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  • Innovation et technologies : Marc Julien (ex-Diabeloop) nommé directeur général d’EIT Health France

    Ancien CEO/COO de Diabeloop, société de santé numérique spécialisée dans le champ du diabète, Marc Julien est nommé directeur général d’EIT Health France, réseau d’innovation dans le domaine de la santé regroupant 130 partenaires, soutenu par l’Union européenne et supporté par l’Institut européen de l’innovation et de la technologie (EIT), organisme de l’UE.

    Il succède à Jean-Marc Bourez, qui occupait ce poste depuis octobre 2016 et qui est devenu CEO d’EIT Health en février.

    Développer le positionnement d’EIT Health en France

    La candidature de Marc Julien a été sélectionné après un processus de recrutement concurrentiel, indique EIT Health France dans un communiqué diffusé le 4 juillet 2023, et en particulier « grâce à son expérience en tant qu’entrepreneur co-fondateur de la start-up Diabeelop » et à « sa connaissance poussée de l’équipe et des programmes portés par EIT Health ».

    Il apporte à l’organisation près de 15 ans d’expérience en management stratégique ainsi que 7 ans d’expérience en investissement, notamment via ses fonctions d’investisseur au sein fonds stratégique d’investissement (FSI) de Bpifrance : il a occupé le poste de directeur d’investissement au sein du fonds de mai 2009 à avril 2012.

    Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il contribuera à l’évolution d’EIT Health en France, en se concentrant sur « le renforcement du partenariat français, en poussant vers plus de durabilité, et en développant le positionnement d’EIT Health au sein de l’écosystème français ».

    « Je suis ravi et honoré de servir EIT Health dont j’ai déjà mesuré l’impact et l’utilité pour l’écosystème en tant que CEO de Diabeloop par le passé, souligne Marc Julien. Ma priorité est désormais de fédérer et d’animer l’exceptionnelle communauté des partenaires français d’EIT Health en renforçant leurs implications dans nos appels à projets et programmes. Mon objectif est également de m’assurer que les innovations et projets qu’ils développent depuis la France rayonnent en Europe via des collaborations stratégiques avec notre communauté de 130 partenaires et nos 8 bureaux européens. »

    Plus de 6 ans à la tête de la pépite française Diabeloop

    Marc Julien a dirigé de juin 2016 à novembre 2022 Diabeloop, entreprise française de technologie médicale développant des innovations à destination des patients et famille vivant avec un diabète de type 1. Il s’agit d’un acteur majeur de l’intelligence artificielle (IA) thérapeutique appliquée à l’administration d’insuline pour les patients diabétiques de type 1.

    La société, qui a levé 70 millions d’euros en 2022, a bénéficié de plusieurs financements EIT Health via les projets D4Kids et D4Teens, « qui ont permis d’améliorer et [‘]adapter un pancréas artificiel avancé, le système Diabeloop DBLG1, aux besoins des enfants atteints de diabète de type 1″, souligne EIT Health France.

    Soulignant que Marc Julien a remporté en 2019 l’« EIT Award », qui récompense les entrepreneurs et innovateurs les plus ambitieux en Europe, ainsi que le prix Nasdaq « Healthtech of the year ».

    Une expérience en tant que consultant stratégique et investisseur

    Titulaire d’un MSc de l’École nationale supérieure des mines de Nancy et d’un MBA de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), Marc Julien a par ailleurs travaillé en tant que consultant stratégique et investisseur dans des sociétés de renommée internationale (L.E.K. Consulting, Schneider Electric…) et des institutions (Bpifrance).

    Au cours des 6 dernières années, il a lancé et dirigé plusieurs start-ups, dont Diabeloop. Et a assuré des fonctions d’administrateur dans plus de 10 entreprises et associations professionnelles.

    Marc Julien est notamment membre du conseil d’administration de France Biotech depuis juin 2018.

  • Philippe de Bruyn nommé directeur de projet « modernisation des ministères sociaux »

    L’administrateur de l’État Philippe de Bruyn, qui a notamment travaillé dans les administrations du ministère chargé de la Santé et à l’Agence de la biomédecine, est nommé par arrêté publié au Journal officiel (JO) du 1er juillet 2023 directeur de projet « modernisation des ministères sociaux ».

    Cette nouvelle mission, qui lui est confiée pour 3 ans, concerne l’administration centrale des ministères chargés des Affaires sociales, dont le ministère de la Santé et de la Prévention ainsi que le ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

    Un haut fonctionnaire dans le champ de la santé

    Diplômé de l’Ena (promotion Emile Zola 2008-2010) après une première partie de carrière dans le secteur privé, Philippe de Bruyn est devenu administrateur de l’État en janvier 2010, et plus précisément chef du « bureau des pratiques addictives » pour le ministère des Affaires sociales et de la Santé. 

    Fin 2011, il rejoint l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) en tant que directeur des ressources. Il retrouve 2 ans plus tard le ministère des Affaires sociales et de la Santé comme adjoint de la sous-directrice des produits de santé, de la qualité des pratiques et des soins.

    En avril 2014, Philippe de Bruyn est nommé directeur de cabinet du maire-adjoint chargé de la santé, du handicap et des relations avec l‘AP-HP à la mairie de Paris. Il reste 20 mois sur ce poste, avant d’être nommé directeur général adjoint de l’Agence de la biomédecine. Il rejoint en janvier 2019 le secrétariat général des ministères chargés des Affaires sociales, au pôle « santé-ARS«  puis sur une mission de coordination et d’interface avec les organismes de contrôle.

    Un début de carrière comme « planneur stratégique »

    Diplômé de Sciences Po Grenoble en 1993 et de la grande école de communication Celsa en 1994, Philippe de Bruyn a débuté comme « planneur stratégique » pour Publicis en 1996. Il occupe ensuite ce poste pour la société Grafika Lintas à Istanbul, avant de travailler pendant plus de 7 ans comme « planneur stratégique senior » pour Wieden+Kennedy à Amsterdam.

    Philippe de Bruyn assure ensuite les fonctions de consultant pour Naked Communications, avant d’être diplômé de l’Ena et de commencer sa deuxième partie de carrière dans la fonction publique.

  • Leem : Laurence Peyraut remplacera Philippe Lamoureux à la direction générale à partir de novembre

    Actuellement secrétaire générale de Danone France, Laurence Peyraut succédera le 1er novembre 2023 à Philippe Lamoureux à la direction générale du Leem, annonce l’organisation représentant les entreprises du médicament dans un communiqué daté du 4 juillet 2023.

    Cette nomination, annoncée lors du conseil d’administration du Leem, a fait l’objet d’un processus de sélection présidé par Thierry Hulot, président de l’organisation, et composé d’un collège d’administrateurs.

    Après 15 ans à la direction générale de l’organisation professionnelle (voir article H&TI ici), Philippe Lamoureux accompagnera la prise de fonction de sa successeure jusqu’en décembre 2023.

    Directrice communication, affaires publiques et RSE pour Roche

    Titulaire d’un DESS marketing banque et finance de l’université Paris Nanterre, Laurence Peyraut a commencé sa carrière en 1990 au sein du groupe Axa comme responsable marketing. Après un peu plus de 13 ans passés chez le groupe d’assurance, elle rejoint la banque Barclays en 2003 comme directrice marketing et communication en France puis en Europe. Elle est nommée fin 2010 directrice mondiale de la marque Barclays à Londres.

    En 2013, elle rejoint le laboratoire Roche en France en tant que directrice communication, affaires publiques et RSE.

    Laurence Peyraut est ensuite recrutée en janvier 2016 par Danone en France comme secrétaire générale afin de « diriger l’engagement et la réputation de Danone France dans les entreprises françaises à travers la communication interne et externe, les affaires publiques, la RSE, les affaires scientifiques, les questions juridiques, de conformité et réglementaires », précise-t-elle sur son profil Linkedin.

    Représenter une « industrie stratégique, forte et dynamique »

    Le Leem indique que Laurence Peyraut poursuivra l’action engagée par la structure « pour représenter une industrie stratégique, forte et dynamique au service de la santé » afin de permettre l’accès des patients aux traitements « du quotidien comme des innovations ». 

    L’organisation professionnelle souligne que « l’engagement fait sens pour cette femme ».

    Il est ainsi rappelé que Laurence Peyraut, aujourd’hui âgée de 56 ans, a créé et co-présidé Financi’Elles, première fédération de réseaux de femmes cadres de la finance « afin de promouvoir les femmes au plus haut niveau des organisations ».

    Elle est par ailleurs vice-présidente au comité exécutif d’Entreprises et Progrès, particulièrement en charge de la gouvernance des entreprises en progrès, membre du « Siècle des Femmes » et chevalière de la Légion d’honneur.

  • Le professeur d’ophtalmologie Christophe Baudouin nommé à la tête de l’IHU ForeSight

    PU-PH impliqué à la fois en clinique et en recherche en ophtalmologie, le Pr Christophe Baudouin succède au Pr José-Alain Sahel à la direction de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) ForeSight, annonce l’hôpital national des Quinze-Vingts dans un communiqué daté du 3 juillet 2023.

    Labellisé en 2019, l’IHU ForeSight a été fondé par l’’hôpital national des Quinze-Vingts, Sorbonne Université, l’Inserm et la Fondation Voir et Entendre. Il regroupe des centres experts en ophtalmologie et l’Institut de la vision, centre de recherche dédié à la recherche fondamentale et translationnelle sur les maladies de la vision.

    Plusieurs chefferies de service depuis 1995

    Né en 1961, Christophe Baudouin est professeur d’ophtalmologie à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Université Paris Saclay depuis 1995, après des études de médecine à Nice et une thèse de doctorat (université Paris XII, 1992).

    Il a été chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital Ambroise Paré de l’AP-HP de 1995 à 2022, et est depuis 2000 chef du service III de l’hôpital national des Quinze-Vingts et président de la CME depuis 2016. C’est un clinicien mais aussi un chercheur.

    De 2008 à 2022, Christophe Baudouin a assuré les fonctions de directeur d’une équipe de recherche au sein de l’Institut de la vision. Cet institut fait partie de l’IHU ForeSight et du biocluster Brain&Mind.

    Christophe Baudouin est aussi président de l’European Dry Eye Society ainsi que membre des sociétés savantes American Ophthalmological Society et Academia Ophthalmologica Internationalis.

    Un spécialiste du glaucome et autres pathologies oculaires

    De nombreuses publications internationales et ouvrages illustrent ses travaux de recherche, qui touchent plus particulièrement les domaines du glaucome, les effets secondaires des médicaments et notamment des conservateurs, les pathologies de la surface oculaire et la compréhension des mécanismes inflammatoires qui participent à ces maladies.

    Christophe Baudouin dirige aujourd’hui une des composantes du Centre d’investigations cliniques (CIC) dédiée aux pathologies de la surface oculaire et au glaucome.

    Il a reçu en 1995 pour l’ensemble de ses travaux le titre de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur, remise par la ministre de la Santé de l’époque, Elisabeth Hubert.

    Des partenariats pour fédérer la communauté

    À la direction de ForeSight, 7e IHU reconnu en France, le Pr Christophe Baudouin aura pour mission de pérenniser les partenariats en France et à l’international pour fédérer une communauté scientifique et clinique de niveau mondial.

    Ces autres missions sont les suivantes :
    • coordination entre les 4 piliers « soin », « recherche fondamentale et clinique », « enseignement » et « handicap visuel », avec notamment la création de l’institut de réadaptation visuelle Saint-Louis ;
    • amélioration des réseaux de soins nationaux, en partenariat avec l’AP-HP, l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, ainsi que des réseaux internationaux, notamment avec l’université de Pittsburgh aux États-Unis, l’université de Ritsumeikan et l’institut Riken au Japon ainsi que l’université de Tübingen en Allemagne ;
    • enseignement et partage des connaissances ophtalmologiques entre professionnels mais aussi avec le grand public, notamment via la plateforme du 15-20 Institute, qu’il a créée en 2017, et le projet d’École virtuelle et expérimentale de la chirurgie des 15-20.

  • Damien Dumas nommé directeur général adjoint santé et prévoyance de l’assureur Apicil

    Directeur de la stratégie en charge de la RSE depuis mai 2019 au sein du groupe, Damien Dumas, 53 ans, est nommé directeur général adjoint (DGA) « santé et prévoyance » d’Apicil à compter du 1er juillet 2023, annonce l’entreprise de protection sociale dans un communiqué publié le 29 juin. Il succède à ce poste à Thomas Perrin, nommé DGA « services ».

    « Fort d’un parcours de près de 20 ans au sein du 3e groupe français de protection sociale, son objectif sera de poursuivre le développement et la diversification des activités santé et prévoyance », souligne Apicil.

    Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Damien Dumas pilotera les entités suivantes de l’entreprise :
    • Apicil Prévoyance ;
    • Apicil Mutuelle ;
    • A2VIP ;
    • VeRaLTi ;
    • et Apicil Préci.

    « Je souhaite accompagner l’expertise santé et prévoyance sur le chemin de la croissance et de l’équilibre technique, mais aussi répondre à l’ambition du groupe de nous ouvrir à la protection sociale de la fonction publique« , commente Damien Dumas à l’occasion de sa nomination.

    Un passage par la Société générale et Atos Consulting

    Diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un master en systèmes d’information (SI) de l’université Paris Dauphine, Damien Dumas débute sa carrière en 1993 au sein de la Société générale, d’abord en tant qu’auditeur interne, puis comme responsable du marketing opérationnel en agence.

    Il intègre ensuite en 1999 Atos Consulting, où il assure les fonctions de consultant en management et SI.

    Il rejoint le groupe Apicil en 2005 comme responsable du service « organisation » et de l’animation des liens métier DSI. En janvier 2009, il devient directeur « gestion santé prévoyance », un poste qu’il occupera pendant plus de 10 ans avant d’être nommé directeur de la stratégie, en charge de la RSE, en mai 2019.

  • Le Pr Sandrine Charpentier élue présidente de la Société française de médecine d’urgence (SFMU)

    Chef du pôle « médecines d’urgence » du CHU de Toulouse (Haute-Garonne) depuis 2017, le Pr Sandrine Charpentier est la nouvelle présidente de la Société française de médecine d’urgence (SFMU).

    Élue le 27 juin 2023, elle succède au Pr Karim Tazarourte, qui occupait ce poste depuis octobre 2020, en parallèle de ses activités au sein du groupement hospitalier Édouard-Herriot des Hospices civils de Lyon (Rhône), où il dirige le pôle Samu 69-urgences-médecine hyperbare.

    Une activité à la fois pré-hospitalière et intra-hospitalière

    Médecin urgentiste depuis 1995, Sandrine Charpentier a exercé depuis une activité à la fois pré-hospitalière et intra-hospitalière.

    Au CHU de Toulouse, elle devient en 2012 responsable des urgences à l’hôpital Rangueil. Avant de se retrouver à la tête du pôle « médecines d’urgence » du CHU en 2017.

    Elle est par ailleurs nommée en 2013 professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH) de médecine d’urgence. 

    Un engagement de près de 20 ans auprès de la SFMU

    Sandrine Charpentier s’engage auprès de la SFMU à partir de 2004. Elle intègre la commission « veille scientifique » puis la commission « recherche », qu’elle présidera de 2012 à 2015. Depuis, elle est membre de la commission scientifique de l’organisation. En 2021, elle intègre son conseil d’administration.

    Sandrine Charpentier est par ailleurs présidente du Collège national des universitaires de médecine d’urgence (Cnumu) depuis 2021.

  • Laurence Comte-Arassus (GE Healthcare) succède à Lucile Blaise à la présidence du Snitem

    Laurence Comte-Arassus, vice-présidente du Snitem depuis 2015, a été élue pour un mandat de deux ans par les adhérents de l’organisation à la présidence du syndicat professionnel de l’industrie des technologies et dispositifs médicaux, annonce l’instance dans un communiqué daté du 27 juin 2023. Elle était jusqu’alors directrice générale France, Belgique, Luxembourg et Afrique francophone de GE Healthcare.

    Lors de l’assemblée générale du Snitem du 27 juin, le conseil d’administration du syndicat a été partiellement renouvelé, avec 7 nouveaux administrateurs (liste ci-après).

    Laurence Comte-Arassus succède à Lucile Blaise, qui occupait ce poste depuis juin 2022 et qui a récemment été nommée présidente « monde » de l’activité « Sleep & Respiratory Care » de Resmed à San Diego aux États-Unis.

    Ancienne présidente de Medtronic France

    Ingénieur technico-commercial, Laurence Comte-Arassus a commencé sa carrière au sein du groupe Medtronic en 2002. Elle y a occupé plusieurs postes de manager, au sein de la division « Cardiac Rhythm and Heart Failure (CRHF) et chirurgie cardiaque » avant d’être nommée en 2008 directrice de la division « diabète » en France.

    Elle est nommée en 2012 directrice du Cardiovascular Group (CVG) en France, puis présidente de Medtronic France en février 2015.

    Elle quitte Medtronic France en février 2021 pour rejoindre GE Healthcare.

    Une dirigeante au cœur de l’écosystème

    Laurence Comte-Arassus fait partie de cercles de réflexion comme le Club Ivy, lieu d’échange des dirigeants du secteur de la technologie en France, ou encore du think tank en santé des Échos.

    En janvier 2019, elle devient membre du conseil de surveillance de l’organisme de normalisation GS1 France, puis en juin 2021 du conseil de surveillance de l’institut hospitalo-universitaire IHU Ican, pôle d’excellence dans le domaine des maladies du cardiométabolisme.

    « Je m’engage à poursuivre toutes les actions amorcées notamment celles visant à promouvoir une régulation plus pertinente et génératrice de valeur pour notre système de soins, mais aussi toutes nos actions dans le champ réglementaire en luttant contre sa complexification et en défendant la prise en compte de nos spécificités », souligne Laurence Comte-Arassus à l’occasion de son élection.

    Snitem : 7 nouveaux administrateurs 

    Le conseil d’administration du Snitem a été partiellement renouvelé avec 7 nouveaux administrateurs :

  • Aurélien Rousseau quitte Matignon et devrait rejoindre la Caisse des dépôts en tant que DGA

    Directeur du cabinet de la Première ministre Elisabeth Borne depuis mai 2022, Aurélien Rousseau – haut fonctionnaire issu de la gauche, ancien directeur de l’ARS Île-de-France (2018-2021) – devrait quitter Matignon début juillet 2023. Il réintégrera alors le Conseil d’État, en attendant sa prochaine prise de fonction.

    Selon les informations circulant dans la sphère publique depuis début juin, il devrait rejoindre la Caisse des dépôts et consignations (CDC) en tant que directeur général adjoint, en charge des politiques sociales. Il succéderait alors à Michel Yahiel, directeur des politiques sociales de l’institution depuis février 2018. Olivier Sichel, directeur général délégué et directeur de la Banque des Territoires, resterait numéro 2 de la CDC.

    De la marie de Paris à Matignon

    Aurélien Rousseau a commencé sa carrière en tant que professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis avant d’assurer le rôle de directeur du cabinet de l’adjoint au maire de Paris (Bertrand Delanoë), chargé du projet métropolitain, de 2001 à 2006.

    Après avoir été diplômé de l’École nationale d’administration (Ena), il intègre le Conseil d’État en 2009. Auditeur puis maître des requêtes au sein de l’institution publique, il enseigne en parallèle à Sciences Po Paris et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    En 2012, Aurélien Rousseau est nommé directeur adjoint du cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë ; en 2014, il devient secrétaire général adjoint en charge de la mise en place de la métropole du Grand-Paris ainsi que du pôle espace public et logement.

    En octobre 2015, il est nommé à Matignon en tant que directeur adjoint du cabinet et conseiller social du Premier ministre, alors Manuel Valls. Il conserve le même rôle auprès du successeur de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, en décembre 2016, fonction qu’il assurera jusqu’au départ de ce dernier en avril 2017.

    En mars 2017, il remplace Christophe Beaux à la Monnaie de Paris, se retrouvant ainsi P.-D.G. de l’établissement.

    2021 : Aurélien Rousseau demande à quitter l’ARS IDF

    Aurélien Rousseau est nommé en septembre 2018 à la direction générale de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. En juillet 2021, il demande à être déchargé de ses fonctions, après une année particulièrement complexe marquée par la gestion de la pandémie de Covid-19. « Je dois reprendre un peu mon souffle après des mois d’une intensité inouïe qui m’ont mis à rude épreuve », expliquait-t-il alors France Info.

    Une information qui avait été confirmée à Health & Tech Intelligence par l’ARS : elle soulignait alors que « [les] 18 derniers mois, majoritairement consacrés à la gestion de la crise sanitaire, [avaient] en effet été particulièrement denses« .

    C’est Amélie Verdier, ex-secrétaire générale de l’AP-HP, qui le remplace à la tête de l’ARS an août 2021.

    En mai 2022, Aurélien Rousseau est nommé directeur du cabinet de la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne, succédant à ce poste à Nicolas Revel, ex-directeur général de la Cnam et actuellement à la tête de l’AP-HP.

  • David Perol et Anne Le Louarn nommés à la tête de la Commission nationale des recherches

    Le praticien David Perol et la juriste Anne Le Louarn sont respectivement nommés président et vice-présidente de la Commission nationale des recherches impliquant la personne humaine, par arrêté du ministre de la Santé et de la Prévention François Braun, daté du du 15 juin 2023 et publié au Journal officiel (JO) du 27 juin.

    Composée de 22 membres, cette commission nationale créée par la loi du 5 mars 2012 assure la coordination et l’harmonisation du fonctionnement des comités de protection des personnes (CPP) au moyen des recommandations qu’elle élabore. Elle est notamment chargée de créer le référentiel d’évaluation des CPP et d’organiser leur évaluation.

    David Perol : plus de 24 ans au CLCC Léon Bérard

    Médecin spécialiste en épidémiologie et santé publique, David Perol travaille depuis plus de 24 ans au centre Léon Bérard de Lyon. Il a débuté en 1999 dans ce centre de lutte contre le cancer (CLCC) comme assistant spécialiste avant d’être praticien à partir de 2003. En 2010, il devient directeur de la recherche clinique et de l’innovation du CLCC.

    Il est membre de plusieurs sociétés savantes en cancérologie et pharmacologie, dont la Société européenne en oncologie médicale (ESMO), ainsi que de groupes de travail et de réflexion comme le groupe des statisticiens des CLCC d’Unicancer ou le groupe Sarcome Français.

    David Perol est un expert de la conception, coordination, analyse et valorisation de projets de recherche clinique en cancérologie (essais thérapeutiques, études de facteurs prédictifs et pronostiques) et des données de vie réelle.

    Anne Le Louarn, une juriste spécialisée en recherche clinique 

    Anne Le Louarn, juriste, travaille depuis septembre 2020 au Comité national de coordination de la recherche (CNCR). Elle a rejoint ce comité d’abord comme responsable des affaires juridiques, avant d’occuper le poste de directrice adjointe du CNCR à partir de janvier 2022.

    Entre autres diplômée d’un master 2 « Droit, santé et protection sociale » avec une spécialité en éthique et santé, Anne Le Louarn a commencé sa carrière comme juriste au CPP de Rennes.

    Elle rejoint le CHU de Nantes en 2014 comme référente de la cellule juridique-valorisation. Elle devient en 2015 responsable du service juridique-valorisation-entrepreneuriat-affaires publiques de l’établissement, un poste qu’elle a occupé pendant 5 ans avant de travailler pour le CNR.

  • Le directeur d’hôpital Alexandre Gris nommé délégué national du SMPS

    Alexandre Gris succède à Nora Benaissa-Scheffler, directrice référente des pôles « pharmacie, biologie, santé publique » et « imagerie » du GHR Mulhouse Sud-Alsace depuis avril.
    Le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) annonce dans un communiqué daté du 15 juin 2023 la nomination d’Alexandre Gris au poste de délégué national du syndicat.

    Diplômé de Sciences Po Toulouse en 2016 et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) en 2018, Alexandre Gris est directeur titulaire de la fonction publique hospitalière depuis le 1er janvier 2019.

    Avant de rejoindre le SMPS, il assurait depuis janvier 2021 les fonctions de directeur délégué de l’établissement public médico-social du château de Vaux (Calvados), qui offre des prestations éducatives et de soins à un public d’enfants et d’adultes en situation de handicap, polyhandicap ou présentant des troubles autistiques.

    Alexandre Gris a commencé sa carrière comme directeur délégué au sein de la direction commune regroupant l’établissement public départemental Les Foyers de vie de Coulon et Mauléon et la maison d’accueil spécialisée de Niort (Deux-Sèvres).

    Une intervention en support des actions des élus

    Le SMPS représente les cadres, corps à gestion locale, et les directeurs, corps à gestion nationale, de la fonction publique hospitalière. Composée de managers de santé cadres et directeurs mis à disposition du SMPS, la délégation nationale est en charge des affaires générales du syndicat et vient en support des actions des élus.

    Aux côtés de Louis-Vladimir Vandermeerschen, autre délégué national du SMPS depuis décembre 2021, Alexandre Gris sera notamment chargé :  
    • animer le réseau des élus, accompagner les professionnels et les adhérents tout en étant partie prenante de la stratégie de développement du syndicat ;
    • être force de proposition dans la rédaction de programmes, amendements, notes pour les questions intéressant le syndicat ;
    • animer et coordonner les groupes de travail en lien avec les sujets d’actualité pour le service public hospitalier ;
    • participer aux négociations avec les pouvoirs publics ;
    • organiser des évènements et venir en soutien au déploiement des actions nationales et régionales du syndicat.

    Le SMPS, ex-Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH), regroupe les 3 corps de direction ainsi que toutes les catégories de cadres du service public hospitalier.

    L’organisation souligne qu’elle fonde son action autour de 4 piliers : 
    • revaloriser et promouvoir les métiers des managers de santé ;
    • créer une animation de la santé et de l’autonomie par territoire ;
    • offrir le meilleur réseau professionnel, d’entraide et de représentation des managers ;
    • consolider la gouvernance pour obtenir des conditions d’exercice efficaces et apaisées pour les directeurs, les cadres et les managers médicaux.