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  • Santé au travail : entre obligations légales, attentes salariales et innovations numériques

    L’article L4121-1 du Code du travail établit clairement la responsabilité légale de l’employeur concernant la santé physique de ses collaborateurs, lui imposant une obligation de résultat qui l’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur protection. En plus des questions légales et éthiques, la santé au travail est aussi une question économique : on estime le coût direct et indirect des problèmes de santé professionnels entre 830 et 1656 millions d’euros annuellement et le taux de retour sur investissement de 2,5 à 4,8 euros pour chaque euro investi dans des solutions de santé au travail. Malgré cela et l’émergence de solutions numériques seules 24 % des entreprises disposent d’un budget dédié à la santé au travail, loin des attentes des salariés pour qui le bien-être constitue un critère décisif dans le choix de leur employeur. Dans ce contexte, la prévention, l’accompagnement psychologique et l’investissement dans la qualité de vie au travail apparaissent plus que jamais comme des leviers essentiels pour répondre à la fois à un impératif de société et à la compétitivité des organisations.

    📌 24 % des entreprises disposent d’un budget dédié à la santé au travail

    La santé au travail en France affiche des indicateurs préoccupants : le taux d’accidents du travail mortels atteint 3,5 pour 100 000 actifs, soit le double de la moyenne européenne, et le pays recense 3 425 accidents non mortels pour 100 000 actifs. En 2021, près de 646 000 accidents du travail ont été enregistrés, touchant particulièrement le bâtiment, la santé, les services à la personne et l’industrie, avec un taux record de 95,5 accidents pour 1 000 salariés dans l’aide à domicile. Les maladies professionnelles ont doublé en vingt ans, dont 88 % sont des troubles musculo-squelettiques (TMS), représentant plus de 41 900 cas reconnus en 2023, en hausse de 9,5 %. Sur le plan psychologique, 41 % des salariés se déclarent en détresse et 34 % en situation de burn-out, tandis que l’absentéisme a bondi de 41 % en cinq ans pour atteindre un coût annuel estimé à 100 milliards d’euros, soit 4,7 % du PIB. Malgré une prise de conscience croissante, seules 24 % des entreprises disposent d’un budget dédié à la santé au travail, alors que 81 % des salariés considèrent le bien-être comme un critère clé pour choisir leur employeur. Ces chiffres soulignent l’urgence de renforcer la prévention, l’accompagnement psychologique et l’investissement dans la qualité de vie au travail pour répondre à un enjeu de société et de compétitivité.

    Chiffre clé : Les maladies professionnelles ont doublé en vingt ans, 88 % d’entre elles sont des troubles musculo-squelettiques (TMS)

    👉 H&TI présente la situation de la santé au travail en France en 2025 ici.

    📌 Santé au travail : les interventions numériques améliorent le bien-être mais manquent de preuves sur la durée

    Selon une revue systématique internationale publiée en 2024, les interventions numériques en santé au travail – telles que les applications mobiles, plateformes web et dispositifs de réalité virtuelle – apportent des bénéfices notables sur la santé mentale, la motivation et la réduction de la sédentarité des salariés. L’analyse de 17 études menées entre 2017 et 2024, couvrant plusieurs pays et secteurs, montre par exemple que des outils comme WorkGuru (thérapie cognitive digitale) ou Welbot (application d’activité physique) ont permis d’améliorer l’humeur et d’augmenter significativement le temps passé debout au travail. Toutefois, l’impact à long terme reste peu documenté, avec une forte hétérogénéité des mesures et un manque de données économiques robustes. Les dispositifs les plus efficaces sont ceux intégrés aux outils quotidiens et personnalisés selon les besoins des salariés, mais la majorité des études repose sur des données auto-déclarées et ne dépasse pas un an de suivi, soulignant la nécessité d’évaluations standardisées et de preuves tangibles pour convaincre les décideurs.

    Chiffre clé : Les études indiquent une efficacité des solutions numériques pour la santé au travail, mais se base sur des étude d’un an ou moins et reposent sur des données auto-déclarées.

    👉 H&TI analyse pour vous la revue de la littérature sur le santé numérique au travail ici.

    📌🗺️QVCT et santé au travail : les assureurs accélèrent la prévention, l’accompagnement psychologique et la digitalisation

    Depuis 2022, les mutuelles, assureurs et groupes de protection sociale multiplient les offres pour améliorer la santé au travail et la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT), ciblant aussi bien salariés, dirigeants de PME/TPE, indépendants et artisans. Parmi les dispositifs phares, Harmonie Mutuelle a déployé « La santé gagne l’entreprise », combinant kits méthodologiques, ateliers pratiques et plateforme téléphonique, tandis que Malakoff Humanis propose des « Kits Enjeux RH », des formations en ligne et des animations santé en entreprise. AG2R La Mondiale a lancé « Branchez-vous Santé » incluant un pré-diagnostic en ligne et des parcours de dépistage, et MGEN a formé plus de 100 équipes hospitalières à la prévention des risques psychosociaux et des TMS. Les innovations vont de la caméra intelligente Matvisio pour prévenir les troubles musculo-squelettiques à l’application Generali Vitality, qui récompense les salariés adoptant de meilleures habitudes de vie. Le soutien psychologique s’intensifie : plus de 65 % des salariées souhaitent un accompagnement en cas de difficulté, et les lignes d’écoute psychologique, applications de gestion du stress ou formations aux premiers secours en santé mentale sont désormais intégrées aux garanties collectives. Enfin, l’accompagnement des dirigeants et travailleurs non-salariés se structure avec des lignes d’écoute dédiées, des bilans médico-psycho-sociaux et des programmes de prévention du burn-out, alors que la digitalisation des outils de prévention (plateformes, applications, e-learning, analyse de données RH) s’impose comme un levier clé pour anticiper les risques et personnaliser les actions de QVCT

    👉 H&TI analyse pour vous les outils numérique de santé au travail déployés par les mutuelles ici.

    📌🗺️Santé au travail : le numérique transforme la prévention et redéfinit les rôles de tous les acteurs

    Le numérique bouleverse la santé au travail en France tandis que les cas de burn-out et de dépression continuent d’augmenter. Grâce à l’intelligence artificielle, aux capteurs connectés et à la télémédecine, tous les acteurs – employeurs, médecins du travail, infirmiers, CSE, SPST et salariés – voient leurs missions évoluer vers une prévention plus personnalisée, prédictive et interactive. Les plateformes de suivi, les outils de data visualisation et les applications mobiles permettent désormais de détecter précocement les signaux faibles, d’accompagner en temps réel les salariés et de piloter finement les plans de prévention. Cette transformation s’accompagne d’une vigilance accrue sur la protection des données, condition essentielle pour maintenir la confiance et garantir une santé au travail éthique et efficace.

    👉 H&TI analyse pour vous les impacts de la numérisation de la santé au travail sur chacun des acteurs ici.

    📌🗺️91 % des solutions numériques ciblent la santé mentale et les troubles musculo-squelettiques

    En 2025, le marché français de la santé au travail compte 23 solutions numériques dédiées, dont 12 (soit plus de la moitié) visent la santé mentale des salariés, et 9 (près de 40 %) la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS), principales causes de maladies professionnelles en France. Seules deux solutions s’adressent à la promotion de l’activité physique ou à la santé globale. Les outils, qu’ils soient administrés par l’employeur, le salarié ou en co-gestion, intègrent des fonctionnalités variées : questionnaires anonymes, consultations à distance, analyse d’image, programmes d’exercices ou encore ateliers de prévention. La solution Alan Mind, portée par la plus importante levée de fonds du secteur en 2024 (172 millions d’euros), illustre le dynamisme de ce marché en pleine structuration, où la personnalisation des parcours et la sécurisation des données (certifications ISO 27001 et 27701) deviennent des standards. Ces chiffres témoignent d’une forte concentration de l’innovation sur les enjeux psychiques et physiques du travail, en réponse directe aux obligations légales des employeurs et à l’impact économique du mal-être et des TMS dans les organisations.

    Chiffre clé : Il existe 23 applications dédiées à la santé au travail.

    👉 H&TI dresse pour vous le panorama complet des solution numérique pour la santé au travail ici.

    @H&TI – Visuel de synthèse Santé numérique et santé au travail

  • 1er trimestre : des levées de fonds en baisse malgré l’IA

    Au T1 2025, les levées de fonds dans la healthtech française chutent de 36 % à 98,8 M€, avec deux start-up, Bioptimus (36 M€) et Robeauté (27 M€), concentrant près des deux tiers des montants. Le secteur drug discovery tire son épingle du jeu, représentant plus de 42 % des fonds, tandis que l’IA s’impose dans la majorité des levées. Malgré quelques signaux positifs, la dynamique globale reste en net recul, avec seulement trois entreprises dépassant 10 M€ contre six l’an dernier. Cette contraction s’accompagne d’une vague de faillites emblématiques et d’une polarisation accrue des financements autour des plus gros acteurs.

    📌“Healthtech : les levées de fonds chutent de 36 % au T1 2025 malgré le dynamisme de la biotech et de l’IA”

    Au premier trimestre 2025, les levées de fonds des start-up françaises de la healthtech ont reculé à 98,8 millions d’euros, soit une baisse de 36 % par rapport à la même période en 2024 (161,2 millions) et de 46 % par rapport à 2023 (182,6 millions). Deux start-up concentrent à elles seules près des deux tiers des montants levés : Bioptimus, qui a réalisé une série A record de 36 millions d’euros, et Robeauté, avec 27 millions. Le secteur de la drug discovery affiche une forte progression, totalisant 41 millions d’euros ce trimestre, alors qu’il n’avait levé que 15,5 millions sur toute l’année 2023. L’IA s’impose comme un moteur d’innovation, intégrée dans 11 des 15 levées du trimestre. Malgré ces signaux positifs, la tendance générale reste à la contraction, le T1 2025 étant le deuxième plus faible des onze derniers trimestres, confirmant un ralentissement structurel des financements dans la healthtech.

    Chiffre clé : La drug discovery représente à elle seule plus de 42% des levées de fonds au T1 2025.

    👉L’analyse détaillée des montants des levée de fonds du trimestre par secteurs, technologies est à retrouvé ici.

    📌“Bioptimus signe la plus grosse levée de fonds du T1 2025, mais la French Tech santé peine à dépasser les 10 millions d’euros”

    Au premier trimestre 2025, Bioptimus s’est démarquée avec une levée de fonds record de 36 millions d’euros, devançant largement les autres acteurs du numérique en santé, dont seule Robeauté a également franchi la barre des 10 millions d’euros levés avec 27 millions. Cette concentration des financements est marquante, puisque ces deux opérations représentent à elles seules 63 des 98,8 millions d’euros collectés sur la période. Le ticket moyen atteint ainsi 9,04 millions d’euros, en légère hausse par rapport à 2024, mais la dynamique globale reste en retrait : seules trois entreprises ont levé plus de 10 millions d’euros, contre six au T1 2024. Fait notable, aucune levée n’est inférieure à 1,2 million d’euros cette année, alors que deux opérations étaient sous le million au T1 2024, illustrant une polarisation croissante du financement autour des plus grosses start-up du secteur.

    Chiffre clé : 2 entreprises sur les 15 concernées représentent près des 2 tiers des montants

    👉Le panorama complet des levées de fonds au premier trimestre est à retrouver ici

    📌“Faillites en série dans la biotech et essor de l’IA médicale : 2025, année de contrastes pour la santé innovante”

    Le début de l’année 2025 a été marqué par la liquidation de trois entreprises de biotechnologie et santé numérique : Flash Therapeutics, Egeiro Pharma et Butterfly Therapeutics, toutes victimes d’échecs de repositionnement stratégique ou de difficultés d’accès au financement, malgré des levées de fonds significatives par le passé, comme les 15 millions d’euros levés par Flash Therapeutics en 2021. À l’international, la pionnière américaine 23andMe s’est également déclarée en faillite après une chute de ses revenus et une fuite massive de données, mettant en lumière la fragilité du modèle économique du secteur. En parallèle, la medtech française Gleamer accélère sa croissance avec l’acquisition de Pixyl et Caerus Medical, visant désormais à couvrir 80 % des besoins en imagerie médicale, forte de plus de 35 millions de dossiers patients analysés chaque année dans 2 500 établissements et d’une présence dans 45 pays. Ces événements illustrent à la fois les risques structurels pesant sur les jeunes entreprises de la santé et le dynamisme des acteurs misant sur l’intelligence artificielle et l’innovation clinique.

    Chiffre clé : 3 faillites dans la santé numérique en 2025

    👉H&TI analyse pour vous les raisons de ces faillites ici.

    📌“T1 2021 : que sont devenues les pépites françaises du numérique en santé après un trimestre record de 309 M€ levés ?”

    Le premier trimestre 2021 a marqué un sommet historique pour les entreprises françaises du numérique en santé avec 308,9 millions d’euros levés, dont trois levées majeures supérieures à 30 millions d’euros : eCential Robotics (100 M€), Carmat (55,7 M€) et CorWave (35 M€), qui à elles seules ont concentré plus de la moitié des fonds collectés. Depuis, eCential Robotics a poursuivi son expansion internationale en obtenant plusieurs homologations FDA et en lançant la commercialisation de sa plateforme robotique aux États-Unis, tandis que CorWave a inauguré une usine à Clichy pour industrialiser sa pompe cardiaque et a porté sa série C à 61 M€. Carmat, après une suspension temporaire de ses implantations fin 2021, a franchi le cap des 100 patients équipés début 2025 et levé plus de 120 M€ pour soutenir sa production et ses essais cliniques. Parmi les autres acteurs, Volta Medical a levé 36 M€ en 2023 et obtenu des validations réglementaires majeures pour son IA d’aide à l’ablation cardiaque, Median Technologies vise la première mise sur le marché d’un logiciel IA pour le dépistage du cancer du poumon dès 2025, et AcuSurgical prépare une levée de 20 à 25 M€ pour industrialiser son robot chirurgical après une première étude clinique réussie. La dynamique se retrouve aussi chez Poppins (ex-Mila), qui a levé 8 M€ pour accélérer le déploiement de sa solution numérique pour enfants DYS, et chez Rhythm Diagnostic Systems, qui a obtenu le marquage CE pour son dispositif de télésurveillance MultiSense, désormais déployé à l’international. Ces trajectoires témoignent d’une forte capacité d’innovation, d’industrialisation et d’expansion à l’international, même si certains acteurs ont dû surmonter des turbulences industrielles ou renforcer leur financement pour poursuivre

    Chiffre clé : Les trois start-up ayant levées plus de 30 millions d’euros en 2021 continue à collecter des fonds.

    👉H&TI vous en dit plus sur les parcours des grosses levée de fonds de l’années 2021 ici

  • Himss 2025, les Etats-Unis une source d’inspiration pour la transition numérique en Europe?

    La transformation numérique en santé, portée par des technologies comme l’intelligence artificielle (IA), l’interopérabilité et la cybersécurité, constitue une opportunité stratégique pour les systèmes de santé. Cependant, son déploiement soulève des défis majeurs : gouvernance, intégration dans les flux de travail et acceptabilité par les professionnels. Les expériences observées aux États-Unis, notamment lors du congrès HIMSS 2025 et des visites à UCLA Health et Cedars-Sinai, offrent des enseignements précieux pour accélérer la transition numérique en France.

    📌 HIMSS 2025 : L’IA en santé, entre opportunités stratégiques et défis opérationnels

    Le congrès HIMSS 2025 à Las Vegas a rassemblé des experts internationaux pour explorer comment l’intelligence artificielle (IA) peut transformer les systèmes de santé. Cette immersion stratégique a révélé des avancées concrètes, comme l’utilisation de l’IA pour automatiser des tâches complexes et améliorer la qualité des soins, tout en mettant en lumière les défis liés à la gouvernance, à l’interopérabilité des données et à la cybersécurité. Plus d’un tiers des établissements de santé américains ont subi une cyberattaque en un an, soulignant l’urgence de stratégies nationales adaptées. En France, l’intégration de l’IA reste freinée par l’hétérogénéité des dossiers patients informatisés (DPI) et le besoin de ressources humaines formées. Les échanges ont confirmé que la clé du succès réside dans une gouvernance éthique et une mise en œuvre centrée sur les besoins concrets des soignants et des patients.

    Chiffre clé : 1/3 des hôpitaux américains ont subi une cyber-attaque l’année passé

    👉 H&TI vous livre le compte-rendu de la table ronde de retour de la learning expedition ici.

    📌 HIMSS, l’organisme internationale spécialisée en transition numérique en santé.

    Fondée en 1961, HIMSS est une organisation mondiale à but non lucratif dédiée à la transformation numérique des systèmes de santé, avec une présence dans plus de 100 pays et plus de 120 000 membres. Elle a évalué plus de 8 000 hôpitaux à travers ses modèles de maturité, notamment l’EMRAM et l’AMAM, qui intègrent des technologies avancées comme l’intelligence artificielle. HIMSS propose également des certifications professionnelles reconnues et organise des événements internationaux majeurs, dont la conférence HIMSS Europe prévue à Paris en juin 2025.

    Chiffre clé : 8000 hôpitaux évalués par les modèles de maturité de HIMSS.

    👉 H&TI vous dresse une description détaillé de cette organisme centrale de la transition numérique en santé ici.

    📌 Accélérer la santé numérique : 5 leçons venues de UCLA Health

    L’immersion au sein de UCLA Health met en lumière un modèle avancé de santé numérique, où l’intelligence artificielle, les outils connectés et l’analyse de données redéfinissent les pratiques hospitalières. Avec plus de 300 programmes numériques actifs, UCLA optimise le parcours patient grâce à des innovations comme le centre de commandement en temps réel, qui gère les flux hospitaliers malgré une capacité dépassant régulièrement 100 %. Cependant, moins de 15 % des médecins utilisent l’IA pour rédiger des messages, soulignant la nécessité d’une intégration adaptée et d’une gouvernance rigoureuse. Le programme MOVERS illustre une autonomie data-driven dans chaque service clinique, soutenue par une formation intensive à la littératie des données. Ce modèle californien, fondé sur une vision stratégique et une mise en œuvre agile, offre des enseignements précieux pour adapter la transformation numérique en France.

    Chiffre clé : 300 programmes numériques différents actifs à l’hôpital d’UCLA.

    👉 H&TI vous emmène découvrir les dispositifs numériques à l’UCLA Health ici.

    📌 Cedars-Sinai : L’hôpital plateforme qui redéfinit l’innovation clinique et technologique

    La visite immersive au sein de Cedars-Sinai a révélé un modèle pionnier d’hôpital plateforme, où excellence clinique et stratégie numérique se conjuguent pour transformer les soins. Avec son assistant IA interne, CSGPT, utilisé par plus de 600 professionnels, et ses scribes numériques développés avec la startup française Nabla, Cedars-Sinai réduit significativement le temps de documentation à domicile tout en augmentant la satisfaction des cliniciens. Les projets pilotes en soins infirmiers augmentés, comme le virtual nursing et le virtual sitting, améliorent la prévention des chutes et des escarres tout en diminuant les heures de surveillance humaine. Par ailleurs, son venture studio intégré, Tech Ventures, a permis la création de solutions innovantes telles que Prometheus, rachetée pour 10,8 milliards USD. Enfin, son accélérateur mondial accueille chaque année des startups santé pour les intégrer dans son écosystème. Ce modèle californien, qui s’ouvre à l’international notamment via des collaborations européennes, pourrait inspirer les futurs CHU numériques français.

    Chiffre clé : 600 professionnelles utilisent la solution d’IA interne au Cedars-Sinai.

    👉 H&TI vous livre son retour d’expérience de la visite du Cedars-Sinai ici.

    📌 Prescription médicale par IA : Vers une révolution réglementaire aux États-Unis

    Le projet de loi fédéral Healthy Technology Act of 2025 pourrait autoriser certaines intelligences artificielles à prescrire des médicaments, sous réserve d’une approbation par la FDA et d’un encadrement par les lois des États. Cette initiative suscite des débats intenses sur les performances, les enjeux éthiques et les risques juridiques liés à l’autonomie des IA. Si des outils comme Posos ou Synapse Medicine montrent déjà leur efficacité en tant qu’aides à la prescription sous supervision médicale, une IA totalement autonome soulève des questions complexes. Par ailleurs, les États-Unis renforcent leur cadre réglementaire pour limiter les biais algorithmiques et garantir la transparence, notamment via des lois pionnières en Californie et en Utah. Ces mesures insistent sur la supervision humaine et la traçabilité, tandis qu’en France, le principe de “garantie humaine” reste central dans les réflexions éthiques sur l’IA en santé. Avec 35 textes législatifs en cours, cette évolution pourrait transformer radicalement le rôle de l’IA dans les soins médicaux.

    Chiffre clé : 35 textes législatifs en cours aux Etats-Unis

    👉 H&TI dresse un aperçu un aperçu des évolutions réglementaires en cours ici.

    📌 HIMSS 2025 : L’innovation numérique en santé face aux défis de l’impact et de la sécurité

    Lors de HIMSS 2025, plus de 1 000 exposants et des milliers de professionnels se sont réunis pour discuter des défis et opportunités liés à l’innovation numérique en santé. L’intelligence artificielle, désormais omniprésente, est évaluée sur son impact concret, comme la réduction du temps de documentation grâce à DAX Copilot ou l’aide au diagnostic via Epic. Près de 20 % des failles de cybersécurité dans les hôpitaux proviennent de terminaux mobiles, soulignant l’urgence d’implémenter des solutions comme le Unified Endpoint Management (UEM). L’interopérabilité reste un enjeu majeur, avec des efforts autour des standards FHIR et TEFCA pour fluidifier les échanges de données. Enfin, l’évolution des attentes des patients, où un sur quatre est prêt à changer de prestataire faute de rendez-vous rapide, pousse les systèmes à intégrer des outils numériques mieux adaptés. HIMSS 2025 marque un tournant vers une innovation centrée sur la résolution des problèmes réels plutôt que sur la simple sophistication technologique.

    Chiffre clé : 20 % des failles de cybersécurité dans les hôpitaux proviennent de terminaux mobiles

    👉 H&TI analyse les grandes annonces de cette édition 2025 de Himss ici.

    📌 Santé numérique : Cris Ross appelle à une convergence transatlantique des modèles

    Lors du congrès HIMSS 2025, Cris Ross a souligné les différences fondamentales entre les systèmes de santé américains et européens, tout en plaidant pour une convergence des meilleures pratiques. Aux États-Unis, les dépenses de santé par habitant atteignent 12 474 USD, soit plus du double de la moyenne européenne (5 381 USD), sans garantir une meilleure qualité ou un accès optimisé. Cette inflation est liée aux prix élevés des soins et des médicaments ainsi qu’à une fragmentation causée par l’assurance privée. Cris Ross a également mis en avant le potentiel de l’IA générative comme catalyseur de transformation, tout en avertissant que son déploiement sans gouvernance pourrait aggraver les inégalités d’accès. Il propose des initiatives communes, notamment sur l’interopérabilité et la cybersécurité, pour tirer parti des forces respectives : la vitesse et le financement côté américain, et le cadre éthique et réglementaire côté européen.

    Chiffre clé : Les dépenses de santé aux Etats-Unis par habitant sont 2 fois plus élevées qu’en Europe.

    👉 H&TI vous restitue l’intervention de Cris Ross ancien CEO de la Mayo Clinic ici.

    📌 Quatre start-ups françaises à l’honneur 

    Lors du salon HIMSS 2025, quatre start-ups françaises – Incepto, Rebrain, Enchanted Tools et Tribun Health – ont mis en avant leur expertise en santé numérique sur le pavillon “Choose France”, coordonné par Care Insight. Ces entreprises illustrent la diversité technologique française, allant de l’intelligence artificielle en imagerie médicale à la robotique humanoïde. Incepto prévoit de lever 35 millions d’euros pour renforcer sa présence aux États-Unis avec une équipe locale de 40 personnes. Rebrain, après avoir obtenu le marquage FDA, prépare une étude clinique américaine pour sa plateforme d’aide à la neurochirurgie. Enchanted Tools, déjà adopté par des cliniques américaines, vise une levée de fonds supérieure à ses précédents 15 millions d’euros. Tribun Health, leader européen de l’anatomopathologie digitale, envisage une nouvelle levée équivalente à 15 millions d’euros pour consolider son implantation nord-américaine. Ces chiffres témoignent de l’ambition internationale et de l’innovation portée par ces acteurs français.

    Chiffre clé : 35 millions de levée de fonds visé par Incepto en 2025

    👉 H&TI vous présente les 4 start-ups françaises présentent à Himss ici

    📌 HIMSS Europe 2025 : Paris au cœur de la transformation numérique de la santé européenne

    Du 10 au 12 juin 2025, Paris accueillera pour la première fois le HIMSS European Health Conference and Exhibition, un événement majeur réunissant plus de 4 000 participants et 150 intervenants internationaux. Cette édition mettra en lumière des thématiques clés telles que l’intelligence artificielle responsable, la cybersécurité hospitalière, et la transition écologique du numérique en santé. Avec des délégations institutionnelles et privées venues de toute l’Europe, le sommet s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée autour du futur Espace européen des données de santé. L’espace “France – Europe Crossing”, animé par Care Insight, offrira des opportunités uniques de networking stratégique et de partenariats internationaux pour accélérer l’innovation en santé numérique.

    Chiffre clé : Plus de 4000 participants pour l’édition 2025 de Himss Europe.

    👉 H&TI vous parle plus en détail de cet événement majeur ici.

  • HIMSS 2025 : quatre pépites françaises du numérique en santé à la conquête des marchés internationaux

    Une plateforme d’accélération pour les start-ups qui veulent transformer les soins

    Orchestré par Care Insight, le pavillon français du salon HIMSS 2025 est bien plus qu’un stand commun : c’est une plateforme d’accélération pour des start-ups qui ambitionnent de transformer les soins de demain. Qu’il s’agisse de pathologie, d’IA, de robotique ou de chirurgie de précision, ces entreprises incarnent la diversité et l’excellence de l’écosystème français en santé numérique.

    Avec une stratégie commune tournée vers l’internationalisation, notamment le marché nord-américain, et une volonté d’inscrire leur technologie dans les usages cliniques concrets, Incepto, Rebrain, Enchanted Tools et Tribun Health ne se contentent pas de participer à HIMSS : elles en tenter d’y tracer les grandes lignes de leur futur.

    Incepto, le catalyseur d’intelligence artificielle en imagerie médicale :

    Fondée en 2018, Incepto développe et distribue des solutions d’IA pour les radiologues. Forte d’une croissance rapide, la scale-up compte aujourd’hui plus de 100 collaborateurs et collabore avec un réseau dense de partenaires technologiques et hospitaliers. L’entreprise propose une plateforme d’intégration d’algorithmes d’IA de différents éditeurs dans les flux de travail cliniques, simplifiant ainsi l’accès à ces outils pour les professionnels de santé.

    Installé depuis 2024 à Washington, Antoine Jomier, co-fondateur et CEO, voit dans le salon international un levier pour consolider sa présence américaine. En partenariat avec Siemens Healthineers pour la distribution, Incepto échange déjà avec une quinzaine d’acteurs de santé américains pour évaluer les usages de l’IA dans l’imagerie. L’objectif : bâtir une équipe de 40 personnes aux États-Unis, soutenue par une levée de fonds attendue de 35 millions d’euros en 2025.

    Rebrain, l’IA au service de la neurochirurgie de précision :

    Spin-off issue de l’université de Bordeaux et de l’Inria, Rebrain a été fondée en 2021. Elle développe une plateforme SaaS basée sur l’intelligence artificielle destinée à accompagner les neurochirurgiens lors des interventions de stimulation cérébrale profonde. La solution repose sur une analyse croisée des données morphologiques et cliniques pour offrir des repères précis tout en laissant place à l’expertise humaine.

    Avec une équipe de 18 personnes (dont une basée aux États-Unis), Rebrain vient tout juste d’obtenir le marquage FDA pour sa technologie. Présente à HIMSS pour la première fois en 2025, la jeune pousse y a vu une occasion d’apprentissage : se familiariser avec les standards de cybersécurité américains et les workflows propres aux établissements de santé nord-américains. L’objectif : préparer le lancement d’une étude clinique aux États-Unis dès la fin 2025.

    Enchanted Tools, la robotique humanoïde au service du soin :

    Mi-robot, mi-personnage de jeu vidéo, le robot développé par Enchanted Tools ne passe pas inaperçu. Capable de se mouvoir, d’interagir, d’orienter ou de porter des objets, il est conçu pour assister les professionnels de santé sur les tâches à faible valeur ajoutée. L’entreprise, créée en 2021, rassemble environ 130 collaborateurs et a d’ores et déjà séduit des structures américaines.

    Deux cliniques du réseau Zeno, à New York, utilisent déjà son robot. Des hôpitaux pédiatriques sont également en contact pour des projets pilotes de recherche clinique. Contrairement aux salons technologiques traditionnels, HIMSS a permis à Enchanted Tools d’aborder les usages cliniques concrets plutôt que la seule performance technologique. L’entreprise vise des intégrateurs (VAR) capables de contextualiser ses solutions selon les spécificités de terrain. Une levée de fonds plus ambitieuse que les 15 millions d’euros de 2021 est en cours pour accélérer sa présence américaine.

    Tribun Health, habitué du salon et leader européen de l’anatomopathologie digitale :

    Déjà bien installée à l’international, Tribun Health s’est imposée comme un acteur majeur de la pathologie numérique. Avec 45 salariés, la société développe des logiciels permettant la numérisation, l’analyse et l’interprétation d’images pathologiques. Sa solution est utilisée notamment par l’université McGill à Montréal et la société espère capitaliser sur cette implantation nord-américaine pour pénétrer plus fortement le marché des États-Unis.

    Habituée du salon HIMSS, Tribun Health y voit une opportunité stratégique pour renforcer ses liens avec des géants comme Microsoft, GE ou Canon, partenaires technologiques incontournables du secteur. Elle y a présenté son savoir-faire aux grandes institutions hospitalières, mais n’a pas réussi à brader un quatrième trophée consécutif de “Best in KLAS” dans la catégorie “digital pathology”. Pour soutenir sa dynamique de croissance, une nouvelle levée de fonds équivalente aux 15 M€ levés en 2023 est à l’étude.

    Bilan stratégique & ambitions des 4 stat-ups post HIMSS25 :

    Bilan stratégique & ambitions des 4 stat-ups post HIMSS25
    Bilan stratégique & ambitions des 4 stat-ups post HIMSS25
  • IA et Cardiologie une technologie déjà centrale pour une discipline clé

    📌 Contexte et chiffres clés de la cardiologie en France

    En France, les maladies cardiovasculaires causent 140 000 décès par an, représentant la deuxième cause de mortalité globale et la première chez les plus de 85 ans. En 2022, 5,4 millions de Français étaient touchés par des maladies cardio-neurovasculaires, générant des dépenses de santé atteignant 19,75 milliards d’euros, en hausse de 25 % depuis 2015. Par ailleurs, le nombre de cardiologues diminue, passant à 6 347 en 2025 (7,86 pour 100 000 habitants). Enfin, l’insuffisance cardiaque touche 1,5 million de Français et pourrait augmenter de 25 % tous les quatre ans avec le vieillissement démographique.

    Chiffre clé : les maladies cardiovasculaires, 2ème cause de mortalité en France.

    👉 H&TI vous propose d’appréhender le contexte de la cardiologie en France en 2025 ici.

    📌 Cardiologie et réglementation, les détails de la télésurveillance

    Entrée de la télésurveillance dans le droit, adoption des conditions techniques de fonctionnement de l’activité interventionnelle sous imagerie, remboursement du défibrillateur automatique et du pacemaker dans les activités de télésurveillance médicale. La réglementation concernant la cardiologie en France évolue au fur et à mesure que les pratiques et le marché des solutions numériques changent.

    👉 Retrouver le les dernières évolutions réglementaire ici.

    📌 L’intelligence artificielle en cardiologie : l’imagerie, la chirurgie et la télésurveillance précurseurs

    L’intelligence artificielle redéfinit la cardiologie en répondant aux exigences critiques de cette discipline. En télésurveillance, elle réduit les faux positifs de 79 % sur les électrocardiogrammes issus des enregistreurs implantables, optimisant ainsi la gestion des urgences. Dans la prédiction des décompensations cardiaques, un algorithme validé par la FDA en 2023 offre des performances deux à trois fois supérieures aux solutions existantes, prévoyant les risques dans un délai de 30 à 60 jours. En chirurgie interventionnelle, l’IA stabilise les instruments médicaux et localise précisément les zones à traiter grâce à des reconstructions 3D. Ces innovations, adoptées par des cardiologues précurseurs, ouvrent la voie à une médecine plus précise et personnalisée, malgré les défis de financement en France.

    Chiffre clé : 79 % de réduction de faux positifs sur les ECG avec Implicity.

    👉 Nous vous restituons les points essentiels des entretiens menés avec Arnaud Rosier et Jean-François Thébaut ici.

    📌 Expérimentation de l’IA pour augmenter la pratique des ECG en France : un enjeu de santé publique

    En France, seulement 28 électrocardiogrammes (ECG) sont réalisés en moyenne par médecin généraliste chaque année, malgré les 13,1 millions de patients atteints de maladies cardiovasculaires et plus de 20 millions de personnes à risque. Pour remédier à cette situation, la CNAM lancera au troisième trimestre 2025 une expérimentation d’un an impliquant 80 médecins généralistes en Haute-Garonne et dans le Val-de-Marne. L’objectif est d’évaluer si des outils d’intelligence artificielle (IA), combinés à des actions de sensibilisation, peuvent augmenter la pratique des ECG et améliorer la prescription d’anticoagulants. Les participants seront répartis en trois groupes pour comparer l’impact de l’IA et de la sensibilisation. Les résultats détermineront si cette initiative sera étendue à l’échelle nationale.

    Chiffre clé : 28 électrocardiogrammes (ECG) sont réalisés en moyenne par médecin généraliste chaque année,

    👉 Plus de détails sur l’expérimentation à lire ici.

    📌 Fibrillation auriculaire persistante : l’IA augmente le taux de succès de l’opération.

    Une étude publiée en 2025 dans Nature Medicine révèle que l’ablation personnalisée assistée par intelligence artificielle (IA) atteint un taux de succès de 88 % chez les patients atteints de fibrillation auriculaire persistante, contre 70 % pour la méthode standard d’isolation des veines pulmonaires (IVP). Cette avancée, testée sur 377 patients dans le cadre de l’étude multicentrique TAILORED-AF, repose sur des algorithmes d’IA capables d’identifier avec précision les zones responsables de l’arythmie cardiaque. Bien que la procédure soit plus longue et nécessite une expertise spécifique, elle n’a pas entraîné d’augmentation des complications graves. Avec 33 millions de patients concernés dans le monde, cette innovation pourrait transformer le traitement des formes persistantes de fibrillation auriculaire, traditionnellement difficiles à soigner.

    Chiffre clé : l’ablation assistée par IA atteint un taux de succès de 88 % pour la fibrillation auriculaire persistante, contre 70% sans.

    👉Notre analyse de l’étude de Nature sur les avancées  permises par la technologie de Volta a retrouvé ici.

    📌 18 cas d’usage pour l’IA en cardiologie

    L’intelligence artificielle transforme la cardiologie avec 18 cas d’usage recensés, couvrant les domaines du diagnostic assisté, de la réduction des délais d’intervention, de la prévention des risques et de la standardisation des pratiques. Ces innovations mobilisent 41 solutions, dont 60 % sont dédiées au diagnostic, notamment par imagerie et ECG. La transversalité est marquée, avec plus de 80 % des cas intégrant plusieurs spécialités comme la cardiologie, la neurologie et les urgences. Bien que certaines solutions soient déjà en production clinique, une majorité reste en phase pilote ou expérimentale, reflétant un écosystème encore jeune et porté par des startups deeptech. Les hôpitaux universitaires jouent un rôle clé dans cette dynamique, mais des freins tels que l’interopérabilité des systèmes, l’accès aux données et la formation des professionnels de santé limitent encore l’adoption généralisée de l’IA en milieu hospitalier.

    👉 Découvrez tous les cas d’usage de l’IA en cardiologie ici :

    📌 37 solutions d’IA pour transformer la cardiologie

    Le secteur cardio-neuro est à l’avant-garde de l’innovation en intelligence artificielle, avec 37 solutions développées par 30 entreprises, dont une majorité créée après 2015. Ces solutions se concentrent principalement sur la cardiologie (70 %), suivie de l’imagerie médicale, des urgences et de la neurologie, avec une forte transversalité entre spécialités. Les principaux objectifs cliniques incluent la réduction des délais d’intervention (15 solutions), la fiabilisation des diagnostics (12) et la prévention des complications (8). Parmi les technologies utilisées, le deep learning domine, mobilisant souvent des données non structurées comme les images médicales ou les signaux ECG. Malgré leur potentiel, seules 6 solutions disposent d’un marquage CE confirmé, soulignant une maturité réglementaire encore en construction. Les hôpitaux français, tels que l’AP-HP et plusieurs CHU régionaux, jouent un rôle clé dans l’expérimentation et la validation de ces outils prometteurs.

    Découvrez la cartographie actualisée des solutions ici

    Visuel de synthèse IA et cardiologie @HTI
  • 37 solutions d’intelligence artificielle pour transformer la prise en charge cardio-neuro

    Health & Tech Intelligence recense 37 solutions d’intelligence artificielle en cardiologie, développées par 30 entreprises. Certaines structures comme Casis ou Avicenna.ai portent plusieurs solutions à la fois. Ce volume montre la diversité des solutions, notamment depuis 2015, période à partir de laquelle une grande partie des solutions ont été créées.

    Des spécialités médicales très représentées, avec une forte logique pluridisciplinaire

    Les 37 solutions étudiées couvrent un large spectre de spécialités. La cardiologie domine nettement (26 solutions, soit 70 %), suivie par l’imagerie médicale (19 solutions), la neurologie (13) et les urgences (14). D’autres segments comme l’anesthésie-réanimation ou la prévention des risques apparaissent également, mais dans une moindre mesure. 80 % des solutions sont pluridisciplinaires. Elles articulent au moins deux spécialités, souvent à la croisée de la neurologie, de la cardiologie, de l’imagerie et des services d’urgence. Cette transversalité correspond à des situations cliniques complexes.

     

    Objectifs cliniques principaux : accélérer, fiabiliser, prévenir

    Trois familles d’enjeux cliniques structurent les cas d’usage analysés :

    • Réduction des délais d’intervention : 15 solutions y contribuent, souvent dans des contextes critiques (AVC, urgences neurovasculaires, arythmies). Exemples : AI-Stroke, CINA ICH, Rapid ASPECTS.
    • Fiabilisation et standardisation des diagnostics : 12 solutions proposent des mesures reproductibles (ex : EchoGO Core et ses 230 indicateurs), avec une réduction des biais inter-opérateurs.
    • Prévention et prédiction des complications : 8 solutions s’inscrivent dans une logique de suivi longitudinal ou de détection précoce (ex : Projet HYDRO, PREVIA, CorEx).

    Par ailleurs, 4 solutions sont spécifiquement conçues pour un usage en dehors de l’hôpital, dans une logique de télésurveillance ou de prévention à domicile (TakeCœur, Clark, Zio Service).

    Technologies utilisées : deep learning et données non structurées dominent

    La grande majorité des solutions repose sur des technologies d’intelligence artificielle de type deep learning (25 sur 37), parfois combinées à de la vision par ordinateur. Le machine learning plus classique est utilisé dans 10 cas. D’autres approches émergent (apprentissage fédéré, science des données). Les données non structurées sont mobilisées dans 30 solutions sur 37 (images médicales, vidéos, signaux ECG). Dix-neuf utilisent aussi des données structurées. Douze solutions combinent les deux. Cette orientation confirme l’importance de l’IA pour interpréter des contenus riches, jusqu’alors difficiles à exploiter à grande échelle.

    Des usages orientés vers le soin direct et l’anticipation des risques

    Les finalités des solutions sont variées, mais s’organisent autour de grands objectifs cliniques. Le diagnostic assisté (automatisé ou semi-automatisé) est le plus fréquent : il concerne 20 solutions. L’aide au triage ou à la décision thérapeutique en urgence suit, avec 9 solutions. Les autres se répartissent entre la prévention (6), le suivi à distance (4) et la simulation ou planification par jumeaux numériques (3). Les cas d’usage mettent l’accent sur des situations à fort enjeu : AVC, arythmies, infarctus, complications chirurgicales. L’IA permet ici d’accélérer la prise en charge ou de mieux orienter les patients vers la bonne ressource thérapeutique.

    Une maturité réglementaire encore en construction

    Malgré des performances techniques solides, la plupart des solutions ne disposent pas encore de certification complète. Seules 6 solutions présentent un marquage CE confirmé (notamment EchoGO Core, Rapid ASPECTS, HealthCCSng). Quatre sont en cours de certification. En revanche, 27 solutions ne mentionnent aucun marquage CE officiel.

    Un ancrage hospitalier fort, facteur clé d’expérimentation

    Les partenariats hospitaliers jouent aussi un rôle dans l’expérimentation et la validation des solutions. Au total, 21 établissements sont cités dans les projets analysés. L’AP-HP est le plus représenté avec 9 mentions, suivi du CHU de Bordeaux (4), du CHRU de Nancy (2) et d’un réseau de CHU régionaux (Brest, Vannes, Morlaix, Nîmes, Grenoble, etc.). Ces coopérations assurent un ancrage clinique et permettent de co-développer des outils qui répondent aux besoins des médecins, facilitent l’accès aux cohortes structurées, et stimulent l’entrainement et la validation des modèles.Plusieurs CHU français participent activement à la co-conception ou au test des algorithmes.

    Perspectives : vers un modèle d’adoption plus robuste

    Le secteur cardio-neuro apparaît comme un terrain d’expérimentation fertile pour l’IA en santé. Il conjugue des besoins cliniques urgents, une forte production de données et un réseau hospitalier mature. Pour transformer cette dynamique en déploiement à large échelle, plusieurs conditions doivent être réunies :

    • Des évaluations cliniques multicentriques, avec des marqueurs d’impact validés.
    • Un meilleur accès aux données cliniques dans un cadre sécurisé et standardisé.
    • Un effort de formation pour les équipes médicales et administratives.

    Cartographie des solutions d’IA en cardiologie :

  • Google dévoile TxGemma, sa nouvelle IA pour accélérer la découverte de médicaments

    Une IA dédiée à la recherche thérapeutique

    Google poursuit son incursion dans le domaine de la santé avec le lancement de TxGemma, une déclinaison de sa gamme de modèles d’IA Gemma, elle-même basée sur la plateforme Gemini. Présentée lors de l’édition 2025 de The Check Up, cette nouvelle IA générative vise à appuyer les chercheurs dans la découverte de nouveaux médicaments. Développée dans le cadre du programme Health AI Developer Foundations, TxGemma sera mise à disposition de la communauté scientifique d’ici fin avril. À ce stade, les conditions d’utilisation commerciale ne sont pas encore précisées.

    Comprendre les structures thérapeutiques grâce au langage

    TxGemma est conçue pour interpréter à la fois le langage naturel et les structures moléculaires complexes – petites molécules, substances chimiques, protéines. Selon la directrice santé de Google, Dr Karen DeSalvo, les chercheurs peuvent interroger le modèle afin d’obtenir des prédictions sur l’efficacité ou la sécurité de molécules en développement. L’objectif affiché est clair, raccourcir et optimiser le processus long et coûteux du développement thérapeutique, en s’appuyant sur les capacités prédictives et analytiques de l’IA.

    Un secteur en mutation, encadré par les agences réglementaires

    L’essor de l’IA dans les sciences de la vie transforme déjà la recherche pharmaceutique : détection de cibles thérapeutiques, conception de nouvelles molécules, repositionnement de traitements. Cette accélération a conduit la FDA à publier en début d’année ses premières recommandations sur l’usage de l’IA dans les dossiers réglementaires, suivie par l’EMA avec un document de réflexion sur son utilisation dans le cycle de vie des médicaments.

    D’autres initiatives en santé numérique présentées par Google

    Google a également profité de The Check Up pour faire le point sur ses autres projets en santé. L’application Health Connect intégrera bientôt un module pour centraliser les dossiers médicaux. Les résultats de recherche sur Google intègreront des informations de santé plus pertinentes. Par ailleurs, le concept d’AI co-scientist a été mis en avant, cet assistant virtuel peut générer des hypothèses de recherche ou des protocoles expérimentaux à partir d’un objectif exprimé en langage naturel. Exemple : comprendre la propagation d’un microbe pathogène. Enfin, Google a présenté Capricorn, un outil utilisant les modèles Gemini pour identifier des traitements personnalisés en oncologie pédiatrique, à partir de données publiques et de données patient anonymisées.

  • Chine : état des lieux de la santé numérique, réglementation et principaux acteurs

    L’essor des solutions numériques – qu’il s’agisse des dossiers médicaux électroniques, de l’industrialisation pilotée par l’IA ou de la modernisation financière – témoigne d’une volonté d’innovation à grande échelle en Chine. Toutefois, des défis persistent, notamment en matière d’interopérabilité, de cybersécurité et de gouvernance des données. L’ambition chinoise est claire : se positionner comme un leader mondial du numérique, en alliant innovation, réglementation et influence géopolitique.

    Dans cette étude, Health & Tech Intelligence réalise un état des lieux du système chinois : leur organisation, leurs données et chiffres clés, leur accès au marché, ainsi que leur stratégie de santé numérique.

    📌 Contexte et chiffres clés du système de santé chinois :

    Le système de santé chinois repose sur un modèle hybride combinant financement public et privé, avec une approche hiérarchisée visant à améliorer l’accès aux soins et optimiser les ressources médicales. Malgré la mise en place d’une couverture sanitaire universelle, des défis subsistent, notamment en matière d’équité et de maîtrise des coûts. L’adoption de la norme « 543 » dans les Smart Hospitals témoigne d’une volonté d’améliorer l’efficacité du secteur grâce au numérique.

    Chiffre clé : Aujourd’hui, plus de 95 % de la population chinoise bénéficie d’une forme de couverture maladie

    👉 H&TI dresse un aperçu détaillé de différents aspects du système de santé du pays, notamment son organisation, son financement et son contexte numérique, dans un article à retrouver ici.

    📌 Principales évolutions réglementaires en Chine en lien avec la santé numérique :

    La Chine a mis en place une réglementation stricte mais évolutive pour encadrer la commercialisation des dispositifs médicaux et la gestion des données de santé. Grâce au “Green Channel”, les dispositifs innovants ayant une valeur clinique significative peuvent bénéficier d’une procédure accélérée en 30 jours. La classification des DM en trois catégories impose des exigences réglementaires croissantes avec des délais d’approbation allant de moins de 5 jours à 6 mois. Par ailleurs, la gestion des données de santé est particulièrement encadrée : tout transfert transfrontalier doit être sécurisé et validé par l’agence nationale de cybersécurité lorsque le volume dépasse 10 000 individus. Certaines données sensibles comme les données génétiques sont interdites d’exportation. Enfin, une réforme de la certification des transferts de données a été introduite en janvier 2025 pour clarifier les procédures et faciliter la conformité des entreprises.

    📌 10 000 : Seuil à partir duquel un transfert transfrontalier de données de santé est soumis à une évaluation de cybersécurité en Chine.

    👉 H&TI dresse un état des lieux des principales initiatives réglementaires sur lesquelles s’appuient les différentes stratégies en santé numérique et des principales réglementations en matière de couverture de santé, dans un article à retrouver ici.

    📌 Panorama des acteurs clés de l’écosystème chinois autour de la santé numérique :

    La transformation numérique de la santé en Chine repose sur une collaboration étroite entre institutions publiques, géants technologiques et start-ups innovantes. Grâce à des initiatives comme “Internet + Healthcare”, le pays améliore l’accessibilité aux soins dans les régions rurales. La Commission nationale de la santé (NHC) pilote cette évolution en développant des plateformes de télémédecine et en garantissant l’interopérabilité des données de santé. Parallèlement, des entreprises comme Ping An Good Doctor et AliHealth sont positionnés sur le marché de la télémédecine et la distribution de médicaments en ligne tandis que des start-ups comme WeDoctor apportent des solutions agiles et innovantes. Cette dynamique s’intègre dans un écosystème global, avec des collaborations internationales renforçant la position de la Chine en tant que leader de la santé numérique sur le continent asiatique.

    Chiffre clé : 1,1 milliard est le nombre d’utilisateurs de services de santé numérique en Chine en 2024.

    👉 H&TI réalise un panorama des nombreuses organisations jouant un rôle dans la réglementation et la mise en œuvre des initiatives numériques, dans un article à retrouver ici.

    📌 Quelle stratégie en santé numérique et data ?

    La Chine mène une transformation numérique ambitieuse de son système de santé, intégrée à sa stratégie industrielle et à son plan quinquennal. En misant sur l’interopérabilité des données, les hôpitaux connectés et l’IA, elle vise à améliorer l’accessibilité aux soins, optimiser la gestion des ressources médicales et renforcer sa souveraineté technologique.

    Chiffre clé : D’ici 2025, la Chine ambitionne de doter 1,4 milliard de citoyens d’un dossier médical électronique sécurisé et interopérable.

    👉H&TI réalise une synthèse des principaux points de cette stratégie, dans un article à retrouver ici.

    Synthèse de l’étude @ H&TI

  • Handicap : quelles innovations numériques pour renforcer l’autonomie ?

    Une population diversifiée et des situations multiples

    28 % des personnes de 15 ans et plus déclarent au moins une limitation fonctionnelle sévère, et 10 % rencontrent des restrictions majeures dans les activités essentielles du quotidien. Parmi les enfants de 5 à 14 ans, 15 % ont une limitation fonctionnelle sévère et 2 % connaissent des restrictions importantes dans leur vie quotidienne.

    Un accès inégal aux structures d’accompagnement

    Fin 2022, 174 200 enfants et adolescents étaient accompagnés dans des établissements et services médico-sociaux (ESMS), soit 1 % des moins de 20 ans. La dynamique d’accompagnement en milieu ordinaire s’intensifie, avec 36 % des jeunes bénéficiant d’une prise en charge hors structure spécialisée. Malgré les dispositifs existants, l’accès à l’emploi reste un défi majeur. Le taux d’emploi des personnes en situation de handicap est inférieur à celui de la population générale. En 2022, les travailleurs handicapés représentaient 5,6 % des salariés du secteur privé soumis à l’obligation d’emploi. L’édition 2024 du rapport (le handicap en chiffres) met en évidence les différences régionales dans la prévalence du handicap et l’accès aux aides. Les DROM affichent une prévalence plus élevée qu’en France métropolitaine, malgré une population plus jeune. L’allocation aux adultes handicapés (AAH) bénéficiait à 1,29 million de personnes fin 2022. La prestation de compensation du handicap (PCH), qui vise à soutenir l’autonomie, concernait 429 200 bénéficiaires, un chiffre en augmentation de 4,2 % sur un an.

    Loi handicap, accessibilité, solutions et cas d’usage

    La question du handicap en France soulève des défis, à la fois en termes de politiques publiques, d’accessibilité et d’innovation technologique. Cette étude propose d’analyser les dispositifs mis en place pour accompagner les personnes en situation de handicap, depuis les mesures législatives jusqu’aux initiatives locales favorisant l’inclusion. L’accessibilité, qu’elle soit physique ou numérique, est un enjeu pour garantir une participation équitable à la vie sociale et professionnelle. Le développement des outils numériques en santé transforme la prise en charge et l’autonomie des personnes handicapées, notamment à travers la télémédecine, les dispositifs d’assistance connectés et l’intelligence artificielle appliquée à la réadaptation. Cette étude vise ainsi à dresser un état des lieux des avancées et des défis pour une meilleure intégration du handicap dans notre société.

    Contenu de l’étude : 

    Handicap : 20 ans de réformes pour une société plus inclusive

    Depuis plusieurs années, la législation française a renforcé les droits des personnes en situation de handicap, en favorisant leur inclusion sociale et professionnelle. La loi du 30 juin 1975 marque une première reconnaissance du handicap comme enjeu de société, instaurant des mesures d’aide sociale et d’accessibilité. 

    Robotique, IA et création numérique : trois avancées majeures pour le handicap

    Animia, une application de création d’animation adaptée aux différents publics des Etablissements ou Service Medico-Sociaux (ESMS), EXTENDER d’Orthopus, un projet de développement d’une interface de contrôle d’un bras robotique, et “l’oreille augmentée” d’OSO-AI sont trois solutions d’IA dédiées aux handicaps qui se sont vues récompensées en 2024.

    Quatre tiers-lieux d’expérimentation en santé numérique dédiés aux handicaps

    Le programme d’accélération en santé numérique de France 2030, souhaite développer les Tiers-Lieux d’expérimentation dans ce secteur. Parmi ces Tiers-Lieux 4 sont spécialisés sur des problématiques spécifiques aux personnes en situation de handicap.

    Revue de littérature : L’IA & neurologie : première cause de mortalité et d’invalidité (Journal of Neurology)

    Les maladies neurologiques sont aujourd’hui la première cause combinée de mortalité et d’incapacité dans le monde, avec 276 millions d’années de vie corrigées de l’incapacité (DALYs) et 9 millions de décès en 2016. Face à cette charge croissante, l’IA représente une opportunité pour restaurer les fonctions motrices, sensorielles et cognitives altérées par les troubles neurologiques.

    IA & handicap : 25 solutions utilisées en France

    Guider les malvoyants en analysant leur environnement et en signalant les obstacles à l’aide de retours sonores, sauvegarder la voix des personnes atteintes de maladies neurodégénératives pour qu’ils s’expriment via une interface qui imite leur timbre vocal, transcrire en temps réel des conversations… en France, 25 solutions d’IA sont utilisées pour les personnes en situation de handicap.

    IA & handicap : 13 cas d’usage de l’IA pour l’accessibilité des personnes en situation de handicap

    Reconnaissance et description d’images pour les malvoyants, transcription en temps réel pour les personnes sourdes et malentendantes, aide à la navigation en milieu urbain pour les malvoyants… au moins 13 cas d’usage de l’intelligence artificielle existent pour l’accessibilité des personnes en situation de handicap.

  • Thérapies digitales: un secteur en croissance malgré les contraintes réglementaire

    Le marché des thérapies numériques (DTx) connaît une croissance rapide, passant de 8,3 milliards de dollars en 2024 à une prévision de 41,4 milliards en 2033 (+18 %/an), avec l’Amérique du Nord en tête et l’Asie affichant la plus forte croissance. Ces solutions, efficaces pour des pathologies comme l’anxiété ou le diabète, font face à des défis réglementaires et éthiques malgré des avancées technologiques (IA). En matière de remboursement, l’Allemagne est leader avec 57 DTx prises en charge, tandis que la France reste en retard malgré un marché en expansion et 42 solutions disponibles.

    Dans cet étude Health and Tech Intelligence analyse en détail cette dynamique.

    🔎 Analyses

    📌État des lieux : Chiffres clés et tendances des DTX

    Le marché mondial des thérapies numériques (DTx), évalué à 8,3 milliards de dollars en 2024, devrait atteindre 41,4 milliards en 2033 avec une croissance annuelle de 18 %. L’Amérique du Nord domine avec près de 50 % du marché mondial en 2024, tandis que l’Europe atteint 1,94 milliard de dollars. L’Asie affiche la plus forte croissance annuelle (environ 25 %) et pourrait dépasser l’Europe dès 2028. En France, le marché devrait quadrupler d’ici 2030 pour atteindre 1,2 milliard d’euros.

    👉 Plus de détails sur les chiffres clés des DTX à retrouver dans cet article :

    📌Des preuves cliniques mais des défis réglementaires et éthiques

    Les thérapies digitales (DTx) démontrent une efficacité clinique significative, notamment pour l’anxiété, la toxicomanie, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Les États-Unis dominent la recherche avec 48,6 % des essais cliniques mondiaux. Malgré ces résultats prometteurs, leur adoption reste limitée par des défis réglementaires, éthiques et méthodologiques. L’intégration de l’IA dans les DTx (iDTx) améliore la personnalisation des traitements mais nécessite encore des progrès techniques et une meilleure gestion des données.

    👉 Plus de détails sur l’état de la recherche sur les DTx dans cet article :

    📌Remboursement des thérapies digitales : l’Allemagne en tête avec 57 solutions, la France à la traîne

    L’Allemagne rembourse actuellement 57 thérapies digitales (DTx), contre une seule aux États-Unis et aucune en France. En France, malgré la mise en place du dispositif PECAN en 2023 avec une compensation annuelle jusqu’à 780 € par patient, aucune DTx n’est encore remboursée sur la quarantaine disponible. Les start-up françaises ont levé 17 millions d’euros en 2024.

    👉 Plus de détails sur les différences de réglementation dans cet article :

    🗺️ Cartographies

    📌Cartographie des cas d’usage des DTx

    Les thérapies digitales (DTx) utilisent principalement la réalité virtuelle (VR) et l’intelligence artificielle (IA). La santé mentale est le domaine le plus développé avec des solutions pour addictions, TDAH, anxiété, dépression et stimulation cognitive. Les maladies chroniques bénéficient aussi de solutions digitales comme les algorithmes d’insuline pour diabétiques ou le suivi automatisé du psoriasis. Enfin, ces thérapies s’étendent à l’oncologie avec des questionnaires numériques anticipant les rechutes, comme Moovcare pour le cancer du poumon.

    👉 La cartographie complète des cas d’usage dans cet article :

    📌Cartographie des solutions DTx

    La France compte 42 solutions de thérapies numériques (DTx), dont 19 pour la santé mentale et 23 pour la santé somatique.

    👉 La cartographie complète des solutions disponible dans cet article :

    Cartographie des solutions DTx utilisées en France en 2025 - @Health & Tech Intelligence
    Cartographie des solutions DTx utilisées en France en 2025 – @Health & Tech Intelligence