mécanismes de contrôle de chacun, réduisant ainsi les possibilités de conflits.
    • Les données patient en tant que service. Une des forces de l’interopérabilité de la blockchain est la capacité de remplacer le concept de dossier patient, en rendant les données accessibles « as a service ».
    • Amélioration du déploiement des application IT. Un réseau de blockchains peut contenir des schémas d’identité, du stockage de données et des smart-contrats capables de s’exécuter indépendamment de la structure même des données.
    • Connecter les bases de données traditionnelles au sein d’un environnement blockchain. Un des défis est de garantir qu’autoriser l’accès aux bases de données traditionnelles ne permettra pas à des personnes non autorisées de lire les données du patient. Controler l’accès aux données à travers une blockchain nécessitera le développement de nouvelles techniques pour relier les données de la blockchain aux données des bases de données traditionnelles.
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  • Cancer : création d’une base de données ouverte de biopsie liquide

    La création d’une base de données ouverte de biopsie liquide pour le profilage génomique du cancer, c’est le projet lancé par une vingtaine d’institutionnels, sociétés et entreprises pharmaceutiques le 17 octobre 2016.

    Cette initiative fait partie du programme contre le cancer lancé par Barack Obama en janvier 2016 et dirigé par le vice-président américain Joe Biden.

    • AstraZeneca,
    • Eli Lilly,
    • Pfizer,
    • Novartis,
    • Roche,
    • Bristol-Myers Squibb,
    • Celgene,
    • Guradant Health,
    • Thermo Fisher Scientific,
    • Epic Sciences,
    • Foundation Medicine,

    comptent parmi les sociétés participant au projet.

    Blood Profiling Atlas Pilot

    • Cette initiative baptisée « Blood Profiling Atlas Pilot » doit servir de base au développement de standards technologiques pour le diagnostic du cancer, basés sur le profilage sanguin. Un des objectifs est d’être reconnue par la FDA comme une source valide de preuves scientifiques.
    • Les participants ont annoncé qu’ils fourniraient des paquets de données provenant de 13 études différentes en vue d’une analyse plus approfondie.
    • Les données incluent :
      • le cellules tumorales circulantes,
      • l’ADN tumoral circulant,
      • les essais sur les exosomes
      • les diagnostics cliniques,
      • les historiques de traitements,
      • les protocoles.

  • Télémédecine : partenariat entre la Croix Rouge américaine et Teladoc

    Un projet pilote pour donner accès à un service de télémédecine aux victimes en cas de crise majeure, tel est l’objet du partenariat scellé le 27 octobre 2016 entre la Croix Rouge américaine et Teladoc, une plateforme de téléconsultation basée au Texas.

    La Croix Rouge pourra recourir aux services de consultation à distance de Teladoc quand l’ampleur d’une crise ou d’une catastrophe dépassera les capacités des médecins ou secouristes présents sur le terrain.

    « La télémédecine va jouer un rôle majeur dans la diminution des risques en cas de catastrophe. Notre alliance avec Teladoc va nous faire avancer plus vite vers cette objectif. Nous espérons que cette collaboration servira à réduire les interruptions de service pendant les événements, mais aussi dans les semaines et les mois qui suivent », déclare Mary Casey-Lockyer, responsable des services de santé en cas de catastrophe de l’organisation.

    Teladoc avait déjà mis son service à disposition en septembre 2016 pour aider les secours aux victimes de l’ouragan Matthew à Haïti.

  • Pléothérapie selon Pharnext, révolution thérapeutique avec le Big Data

    Recombiner de manière optimale des médicaments efficaces à faible dose pour établir un profil médicamenteux tolérant et sécurisé en s’appuyant sur le big data, c’est le concept de pléothérapie développé par Pharnext pour répondre aux deux enjeux majeurs de l’industrie pharmaceutique : la sécurité et le prix des médicaments.

    Catherine Chalandon, directrice stratégique de Pharnext, société de biopharmaceutiques ciblant les pathologies neurologiques, a présenté ce nouveau principe de combinaison de médicaments déjà existants lors du Big Bang Santé du Figaro le 27 octobre 2016 à la Maison de la Chimie à Paris.

    Un nouveau concept de combinaison de médicaments à partir du Big Data

    Selon Catherine Chaladon, une pathologie est par définition multifactorielle. Le traitement par trithérapie voire quadrithérapie du SIDA, de l’HTA, du diabète et du cancer, nécessite une orientation vers les combinaisons de médicaments dont on connaît déjà l’efficacité, en optimisant leurs effets.

    Face au manque d’alternative thérapeutique de certaines pathologies, Pharnext s’appuie sur le big data pour élaborer des recombinaisons médicamenteuses.

    Le principe consiste à prendre en compte le fait que chaque médicament a plusieurs actions et que par conséquent une combinaison doit être élaborée de manière synergique pour ainsi diminuer les doses et garantir un bon profil de sécurité : plus efficace et plus rapide.

    « Le corps humain n’est qu’un gigantesque réseau de molécules interconnectées »

    Catherine Chalandon explique que le principe de la pléothérapie est de « surfer sur la complexité du monde moléculaire, qui n’est autre qu’un ensemble interconnecté de réseaux régulés de façon robuste : si un seul élément est perturbé, il existe un mécanisme de compensation. Le corps humain n’est qu’un gigantesque réseau de molécules interconnectées. »

    Selon elle, l’expertise Pharnext réside dans la compréhension du réseau biologique d’une pathologie à travers le big data (symptômes biologiques, profil des médicaments etc.) conduisant à l’identification des meilleures combinaisons pour la traiter. Elle indique que le réseau moléculaire de la maladie peut être établi à partir du big data.

    Après un an de travaux de recherche associant bio statistique et expertise des chercheurs, Pharnext a établi un réseau de molécules, applicable à toutes les maladies : 25 sont déchiffrées à ce jour. Cela permet de réaliser des tests plus précis et plus spécifiques des pathologies dans l’objectif d’élaborer des combinaisons thérapeutiques médicamenteuses efficaces en exploitant ce big data.

    Monothérapie versus pléothérapie

    En monothérapie on utilise un seul médicament à forte dose. Mais un médicament ne vise pas qu’une seule cible et de très fortes doses ont pour conséquence de cibler d’autres endroits du corps et ainsi provoquer des effets périphériques.

    La pléothérapie consiste à considérer l’organisme dans son ensemble. Ainsi lorsque ce dernier est perturbé on doit viser plus d’un de ses éléments. Les doses utilisées sont 10 à 100 fois inférieures à celles des indications d’usage.

    D’après Catherine Chalandon, il en résulte un meilleur profil de tolérance et de sécurité. En ciblant plusieurs éléments perturbés, on les restaure conjointement et atteint ainsi une efficacité optimisée.

    Pharnext possède deux produits au stade des essais cliniques :

    • Le PTX 3003, ayant prouvé un fort potentiel de création de valeur à travers la pléothérapie dans le contexte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
    • Le PTX 864, en phase II, dont l’effet est rapide au niveau cognitif lors d’une maladie d’Alzheimer.

    L’accord et de la FDA et de l’AMM en Europe sont espérés pour fin 2018.

  • Les 4 cercles vertueux des SIH (Patrice Degoulet, colloque e-santé HEGP 2016)

    – La vision que les SI améliorent l’efficience financière et la qualité des résultats reste partiellement utopique dans un contexte de contraction budgétaire,
    – Les évaluations doivent être moins « SI » centriques pour couvrir les principaux déterminants de l’efficience et de la qualité,
    – Étendre le champ d’investigation des cercles vertueux des hôpitaux aux territoires de santé numériques est l’utopie à venir en l’absence d’interopérabilité des SI actuels,

    telles sont les conclusions que Patrice Degoulet, DSI de l’HEGP a tirées le 20 octobre 2016 du colloque « e-santé en perspective », et qui l’ont amené à revenir sur ce que sont, selon lui, les quatre cercles vertueux des systèmes d’information.

    La satisfaction des utilisateurs de SI repose, selon lui, « sur l’utilisation de systèmes impactant la qualité des soins et de vie des patients, et l’efficience financière des établissements ».

    Il a évoqué notamment la théorie de la diffusion des innovations, selon laquelle surviennent des effets inattendus positifs ou négatifs, en l’occurrence provenant des TIC, comme par exemple une altération des relations entre professionnels et patients, la iatrogénie informatique, ainsi que le ransomware (logiciel informatique malveillant, prenant en otage les données).

    Il précise en revanche que « l’informatique médicale génère une quantité infinie de données, avec des hypothèses que l’on peut tester en pratique, parallèlement à la mise en place d’un système de support de décisions cliniques complexes ».

    Il défend par ailleurs qu’il existe bien un lien entre satisfaction et utilisation et que le défi réside dans le fait d’évoluer depuis des modèles d’acceptation vers des modèles de succès.

    Selon Patrice Degoulet, il existe une évolution naturelle des déterminants de la satisfaction, devant conduire à un modèle unifié de propagation du système d’information. L’utilisation du SI doit être ajustée par la profession, selon les qualités et utilités perçues et la satisfaction globale.  

    1-La boucle satisfaction-utilisation

    « Plus ils utilisent l’informatique, plus ils sont satisfaits, et plus ils sont satisfaits, plus ils utilisent l’informatique. » indique Patrice Degoulet en se référant au personnel utilisateur d’informatique médicale. « Lorsqu’un SI est pleinement intégré dans les processus de soins, les déterminants de l’utilisation sont essentiels. L’aboutissement de ce cercle vertueux signe la réussite du processus ».

    2-La boucle utilisation du SI-Efficience financière

    Il est alors légitime de s’interroger sur l’association de l’utilisation de l’informatique et de sa rentabilité, notamment financière. Les approches comptables traditionnelles présentent, selon Patrice Degoulet, quelques limites :

    • Trop faible granularité des environnements comparés
    • L’effet « pizza » : un SIH est plus que ses simples constituants
    • Biais de sélection, de par le caractère volontaire des participants
    • Biais de publication : sont publiées uniquement les expériences les plus positives
    • L’effet tunnel IT : ses coûts ne représentent qu’une petite partie de la part totale du budget de l’hôpital.

    Patrice Degoulet estime qu’il en résulte une surestimation des bénéfices financiers.

    L’évolution de l’efficience financière a été mesurée sur 20 hôpitaux de court séjour appartenant à l’APHP:

    • L’efficience financière globale des hôpitaux diminue chaque année (1%/année)
    • Les 3 hôpitaux avec le SI le plus avancé (R.Debré, HEGP, A.Paré) ont une diminution plus faible (0,6%)
    • La maturité informatique est un facteur déterminant, parmi d’autres de l’efficience financière.

    3 – La boucle de la qualité d’utilisation : typologie des indicateurs de résultats

    • Ces derniers sont constitués par la mortalité, le bien-être des patients, la satisfaction, les complications, réadmissions, puis par des sous-indicateurs : iatrogénie etc.
    • L’approche de modélisation s’appuie sur des méthodes consistant à envisager des modèles généraux de qualité combinant des indicateurs de processus et de résultats, en mettant l’accent sur les relations entre l’utilisation et les modèles processus / résultat, et si possible sur l’utilisation-résultats.
    • Il en résulte que de nombreuses preuves sont éventuellement biaisées partiellement, ceci mis en évidence grâce à des études d’évaluation d’usage/processus, d’autant que les réponses attendues sont probablement à la frontière SIH, par exemple la mortalité.

    4-La boucle de l’utilisation recherche clinique

    Il apparaît évident que les données facilite la recherche clinique. Cela permet, souligne Patrice Degoulet, de tester les règles de décisions sur des données et non des vrais malades, ainsi que d’évaluer les pratiques professionnelles.

  • EMR

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  • Levées de fonds et rachats d’octobre 2016

    Retrouvez tous les mois le bilan des levées de fonds des start-up françaises de la e-santé et des rachats d’entreprises du secteur.

    A retenir ce mois-ci : le rachat de Vidal par M3.

  • Agfa approché par CompuGroup Medical SE sur une possible OPA

    Agfa annonce avoir été approchée par l’Allemand CompuGroup Medical en vue d’une possible OPA, le 28 octobre 2016.

    La société d’imagerie belge précise cependant qu’il n’y a « aucune certitude » que cette offre aboutisse. « D’autres annonces seront faites, si et quand les circonstances l’exigeront », explique la société dans un communiqué.

    Le groupe Agfa-Gevaert a réalisé un chiffre d’affaires de 2,6Mds € en 2015 dont 40% proviennent de sa division HealthCare.

    La nouvelle a fait monter le cours de l’action Agfa de 6,2% à 3,8€ le 28 octobre 2016 à la bourse de Francfort, son plus haut niveau depuis six mois.

  • Lettres de liaison : le CHRU de Nancy se prépare avec des comptes rendus dématérialisés

    Plus de 187 000 comptes‐rendus dématérialisés permettant aux praticiens hospitaliers du CHRU de Nancy d’échanger avec les professionnels de santé de ville les données de leurs patients nécessaires à leur prise en charge ont été envoyés depuis février 2016, selon le chiffre communiqué le 27 octobre 2016 par CHRU.

    Ce centre s’est doté d’un service de messagerie électronique sécurisée permettant ces échanges. Depuis le Dossier Patient Informatisé utilisé au CHRU et via des adresses email dédiées, le dispositif permet un envoi rapide, sécurisé et confidentiel des comptes rendus d’hospitalisation d’un patient à son médecin traitant (ce dernier ayant le choix de conserver l’envoi papier).

    Un groupe associant médecins et informaticiens du CHRU travaille en lien avec des médecins de ville, afin d’améliorer le format de réception de ces documents pour plus d’ergonomie.

    Le déploiement de la messagerie sécurisée est un préalable à la mise en place au 1er janvier 2017 de la lettre de liaison faisant le lien entre la médecine de ville et les équipes hospitalières.

    Prévue par la Loi de Modernisation du Système de Santé (LMSS) de janvier 2016 et dont les modalités sont détaillées dans un décret paru le 20 juillet 2016, cette lettre de liaison vise à fluidifier davantage les échanges et à éviter les ruptures d’informations, au bénéfice de la santé des patients.

    Remise au patient le jour de sa sortie de l’hôpital et transmise en parallèle au médecin à l’origine de l’hospitalisation, cette lettre de liaison doit comporter la synthèse médicale du séjour, les traitements prescrits, les résultats d’examens effectués ou en attente, ainsi que les suite à donner à la prise en charge, conseils et surveillance particuliers.