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  • Laurent Pierre, expert du numérique en santé (ex-Fehap), rejoint la FHF comme conseiller

    Ingénieur en informatique et télécommunications, Laurent Pierre, qui occupait jusqu’alors le poste de conseiller numérique en santé pour la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs (Fehap), rejoint la Fédération hospitalière de France (FHF) sur un poste de conseiller dédié à la promotion et l’optimisation des technologies numériques dans les hôpitaux publics, annonce-t-il dans un post Linkedin publié le 23 mai 2023.

    Après 3 ans passés au sein de la Fehap, Laurent Pierre a pris la décision de rejoindre la FHF pour poursuivre sa contribution au développement du numérique en santé.

    « Mon nouveau rôle de conseiller au sein de la FHF s’inscrit dans la continuité de ma mission Fehap. Je suis enthousiasmé par les perspectives de collaborer avec les DSI, experts et décideurs du secteur hospitalier public afin de poursuivre la promotion et l’optimisation des technologies numériques au service des personnes », souligne-t-il.

    Une expérience de 15 ans dans le numérique en santé

    Avant de mettre ses compétences au service de la Fehap, Laurent Pierre a travaillé pendant plus de 8 ans pour l’Agence du numérique en santé (ANS). Il rejoint l’agence en 2012 comme chef de projet pour la construction du SI « Annuaire santé », puis devient responsable de l’offre de services « Annuaire santé ». Fin 2017, il est promu responsable du développement de l’ensemble de l’offre de services de l’agence.

    De 2012 à 2015, Laurent Pierre a par ailleurs été directeur de projets transverses de systèmes d’information de santé pour le GIP–CPS, une mission qui lui a permis de mener à bien les évolutions du système des cartes CPS et des certificats.

    Un début de carrière à Capgemini

    Ingénieur diplômé de l’Efrei Paris en 1998, Laurent Pierre a commencé sa carrière à Capgemini comme directeur de projet web. Après plus de 8 ans passés dans cette entreprise, il rejoint ensuite l’entreprise québécoise de services-conseils en technologie de l’information CGI comme directeur de projet en systèmes d’information et services web.

    Si ses nouvelles fonctions pour la FHF vont lui permettre d’élargir ses connaissances du secteur public hospitalier et de suivre les grands programmes nationaux tels que la convergence des GHT, Laurent Pierre précise quitter la Fehap avec « nostalgie ».

    « Travailler avec des personnes aussi engagées dans l’avancement du numérique en France a renforcé ma passion pour le numérique appliqué au secteur de la santé, du médico-social et du social », précise-t-il.

  • Mouvements : Jacques Lucas démissionne de l’ANS (ses explications), Laurent Treluyer quitte l’AP-HP

    [ENTRETIEN] S’il ne remet pas en question toutes les actions entreprises par la DNS (« qui fait de belles choses »), Jacques Lucas regrette d’avoir été mis dans l’ombre et de n’avoir pu réellement exercer ses activités en faveur d’une vraie co-construction du numérique en santé avec les professionnels de santé.
    Président de l’Agence du numérique en santé (ANS) depuis janvier 2020, Jacques Lucas a récemment pris la décision de démissionner de ses fonctions, un choix motivé par une succession de déceptions quant à son rôle (restreint) dans le déploiement du numérique en santé au niveau national. Avec une Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) qu’il présente comme étant au centre de toutes les décisions, et qui ne lui aurait pas laissé la place promise initialement par le ministère pour exercer pleinement ses activités.

    Jacques Lucas regrette d’avoir été mis à l’écart

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence le 25 mai 2023 en marge du salon SANTEXPO23, Jacques Lucas revient en détail sur sa décision de quitter l’ANS, exprimant notamment des regrets sur le fait de n’avoir pu accomplir sa volonté d’ »aller vers » les professionnels de santé afin de construire opérationnellement avec eux la feuille de route du numérique en santé, en écoutant leurs besoins, et non en leur imposant des directives avec une information descendante.

    Il a officiellement remis sa démission au cabinet du ministre François Braun peu de temps avant la présentation de la nouvelle feuille de route du numérique en santé (2023-2027) le 17 mai, présentation à laquelle il n’a pas été intégré : « Ça a été la goutte de trop« , confie-t-il.

    Son successeur n’est pas encore connu : il sera nommé par le ministère. Jacques Lucas indique qu’il a l’intention de continuer à s’exprimer publiquement sur le numérique en santé : « L’idée n’est pas du tout de critiquer la DNS, qui fait de belles choses, mais de m’exprimer librement sur ce que je pense comme je ne suis plus tenu à un devoir de réserve. »

    Laurent Treluyer quitte l’AP-HP pour rejoindre la DSI de la Cnaf

    Autre mouvement majeur dans le secteur du numérique en santé : selon les informations de H&TI, Laurent Treluyer devrait quitter à la rentrée son poste de directeur des services numériques (CIO) de l’AP-HP, qu’il occupait depuis janvier 2015, pour rejoindre la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) en tant que DSI.

    Selon plusieurs acteurs de l’écosystème, il pourrait être remplacé par Raphaël Beaufret, actuel co-responsable ministériel du numérique en santé (DNS), alors que vient d’être publiée la nouvelle feuille de route du numérique en santé, avec des enjeux de plus en plus cruciaux autour des résultats et des impacts à atteindre, la phase de mise en application concrètes des actions prévues étant désormais lancée.

    En tant que DSI de la Cnaf, Laurent Treluyer dirigera une équipe d’environ 800 personnes avec un enjeu clé : faire fonctionner un important système d’information, gérant l’ensemble des prestations de plus de 13,5 millions d’allocataires (source : rapport d’activité 2019).

    En parallèle, Laurent Treluyer devrait être missionné par le ministre François Braun pour mettre en place d’ici octobre une politique publique sur la digitalisation de l’anapath (budget : 80 M€). L’objectif est d’amplifier les projets initiés dans le cadre de la première vague financée par les crédits du fonds pour la modernisation et l’investissement en santé au titre de l’année 2022. Il a été délégué aux ARS pour la numérisation de l’anatomocytopathologie (ACP) 20 M€ de crédit (hors Ségur), répartis sur la base du poids la population régionale, destinés à la numérisation des seuls services d’ACP des établissements de soins publics.
    L’idée de la nouvelle mission est de permettre un accès à l’anapath digitale sur tout le territoire, en incitant à la mutualisation, et ce en concertation avec les acteurs du terrain ; de structurer les données pour ensuite pouvoir déployer des systèmes d’IA permettant de les analyser ; et d’inclure dans ce travail l’ensemble des acteurs, y compris les acteurs privés, afin de créer une vraie filière de l’anapath numérique en France.

    📌 Dans cet article, Health & Tech Intelligence revient en détail sur les précisions apportées par Jacques Lucas au sujet de sa démission.

    « La réalité n’a pas été celle que j’escomptais »

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    « M’engager auprès du service public correspondait à mes valeurs »

    Engagé depuis de nombreuses années sur le numérique en santé, Jacques Lucas a notamment participé dès 2005 à la rédaction d’un document sur le bon usage de la téléradiologie, dont les professionnels s’en inspirent encore aujourd’hui. Ancien premier vice-président et délégué général au numérique au sein du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), il a participé au développement – dans la pratique – de la e-santé de manière générale.

    « Quand j’ai quitté le Cnom (en juin 2019), le ministère m’a contacté car il pensait utile d’avoir un président de l’ANS qui était un professionnel de santé, et qui avait une expertise sur le numérique bien connue de l’écosystème et au-delà. J’avais d’ailleurs été sollicité en parallèle par le privé, et notamment par une société qui était à l’époque une start-up et qui a depuis beaucoup grandi. J’ai décidé d’accepter la proposition du ministère parce que m’engager auprès du service public correspondait à mes valeurs, à mon orientation professionnelle. »

    « C’est la DNS seule qui assurait la communication, tandis que je restais dans l’ombre »

    « La réalité n’a pas été celle que j’escomptais, relève Jacques Lucas. Nous devions porter la communication en faveur du numérique en santé à 4 voix : la mienne, celle d’Annie Prévot (directrice de l’ANS), celle de Dominique Pon et celle de Laura Létourneau (DNS). Ce n’est pas ce qu’il s’est passé. C’est la DNS seule qui assurait la communication, tandis que je restais dans l’ombre. »

    Puis le Covid-19 est arrivé. Jacques Lucas décide de taire ses frustrations, la priorité de tous étant alors la mobilisation contre la pandémie. Il continue ses actions et contribue au déploiement de différentes solutions numériques pour mieux faire face à la crise sanitaire.

    « Mon intention était d’avoir une activité digne de ce nom pour accompagner les professionnels de santé afin d’améliorer l’appropriation du numérique »

    Et le Covid-19 est passé. « J’ai décidé alors de rentrer dans le vif du sujet et d’affirmer haut et fort que je n’étais pas un simple organe décoratif. Mon intention était d’avoir une activité digne de ce nom pour accompagner les professionnels de santé afin d’améliorer l’appropriation du numérique. Qui est un sujet majeur ! Sur l’appropriation des professionnels de santé à Mon espace santé et au DMP par exemple, il y a une grosse marge d’amélioration. »

    Son autre objectif était d’améliorer la communication publique auprès de ces professionnels de santé, « pour qu’ils se reconnaissent dans les actions entreprises et qu’on écoute réellement leurs besoins ». « Actuellement, on leur présente la feuille de route en leur expliquant que c’est merveilleux et on pense qu’il vont utiliser les outils comme ça, alors que ce n’est pas intuitif. Il est indispensable de recueillir dès le départ les besoins du terrain pour les analyser et les intégrer dans les politiques publiques. »

    Une « surveillance » de la DNS qui ne passe pas

    Jacques Lucas fait remonter à la DNS ses observations et cette volonté de mieux intégrer les professionnels de santé : la DNS acquiesce mais rien ne se passe. « En réalité, la DNS faisait ses petits pas rapides sans prendre en compte mes remarques… »

    La Délégation fait finalement un pas vers Jacques Lucas il y a environ 3 mois, avec une lettre de mission qui le charge notamment de réunir un cercle des professionnels de santé de terrain (médecins, infirmiers, IPA, masseurs-kinésithérapeutes… toutes les professions de santé) et du médico-social : il collabore pour ce faire avec Jean-Pierre Aquino, délégué général de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG). « On a eu le plaisir d’observer une bonne adhésion d’emblée : une trentaine de professionnels étaient d’accord pour nous rejoindre », souligne Jacques Lucas.

    Une première réunion a eu lieu. Elle s’est bien passée mais la DNS a décidé au même moment de nommer par décret une directrice de projets, qui a assisté à la réunion, « comme en supervision, comme si je devais être mis sous tutelle : ils ne voulaient pas nous lâcher la main ».

    « On parle constamment de co-construction mais ce n’est en réalité pas du tout le cas »

    « On parle constamment de co-construction. En réalité, la décision d’orientation est prise dès le départ, avant d’aller vers les professionnels de santé. Il est certes nécessaire de poser les fondations de la maison du numérique en santé mais on en maintenant à la construction de la maison. »

    Alors que « la friction sur cette surveillance de la DNS concernant le cercle des professionnels de santé était déjà bien présente », Jacques Lucas devait aussi monter un comité des organisations représentatives (Ordres, URPS, syndicats…). « L’information a été descendante. Et il n’y as pas eu grand monde. La communication sur ce comité vers les organisations représentatives n’a pas été adaptée. »

    Face à ces déceptions cumulées, Jacques Lucas décide de manifester clairement son désaccord : « Ce n’était plus possible. Je ne servais à rien, si ce n’est à présider l’assemblée générale et le conseil d’administration. »

    « La goutte de trop est le fait de ne pas avoir été intégré dans l’organigramme de la présentation de la feuille de route »

    « La goutte de trop » a été le fait de ne pas avoir été intégré dans l’organigramme de la présentation de la nouvelle feuille de route au ministère le 17 mai. « La moutarde m’est montée au nez. Je n’avais plus envie de me bagarrer pour être informé et tenir mon rôle. J’ai donc envoyé ma démission au ministre. »

    Jacques Lucas continuera à s’exprimer sur le numérique en santé : « L’idée n’est pas du tout de critiquer la DNS, qui fait de belles choses, mais de m’exprimer librement sur ce que je pense comme je ne suis plus tenu à un devoir de réserve. »

  • Dominique Pon succède à Delphine Mallet (DomusVi) à la tête de la BU santé et autonomie de La Poste

    Delphine Mallet est désormais directrice générale déléguée en charge des opérations pour DomusVi France, groupe privé d’accueil et de services pour personnes âgées, annonce-t-elle dans un post publié sur Linkedin le 15 mai 2023. Elle occupait depuis septembre 2015 le poste de CEO de la business unit « santé & autonomie » du groupe La Poste : Dominique Pon, ex-responsable ministériel du numérique en santé (DNS), lui succède, tout en conservant ses fonctions de directeur général adjoint de Docaposte, qu’il assure depuis janvier. Une information confirmée par La Poste à Health & Tech Intelligence.

    Diplômée de Sciences Po et HEC Paris (en 2000), Delphine Mallet a conduit jusqu’ici l’essentiel de sa carrière pour La Poste.

    Elle a auparavant travaillé pour Colissimo de 2001 à fin 2007, d’abord comme chef de produit international puis comme directrice régionale des ventes en Île-de-France. Elle rejoint ensuite Chronopost comme directrice marketing, puis en tant que directrice générale de 2011 à septembre 2015, avant de rejoindre le groupe La Poste, au sein duquel elle évoluera pendant près de 8 ans.

    Dominique Pon, figure emblématique du numérique en santé

    Dominique Pon, de formation initiale ingénieur Sup Télécom, est le directeur adjoint de Docaposte depuis janvier 2023. Il conserve ce poste tout en succédant à Delphine Mallet à la direction de la BU « santé & autonomie » du groupe La Poste.

    Dominique Pon a dirigé pendant 12 ans la clinique Pasteur de Toulouse. Il y a notamment piloté la création de Dopasys, logiciel de dossier patient, ainsi que la création du Hi-Lab, un incubateur de start-ups dans la e-santé.

    D’avirl 2019 à avril 2022, Dominique Pon a assuré les fonctions de responsable ministériel au numérique en santé (DNS) au sein du ministère des Solidarités et de la Santé, en tandem avec l’ex-déléguée interministérielle Laura Létourneau. Après avoir co-rédigé avec Annelore Coury le rapport « Accélérer le virage numérique », remis au ministère en septembre 2018 : il a piloté à partir de début 2018 le virage numérique de la stratégie de transformation du système de santé pour le ministère.

    Dominique Pon a commencé sa carrière en 1993 comme ingénieur au sein de l’entreprise Team – système embarqué pour l’aéronautique -, avant d’être nommé directeur technique de Schlumberger de 1994 à 1998. Il a ensuite travaillé pour Vinci Energie sur le développement d’applications web jusqu’en 2001.

  • Bintou Boïté nommée directrice déléguée des systèmes d’information de la Cnam

    Jusqu’alors à la direction déléguée aux opérations de la Cnam, Bintou Boïté occupe désormais le poste de directrice déléguée des systèmes d’information (DDSI) de l’organisation, annonce l’Assurance maladie dans un communiqué daté du 16 mai 2023. Elle succède à Alain Issarni, qui a rejoint en février le consortium Numspot en tant que président exécutif (voir article H&TI ici).

    Diplômée de l’École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S) en 1984, Bintou Boïté a démarré sa carrière professionnelle au sein de la CPAM des Hauts-de-Seine, au sein de laquelle elle a évolué pendant plusieurs années, assurant notamment les fonctions de directrice adjointe et de directrice générale adjointe entre 2005 et 2016.

    Refonte des SI à la Cnam

    Aujourd’hui âgée de 63 ans, Bintou Boïté a rejoint la Cnam en 2017 sur la maîtrise d’ouvrage et  et la gestion des métiers de production au sein de la direction déléguée aux opérations.

    La Cnam fait savoir qu’elle a piloté dans le cadre de ses missions divers projets :
    • intégration de régimes partenaires (mutuelles étudiantes, mutuelles de la fonction publique), et intégration des 6 millions d’assurés du RSI (régime social des indépendants) au système de production de l’Assurance maladie ;
    • déploiement des projets de refonte des SI des prestations en nature et en espèces versées aux assurés visant à augmenter la part de traitement automatisé des dossiers ; 
    • conception et mise en place du téléservice de déclaration d’arrêt de travail (Declare.ameli.fr) au cours de la crise sanitaire du Covid-19.

    En tant que nouvelle DSSI de la Cnam, sa mission consistera à poursuivre la modernisation des systèmes d’informations de l’Assurance maladie avec plusieurs chantiers phares portant notamment :
    • sur les systèmes de gestion des prestations des assurés, professionnels de santé et employeurs;
    • sur la mise à disposition des différents partenaires d’informations et services de la Cnam via la gestion de portails ou celle de la donnée.

  • Freddy Serveaux nommé directeur général du CHU de Dijon, en remplacement de Nadiège Baille

    Actuel directeur du centre hospitalier de Valence (Drôme) et de 4 autres CH dans le même département et en Ardèche, Freddy Serveaux est nommé par décret publié au Journal officiel (JO) du 17 mars 2023 directeur général du CHU de Dijon Bourgogne en remplacement de Nadiège Baille, « appelée à d’autres fonctions » (voir article H&TI ici). Elle était est à la tête de l’établissement depuis mars 2019, en remplacement d’Élisabeth Beau qui avait alors fait valoir ses droits à la retraite.

    Aujourd’hui directeur d’hôpital de classe exceptionnelle, Freddy Serveaux était depuis mai 2018 chef d’établissement des centres hospitaliers de Valence, de Crest, de Die, de Tournon et de Cheylard dans les départements de la Drôme et de l’Ardèche (Auvergne-Rhône-Alpes) ainsi que des Ehpad de Saint-Martin-de-Valamas et de Satillieu (Ardèche).

    Plusieurs postes de direction en CH et au CHU de Lille

    Diplômé en 1997 de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), Freddy Serveaux a commencé sa carrière comme DRH au CH de Decize dans la Nièvre (Bourgogne-Franche-Comté). Il est nommé 5 ans plus tard directeur des affaires médicales et DRH du CH du Puy-en-Velay en Haute-Loire (Auvergne-Rhône-Alpes).

    Il rejoint en septembre 2006 le CHU de Lille, d’abord comme directeur du département des ressources humaines médicales et non médicales, puis comme adjoint au directeur général à partir de janvier 2010.

    Après un peu plus de 7 ans passés au sein du CHU lillois, il occupe fin 2013 le poste de directeur général des CH de Soissons et de Château-Thierry dans l’Aisne (Hauts-de-France) ainsi que la direction des Ehpad de Charly-Marne, Neuilly-St-Front et Coucy dans ce même département. Avant d’être nommé en mai 2018 à la tête du CH de Valence.

  • Espace européen des données de santé : installation du conseil consultatif (17 experts français)

    Le conseil consultatif (« External Advisory Board », EAB) du projet pilote du futur espace européen des données de santé, dont les activités ont été officiellement lancées fin mars 2023, comprend 49 membres dont un tiers d’experts français (17), annonce dans un communiqué daté du 3 mai le Health Data Hub (HDH), coordonnateur du projet pilote.

    L’appel à participation au conseil consultatif du projet « HealthData@EU Pilot », lancé fin 2022, a rencontré un succès indéniable avec plus de 250 candidatures reçues en moins d’un mois provenant de 20 pays et représentant les différents acteurs de l’écosystème du numérique en santé dont :
    • des institutions de recherche et d’enseignement ;
    • des industriels ;
    • des autorités publiques ;
    • des organisations de patients et de citoyens.

    Les acteurs français ont largement répondu à cet appel à participation puisque leurs candidatures ont représenté plus d’un tiers de celles reçues.

    Pour rappel, c’est le consortium mené par le Health Data Hub qui a été choisi en 2022 par Bruxelles afin de mettre en place un projet pilote du futur espace européen des données de santé pour l’utilisation secondaire des données de santé (voir article H&TI ici).

    Sélection en lien avec les « work packages » du projet

    La liste des candidats a été examinée par les leaders des différents « work packages » (WP) du projet, en lien avec le HDH, coordinateur du projet et avec la Commission européenne, afin de sélectionner une liste finale de 49 membres, validée par le comité de pilotage du projet.

    La sélection des candidats s’est faite sur la base de leur expertise en lien avec les différents WP du projet comme :
    • expertise en termes de métadonnées pour le WP6 qui porte sur cette question ;
    • connaissance des standards de données identifiés comme pertinents pour le WP8 qui traite notamment des sujets relatifs à l’interopérabilité des données ;
    • profil de chercheur pour le WP9 chargé de la gestion des cas d’usage qui testeront la future infrastructure.

    Des membres ont aussi été retenus en raison de leur connaissance de système de santé nationaux spécifiques ou parce qu’ils sont issus d’associations de patients ou de citoyens, ou de fédération professionnelle.

    Lancement des échanges au sein des work packages

    Les activités de l’EAB ont été officiellement lancées fin mars avec une présentation du projet et de ses enjeux.

    Les membres du conseil consultatif ont été répartis entre les différents WP en fonction de leur expertise respective. Les échanges spécifiques aux WP sont lancés au cours des mois d’avril et mai. Les membres seront consultés aux étapes clés du projet, sur les aspects les plus importants des résultats du WP, afin de contribuer à façonner le futur Espace européen des données de santé.

    17 experts français parmi les membres

    La liste des membres compte environ un tiers d’experts français issus de différentes organisations:

    Le nom des experts français sélectionnés :

    Les autres experts sélectionnés :

    • Maria Manuel Bastos Salazar – Centro Hospitalar Universitário do Porto, EPE ;
    • Ivica Belina – Koalicija udruga u zdravstvu (Coalition of Associations in Healthcare) ;
    • Roberto Bilbao – Basque Biobank-BIOEF ;
    • Jan-Willem Boiten – Lygature ;
    • Luiz Olavo Bonino da Silva Santos – University of Twente, Leiden University Medical Center ;
    • Mohamed Boukhebouze – CETIC ;
    • Søren Brunak – University of Copenhagen ;
    • Claus Duedal Pedersen – Sundhed.dk ;
    • Dmitry Etin – Oracle; Deggendorf Institute of Technology ;
    • Peter Friis – Netcompany ;
    • Nick Guldemond – Leiden University Medical Centre ;
    • Nigel Hughes – EHDEN (IMI European Health Data & Evidence Network) ;
    • Pekka Kahri – HUS Helsinki University Hospital ;
    • Dipak Kalra – The European Institute for Innovation through Health Data ;
    • Toralf Kirsten – Leipzig University ;
    • Kirsten Ohm Kyvik – University of Southern Denmark, Department of Clinical Research and the Danish Register-based Research Coordinating Body ;
    • Matthias Löbe – University of Leipzig ;
    • Jelena Malinina – Eurordis ;
    • Henrique Martins – pessoal ;
    • Filipe Mealha – SPMS ;
    • Lars Pedersen – Aarhus University ;
    • Cátia Pinto – The Shared Services of the Ministry of Health ;
    • Pedro Ramos – Promptly Health ;
    • Sebastian Schneeweiss – Harvard ;
    • Annabel Seebohm – COCIR – European Coordination Committee of the Radiological, Electromedical and Healthcare IT Industry ;
    • Alberta Spreafico – Healthware Group ;
    • Michael Strübin – DigitalEurope ;
    • Gozde Susuzlu Briggs – European Patients’ Forum ;
    • Francesco Torelli – Engineering Ingegneria Informatica SpA ;
    • Tom Van Renterghem – Federal Public Service Health Belgium ;
    • Jens Winther Jensen – RKKP – National Clinical Registries – Danish Clinical Quality Program.
  • La Pr Anne Vuillemin élue à la présidence de la Société française de santé publique (SFSP)

    Professeur des universités à l’université Côte d’Azur après avoir exercé pendant 15 ans au sein de l’université de Lorraine, Anne Vuillemin a été élue présidente de la Société française de santé publique (SFSP) pour un mandat courant jusqu’en 2025. Une nomination annoncée par l’association dans un communiqué publié le 11 mai 2023, au lendemain de son assemblée générale annuelle, au cours de laquelle a été formée une nouvelle équipe.

    C’est le première fois depuis la création de l’association qu’une femme se retrouve à la tête de l’organisation. Elle succède au Pr Emmanuel Rusch, qui assurait ces fonctions depuis 2017.

    Selon Anne Vuillemin, le choix de sa nomination « incarne la vision portée par la SFSP d’une santé publique nécessairement pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire« . Issue de la filière sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), elle peut témoigner « de l’importance du décloisonnement à opérer entre tous les acteurs qui participent à l’amélioration de la santé des populations. La santé publique est l’affaire de toute la société et ne se résume pas aux soins ou à l’évitement des maladies. »

    Membre élu du comité directeur du réseau HEPA Europe (OMS)

    Professeur des universités à l’université Côte-d’Azur depuis septembre 2016, Anne Vuillemin a mené un parcours de recherche sur les relations entre activité physique, sédentarité et santé. « Ses travaux sont aujourd’hui orientés vers l’analyse des politiques et des stratégies de développement de l’activité physique favorable à la santé », indique la SFSP.

    Anne Vuillemin a exercé pendant 15 ans au sein de l’université de Lorraine, d’abord en tant que maître de conférence (septembre 2001-janvier 2011) puis en tant que professeur des universités (février 2011-août 2016)

    Elle est actuellement membre du laboratoire motricité humaine, expertise, sport, santé (Lamhess) et directrice de l’école universitaire de recherche écosystèmes des sciences de la santé (EUR Healthy Écosystèmes des sciences de la santé) de l’université Côte-d’Azur. Et est aussi membre élu du comité directeur du réseau HEPA Europe (European network for the promotion of health-enhancing physical activity), porté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Anne Vuillemin était vice-présidente de la SFSP depuis 4 ans.

    Les autres membres du bureau :

    • vice-présidents :
      • Loïc Josseran (Collège universitaire des enseignants de santé publique) ;
      • Jean-Pierre Couteron (Fédération Addiction) ;
      • Marion Albouy (Société de santé publique de Poitou-Charentes) ;
    • secrétaire général : Sylvain Gautier ;
    • secrétaire générale adjointe : Christine Ferron (Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé) ;
    • trésorière : Pascale Echard-Bezault ;
    • trésorier adjoint : Emmanuel Rusch.

    La composition complète du nouveau conseil d’administration de la SFSP est présentée ici.

  • Sylvie Lemmet (ex-Cnil) pressentie à la présidence de Santé Publique France

    Actuellement ambassadrice pour l’environnement au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Sylvie Lemmet est auditionnée les 9 et 10 mai 2023 par les commissions des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat en vue de sa nomination à la présidence de Santé Publique France. Elle devrait ainsi succéder à Marie-Caroline Bonnet-Galzy qui occupe ce poste depuis décembre 2017.

    Diplômée de HEC Paris (1981) et de l’École nationale d’administration (Ena, 2001), Sylvie Lemmet a commencé sa carrière comme responsable des ventes et du marketing au sein du fournisseur d’équipements électriques Compaq International. Elle rejoint en 1990 l’ONG Médecins sans frontières (MSF) comme responsable de la direction financière.

    Une expertise dans le développement durable

    À partir de 1995, Sylvie Lemmet travaille à la Banque Mondiale comme chef de projet du réseau de développement durable. Elle dirige ensuite la division des technologies, de l’industrie et de l’économie du programme des Nations Unies pour l’environnement, une fonction qu’elle assure jusqu’à fin 2013.

    Elle revient travailler en France à partir de novembre 2013 comme directrice des affaires européennes et internationales au ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer.

    De la Cour des comptes au plan de relance

    En février 2017, Sylvie Lemmet intègre la Cour des comptes en tant que conseiller maître. Avant de rejoindre la Cnil début 2019 en tant que commissaire.

    En octobre 2020, elle devient secrétaire générale adjointe chargée du plan de relance au ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance. Elle est nommée un an plus tard ambassadrice pour l’environnement au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, un poste qu’elle occupe encore à ce jour.

  • Sandrine Billet quitte la DGOS pour rejoindre l’Ugecam en tant que directrice générale adjointe

    Sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins à la DGOS depuis juin 2020 (nomination pour une durée de 3 ans), Sandrine Billet occupe désormais le poste de directrice générale adjointe au sein du groupe national Ugecam (Union pour la gestion des établissements des caisses de l’assurance maladie).

    Son départ de la DGOS – « à compter du 1er mai 2023 et sur sa demande » – a été annoncé dans un arrêté publié le 29 avril au Journal officiel (JO).

    Contactée par H&TI, l’Ugecam précise qu’elle a pris ses nouvelles fonctions le 2 mai.

    15 ans au ministère, après 6 années à la FHP

    Sandrine Billet a évolué pendant près de 15 ans au sein du ministère de la Santé :

    • De juillet 2008 à avril 2010, elle occupe le poste d’adjointe au bureau du financement des cliniques privées au sein de la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS, remplacée en 2010 par la DGOS).
    • Elle devient ensuite chef de bureau « synthèse organisationnelle et financière » à la DGOS (avril 2010-septembre 2014), une fonction dans le cadre de laquelle elle pilote les campagnes tarifaires et budgétaires des établissements de santé, coordonne le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) et participe à l’élaboration et au suivi de l’Ondam hospitalier.
    • Elle exerce ensuite pendant près de 4 ans en tant qu’adjointe à la sous-direction de la régulation de l’offre de soins, toujours au sein de la DGOS (octobre 2014-août 2018).
    • En septembre 2019, elle rejoint la task force sur la réforme du financement du système de santé.
    • Avant de retrouver la DGOS en tant que sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins.

    Sandrine Billet a par ailleurs occupé pendant plus de 6 ans (décembre 2001-juin 2008) le poste de directrice des affaires économiques à la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Elle a aussi été chargée d’études économiques au sein de la direction « gestion du risque » de la Cnam, de décembre 1997 à novembre 2000.

    Sandrine Billet est titulaire d’un DESS économie et gestion des systèmes de santé (1997), obtenu à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

  • CH de Valenciennes : Nicolas Salvi succède à Rodolphe Bourret à la direction générale

    Dans le cadre du dernier mouvement des directeurs d’hôpital du Centre national de gestion (CNG), Nicolas Salvi a été nommé le 27 avril 2023 directeur du CH de Valenciennes et de Fourmies en remplacement de Rodolphe Bourret, nommé fin 2022 à la direction générale du CHU de Nice (voir article H&TI ici).

    8 autres nominations sont annoncées, dont celles de 3 directeurs de groupes hospitaliers.

    Nicolas Salvi, du CHU de Reims à l’Icans

    Nicolas Salvi, actuel directeur général adjoint (DGA) de l’Institut de cancérologie Strasbourg Europe (Icans), devrait prendre sous peu son poste à la tête d’un des plus importants centres hospitaliers de France.

    Directeur d’hôpital depuis fin 2012, il a commencé sa carrière au CHU de Reims, d’abord comme directeur adjoint des affaires médicales et des ressources humaines puis comme directeur du pôle ressources humaines et organisations des soins.

    En septembre 2016, il occupe le poste de directeur du pôle des ressources humaines pour le CH Auban-Moet à Epernay. Il rejoint à partir d’avril 2018 l’institut de cancérologie Strasbourg Europe comme DGA, un poste qu’il va donc laisser vacant pour prendre ses nouvelles fonctions au CH de Valenciennes.

    Valérie Bénéat-Marlier au GH La Rochelle Ré-Aunis

    Valérie Bénéat-Marlier, à la direction des EPSM de Lille-Métropole depuis 2017, est nommée quant à elle directrice du groupe hospitalier La Rochelle Ré-Aunis, des CH Rochefort, Marennes, Saint-Pierre-d’Oléron ainsi que de l’Ehpad Résidence Val de Gères à Surgères. Elle succédera à Pierre Thépot, qui reste président du groupement de coopération sanitaire Uniha.

    2 autres mouvements à la tête de GH sont annoncés :
    • Pascal Rio à la direction du GH du sud de l’Oise à Creil et du CH de Nanteuil-Le-Haudoin;
    • Jean-Christophe Phelep à la direction du GH Bretagne Sud (GHBS) à Lorient.

    Pascal Rio dirige le CHS Montperrin à Aix en Provence depuis 2014 et Jean-Christophe Phelep est le directeur du grand hôpital de l’est francilien (GHEF) depuis 2015.

    5 nouveaux directeurs de CH

    Au total, ce sont 9 postes de DH-chefferie fonctionnelle qui ont été officialisés fin avril par le CNG.

    Au-delà du directeur du CH de Valenciennes et des directeurs de GH, 5 nouveaux directeurs de CH ont été nommés :
    • Clémentine Roth pour le centre psychothérapique de Nancy à Laxou et le CH Ravenel à Mirecourt ;
    • Jean-Marie Bolliet pour le CH de Carcassonne et l’Ehpad de Rieux-Minervois et de Trèbes ;
    • Christophe Bouriat pour le CH de Cayenne ;
    • Cyril Lenne pour le CH de Sambre-Avesnois de Maubeuge et Felleries-Liessies ;
    • Aude Mallaisy pour le CHI « Les Hôpitaux du Mont-Blanc » à Sallanches et l’Ehpad de Cluses.