Mercato

  • Loïc Lagarde, entrepreneur du numérique, remplace Dominique Pon à la tête de la clinique Pasteur

    Ancien employé de Google aux États-Unis et à l’origine de la parapharmacie en ligne Santédiscount.com, Loïc Lagarde – Toulousain de 40 ans – assure depuis le 3 avril 2023 la direction de la clinique Pasteur à Toulouse, annonce l’établissement dans un communiqué publié le 4 avril. Il remplace à ce poste Dominique Pon, ex-responsable ministériel au numérique en santé (DNS) devenu directeur général adjoint de Docaposte en début d’année (voir article H&TI ici).

    La clinique toulousaine, qui appartient aux réseaux Clinavenir en région et SantéCité au niveau national, souligne que le recrutement « atypique » de Loïc Lagarde, polytechnicien issu du monde de l’industrie, est « un choix assumé des administrateurs (…), dans une vision de continuité de la stratégie d’innovation de l’établissement ». « Son profil de gestionnaire et entrepreneur du numérique [a retenu] l’attention, même s’il n’a pas la connaissance terrain des établissements de soins », explique la clinique.

    Une expérience dans l’industrie numérique aux USA

    Originaire de l’Ariège (Occitanie), Loïc Lagarde est diplômé de l’École polytechnique (2005) et du Massachusetts Institute of Technology – MIT (2007). Il débute sa carrière à l’international en tant que consultant stratégique pour différents secteurs d’activité.

    Aux États-Unis, il évolue au sein de l’industrie du numérique en rejoignant Google en octobre 2010 comme « strategy associate » : il participe à la stratégie de développement du géant de la tech puis devient responsable des partenariats pour sa filiale Youtube (septembre 2012 – octobre 2014).

    Un entrepreneur qui a contribué à l’essor de Santédiscount.com

    Il revient en France à Toulouse fin 2014. Il rejoint deux amis pharmaciens et devient CEO d’Omniphar, une plateforme qui commercialise en ligne des produits de parapharmacie, en France (sous le nom « Santédiscount« ) et à l’étranger (sous le nom « Sanareva« ), et qui développe aussi des conseils à l’industrie à travers sa filiale Omniphar Analytics.

    Loïc Lagarde « insuffle alors un rythme de croissance exponentielle, souligne la clinique Pasteur : en 7 ans, il contribue à multiplier le chiffres d’affaires par 25 et le nombre de collaborateurs par 15, faisant ainsi de la plateforme (Santédiscount.com) le premier site de vente en ligne de parapharmacie en France« .

    Face à ce succès, Loïc Lagarde décide de réaliser un rapprochement en 2021 avec le groupe néerlandais Atida, intéressé par Santédiscount.com, « en assurant le maintien de l’activité et des emplois sur le site logistique de Montrabé, dans l’agglomération toulousaine ». Il assurait ainsi depuis mars 2021 les fonctions de « managing director France » pour Atida – Santédiscount.

    Une volonté de suivre « les voies tracées par Dominique Pon »

    « La clinique Pasteur est une entreprise locale reconnue et inspirante, commente Loïc Lagarde (communiqué). Mais elle est aussi un terrain d’expérimentation avec une certaine liberté d’entreprendre : en m’appuyant sur les expertises métiers des collaborateurs en place, que je vais rencontrer dès le début sur le terrain, je vais apporter une vision stratégique de développement, dans les voies tracées par Dominique Pon, avec qui j’ai pu échanger ces dernières semaines. »

    « Un temps d’immersion sur le terrain »

    La clinique toulousaine précise que Loïc Lagarde va consacrer lors des premières semaines de sa prise de fonction « un temps d’immersion sur le terrain pour rencontrer les équipes, les actionnaires, comprendre les enjeux des différents services et les spécificités organisationnelles des nombreux métiers, pour pouvoir venir en support décisionnel dans les projets ».

    Il rencontrera « rapidement » les organismes partenaires ainsi que les tutelles et intégrera les groupes de travail des alliances Clinavenir (région) et SantéCité (national) afin de « poursuivre l’engagement collectif des établissements de santé privés indépendants ».

    « Soutenir une vision stratégique ambitieuse de développement »

    Le Dr Bernard Assoun, P.-D.G. et cardiologue de l’établissement, estime que « l’absence d’expérience en établissement de santé [du nouveau directeur] n’est pas un frein ».

    Il indique que le conseil d’administration et la commission médicale d’établissement (CME) travaillent « en étroite collaboration » avec les membres du comité de direction et l’encadrement, soulignant observer « leur implication et leur maîtrise des différents sujets ».

    « Nous avons fait le choix d’un directeur qui pourra impulser une dynamique projet et soutenir une vision stratégique ambitieuse de développement », explique le Dr Bernard Assoun.

  • Karim Asehnoune élu président du Comité national de coordination de la recherche (CNCR)

    Le professeur Karim Asehnoune, président de la CME et chef du service d’anesthésie et réanimation chirurgicale au CHU de Nantes, est élu à l’unanimité président-administrateur du CNCR, annonce un communiqué de mars 2023 du groupement chargé de fédérer la recherche hospitalière.

    Le Pr Karim Asehnoune remplace ainsi à la tête du CNCR le Pr Didier Samuel, qui occupait ce mandat avant d’être nommé PDG de l’Inserm le 1er février 2023.

    Président de la commission médicale d’établissement du CHU de Nantes et de la commission recherche et innovation de la conférence des PCME de CHU, Karim Asehnoune est chef du service d’anesthésie et réanimation chirurgicale de l’hôpital Hôtel-Dieu, hôpital Mère-Enfants du CHU de Nantes depuis 2014.

    Coordinateur de plusieurs essais multicentriques

    Karim Asehnoune a coordonné plusieurs essais multicentriques. Ses activités de recherche l’ont aussi conduit à diriger entre 2015 et 2019 le laboratoire EA3826 dédié aux  thérapeutiques cliniques et expérimentales des infections de l’université de Nantes. Il fait aujourd’hui partie de l’UMR 1064 CR2TI (Center for Research in Transplantation and Translational Immunology).

    Ses travaux ont notamment été publiés dans le Jama, le BMJ, le Lancet Respiratory Medicine et Nature Immunology.

    Essais cliniques, biocollections, entrepôts de données

    Le CNCR souligne que le nouveau président-administrateur souhaite poursuivre la politique de ses prédécesseurs en continuant le dialogue avec les ministères et les différents acteurs de la recherche hospitalière. Il estime que la période post-Covid est marquée par une « inflation » des initiatives en matière de recherche contribuant à un « paysage morcelé » et parfois « peu lisible » pour les professionnels de terrain comme pour les décideurs.

    Les défis d’actualité pour le nouveau président-administrateur du CNCR seront notamment :

    • le développement de nouvelles méthodologies des essais  cliniques;
    • la sécurisation des métiers et des expertises ;
    • le soutien à la recherche transdisciplinaire et aux biocollections ;
    • les entrepôts de données de santé ;
    • la « territorialisation » et la filière Europe.

    Un bilan dressé par Didier Samuel

    A l’occasion de cette passation, Didier Samuel a rappelé le rôle indispensable d’un organe fédératif tel que le CNCR. Il a par ailleurs dressé un court bilan de sa présidence durant laquelle il a milité pour :

    • rapprocher les différents acteurs en recherche hospitalière de CHU et de CH et renforcer leur nécessaire complémentarité;
    • résorber le trop grand « morcellement » du monde de la recherche;
    • faciliter la vie des chercheurs en « sanctuarisant le temps médical dédié à la recherche » avec moins de charge administrative;
    • améliorer et homogénéiser l’accès aux centres de ressources biologiques et aux entrepôts de données de santé.

  • Guy Mamou-Mani quitte son poste de co-président d’Open pour devenir conseiller M&A de la société

    Jusqu’alors co-président du groupe Open, Guy Mamou-Mani devient conseiller M&A de la société et laisse les commandes de cette dernière à son président et fondateur, Frédéric Sebag, annonce Open dans un communiqué de presse en date du 28 mars 2023.

    Après 24 ans à la tête du groupe spécialisé dans l’accompagnement des grandes entreprises vers leurs enjeux de transformation IT et Digitale, d’abord au poste de directeur général de 1999 à 2008, puis au poste de co-président depuis 2008, Guy Matou-Mani aura désormais la charge de « proposer les opportunités d’acquisition des entreprises qui répondent au développement d’Open dans le cadre de son plan stratégique #Impact24″.

    À la tête du groupe lors du rachat par ce dernier de la société de conseil Qualitech en 2010, il a déclaré, lors de l’annonce de son changement de poste, qu’il souhaite, malgré sa mise en retrait de ses « fonctions opérationnelles », continuer son « engagement au travers de [son] activité de conseil sur les opérations de croissance externe , en cours et à venir ». Il reste cependant actionnaire actif au service du Comité exécutif de l’entreprise.

    Visage français de la transition numérique 

    Titulaire d’une licence et professeur agrégé, il exerce pour l’Éducation nationale en tant que professeur de mathématiques de 1979 à 1985, avant de créer – après une expérience de consultant dans la société de son frère, CSC-Go International – la filiale française de l’éditeur de logiciel américain, Manugitics, en 1995.

    C’est en 1999 qu’il est nommé directeur général associé du Groupe Open, avec lequel il aura notamment signé un partenariat avec Google Entreprise pour proposer à ses clients une offre multi-services dédiée au Cloud et créée une entité dédiée, OpenApp. C’est en tant que co-président d’Open qu’il fera du groupe le maître d’oeuvre de la plateforme regroupant les données de santé, le Health Data Hub, en décembre 2019.

    Visage fort de la transition numérique en France, il préside le syndicat du numérique en France, Numeum (à l’époque, Synthec Numérique), de 2010 à 2016. En début d’année 2023, il créé la société de conseil spécialisée dans le numérique, Gadax Conseil, de laquelle il est l’actuel président directeur général.

    Fort promoteur de la place des femmes dans le numérique, Guy Mamou-Mani a été fait chevalier de la Légion d’honneur par le président de la République, François Hollande, en 2014, et est aussi membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh).

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  • La scientifique Yasmine Belkaid nommée directrice générale de l’institut Pasteur

    La professeure Yasmine Belkaid, qui dirige actuellement le centre d’immunologie humaine des NIH, a été nommée directrice générale de l’institut Pasteur, annonce un communiqué de l’institut du 31 mars 2023. Elle prendra officiellement ses nouvelles fonctions en janvier 2024.

    Franco-algérienne, née en 1968 à Alger, la professeure Yasmine Belkaid est une chercheuse de renommée internationale dont les travaux portent principalement sur la relation entre les microbes et le système immunitaire.

    Une carrière scientifique aux Etats-Unis

    Sa carrière scientifique a démarré par une formation en maladies infectieuses à l’institut Pasteur. La chercheuse est aujourd’hui reconnue pour son expertise scientifique dans de nombreux domaines, dont la parasitologie, la microbiologie, l’entomologie médicale, la virologie, l’immunité tissulaire, le microbiome ou encore l’immunologie humaine.

    Après un doctorat en immunologie à l’université Paris-Sud et à l’institut Pasteur en 1996, elle s’installe aux Etats-Unis pour suivre un stage post-doctoral dans le laboratoire des maladies parasitaires du National institute of allergy and infectious diseases (NIAID).

    À partir de 2005, elle occupe différents postes au NIAID et aux NIH. Elle dirige actuellement le département de l’immunité de l’hôte et du microbiome du NIAID ainsi que le centre d’immunologie humaine des National institutes of health (NIH).

    Plus de 220 articles publiés

    Yasmine Belkaid a publié plus de 220 articles scientifiques sur l’infection, l’immunité, l’immunologie, le microbiote et la nutrition. Elle a reçu de nombreux prix et distinctions dont :

    • le Prix Robert Koch (2021);
    • le Lurie Prize in Biomedical Sciences (2019);
    • le Prix Sanofi-Institut Pasteur (2016).

    L’institut Pasteur fait savoir que la professeure Yasmine Belkaid est membre de plusieurs comités et conseils scientifiques, dont l’Académie américaine des arts et des sciences, l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale des sciences, mais aussi le Microbiome Technical Advisory Group de la Fondation Bill & Melinda Gates, l’Anti-Racism Steering Committee des NIH, l’American Society of Microbiology et le Scientific resource board de Genentech.

    Un processus de sélection exigeant

    La nomination de Yasmine Belkaid comme directrice générale de l’institut Pasteur conclut un processus de sélection particulièrement exigeant, débuté en juin 2021. Dans un environnement hautement concurrentiel, l’institut Pasteur entend rester un centre de recherches et de formation d’excellence.

    La professeure Yasmine Belkaid succédera au professeur Stewart Cole, dont le mandat s’achèvera le 1er janvier 2024. Elle deviendra la seconde femme à occuper ce poste et le 17e directeur général de l’institut Pasteur depuis sa création par Louis Pasteur en 1887. La durée de son mandat est de 6 ans.

    « En tant que prochaine directrice générale, j’entends faire de l’institut Pasteur l’un des principaux établissements de recherche en sciences du vivant et renforcer son rôle dans les domaines de la surveillance, de la prévention et de l’identification des pathogènes émergents à l’échelle mondiale », a déclaré Yasmine Belkaid à l’annonce de sa nomination.

  • Angélique Khaled nommée directrice de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (HAS)

    Inspectrice hors classe de l’action sanitaire et sociale, Angélique Khaled est à la tête de la direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social de la HAS (DIQASM) depuis le 1er mars, annonce un communiqué de l’agence sanitaire du 21 mars 2023.

    Diplômée de Sciences Po Paris en 1997 et de l’EHESP en 2003 pour la formation inspecteur de l’action sanitaire et sociale, Angélique Khaled a occupé différents postes au sein de l’administration centrale et des services déconcentrés de l’Etat.

    Après un début de carrière en 2001 au bureau des maladies chroniques de la direction générale de la santé (DGS), elle est ensuite inspectrice de l’action sanitaire et sociale à la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Val-de-Marne à partir de 2003.

    Elle est dans un premier temps cheffe du pôle étrangers et accès aux droits puis cheffe du pôle hébergement–logement en 2008. Elle y a mis en œuvre les politiques d’accès à l’aide médicale de l’État (AME) et la couverture maladie universelle (CMU). Elle a également piloté et animé les dispositifs de veille sociale et d’hébergement, d’accès au logement et d’intégration des réfugiés et des primo-arrivants.

    Plusieurs fonctions au ministère de la Santé

    Angélique Khaled rejoint en 2010 la direction générale de la cohésion sociale du ministère des Affaires sociales et de la Santé. De 2010 à 2018, elle est successivement chargée de mission déficiences sensorielles, puis adjointe à la cheffe du bureau insertion, citoyenneté et parcours des personnes handicapées, et enfin cheffe du bureau emploi et politique salariale.

    Angélique Khaled occupe ensuite les fonctions de directrice de l’administration territoriale de l’État dans le département des Yvelines, d’abord au sein de la direction départementale de la cohésion sociale, puis à la tête de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités à partir de 2021.

    Evaluation de la qualité des prestations des établissements 

    En tant que directrice de la DIQASM, Angélique Khaled a pour mission de « veiller à la mise en œuvre du dispositif d’évaluation de la qualité des prestations délivrées par les établissements et services sociaux et médico-sociaux » dans les champs :

    • de l’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap;
    • de la protection de l’enfance;  
    • de l’inclusion sociale.

    La HAS précise qu’elle sera également responsable de l’élaboration des référentiels et recommandations de bonnes pratiques professionnelles à destination des professionnels du secteur social et médico-social.

  • Floriane Pelon nommée directrice de l’évaluation et de l’accès à l’innovation à la HAS

    Jusqu’alors cheffe du bureau des produits de santé à la direction de la sécurité sociale (DSS), l’ingénieure en chef des Mines Floriane Pelon prend la tête de la direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation (DEAI) à compter du 27 mars 2023, annonce la HAS dans un communiqué.

    Polytechnicienne, ingénieure en chef des Mines, Floriane Pelon est aussi titulaire d’un doctorat en oncogenèse réalisé à l’institut Curie portant sur l’hétérogénéité fibroblastique et la dissémination métastatique dans les cancers du sein.

    Elle a été récompensée en 2018 pour ses travaux scientifiques par le prix du jury Hélène Starck décerné par la fondation ARC pour la recherche sur le cancer et a également été lauréate d’une bourse L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science la même année.

    Une expertise sur les DM et la télésurveillance

    En tant que cheffe du bureau des produits de santé à la DSS, un poste qu’elle a occupé à partir de mars 2019, Floriane Pelon a mis en œuvre « des politiques de gestion de l’efficience des dépenses d’assurance maladie » consacrées aux médicaments et aux dispositifs médicaux.

    La HAS précise qu’elle a notamment contribué à l’élaboration et au déploiement de la réforme des accès précoces et compassionnels aux médicaments ou encore du cadre de prise en charge des activités de télésurveillance médicale.

    Mission pour améliorer l’accès aux produits innovants

    Floriane Pelon dirige la DEAI depuis le 27 mars 2023, en remplacement du Dr Lise Alter nommée en novembre dernier directrice générale de l’AIS.

    Elle est en charge d’animer les différents services de sa direction qui mettent en œuvre une évaluation scientifique des médicaments, vaccins, DM, actes et technologies de santé. La HAS souligne qu’elle aura notamment pour mission de contribuer à améliorer l’accès des patients aux actes et produits de santé innovants.

    Elle sera également chargée de poursuivre la collaboration au niveau européen concernant la mise en place du règlement européen sur l’évaluation des technologies de la santé de 2021.

  • Anne Ferrer-Villeneuve nommée directrice générale du CHU de Montpellier

    Anne Ferrer-Villeneuve jusqu’alors en poste de directrice générale adjointe du CHU de Toulouse depuis 2017, a annoncé le 27 mars 2023 sur son profil Linkedin avoir été nommée directrice générale du CHU de Montpellier, en remplacement de Thomas Le Ludec.

    Diplômée de Sciences Po Bordeaux (promo 1996), puis de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) en 1999, Anne Ferrer-Villeneuve a connu une forte expérience au sein de centres hospitaliers, puisqu’elle rejoint le CHU de Nantes dès 2001, et jusqu’en 2003, en tant que directrice adjointe des finances et de l’achat public. En 2007, elle est nommée directrice des finances du CH de Rochefort, avant de le quitter, en 2010, pour le CHU de Bordeaux, où elle est nommée au même poste.

    C’est en 2017 qu’elle rejoint le CHU de Toulouse, au sommet de l’organigramme, puisqu’elle est nommée directrice générale adjointe aux côtés de Raymond Le Moign, puis de Marc Penaud, et enfin de Jean-François Lefebvre, actuel directeur général du CHU. Après 6 années passées aux côtés d’équipes soignantes, administratives, techniques et logistiques à qui elle rend hommage dans son post Linkedin, elle rejoint le CHU de Montpellier en tant que directrice générale, le 27 mars 2023 : une nouvelle aventure qu’elle aborde avec « enthousiasme et envie », prête à relever « les nouveaux défis, d’une feuille de route ambitieuse ».

    La première femme à diriger le CHU de Montpellier 

    Durant ces 6 années au poste de directrice générale adjointe du CHU de Toulouse, Anne Ferrer-Villeneuve a été l’un des précurseurs du projet Inspire, mené par le CHU, en partenariat avec l’ARS Occitanie, l’Union européenne et la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. Ce projet a pour objectif de « favoriser un vieillissement en bonne santé » et se présente sous la forme d’une plateforme de recherche translationnelle en gérosciences – qui sont les sciences qui visent à identifier des biomarqueurs du vieillissement biologique, et à déterminer l’âge biologique (âge réel) d’une personne.

    Le Maire de Montpellier, Michaël Delafosse, qui est aussi président du Conseil de Surveillance du CHU de Montpellier, a réagi à la nouvelle en déclarant qu’Anne Ferrer-Villeneuve sera « la première femme à diriger le CHU de Montpellier : premier établissement de santé et premier employeur du département de l’Hérault ».

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  • Lise Alter recrute 5 nouveaux membres pour composer l’équipe de l’Agence de l’innovation en santé

    En l’espace d’un mois, l’Agence de l’innovation en santé (AIS) a recruté 5 nouveaux membres. Pilotée par sa directrice générale Lise Alter, l’agence se dote donc : 

    • d’une responsable de la communication, Florence Gaudin ;
    • d’un directeur du pôle « accélération », Charles Édouard Escurat ; 
    • d’un directeur adjoint du pôle « accompagnement », Enguerrand Habran ;
    • d’un responsable de la veille et de la prospective, Dinh-Phong Nguyen ;
    • d’un responsable de l’accélération, de la recherche et du transfert de technologie, Benoît Labarthe.

    Rattachée au Secrétariat général pour l’investissement depuis son lancement le 31 octobre 2022, l’AIS, mesure phare du Plan Innovation Santé 2030, a vocation à piloter, en lien avec les ministères et opérateurs concernés, la mise en œuvre du volet santé France 2030, puisqu’elle coordonnera « les travaux sur la prospective en santé, pour caractériser les besoins à venir du système de santé » et anticipera leurs impacts « sur le système de prévention et de soin ».

    À l’occasion du recrutement de ces 5 nouveaux membres, H&TI propose un article qui revient sur la composition de l’équipe de l’AIS, qui sera complète en mai après de nouveaux recrutements, rapporte Lise Alter à Health & Tech Intelligence.

    Présentation des membres de l’AIS

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    Lise Alter, directrice générale 

    Médecin de santé publique et titulaire d’un master en économie et gestion des services de santé, Lise Alter a déjà connu plusieurs expériences au sein des administrations publiques de santé et dans le secteur privé (cabinet de conseil en santé, industrie) lors de son internat entre 2007 et 2012. Conseillère médicale sang, greffe, tissus, cellules au sein de la Direction générale de la santé de 2012 à 2013, elle prend ensuite des fonctions de médecin-conseil à la Cnam (2013-2014).

    Après 4 années passées au sein du laboratoire Lilly France (2014-2018) au département accès au marché puis en tant que manager de la Business Unitoncologie, elle prend le virage de la santé numérique et intègre, la Direction générale de l’offre de soins du ministère de la santé en 2018 au poste d’adjointe à la sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins. Elle y est notamment en charge des produits de santé, de l’innovation, de la recherche clinique et de la télémédecine et télésurveillance.

    En 2020, Lise Alter rejoint la Haute Autorité de santé afin de poursuivre la dynamique initiée autour de l’innovation des produits et technologies de santé. Elle fait évoluer la Direction de l’évaluation médicale économique et de santé publique, qui devient à cette occasion la direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation (DEAI), dans un contexte également marqué par la crise sanitaire liée à la Covid-19.

    Le 28 octobre 2022, Lise Alter est nommée Directrice Générale de l’Agence de l’innovation en santé.

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    Charles Édouard Escurat, directeur du pôle « accélération »

    Diplômé d’un master de droit public des affaires (Panthéon Sorbonne) et d’un master d’administration générale (École normale supérieure), Charles Édouard Escurat est nommé directeur adjoint (2012) puis directeur général adjoint (2017) du groupement d’intérêt public Resah qui a pour objet d’appuyer la recherche de performance des acteurs du secteur sanitaire, médico-social et social grâce à la mutualisation et la professionnalisation des achats et de la logistique qui leur est associée. 

    Après avoir exercé au poste de directeur des achats de la région Île-de-France de 2018 à 2020, il reprend son poste de directeur général adjoint du Resah jusqu’en mars 2023, où il est nommé directeur du pôle « accélération » de l’AIS.

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    Benoît Labarthe, responsable de l’accélération, de la recherche et du transfert de technologie

    Pharmacien, docteur en médecine spécialisé et titulaire d’un master en stratégie et innovation de la propriété intellectuelle, Benoît Labarthe a été responsable du département « Partenariats et Innovations » du CHU de Nantes de 2020 à 2023 : une période au cours de laquelle il était également membre du conseil d’administration d’Atlanpole Biothérapies (2021-2023). 

    En mars 2023, il est nommé responsable de l’accélération, de la recherche et du transfert de technologie de l’AIS, un défi qu’il qualifie « de taille [et] à relever avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème », afin de renforcer la performance des équipes de recherche et entreprises et amener au marché des produits et services innovants pour les soignants et patients.

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    Enguerrand Habran, directeur adjoint du pôle « accompagnement »

    Titulaire d’un master des systèmes biologiques et des concepts physiques, Enguerrand Habran créé et dirige la société éditrice de logiciel, Catalyzer, qui développe un assistant virtuel capable de d’accompagner les personnes au quotidien dans les différentes tâches de leur vie professionnelle, de 2010 à 2015, avant de créer et diriger, entre 2014 et 2016, l’association New Health, qui a pour objectif de faire émerger et de soutenir les innovations dans le secteur de la santé.

    En 2016, il rejoint la Fédération hospitalière de France en tant que directeur du fonds FHF Recherche, puis co-créé en parallèle en 2021, la Chaire innovation BOpA (Bloc opératoire augmenté) de l’AP-HP, dont il va être le directeur des opérations.

    Il quitte ces deux postes en janvier 2023, avant d’être nommé directeur adjoint du pôle « accompagnement » de l’AIS en février.

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    Julian Mercier, directeur des financements

    Diplôme d’un diplôme universitaire de gestion interministérielle des crises, Julian Mercier a été chargé de mission biotechnologies et innovations numériques de la Direction générale des entreprises de 2015 à 2019, avant d’être chargé, de 2019 à 2020, de la mission biologie et partenariats du pôle « développement des technologies de sécurité » du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale.

    En décembre 2020, il rejoint le Secrétariat général pour l’investissement en tant que Directeur adjoint du programme santé et biotechnologies, jusqu’à la création de l’AIS en novembre 2022 : date à laquelle il devient le directeur des financements de l’Agence.

    Il est aussi une personnalité qualifiée au sein de la commission de référencement « Mon espace santé » rattachée au ministère de la Santé depuis mars 2022.

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    Florence Gaudin, responsable de la communication

    Diplômée d’une licence de lettres modernes, Florence Gaudin occupe le poste de chef du service Presse de la Haute autorité de Santé de 2008 à 2023 : une longue période au cours de laquelle elle a pu suivre l’évolution des innovations en santé et l’explosion du secteur du numérique en santé.

    En mars 2023, elle est nommée responsable de la communication de l’AIS par Lise Alter.

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    Dinh-Phong Nguyen, responsable de la veille et de la prospective

    Titulaire d’un doctorat en médecine qu’il obtient en 2021 et d’un master de la science de la data à l’école Polytechnique, Dinh-Phong Nguyen a été Data scientist puis Head of science de la start-up Kiro, qui développe des solutions d’intelligence artificielle pour la biologiemédicale, de 2021 à 2023.

    Il est en nommé en février 2023, responsable de la veille et de la prospective de l’AIS.

  • Ayden Tajahmady devrait rejoindre l’AP-HP pour piloter la stratégie et la transformation

    MISE À JOUR (6 juillet 2023) : le Dr Ayden Tajahmady a été officiellement nommé directeur de la stratégie et de la transformation de l’AP-HP, confirmant l’information relayée par H&TI en mars.
    Selon une source Health & Tech Intelligence, Ayden Tajahmady va succèder prochainement à  Clémence Marty-Chastan au poste de directeur de la stratégie et de la transformation de l’AP-HP, après plus de 7 ans à la tête de la direction de la stratégie des études et de statistiques (DSES) de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam).

    Diplômé d’un doctorat de la faculté de médecine de la Pitié Salpétrière (Paris Sorbonne) en 2007, Ayden Tajahmady a rejoint l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) en tant que responsable du programme de travail, lors de la création de l’agence en 2009. Durant plus de 6 années à ce poste, il aura mené des projets relatifs à la transformation hospitalière de nombreux CHU, dont celui de Bordeaux, ainsi qu’au diagnostic territorial en santé mentale.

    C’est en 2015 qu’il rejoint la Cnam en tant que directeur adjoint de la DSES. Un poste au sein duquel il sera amené à traiter des questions de santé numérique, en travaillant notamment sur :
    • l’amélioration de la qualité du système de soins (dont l’accès aux soins) ; 
    • l‘innovation dans l’expérimentation et l’expérimentation dans l’innovation (article 51) ;
    • le fait de donner plus de place à la prévention, notamment « pour les plus éloignés du système de santé » (COG 2023-27, ainsi que dans le rapport charges et produits pour 2023) ;
    • le fait pour l’assurance maladie de repérer et d’accompagner les innovations de rupture dans le domaine du numérique, qu’elles aient vocation à rentrer dans le panier de soins remboursés ou non.

    En tant que directeur de la stratégie et de la transformation de l’AP-HP, il sera donc en charge : 
    • d’ »accompagner la stratégie médicale » de l’AP-HP ;
    • d’impulser et d’accompagner les transformations numériques ;
    • de « promouvoir l’innovation dans les projets, les organisations et les partenariats » ;
    • de « soutenir les projets au service des parcours de soins et la recherche de performance » de l’AP-HP.

    Clémence Marty-Chastan : 3 ans à la tête de la DST pour faire progresser la prise en charge et accélérer la transition écologique

    De son côté, Clémence Marty-Chastan quitte son poste à la tête de la DST de l’AP-HP après plus de 3 années au cours desquelles elle s’est attelée à faire progresser la qualité de la prise en charge et de l’accès aux soins, faire évoluer la téléconsultation, notamment lors de la pandémie de Covid-19, mais aussi, à faire accélérer la transition écologique au sein de l’AP-HP.

    Sortie diplômée de l’école nationale de l’administration, après avoir été consultante en stratégie au Boston Consulting Group de 2007 à 2008, puis aux services du Premier ministre en 2008 pour participer à la réforme de l’audiovisuel extérieur de 2008 à 2011 : Clémence Marty-Chastan est nommée, en 2016, inspectrice des affaires sociales (IGAS), membre du comité des pairs Santé. 

    Avant de prendre ses fonctions à la tête de la DST de l’AP-HP en décembre 2019, elle a rejoint de juillet 2018 à janvier 2020, la task force « réforme du financement du ministère de la Santé«  où elle a piloté « notamment la montée en charge du compartiment financement à la qualité ainsi que la refonte du modèle de financement de la psychiatrie« .

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  • David de Amorim devient le Directeur du développement nouveaux marchés de Cegedim Santé

    David de Amorim, jusqu’alors en poste de Directeur du développement et de la R&D de MesDocteurs, a annoncé le 17 mars 2023 sur son profil Linkedin avoir été nommé au poste de Directeur du développement nouveaux marchés de Cegedim Santé.

    Cette nomination intervient à la suite du rachat de l’entreprise de télémédecine MesDocteurs, qui était une filiale du groupe Vyv, par Cegedim Santé en mai 2022, lors d’une large opération menée par Vyv, Malakoff Humanis et Pro BTP. David de Amorim était depuis considéré comme Directeur du développement, de la R&D et des marchés santé en transformation digitale par Cegedim Santé.

    Cette nouvelle aventure marque une « nouvelle étape » pour celui qui est aussi membre du comité scientifique de MedInTechs et co-président du club santé connectée de l’Association de l’économie numérique (Ascel) : il confie que l’émulation permise par l’environnement de Cegedim Santé, avec « des médecins, des kinésithérapeutes, des pharmaciens et des infirmiers » et la convergence de solutions proposées par l’entreprise, conduira à une « transformation digitale du système de santé ».

    Un acteur de la transformation du numérique, de longue date 

    Ingénieur de formation, David de Amorim s’est rapidement positionné comme un acteur de la transformation digitale : il rejoint en 1996 Accenture, puis Capgemini en 2000 en tant que consultant spécialisée en nouvelles technologies, avant de rejoindre La Poste en tant que directeur de l’innovation en 2009, afin de « participer à la modernisation de l’activité historique de l’entreprise, dans ses dimensions industrielles et servicielles avec le programme Facteo, le smartphone de la tournée du Facteur ».

    C’est en 2014 qu’il prend le virage de la santé numérique puisqu’il est nommé directeur de l’innovation, mais cette fois-ci chez la filiale de l’opérateur postal, Docaposte, où il a initié des projets comme « la plateforme e-santé […] qui permet de fluidifier et de simplifier les relations soignants/soignés dans des environnements ultra sécurisés, comme l’assistant digital (ADEL) avec le Groupe de cliniques Elsan« . En février 2021, il rejoint la start-up spécialisée en télésanté, MesDocteurs, avec pour mission de « piloter la stratégie de croissance et la feuille de route innovation, en interaction avec les acteurs du monde de la santé », avant son rachat par Cegedim Santé.

    En plus de son poste de directeur du développement nouveaux marchés, David de Amorim reste un acteur actif de la transformation digitale du secteur de la santé, puisqu’il est aussi membre du think tank « les 3 sphères », de la chaire Sciences Po Santé et de la chaire IA et Santé de l’Université de Paris.

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