Mercato

  • DNS : Hela Ghariani officiellement nommée déléguée ministérielle au numérique en santé

    Raphaël Beaufret, son binôme jusqu’à présent, n’est pas mentionné, ce qui confirmerait son départ de la DNS pour rejoindre l’AP-HP en tant que directeur des services numériques, en remplacement de Laurent Treluyer.
    La nouvelle gouvernance de la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) se précise : co-successeure avec Raphael Beaufret (depuis juin 2022) de Laura Létourneau (déléguée ministérielle au numérique en santé) et de Dominique Pon (responsable ministériel au numérique en santé), Hela Ghariani a officiellement été nommée déléguée ministérielle au numérique en santé le 7 juin 2023 en Conseil des ministres.

    Pour rappel, elle avait été nommée à ce poste par intérim dans un arrêté du ministre de la Santé et de la Prévention François Braun et du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées Jean-Christophe Combe, daté du 28 octobre 2022 et publié au Journal officiel (JO) du 1er novembre. 

    Aucune mention en revanche de son actuel binôme, Raphaël Beaufret, ce qui confirmerait les information de H&TI selon lesquelles il quitterait la DNS pour rejoindre l’AP-HP en tant que directeur des services numériques (CIO), en remplacement de Laurent Treluyer (voir article H&TI ici).

    Hela Ghariani a rejoint la DNS fin 2019

    Diplômée d’un master de l’ESCP Business School, Hela Ghariani a assuré les fonctions de directrice de projets à la DNS à partir de novembre 2019.

    Elle a auparavant passé plus de 4 ans au sein de Beta.gouv, l’incubateur de services numériques de l’État, :
    • tout d’abord en tant que chef de produit (février 2015-septembre 2017) ;
    • puis en tant que responsable de l’incubateur (octobre 2017-octobre 2019).

    Elle a également occupé le poste de chef de projet au Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) de février 2013 à janvier 2015.

  • Clara de Bort nommée à la tête de l’ARS Centre-Val de Loire, Dimitri Grygowski lui succède en Guyane

    Le Dr Jérôme Viguier était directeur général de l’ARS du Centre-Val de Loire depuis fin janvier 2023 seulement, après avoir dirigé pendant 4 ans l’ARS de Martinique, où Anne Bruant-Bisson lui a succédé.

    Clara de Bort est la nouvelle directrice générale de l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire (ARS CVL), annonce le compte rendu du Conseil des ministres du 7 juin 2023. Elle prendra ses nouvelles fonctions à compter du 12 juin 2023. À la tête de l’ARS de Guyane depuis janvier 2019, Clara de Bort y est remplacée par Dimitri Grygowski, qui prendra la direction de l’agence à partir du 3 juillet.

    Clara de Bort succède à Jérôme Viguier, nommé en janvier à l’ARS CVL. Il était auparavant, depuis janvier 2019, directeur général de l’ARS de Martinique, où Anne Bruant-Bisson (Igas) lui a succédé (voir article H&TI ici). L’ARS Centre-Val de Loire annonce dans un communiqué qu’il rejoint l’Institut national du cancer (Inca) comme conseiller auprès du président Norbert Ifrah et du directeur général Thierry Breton de l’instance. 

    Clara de Bort : 4 ans à la tête de l’ARS de Guyane

    Avant de rejoindre l’ARS de Guyane, Clara de Bort était à la tête de la Réserve sanitaire depuis 2014. Auparavant, elle a assuré divers postes au sein de la fonction publique : conseillère technique au ministère de la Santé et des Sports en 2010, elle est ensuite devenue conseillère du ministre et de la secrétaire d’État au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé (2010-2012), avant de diriger le département « stratégie et ressources » de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) entre 2012 et 2014.

    Elle a par ailleurs travaillé au Centre hospitalier des Pyrénées, en tant que directrice de la qualité et des systèmes d’information (2000-2003), directrice des ressources humaines – DRH (2003-2006) et directrice des usagers, de la communication et de la qualité (2006-2007), avant d’assurer les fonctions de DRH du CHU de Bordeaux entre 2007 et 2010.

    Clara de Bort a dirigé pendant plus de 4 ans l’Agence régionale de santé de Guyane. « Elle a eu à cœur, avec ses équipes, de développer l’offre de soins avec notamment le projet de CHU, l’offre de transports sanitaires et l’offre médico-sociale de Guyane, et de soutenir la formation et le recrutement de professionnels en Guyane », souligne l’agence dans un communiqué.

    Soulignant qu’elle a veillé à « renforcer la prévention, la veille sanitaire et la réduction des risques, notamment ceux liés aux métaux lourds ». L’ARS relève qu’elle s’est particulièrement mobilisée sur « la santé des femmes et des enfants, la santé sexuelle et périnatale, la santé mentale, les maladies chroniques, les maladies hydriques et infectieuses » et qu’elle a accompagné le développement d’équipes mobiles « allant au plus proche des habitants, y compris dans les zones d’habitat spontané et en Guyane intérieure ».

    Son mandat a été marquée par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

    Clara de Bort est notamment diplômée de l’École des hautes études en santé publique – EHESP (1998-2000), de l’université Paris-Dauphine (DESS gestion des services de santé) et de Sciences Po Bordeaux en économie et finances (1996).

    Dimitri Grygowski : un ancien conseiller d’Olivier Véran

    Dimitri Grygowski est docteur en histoire contemporaine, diplômé de Sciences Po Lille et ancien élève de l’EHESP (promotion 2007-2008 des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S)).

    Conseiller référendaire en service extraordinaire à la Cour des Comptes, il occupait depuis mars 2023 le poste de chef des affaires gouvernementales et de la politique publique au sein de l’entreprise informatique Cisco.

    Il a auparavant assuré les fonctions de directeur adjoint aux ressources humaines du GH Hôpitaux universitaires Paris Nord Val-de-Seine (AP-HP) en 2010-2011.

    En 2011, Dimitri Grygowski rejoint le Secrétariat général des affaires européennes avant d’évoluer au sein du ministère chargé des Sports, alternant des postes en cabinet ministériel et en administration centrale, en tant que chef du bureau, conseiller au cabinet du ministre, sous-directeur au ministère puis directeur adjoint du cabinet.

    En avril 2019, il est nommé sous-directeur du tourisme à la Direction générale des entreprises (DGE), à l’administration centrale du ministère de l’Économie et des Finances. Il rejoint ensuite en juillet 2020 le cabinet de la ministre déléguée à l’Autonomie Brigitte Bourguignon puis est nommé en janvier 2022 conseiller diplomatique au cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran.

  • Axa : Guillaume Borie nommé DG France, Patrick Cohen promu à l’échelon européen du groupe

    En prévision du lancement de son nouveau plan stratégique, l’assureur Axa annonce une réorganisation de son comité de direction dans un communiqué daté du 6 juin 2023 : Guillaume Borie, jusqu’alors n°2 d’Axa France, prend la tête de la filiale française en remplacement de Patrick Cohen (voir article H&TI ici), nommé directeur général « marchés européens et santé ».

    Guillaume Borie est entré dans le groupe Axa en 2009 comme chargé de communication et de relations publiques. Il a rapidement occupé plusieurs postes à responsabilités. Nommé directeur de l’innovation du groupe fin 2017, il est ensuite promu directeur délégué général d’Axa France en janvier 2020.

    « Guillaume [Borie] a fait un excellent travail à la tête de l’ensemble de nos réseaux de distribution en France depuis 2019 et est en parfaite position pour poursuivre le développement d’Axa France », souligne Thomas Buberl, directeur général du groupe.

    Patrick Cohen a quant à lui rejoint Axa en novembre 2016, après un parcours de responsable marketing dans plusieurs entreprises puis de directeur dans une compagnie d’assurances à Zurich (Suisse). Il a d’abord été directeur général d’Axa Italie avant de prendre la tête d’Axa France en mai 2021.

    Des évolutions dans les zones géographiques clés

    En tant que nouveau directeur des marchés européens et de la santé, Patrick Cohen supervisera l’ensemble des entités européennes d’Axa. Il sera aussi chargé de la création et du développement d’une nouvelle business unit destinée à accélérer les opérations clés du groupe dans le domaine de la santé à l’international.

    Par ailleurs, Hassan El-Shabrawishi, directeur général d’Axa Afrique, est nommé directeur des marchés internationaux et supervisera les opérations d’Axa en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient, en Turquie, en Inde et en Asie du Sud-Est.

    Le nouveau comité de direction autour de Thomas Buberl entrera en fonction à compter du 1er juillet. Plusieurs nouveaux membres (présentés ci-après) font leur entrée dans ce comité de direction.

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  • ExclusifDonnées de santé : mission confiée à Jérôme Marchand-Arvier, résultats attendus pour fin septembre

    [EXCLU] Jérôme Marchand-Arvier confirme à H&TI avoir été missionné par les ministres François Braun, Bruno Le Maire et Sylvie Retailleau et partage la lettre de mission, qui précise la composition de son équipe.
    Lors de la présentation officielle de la nouvelle feuille de route du numérique en santé (2023-2027) le 17 mai 2023, le ministre de la santé et de la Prévention François Braun avait annoncé le lancement d’une mission pour construire une feuille de route dédiée aux données de santé, précisant avoir confié le pilotage de ces travaux à Jérôme Marchand-Arvier, nommé conseiller d’État en service ordinaire puis président du Conseil supérieur de la prud’homie en 2022.

    Contacté par Health & Tech Intelligence le 6 juin 2023, Jérôme Marchand-Arvier confirme l’information, signalant que les travaux viennent de commencer. La lettre de mission, qu’il a partagée à notre rédaction, a été signée le 31 mai par les ministres François Braun, Bruno Le Maire (Économie, Finances et Souveraineté industrielle et numérique) et Sylvie Retailleau (Enseignement supérieur et Recherche).

    La composition des membres de la mission précisée

    Selon la lettre en question, la mission animée par Jérôme Marchand-Arvier est composée :
    • d’Anne-Sophie Jannot, maître de conférences des universités-praticien hospitalier à l’AP-HP ;
    • de Stéphanie Allassonnière, professeure universitaire (PU) et vice-présidente « Valorisation » à l’université Paris Cité ;
    • et d’Aymeril Hoang, indépendant : ancien membre démissionnaire du Conseil national du numérique (CNNum), il a aussi été directeur de cabinet de Mounir Mahjoubi (alors secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique) et membre du conseil scientifique Covid-19 auprès du Gouvernement.

    Les ministres signataires ajoutent que Jérôme Marchand-Arvier devra également associer aux travaux les membres du Comité stratégique des données de santé (présidé par le ministre en charge de la Santé et co-animé par le ministère en charge de la Recherche) et qu’il pourra compter sur l’appui des services :
    • de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ;
    • de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) ;
    • de la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) ;
    • de la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI) ;
    • de la Direction générale des entreprises (DGE) ;
    • d’Inria ;
    • et du Health Data Hub (HDH).

    Les résultats des travaux (détaillés ci-après) devront être remis aux 3 ministres « d’ici la fin du mois de septembre 2023 ». L’objectif est que les propositions de la mission « jettent les bases d’une véritable feuille de route française en matière d’utilisation secondaire des données de santé, sur laquelle le Comité stratégique des données santé a engagé des réflexions et qu’il adoptera pour les cinq années à venir ».

    Le spécialiste des données Claude Gissot (Drees) mobilisé

    Selon les informations rapportées par plusieurs acteurs de l’écosystème, la rédaction de cette feuille de route sur les données de santé serait quant à elle pilotée notamment par Claude Gissot, directeur de projet Amdac (Administration des données, des algorithmes et des codes sources) à la Drees. Pour rappel, le directeur de la Drees (Fabrice Lenglart) a été nommé en 2021 administrateur ministériel des données, algorithmes et codes sources (Amdac) : à ce titre, la Drees intervient auprès des différentes directions et différents opérateurs concernés pour encourager la mise à disposition d’open data et d’algorithmes, l’ouverture de codes et le partage des données. L’objectif est de fédérer les acteurs en charge de ces sujets autour de bonnes pratiques à construire et à partager.

    De par son rôle régalien en tant qu’Amdac, il apparaît naturel que la Drees participe activement à l’élaboration de cette feuille de route gouvernemental spécifiquement dédiée aux données de santé.

    Avant de rejoindre la Drees fin 2021, Claude Gissot était directeur de la stratégie, des études et des statistiques (DSES) à la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Cette direction est notamment en charge de la base de données Sniiram (système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie), un important collecteur public de données de santé. 

    Contacté par H&TI, Claude Gissot n’a pas répondu à notre sollicitation dans le temps imparti (cet article sera mis à jour en cas de retour de sa part).

    Jérôme Marchand-Arvier, ex-directeur de cabinet d’Olivier Véran

    Avant d’être nommé au Conseil d’État, Jérôme Marchand-Arvier a dirigé le cabinet d’Olivier Véran, alors ministre des Solidarités et de la Santé, de mai 2020 à mai 2022. Il était auparavant directeur général adjoint de l’AP-HP depuis septembre 2018, après avoir été secrétaire général de l’établissement pendant environ 1 an.

    Diplômé de Sciences Po Paris et de l’École nationale d’administration (Ena), Jérôme Marchand-Arvier a par ailleurs assuré les fonctions de conseiller « relations de travail » au sein du cabinet de Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, entre novembre 2010 et novembre 2011 : il devient directeur adjoint de son cabinet en décembre 2011 (et jusqu’à mai 2012).

    Jérôme Marchand-Arvier est ensuite nommé directeur adjoint de Pôle emploi pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (2013-2016), puis maître des requêtes, rapporteur à la section sociale du Conseil d’État.

    Mission Jérôme Marchand-Arvier : 4 travaux à mener

    [photo=179610] La lettre de mission détaille les différents travaux que doit piloter Jérôme Marchand-Arvier. Ils ont pour but de compléter ceux déjà menés par le Comité stratégique des données de santé, avec l’ambition d’élaborer une feuille de route nationale en matière d’utilisation secondaire des données de santé.

    Chiffrer les opportunités, identifier les impacts de l’espace européen des données de santé…

    Ces travaux sont les suivants :

    • « Catégoriser et chiffrer les opportunités associées à l’utilisation secondaire des données, à la fois en termes de santé publique, d’innovation et de compétitivité et identifier sur cette base les domaines prioritaires de données qu’il serait utile de collecter et/ou de croiser. Il s’agira notamment de répondre aux futurs enjeux en termes de santé publique en regard des priorités de la stratégie nationale de santé, du basculement vers une santé plus préventive, plus personnalisée, ainsi qu’en termes d’innovation et de compétitivité. L’initiative prise par le ministère de la santé et de la prévention pour développer les entrepôts de données hospitaliers a permis de lancer une dynamique de constitution de données à partir des dossiers patients informatisés des établissements. Il est sans doute souhaitable d’ouvrir d’autres champs de recueil, mais aussi de les croiser avec des données en provenance d’autres domaines (environnement notamment) pour contribuer à la prise en charge de la santé de manière globale (approche « One Health ») » ;
    • « Cartographier la dynamique actuellement à l’œuvre de constitution de grands entrepôts de données de santé. Des initiatives multiples, isolées ou sous forme d’alliances, cherchent à capitaliser sur les données de santé en constituant des entrepôts ou des plateformes de mise à disposition (France Cohortes, OncoDataHub, Paris-Saclay Cancer Cluster, Agoria…). Tous ces acteurs sollicitent sous une forme ou sous une autre des financements publics. Il est nécessaire de collecter et de cartographier l’ensemble des initiatives en cours, d’examiner la façon dont elles s’articulent, pour dégager du côté de l’action publique les actions prioritaires à sécuriser et à engager dans les tous prochains mois » ;
    • « Identifier les impacts organisationnels pour les différents acteurs du futur règlement sur l’espace européen de données de santé (EHDS), redéfinissant les modalités de l’usage secondaire des données de santé, entre détenteurs et utilisateurs des données, au travers d’organismes responsables de l’accès aux données de santé (HDAB), et créant une infrastructure européenne, pour laquelle le HDH a pris la tête du consortium pilote » ;
    • « Apporter une analyse prospective sur les conditions d’un développement ambitieux de l’innovation autour des données de santé (recueil, exploitation, diffusion -, mobilisation de ces données via data science/IA, modalités de soutien des startups) notamment dans les priorités préalablement identifiées afin de faire de la France un leader international dans ce domaine, en soulignant les enjeux de modèle économique sur les différentes phases du cycle de la donnée. Sur ce dernier point, vous pourrez vous appuyer notamment sur les travaux du GT financement du comité stratégique des données de santé, afin d’expliciter les caractéristiques d’un modèle économique vertueux, favorisant les échanges de données et la structuration d’un maillage d’EDS de qualité. Devront notamment être étudiées les conditions de rémunération des acteurs mettant à disposition leurs données et les modalités d’un soutien financier public permettant d’atteindre les objectifs poursuivis ».

    Autre mouvement : Caroline Le Gloan quitte la DGOS (bureau SI)

    [photo=179611] Autre mouvement clé à noter au sein de la sphère publique : Caroline Le Gloan devrait prochainement quitter la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle est depuis novembre 2017 à la tête du bureau « Systèmes d’information des acteurs de l’offre de soins » (PF5) au sein de l’instance, après avoir été adjointe au chef de ce même bureau pendant plus de 3 ans (mars 2014-octobre 2017).

    Docteure en science économique (université Panthéon Assas – Paris II), Caroline Le Gloan a par ailleurs travaillé pendant 3 ans à l’Anap, en tant que chef de projet pour le secteur santé (avril 2008-avril 2011).

    Elle a également exercé pendant plusieurs années en tant que consultante, tout d’abord pour le secteur de l’informatique financière (missions d’audit de projets informatiques et réalisation d’outils de management et de pilotage auprès de DSI de banques d’investissement), puis pour le secteur public, avec des projets et missions menés en lien avec le ministère en charge de la Santé, les agences régionales de santé (ARS) et les structures sanitaires (hôpitaux, cliniques, Espic).

    Caroline Le Gloan a débuté sa carrière (janvier 2003-janvier 2006) en tant qu’analyste financière (aérospatial et défense) au sein du groupe Défense Conseil International, une société internationale française de services, dont l’État français est actionnaire à plus de 50 %. Son activité concernait plus précisément La Financière de Brienne, un fonds d’investissement proche du ministère de la Défense qui a cessé ses activités en 2010.

  • Isabelle André nommée directrice santé du service ministériel de la stratégie recherche & innovation

    Directrice de recherches à l’institut Imagine et co-fondatrice de la start-up Smart Immune (biotech), Isabelle André rejoint pour une durée de 18 mois renouvelables le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en tant que directrice du secteur biologie-santé du service de la stratégie de la recherche et de l’innovation (SSRI) dirigé par Cyril Moulin, annonce le 1er juin 2023 dans un communiqué l’institut spécialisé dans les maladies génétiques.

    Le service biologie-santé de la SSRI se compose d’une dizaine de personnes. Isabelle André explique qu’il a notamment pour mission de contribuer activement au déploiement du plan « Innovation santé 2030 », volet santé de « France 2030 », notamment sur les thématiques des maladies infectieuses émergentes, les biotechnologies et la santé numérique.

    Une chercheure engagée dans les thérapies innovantes

    Après un doctorat en biologie et immunologie obtenu en 1998 dans un laboratoire de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire à Strasbourg, Isabelle André continue son parcours à l’Institut Pasteur pour travailler sur la lymphopoïèse fœtale.

    Intéressée par la recherche clinique et appliquée, elle obtient un diplôme inter-universitaire (DIU) de formation des investigateurs aux essais cliniques. Elle est ensuite recrutée en 2000 par le centre d’investigations cliniques de l’hôpital Saint-Louis (AP-HP) sur un projet d’essai clinique de thérapie cellulaire visant à traiter des enfants nés avec un déficit immunitaire ou atteints de leucémie.

    Co-fondatrice de la start-up Smart Immune (biotech)

    Isabelle André intègre l’Inserm en 2002, comme chargée de recherche puis directrice de recherches en 2012, sur les thématiques en lien avec la production lymphocytaire T chez l’homme. Elle rejoint l’institut Imagine dès sa création en 2014, où elle assure la direction du laboratoire « lymphohématopoïèse humaine ».

    En 2016, elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale, en intégrant la première promotion du master « Bioentrepreneuriat » de l’Institut Imagine. Après un an de maturation, elle lance la start-up spécialisée en biotechnologies Smart Immune avec d’autres chercheures.

    La technologie exploitée par la société a bénéficié d’un accompagnement de l’institut Imagine pour la mise au point d’un protocole de production de progéniteurs lymphoïdes T de grade clinique, ce qui permis le lancement de 2 essais cliniques. Smart Immune emploie actuellement 35 personnes, et vient de recevoir un financement de 5 M$ de la part de la Fondation Bill et Melinda Gates.

  • ANS : Marc Loutrel va quitter son poste de directeur « Expertise, Innovation and International »

    MISE À JOUR : Marc Loutrel est désormais directeur des opérations (Chief Operations Officer, COO) de l’entreprise francilienne Idakto, qui développe des solutions répondant aux besoins croissants d’identification et d’authentification des citoyens et des grandes organisations publiques et privées, annonce-t-il dans un post publié le 27 juin 2023 sur Linkedin.
    Directeur du département « Expertise, Innovation and International » de l’Agence du numérique en santé (ANS) depuis deux ans, Marc Loutrel devrait quitter ses fonctions à la fin du mois de juin 2023. Cette direction qu’il pilote encore actuellement anime un domaine d’expertise large autour de l’interopérabilité, de la sécurité et des échanges, et propose aux industriels de l’écosystème des offres autour de la co-construction, l’accompagnement, le référencement et les audits.

    Un passage au ministère de l’Intérieur

    Ingénieur diplômé de l’université de technologie de Troyes et docteur en informatique diplômé de l’université Pierre et Marie Curie (UPMC), Mars Loutrel avait pris ses fonctions en mai 2021, après la fin de l’intérim exercé par Pascale Sauvage.

    Il était auparavant et depuis janvier 2020 sous-directeur adjoint de l’innovation et de la transformation numérique au ministère de l’Intérieur, après avoir été sous-directeur adjoint des infrastructures au sein du même ministère à partir de juin 2018.

    Il a également assuré les fonctions de directeur de projet au sein du programme interministériel France Identité numérique de janvier 2019 à mai 2021.

    Un début de carrière dans l’industrie IT

    Marc Loutrel a par ailleurs travaillé pendant plus de 7 ans pour Evidian, la suite logicielle de gestion des identités et des accès (IAM) d’Atos (cybersécurité) : tout d’abord en tant que consulting manager (février 2011-avril 2014), puis en tant que directeur du centre d’expertise (mai 2014-mai 2018).

    Avant de rejoindre Evidian, il occupé le poste de directeur de projet pour la société d’informatique Bull, spécialisée dans le cloud (rachetée en 2014 par Atos).

    Marc Loutrel a débuté sa carrière en tant qu’ingénieur R&D, en premier lieu pour l’entreprise technologique internationale Schlumberger (devenue SLB) de novembre 2001 à juin 2004, puis pour Sagem Défense Sécurité (devenue Safran Electronics & Defense), spécialisée dans le domaine de la sécurité intérieure, de juin 2004 à décembre 2006.

    👉 Mouvements : Jacques Lucas démissionne de l’ANS (ses explications), Laurent Treluyer quitte l’AP-HP

  • Benoît Bresson et Jonathan Lotz, président et vice-président du nouveau collectif des Grades

    Jonathan Lotz (directeur du Grades Pulsy) précise à H&TI que l’objectif du collectif est d’« intensifier une dynamique déjà en place pour le partage et la valorisation des bonnes pratiques et expériences réussies de chaque région ».
    La nouvelle gouvernance du collectif des Grades a été présentée à l’occasion du salon SANTEXPO23, qui se tenait du 23 au 25 mai à Paris : Benoît Bresson, directeur de ieSS (Innovation e-Santé Sud : le Grades de la région PACA), et Jonathan Lotz, directeur de Pulsy (le Grades du Grand Est), ont respectivement été élus en janvier président et vice-président de ce collectif destiné à porter la voix des Grades auprès des instances nationales, dont l’Agence du numérique en santé (ANS).

    Avec le départ de Jean-Christophe Zerbini, ex-directeur du Grades Occitanie et ex-président du Collège des Grades (voir article H&TI ici), les directeurs de ces structures publiques régionales ont souhaité renouveler leur instance de représentation.

    L’ancien Collège fait ainsi place à un collectif, dont les priorités ont été redéfinies au regard des enjeux. Le collectif des Grades est l’instance de mise en commun des stratégies, des organisations et des actions portées par chacun des Grades. Benoît Bresson et Jonathan Lotz ont été élus pour un mandat d’un an.

    Partage des bonnes pratiques et mutualisation

    « À travers cette logique de collectif, nous souhaitons intensifier une dynamique déjà en place pour le partage et la valorisation des bonnes pratiques et expériences réussies de chaque région», explique Jonathan Lotz à Health & Tech Intelligence dans le cadre d’un entretien.

    La mutualisation inter-régionale des services numériques est l’un des axes forts portés par le collectif. Jonathan Lotz rappelle à ce titre que les Grades ont déjà accompagné la mutualisation de plusieurs services numériques historiquement déployés pour une région :
    • le service ViaTrajectoire, initialement mis en place en Auvergne-Rhône-Alpes, qui est devenu le service national d’orientation au sein du système de santé ;
    • le répertoire national opérationnel des ressources (ROR) ;
    • SMURt@b, porté au départ par la région Grand Est et désormais adopté dans d’autres territoires.

    « Pour ViaTrajectoire, ce sont désormais les 17 régions qui co-financent ce service national. La mutualisation des services numériques permet aussi d’optimiser les coûts », précise Jonathan Lotz.

    Une voix commune des Grades

    Le collectif des Grades a pour ambition de porter la voix commune des groupements régionaux et des acteurs des acteurs de santé des territoires auprès des instances nationales au premier rang desquelles l’ANS.

    Le collectif, membre du conseil d’administration de l’ANS, souhaite être une véritable force de proposition dans le respect des spécificités de chaque stratégie régionale portée par les ARS et coconstruite avec les acteurs de santé.

    « Nous nous interrogeons sur la nécessité d’une formalisation statutaire du collectif, qui n’a pas à ce jour d’existence juridique en tant que tel. Il n’est pas toujours facile de mettre en œuvre des logiques de co-financement en l’absence de statut juridique», relève Jonathan Lotz.

    Les 4 enjeux forts identifiés par la nouvelle gouvernance

    La nouvelle gouvernance du collectif identifie 4 enjeux forts pour ancrer le collectif des Grades dans l’écosystème de la e-santé :

    • développer la solidarité inter-régionale entre Grades pour s’entraider en fonction de nos expertises et compétences propres ;
    • se regrouper pour travailler ensemble sur nos objectifs communs tout en assumant la diversité de nos territoires ;
    • valoriser nos savoir-faire en cohérence des feuilles de routes nationales et déclinaisons régionales ;
    • porter la voix commune des Grades, relais des acteurs de santé de terrain, auprès de nos interlocuteurs nationaux. 

    Carte de France des Grades

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  • Florence Dupré rejoint Oncodesign Precision Medicine (OPM) comme administratrice indépendante

    Selon une information H&TI, Florence Dupré aurait quitté la présidence de Metronic France en raison d’une restructuration de l’entreprise.

    L’entreprise biopharmaceutique française Oncodesign Precision Medicine (OPM) annonce le 30 mai 2023 la nomination de Florence Dupré en qualité d’administratrice de son conseil d’administration.

    Diplômée d’un magistère en biologie et biochimie obtenu à l’École normale supérieure (ENS) ainsi que d’un master en gestion marketing obtenu à l’Essec, Florence Dupré possède une expérience de 28 ans dans le champ de la santé. Elle a occupé plusieurs postes à responsabilité et notamment de dirigeante au sein de l’écosystème.

    Florence Dupré a commencé sa carrière au sein de la société pharmaceutique allemande Bayer : elle continue par la suite à évoluer dans le secteur de la pharma en rejoignant l’entreprise américaine BMS en 1996 puis la multinationale britannique GSK 2 ans plus tard.

    Après avoir contribué aux lancements de produits pour ces laboratoires pharmaceutiques, elle s’est lancée en 2006 dans l’entreprenariat en créant les filiales françaises de BioAlliance Pharma (aujourd’hui Onxeo) et Vifor Pharma. Elle a été la directrice générale de ces deux filiales.

    Des responsabilités internationales pour AbbVie  

    Florence Dupré rejoint en janvier 2015 AbbVie, une entreprise américaine spécialisée dans la recherche pharmaceutique, où elle occupe des responsabilités internationales en matière de commerce et de transformation.

    Elle est ensuite nommée en février 2021 présidente de Medtronic France. OPM précise que « pendant son mandat de 2,5 ans, elle a axé ses efforts sur l’efficacité opérationnelle, la qualité du service client et la visibilité de la filiale au sein de l’écosystème ».

    Florence Dupré a également siégé au conseil d’administration et au bureau du Snitem ainsi qu’au conseil de gestion de la fondation Université Rennes. Elle est également la marraine de la 15e promotion du programme Women Board Ready de l’Essec. Elle a par ailleurs reçu le prix « coup de cœur » de l’association Expressions de France pour son engagement en faveur de l’inclusion en entreprise.

  • Imagerie : François Nicolas (Guerbet) nommé président du conseil d’administration d’Intrasense

    François Nicolas, senior vice-président R&D et chief digital officer (CDO) du groupe Guerbet, est nommé président du conseil d’administration d’Intrasense en remplacement de Michèle Lesieur, annonce la société spécialiste des solutions logicielles d’imagerie médicale dans un communiqué daté du 25 mai 2023.  

    Conformément au protocole d’investissement signé en janvier 2023 entre Intrasense et son actionnaire majoritaire Guerbet, le conseil d’administration (CA) d’Intrasense a approuvé la cooptation au CA de François Nicolas. Il a ainsi pu être nommé président du conseil d’administration en remplacement de Michèle Lesieur, qui reste administratrice indépendante de l’entreprise.

    De GE Healthcare à Guerbet

    Actuel senior vice-président R&D et directeur de la transformation digitale (CDO) du groupe Guerbet, François Nicolas est titulaire d’un diplôme d’ingénieur et d’un doctorat de physique de polytechnique obtenus respectivement en 1993 et en 1997.

    Il a travaillé 17 ans au sein de GE Healthcare dans différents pays, avec des responsabilités croissantes dans le développement de produits, principalement pour les systèmes interventionnels à rayons X et dans le développement commercial pour l’imagerie TEP neurologique.

    François Nicolas a ensuite passé trois ans à Sanofi entre 2014 et 2017, en tant que vice-président des soins intégrés pour le diabète, avant de rejoindre Guerbet pour créer une nouvelle ligne d’activités de solutions IA en radiologie. En novembre 2020, il est nommé senior vice-président de la R&D du groupe.  

    Nicolas Reymond a par ailleurs été confirmé dans ses fonctions de directeur général (CEO) d’Intrasense par le CA, un poste qu’il occupe depuis 2018.

  • Numeum : Michel Combot succède à Philippe Tavernier au poste de délégué général

    Ancien directeur général de la Fédération française des télécoms (FFTélécoms), Michel Combot est nommé délégué général de Numeum, annonce l’organisation professionnelle de l’écosystème numérique en France dans un communiqué daté du 23 mai 2023. Il succède à Philippe Tavernier, qui a occupé ce poste pendant un peu plus de 4 ans.

    Diplômé de l’École polytechnique (promotion 1993) et de Télécom Paris (promotion 1998), Michel Combot est aujourd’hui âgé de 49 ans. Il possède 25 ans d’expérience dans les domaines de l’économie numérique, des télécoms et des médias.

    18 ans consacrés aux politiques publiques du numérique

    Après un début de carrière pour la société GST Telecommunications de Portland, Michel Combot rejoint l’Arcep en 1998 comme directeur de projet.

    Il se consacre pendant près de 18 ans aux politiques publiques liées à l’économie numérique, de l’industrie des télécoms aux médias et services numériques. Il occupe pour le gouvernement français plusieurs postes à l’Arcep, à l’Arcom (conseil supérieur de l’audiovisuel), à l’ambassade de France aux États-Unis, ou encore au ministère chargé de l’Économie numérique.

    Directeur du comité « infrastructures et services numériques »

    En mai 2016, Michel Combot est nommé directeur général de la Fédération française des télécoms. Il est aussi le directeur de la Fondation Mines-Télécom depuis septembre 2020.

    En parallèle de ses fonctions, il dirige le comité stratégique français « infrastructures et services numériques ». Ce comité rassemble l’ensemble de l’écosystème numérique, des équipementiers aux instituts de recherche afin de favoriser le développement de l’économie numérique notamment à travers des partenariats privés/publics.

    Un connaisseur du système de régulation européen

    Michel Combot assure par ailleurs jusqu’au 9 mai 2023 les fonctions de vice-président de l’association européenne EuroISPA, qui porte la voix des fournisseurs d’accès internet en Europe. À ce titre, il entretient des relations fréquentes avec la Commission européenne et le législateur européen.

    « J’aurai à cœur de permettre à Numeum de continuer à représenter une industrie responsable au service du développement numérique de notre pays », souligne-t-il à l’occasion de sa nomination.

    Numeum représente les entreprises de services du numérique, les éditeurs de logiciels, les plateformes et les sociétés d’ingénierie et de conseil en technologies. L’organisation professionnelle compte actuellement plus de 2 300 entreprises adhérentes, lesquelles réalisent 85 % du chiffre d’affaires total du secteur.