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  • Maladies neurodégénératives : le fondateur de Braintree investit 100M $ (91M€) dans Kernel

    Libérer les pouvoirs du cerveau et lutter contre sa dégénérescence, c’est l’objectif de Bryan Johnson, fondateur de Braintree, qui annonce le 20 octobre investir 100M $ sur ses fonds propres dans sa nouvelle société, Kernel, dont les produits et logiciels visent à réparer le cerveau humain et à en augmenter les capacités.

    • Kernel, fondée en 2016, est une société en gestation, mais ses équipes pourraient doubler grâce à cet investissement, selon Bryan Johnson.

    • La société travaille à l’élaboration d’une prothèse neurale capable de communiquer avec les neurones en « hackant » le code neural qui permet au cerveau d’enregistrer et de stocker des informations.

    • Selon Bryan Johnson, ce type d’appareil pourrait corriger les signaux défaillants et aider les personnes souffrant de maladies neurodégénératives ou d’épilepsie.

    • Le fondateur de Braintree, une société de paiement en ligne rachetée par PayPal en 2013, espère lever 1Mds $ (910M€) pour financer les différentes étapes de développement de ses produits.

  • « La médecine française risque de devenir le Kodak du XXIème siècle » (Laurent Alexandre)

    « Il est urgent de réorganiser les universités de médecine françaises car les étudiants ont une vision de la médecine qui aura disparu lorsque sera venu leur tour d’exercer », tel est le diagnostic établi par Laurent Alexandre, chirurgien en cardiologie, co-fondateur de Doctissimo et dirigeant de DNA Vision, lors du Big Bang Santé organisé par le Figaro le 27 octobre 2016 à Paris.

    En analysant ce qu’il appelle « le divorce de pensée existant entre la Silicon Valley révolutionnaire et l’Europe bourgeoise, exigeante mais artisanale » quant à l’impact du big data sur l’univers de la santé, Laurent Alexandre a souligné le risque pour la médecine française de devenir le « Kodak du XXIème siècle ».

    Il a affirmé que les innovations technologiques, le big data, et l’IA génomique pourraient « conduire à des percées thérapeutiques, mais à condition d’effectuer leur indispensable évaluation pour faire face à leur potentielle iatrogénie » et assuré que « défendre le réglementaire ne signifie pas être passéiste ».

  • « Les données de santé sont l’or noir de demain » (Thierry Breton, BigBang Santé du Figaro)

    « Les données de santé sont l’or noir de demain » et par conséquent 4 piliers doivent encadrer le futur de ces données: propriété, localisation du droit, souveraineté et sécurisation. Tel est le message lancé par Thierry Breton, fondateur et PDG d’Atos, lors du Big Bang Santé 2016 organisé par le Figaro le 27 Octobre 2016 à Paris.

    Thierry Breton estime que l’essentiel du flux géant de données créées « générera incontestablement des traces informationnelles qu’il est impératif de traiter, processer, stocker et exploiter intelligemment, à travers le deep learning qui se doit d’être de proximité ».

    Il a précisé que ces données « doivent être de plus en plus localisées », et, afin d’en garder la maîtrise, « qu’une organisation et une régulation harmonisées doivent être rapidement mises en place en Europe ».

  • Désert médical : les députés rejettent l’amendement installation contre cessation d’activité (PLFSS)

    L’amendement de la commission des Affaires sociales au projet de budget de la Sécurité sociale qui entendait dissuader les médecins libéraux de s’installer dans une zone où exercent déjà de nombreux médecins, à moins qu’un autre ne s’en aille a été rejeté dans la nuit du 27 au 28 octobre 2016 par les députés.

    Cet amendement adopté le 19 octobre 2016 en commission des affaires sociales dans le cadre de l’examen du projet de PLFSS 2017 stipulait que « dans les zones dans lesquelles est constaté un fort excédent en matière d’offre de soins, le conventionnement à l’assurance maladie d’un médecin libéral ne peut intervenir qu’en concomitance avec la cessation d’activité libérale d’un médecin exerçant dans la même zone ».

    Il avait provoqué une levée de boucliers du gouvernement, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, opposant son « avis résolument défavorable », et de la profession qui dénonçait une atteinte à la liberté d’installation.

  • « Valoriser les médicaments de demain en France et en Europe » (Cercle de Belém, le 30/11/2016)

    Comment faire en sorte que tous les Européens puissent bénéficier des progrès liés aux médicaments innovants, tel est le thème du colloque organisé le 30 novembre 2016 par le Cercle de Belém, fondé par Nicolas Bouzou et Pierre Bentata.

    Ce colloque qui se tiendra au Musée social, 5, rue Las Cases à Paris (7ème) regroupera des économistes, des spécialistes du secteur de la santé et des personnalités politiques européennes.

    Inscriptions: ijacquet@asteres.fr

    Colloque « Du risque à l’innovation: valoriser les médicaments de demain »

    • 14h : accueil
    • 14h 30: discours inaugural de Jérôme Bouyer, président d’AbbVie France
    • 15h : Table ronde N°1, « Que valent les médicaments innovants? »

    – La santé a-t-elle un prix ? Démosthène Davvetas, philosophe

    – Le coût du risque et du très long terme dans les business models des activités aéronautiques et de défense, Renaud Bellais, Airbus chief economist

    – Pourquoi les opinions publiques sous-estiment les bienfaits des médicaments ? Stefano Adamo, historien

    • 16h 30 : ouvertures politiques avec Françoise Grossetête, députée européenne, et Bart Vermeulen, directeur adjoint de la Santé en Belgique
    • 17h : Table ronde N° 2, « Valoriser les médicaments innovants: l’Europe, source d’inspiration »

    – Les prix des médicaments innovants sont-ils élevés en Europe, Pierre Bentata, professeur d’économie

    – Comment les prix des médicaments innovants sont fixés en Europe, Eline Van Der Brock, économiste de la santé aux Pays-Bas

    – Avantages et inconvénients du système britannique de régulation des dépenses pour les soins les plus onéreux, Daniel Mahoney, directeur de recherches économiques à Londres

    • 18h 45 : clôture du colloque par Nicolas Bouzou, économiste et co-fondateur du Cercle de Belém
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  • La télémédecine au menu du contrat local de santé des îles bretonnes

    Le contrat local de santé des îles du Ponant a été signé le 21 octobre par l’ARS Bretagne et les élus des territoires concernés. Le développement de la télémédecine figure parmi les axes à privilégier.

    Trois axes prioritaires

    Trois axes ont été définis dans ce contrat pour assurer aux îliens la continuité et l’égal accès au système de santé :

    • la garantie d’une offre de soins de premier secours 24 heures/24 par la présence minimum d’un médecin ou d’un infirmier sur chaque île.
    • une meilleure prévention, avec le développement de campagnes de prévention santé et un travail sur les conduites addictives ;
    • le développement de la télémédecine. Il passera par le projet « Télémédecine et territoires insulaires », piloté par l’ARS Bretagne.

    11 îles concernées

    Les îles du Ponant sont les onze îles bretonnes habitées à l’année :

    • Arz
    • Batz
    • Belle-île
    • Bréhat
    • Groix
    • Houat
    • Höedic
    • Ile aux Moines
    • Molène
    • Ouessant
    • Sein

  • Lancement du Lab Santé Ile-de-France le 13/12/2016

    Pour le lancement officiel du Lab Santé Ile de France, une conférence sur le thème « Santé et innovation, et si on accélérait le mouvement » est organisée le 13 décembre 2016.

    Horaires: de 9h à 12h 30
    Lieu: 27, avenue de Friedland à Paris.

    Au programme :
    • Présentation de ce nouvel acteur régional au service de l’innovation,
    • Ses offres de service et d’intermédiation entre acteurs publics et privés,
    • Les témoignages de porteurs de projets déjà accélérés,
    • Intervention du professeur Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, qui présentera la stratégie nationale d’innovation en santé.

  • Appliquer les standards de la logistique pour améliorer la sécurité des patients (étude canadienne)

    Améliorer la sécurité des patients et rendre les erreurs médicales impossibles en appliquant à la santé les standards de traçabilité et les technologies de la chaine logistique, tel est l’objet des recherches du Dr. Anne Snowdon, une chercheuse canadienne indépendante. Ses travaux ont été présentés le 3 octobre 2016 dans le cadre du World Health Innovation Network (WIN) au Club Economique de Toronto.

    Une des pistes envisagées consisterait à attribuer un code barre selon le standard GS1 aux médicaments, instruments médicaux, personnels soignants et aux patients pour les suivre numériquement et créer un ”système d’alerte” en cas d’erreur. Celui-ci permettrait de réduire les erreurs de dosage, de médicaments, les oublis d’instruments dans le corps des patients, les opérations sur les mauvaises parties du corps.

    Les éléments clés

    • Adoption des codes barre standardisés du GS1 comme langage commun de la chaine d’approvisionnement en santé pour identifier les patients, les produits utilisés et les lieux de soins.
    • Mise en place de processus issus de l’e-commerce qui automatisent la chaine d’approvisionnement en santé selon les besoins des patients.
    • Suivi automatisé, traçabilité et reporting des performances des produits en fonctions des résultats sur les patients.

    Les solutions proposées

    • Créer une politique régionale et un cadre réglementaire exigeant l’adoption des standards mondiaux du GS1 et guider la transformation de la chaine logistique dans les systèmes de santé.
    • Investir dans une infrastructure intégrant des outils et des appareils de suivi numériques automatisés pour transformer les environnements de soin.
    • Etablir un registre national constamment mis à jour de tous les produits utilisés en santé.
    • Batir une chaine logistique en santé de pointe en utilisant l’expertise et l’expérience acquises dans d’autres secteurs.
    • Mettre en place un tableau de bord qui mesure les progrès et les succès dans ce domaine.

  • IBM et TEVA renforcent leur partenariat dans la lutte contre les maladies chroniques

    Un élargissement de leur partenariat existant dans la lutte contre les maladies chroniques, signé en septembre 2015 ainsi qu’un nouveau projet de recherche sur les nouveaux traitements, c’est ce qu’annonce IBM et Teva Pharmaceuticals le 26 octobre 2016.

    Cette extension comprend :

    • Une collaboration de 3 ans sur la recherche pour développer des technologies cognitives débouchant sur une approche systématique sur le champ émergent du repositionnement des médicaments et la découverte de nouveaux usages pour les médicaments existants.
    • Un ciblage prioritaire sur les maladies respiratoires et du système nerveux central en ce qui concerne leur initiative commune de gestion des maladies chroniques.

    Les deux projets reposeront sur la technologie de Watson Health.