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  • Pharma : Anne-Laure Dreno succède à Olivier Nataf à la présidence d’AstraZeneca France

    Olivier Nataf a rejoint le groupe Sanofi en mai en tant que « Global Head of Oncology ».
    Jusqu’alors vice-présidente – responsable commerciale « vaccins & immunothérapies » du groupe, Anne-Laure Dreno deviendra à partir du 1er juillet 2023 la nouvelle présidente France d’AstraZeneca, annonce la laboratoire pharmaceutique dans un communiqué publié le 22 juin.

    Elle succède à Olivier Nataf, qui occupait ce poste depuis novembre 2019, dans un contexte où le groupe a pour ambition de lancer « 15 nouveaux médicaments dans le monde d’ici 2030″ et de « renforcer son engagement dans la recherche médicale, l’innovation digitale et la responsabilité sociétale ».

    Olivier Nataf indique sur son profil Linkedin avoir rejoint le groupe Sanofi en mai en tant que « Global Head of Oncology ».

    17 ans à l’international au sein d’AstraZeneca

    Diplômée d’un master d’ingénieur en biologie et d’un master spécialisé (ingénierie) en gestion de l’eau (AgroParisTech), Anne-Laure Dreno débute sa carrière comme ingénieure du traitement de l’eau au sein du groupe Engie (avril 1998-septembre 2000).

    Elle rejoint ensuite en tant que « senior associate » le cabinet international de conseil en stratégie AT Kearney, où elle travaillera pendant plus de 5 ans à Paris (novembre 2000 – mars 2006).

    Anne-Laure Dreno intègre AstraZeneca en avril 2006, où elle assure plusieurs fonctions à l’international. Au cours des 17 années passées au sein du groupe pharmaceutique, elle a occupé différents postes de direction clés dans les domaines de la stratégie, des ventes et du marketing, au niveau global et régional, « notamment dans les pays émergents », synthétiste AstraZeneca.

    Le laboratoire précise qu’elle a travaillé sur l’ensemble des aires thérapeutiques d’AstraZeneca, acquérant ainsi une « solide expertise » de son portefeuille de thérapies : respiratoires et immunologie (R&I), cardiovasculaire rénal métabolisme (CVRM), oncologie, maladies rares, vaccins et thérapies immunes (immunothérapies).

    Anne-Laure Dreno a notamment été présidente d’AstraZeneca pour la zone Belgique et Luxembourg (juin 2019 – mars 2022), où elle est parvenue à transformer la filiale « en travaillant sur l’accès aux innovations pour les patients, en accélérant le retour à la croissance et en s’attachant à développer les équipes », souligne le groupe.

    Il relève qu’elle a joué un rôle central, au sein des équipes monde de R&I, dans le développement d’un inhalateur de nouvelle génération pour le traitement contre la BPCO, qui sera produit à Dunkerque (Nord).

    Lutte contre le Covid-19 et le virus respiratoire syncytial

    Anne-Laure Dreno a par ailleurs supervisé le comité « SHE & Sustainability » d’AstraZeneca afin d’intégrer plus particulièrement les problématiques environnementales dans la stratégie commerciale du groupe.

    Depuis mars 2022, elle assurait depuis Cambridge (Angleterre) les fonctions de « vice president, head of commercial vaccines & immune therapies ». Elle a contribué au déploiement de solutions thérapeutiques pour les patients immunodéprimés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 et contre le virus respiratoire syncytial (VRS), qui touche des millions de nourrissons et bébés à travers le monde.

    « Son leadership a permis d’améliorer la compréhension des populations de patients-immunodéprimés à risque, de démontrer la nécessité d’une protection préventive complémentaire, de renforcer la représentativité de ces patients dans les essais cliniques, et d’accélérer l’accès à ces thérapies innovantes dans le monde », souligne AstraZeneca.

    « L’accès équitable à nos thérapies reste notre priorité absolue »

    « L’accès équitable des patients à nos thérapies reste notre priorité absolue, dans un environnement rendu plus difficile pour l’innovation dans le médicament, commente Anne-Laure Dreno. Je suis convaincue que c’est dans une logique partenariale avec les pouvoirs publics que nous pourrons garantir un cadre favorable à l’innovation pharmaceutique, sur le long terme, au premier bénéfice des patients et de l’attractivité scientifique et industrielle de la France. »

  • Grades Occitanie : le Dr Jean-Christophe Calmes élu président, en remplacement de Jérôme Euvrard

    Médecin généraliste, président de l’URPS des médecins libéraux d’Occitanie depuis juin 2021, le Dr Jean-Christophe Calmes a été élu président du groupement e-santé Occitanie (Grades) le 14 juin 2023, à l’issue d’une assemblée générale et du premier conseil d’administration avec les nouveaux élus. Jean-Christophe Quod, ingénieur de formation, responsable « digitalisation » du nouvel hôpital et directeur adjoint au centre hospitalier de Montauban (Tarn-et-Garonne), a quant à lui été élu vice-président.

    Pour rappel, la directrice d’hôpital Julie Durand, qui occupait jusqu’alors le poste de secrétaire générale du CHU de Montpellier, a été nommée en mars directrice du Grades Occitanie, succédant à Jean-Christophe Zerbini, qui a rejoint le groupe Axians (voir article H&TI ici). 

    Le Dr Jean-Christophe Calmes remplace à la présidence du groupement Jérôme Euvrard, directeur du système d’information (DSI) du CHU de Montpellier, qui avait été élu à la tête du Grades en 2017.

    Le Grades Occitanie compte actuellement plus de 110 agents.

    La télé-expertise et la téléconsultation parmi les préoccupations

    Médecin généraliste, adhérent du syndicat MG France, le Dr Jean-Christophe Calmes est installé en maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) à Frontignan (Hérault). Il fait partie de la partie de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du bassin de Thau, qu’il a présidée de septembre 2019 à novembre 2021.

    Ancien vice-président du Grades Occitanie, il souligne être convaincu du « fort potentiel sur la région pour progresser en termes de numérique en santé, qui a une importance majeure dans le système de santé qui se dessine », rapporte le groupement dans un communiqué publié le 19 juin 2023.

    Parmi les principaux enjeux que prévoit d’adresser le nouveau président du Grades :
    • la communication et la coordination interprofessionnelle ;
    • la sécurité ;
    • l’accès aux soins par la télé-expertise et la téléconsultation.

    Le numérique pour gagner en coordination et en performance

    Jean-Christophe Quod, qui a suivi « tous les travaux du Grades depuis de nombreuses années », note de son côté « une belle évolution » et décrit un « bel outil régional avec des compétences et des moyens disponibles qu’il faut amener au bénéfice et au service des professionnels de santé et par effet rebond, au patient », indique le groupement.

    Il estime que le numérique peux avoir un fort apport sur la coordination des soins et dans la prise en charge des patients ainsi que dans le gain de temps et de performance qu’il peut apporter aux professionnels de santé.

    CA du Grades Occitanie : 7 nouveaux titulaires

    Au-delà de l’élection du Dr Jean-Christophe Calmes et de Jean-Christophe Quod :

    • 13 représentants des adhérents du Grades ont été nouvellement élus au conseil d’administration du groupement e-santé Occitanie ;
    • 7 titulaires ;
    • et 6 suppléants.

    Les 7 nouveaux titulaires sont :

    • Sophie Albert, directrice générale adjointe de l’ARS Occitanie ;
    • Florence Fries, directrice du CH de Clermont l’Hérault ;
    • Céline Ibars, directrice de développement de Vyv Terres d’Oc ;
    • Christine Houpert, RSI de la clinique Rive Gauche ;
    • Martin Pinel, directeur de la clinique des Pyrénées ;
    • Aurélie Corbin, responsable régionale de l’offre de services d’APF France Handicap ;
    • Vincent Varin, DSI du groupe Clinipole.
  • Sonia Ben Mokhtar, chercheuse IT, prend la direction du PEPR « Cybersécurité » pour le CNRS

    La directrice de recherche en informatique Sonia Ben Mokhtar est nommée à la direction du programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR) « Cybersécurité » pour le CNRS, annonce l’organisme dans un communiqué daté du 7 juin 2023.

    Sonia Ben Mokhtar est directrice de recherche CNRS au sein du Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information (Liris), une équipe CNRS/Insa Lyon/université Claude Bernard Lyon 1.

    Elle a travaillé au cours de sa thèse et en post-doc sur les systèmes mobiles, en particulier pour découvrir les fonctionnalités offertes par les nouveaux dispositifs informatiques embarqués.

    Recrutée au CNRS en 2009, ses recherches vont alors porter sur la protection de la vie privée et l’étude d’autres systèmes distribués, comme les moteurs de recherche, les systèmes de recommandations et la sensibilité des données qu’ils utilisent.

    Des solutions de protection sans dégrader la qualité

    Les travaux de Sonia Ben Mokhtar visent à analyser et à développer des solutions logicielles et matérielles qui requièrent des solutions de protection sans dégrader la qualité de service. Les logiciels s’appuient sur une association de solutions existantes ou la réalisation de nouveaux algorithmes d’anonymisation. Les avancées matérielles reposent sur l’utilisation de sous-systèmes sécurisés qui garantissent la confidentialité des informations hébergées.

    Dans la continuité de l’ensemble de ses travaux, la chercheuse prend la direction, pour le CNRS, du PEPR « Cybersécurité ». Ce programme est copiloté par le CNRS, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et Inria. Il a pour vocation de soutenir des activités stratégiques de recherche fondamentale en support aux industriels de la filière et répondant aux priorités définies dans le cadre de la stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité.

    Un budget de 65 M€ sur 6 ans

    Lancé en juin 2022, le PEPR « Cybersécurité » est doté de 65 millions d’euros sur 6 ans.

    Près de 300 chercheurs et chercheuses sont impliqués dans ce programme « pour développer les savoirs et technologies indispensables aux futures solutions et des outils souverains de la filière nationale ».

    Les 7 projets déjà lancés sont les suivants :
    • le projet iPoP (projet interdisciplinaire sur la protection des données personnelles), piloté par Inria ; 
    • le projet SecureCompute (sécurité des calculs), piloté par l’ENS – PSL ;
    • le projet SVP (vérification de protocoles de sécurité), piloté par le CNRS ;
    • le projet DefMal (défense contre les programmes malveillants), piloté par l’université de Lorraine ;
    • le projet Superviz (supervision et orchestration de la sécurité), piloté par Inria ;
    • le projet Arsene (architecture sécurisées pour le numérique embarqué), piloté par le CEA ;
    • le projet Secureval (évaluation de la sécurité des logiciels), piloté par le CEA.

    3 projets additionnels sont en cours de lancement :
    • un projet sur la protection des données multimédia allant du marquage vidéo à la biométrie en passant par la sécurité des IA ;
    • un projet sur la détection de failles dans un système informatique;
    • un projet sur l’analyse de primitives cryptographiques, par exemple pour chiffrer ou signer des données : l’objectif est de concevoir des techniques pour évaluer et éventuellement prouver la sécurité de telles primitives.

  • Opérateur des SI interministériels classifiés (Osiic) : Yves Verhoeven succède à Vincent Strubel

    Sous-directeur « stratégie » à l’Anssi depuis 2018, Yves Verhoeven est nommé par décret du 7 juin 2023 (JO du 8 juin) directeur de l’Opérateur des systèmes d’information interministériels classifiés (Osiic). Il succède à Vincent Strubel, directeur général de l’Anssi depuis janvier.

    Ingénieur en chef des mines, diplômé de l’École nationale supérieure des télécommunications et ancien élève de l’École normale supérieure (ENS), Yves Verhoeven rejoint l’Osiic après 14 ans passés à l’Anssi, où il a occupé successivement les postes de chef du bureau des relations internationales, de conseiller du directeur général et de sous-directeur.

    Des moyens de communication sécurisés  

    Créé en juillet 2020, l’Osiic est un service à compétence nationale issu du rapprochement du Centre de transmissions gouvernemental (CTG) et de la sous-direction du numérique de l’Anssi. Cette entité a pour objet d’assurer les « communications des plus hautes autorités de l’État ainsi que les échanges numériques classifiés interministériels ».

    Dirigé à sa création par Vincent Strubel, l’Osiic a pour mission de répondre à 2 enjeux stratégiques :
    • « développer et mettre en œuvre les moyens de communication sécurisés » ;
    • et « développer les systèmes d’information classifiés pour l’interministériel ».

    Mise en œuvre des politiques de sécurité numérique 

    Le cabinet de la Première ministre Elisabeth Borne souligne dans un communiqué qu’Yves Verhoeven a notamment œuvré en tant que sous-directeur « stratégie » de l’Anssi :
    • à l’animation du processus de planification stratégique ;
    • à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques en faveur du numérique ;
    • à la sensibilisation des publics aux enjeux de sécurité numérique.

    Il est précisé qu’il a participé au processus de révision de la directive NIS 2 visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité sur le marché européen. Cette directive a été adoptée au Parlement européen fin 2022.

    Yves Verhoeven a également contribué au volet « cyber » du projet de loi de programmation militaire 2024-2030 et a initié le travail de sécurisation de la Coupe du monde de rugby et des Jeux olympiques et paralympiques 2024.

  • Cybersécurité : Sylvère Ruellan nommé à la tête du bureau « santé et affaires sociales » de l’Anssi

    Jusqu’alors directeur adjoint du programme « annuaire » (RPPS) de l’Agence du numérique en santé (ANS), Sylvère Ruellan occupe depuis mai 2023 le poste de chef du bureau « santé et affaires sociales » à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Une prise de poste signalée sur son profil Linkedin.

    Diplômé de l’école d’ingénieurs Télécom Bretagne, de l’Aston University de Birmingham (master en ingénierie ) et du Chartered Management Institute, Sylvère Ruellan a commencé sa carrière en 2008 comme consultant en management des SI pour Kurt Salom, société acquise par Accenture.

    Des responsabilités à l’ANS

    Il rejoint en 2015 l’ANS, au départ comme chef de projet au sein du pôle « urbanisation et services de confiance ». Après 2 ans à ces fonctions, il est nommé en 2018 directeur adjoint du programme « annuaire », en charge du répertoire des professionnels de santé (RPPS). Il occupe ce poste pendant plus de 5 ans avant d’être nommé à l’Anssi.

    Dirigée par Vincent Strubel, l’Anssi est l’autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information. Elle est chargée de la promotion des technologies, des systèmes et des savoir-faire nationaux. Elle contribue au développement de la confiance dans le numérique.

  • DGOS : Judicaël Thevenard (HAS) succède à Caroline Le Gloan à la tête du bureau PF5 (SI)

    Jusqu’alors chef de projet à la Haute autorité de santé (HAS), rattaché à l’unité « Application du service de la transformation numérique et logistique » (STNL), Judicaël Thevenard est désormais chef du bureau « Systèmes d’informations des acteurs de l’offre de soins » (PF5) à la DGOS. Il succède à Caroline Le Gloan, qui occupait ce poste depuis novembre 2017. Une information confirmée le 15 juin 2023 lors du 9e Conseil du numérique en santé, où Judicaël Thevenard est intervenu dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

    Judicaël Thevenard : un expert IT passé par le GCS Sesan et la HAS

    Avant de rejoindre la HAS en avril 2019, où il a piloté divers projets relatifs à la transformation numérique et logistique, Judicaël Thevenard a notamment été directeur de projet (adjoint responsable département) au sein du GCS Sesan, le Grades de la région Île-de-France, de décembre 2015 à mars 2019.

    Avant un bref passage au sein d’Altran (juillet 2015-novembre 2015), où il a exercé en tant que chef de projet web digital AMOA dans le cadre d’une mission GrDF, il a travaillé pour Quimdis (groupe Azelis), entreprise spécialisée dans le commerce de matières premières pour les secteurs pharmaceutiques, diététiques, cosmétiques et parfumerie, en tant que chef de projet fonctionnel CRM (janvier 2013 – octobre 2014).

    Auparavant, Judicaël Thevenard a assuré les fonctions de chef de projets web pour Cegedim Santé (mars 2011 – décembre 2012), après avoir été « product owner » pour le groupe ADSN, Association pour le développement du service notarial (octobre 2010 – mars 2011). Il a débuté sa carrière en tant qu’ingénieur développement pour l’éditeur de logiciels santé Computer Engineering, un poste qu’il a occupé pendant près de 6 ans (novembre 2004 – octobre 2010).

    Judicaël Thevenard est diplôme de l’université Paris Cité, où il a obtenu un master 2 en biologie (recherche), puis un autre master 2 en informatique (professionnel).

    Caroline Le Gloan : une analyste financière de formation

    Caroline Le Gloan était depuis novembre 2017 à la tête du bureau PF5 de la DGOS, après avoir été adjointe au chef de ce même bureau pendant plus de 3 ans (mars 2014-octobre 2017).

    Docteure en science économique (université Panthéon Assas – Paris II), Caroline Le Gloan a par ailleurs travaillé pendant 3 ans à l’Anap, en tant que chef de projet pour le secteur santé (avril 2008-avril 2011).

    Elle a également exercé pendant plusieurs années en tant que consultante, tout d’abord pour le secteur de l’informatique financière (missions d’audit de projets informatiques et réalisation d’outils de management et de pilotage auprès de DSI de banques d’investissement), puis pour le secteur public, avec des projets et missions menés en lien avec le ministère en charge de la Santé, les agences régionales de santé (ARS) et les structures sanitaires (hôpitaux, cliniques, Espic).

    Caroline Le Gloan a débuté sa carrière (janvier 2003-janvier 2006) en tant qu’analyste financière (aérospatial et défense) au sein du groupe Défense Conseil International, une société internationale française de services, dont l’État français est actionnaire à plus de 50 %. Son activité concernait plus précisément La Financière de Brienne, un fonds d’investissement proche du ministère de la Défense qui a cessé ses activités en 2010.

  • Elsan : Sébastien Proto (Société Générale) remplace Thierry Chiche à la présidence du groupe

    Ancien associé-gérant de Rothschild & Cie et actuel DGA du groupe Société Générale, après avoir été directeur de cabinets ministériels sous le second quinquennat de Nicolas Sarkozy, Sébastien Proto est nommé à la présidence exécutive d’Elsan. Il remplacera officiellement le 4 septembre 2023 Thierry Chiche, à la tête du groupe depuis 6 ans.

    Au cours de ces 6 années de mandats successifs, Thierry Chiche aura contribué avec l’équipe dirigeante, « à transformer et moderniser profondément le groupe et à développer un réseau national unique, en proximité de 2 Français sur 3, dans les métiers cœur de la médecine, chirurgie, obstétrique et également dans les autres activités médicales, permettant ainsi de proposer aux patients des parcours de soins de plus en plus intégrés partout en France », souligne Elsan dans un communiqué publié le 14 juin 2023.

    Axes : proximité, personnalisation des parcours, digital…

    Sébastien Proto s’appuiera sur l’équipe de direction générale d’Elsan – composée de Laurent Chiche (directeur général), Simon Levy et Romain Ferrière (directeurs généraux délégués), pour continuer à assurer le développement et la transformation du groupe.

    Elsan conserve sa vision, qui est d’ »améliorer la qualité de prise en charge des patients en se fondant sur l’expertise de ses praticiens [et] les talents de ses équipes », en cohérence avec sa raison d’être : « agir et innover pour la santé de tous au cœur des territoires »

    Dans un contexte de transformation du secteur de la santé en France, le groupe indique qu’il compte poursuivre ses axes stratégiques de développement :
    • « répondre aux enjeux de proximité et d’accessibilité des soins pour les patients »,
    • « proposer des parcours de soins complets et personnalisés« ,
    • « développer la qualité et l’excellence médicale en appui des praticiens du groupe » ;
    • « moderniser l’expérience patient par une approche humaine et digitale« . 

    Fondé en 2000, Elsan est l’un des leaders de l’hospitalisation privée en France avec :
    • plus de 140 établissements présents dans toutes les régions françaises ;
    • 28 000 professionnels de santé et 7 500 médecins libéraux;
    • 4 millions de patients pris en charge chaque année.

    Un expert de la finance, ancien directeur de cabinets ministériels

    Diplômé de Sciences Po Paris et de l’Essec, et ancien élève de l’École nationale d’administration (Ena), Sébastien Proto, 45 ans, a débuté sa carrière au sein de l’Inspection générale des finances en 2004.

    Il évolue ensuite de 2007 à 2009 au sein du ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, tout d’abord en tant que directeur de cabinet adjoint, puis en tant que directeur de cabinet du ministre. En 2010, il est nommé à la même fonction pour le cabinet du ministre du Travail, de la Solidarités et de la Fonction publique, avant de retrouver la tête du cabinet du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État (2011-2012).

    Sébastien Proto évolue ensuite au sein du secteur privé. Entre 2013 et 2018, il occupe le poste d’associé-gérant pour Rothschild & Cie. Il rejoint ensuite la Société Générale comme directeur de la stratégie, puis à partir de 2020 comme directeur général adjoint du groupe, en charge de la banque de détail en France et de la banque privée en Europe.

    Thierry Chiche, 52 ans, est quant à lui ingénieur civil des Mines et diplômé de l’Institut français du pétrole. Il a été membre du comité exécutif du groupe Michelin et est le co-fondateur de la start-up Lotana Tech. Il a été nommé à la présidence du groupe Elsan fin 2017.

  • CNSA : Aude Muscatteli, inspectrice générale de l’Igas, nommée directrice adjointe

    Aude Muscatteli a notamment été directrice adjointe chargée des solidarités au cabinet d’Agnès Buzyn (alors ministre des Solidarités et de la Santé) de 2017 à 2019.
    La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) annonce dans un communiqué daté du 12 juin 2023 la nomination de l’inspectrice générale des affaires sociales (Igas) Aude Muscatelli au poste de directrice adjointe aux côtés de Virginie Magnant, directrice de la CNSA.

    Diplômée de l’École nationale d’administration (Ena) en 2003, Aude Muscatelli était jusqu’alors inspectrice générale pour l’Igas, une institution qu’elle a rejointe en 2020. Elle est co-auteure d’un rapport de l’Igas publié en février 2023 sur l’organisation des structures de prévention et de prise en charge en santé sexuelle.

    Avant d’intégrer l’Igas, Aude Muscatteli a occupé plusieurs postes de direction de cabinet. En mai 2017, elle est nommée directrice adjointe chargée des solidarités au cabinet d’Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé. En janvier 2019, elle devient directrice de cabinet d’Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’Enfance et de la Famille.

    Des postes à responsabilités pour plusieurs administrations 

    Après avoir rejoint le ministère des Affaires sociales à sa sortie de l’ENA, Aude Muscatelli est nommée cheffe de bureau à la Direction des relations du travail.

    Elle effectue ensuite une mobilité au ministère de l’Intérieur en tant que sous-préfète chargée de la politique de la ville dans le département du Nord, puis directrice de cabinet du Préfet de la région Nord-Pas-de-Calais en 2005-2006.

    Elle prolonge sa mobilité au Conseil économique et social en février 2007, puis elle rejoint en 2009 la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) en tant qu’adjointe du sous-directeur chargé de l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.

    De mai 2012 à septembre 2014, elle assure les fonctions de secrétaire générale du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, puis retrouve la DGCS en tant que sous-directrice de l’inclusion sociale et de la lutte contre la pauvreté en septembre 2014.

  • Doctolib installe un comité de mission pour concrétiser ses engagements sociaux et environnementaux

    Devenant entreprise à mission au sens de la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (loi « Pacte »), Doctolib présente la composition de son comité de mission, composé de personnalités plurielles de la santé, qui sera chargé d’établir un plan d’action pour assurer la bonne exécution de ses « engagements sociaux et environnementaux ».

    Dans son communiqué, daté du 8 juin 2023, la société précise avoir fait le choix de renforcer son impact en prenant des engagements sociaux et environnementaux pour « améliorer le quotidien des soignants et améliorer la santé de tous ».

    Afin de s’assurer de la bonne exécution de ses engagements et en rendre compte publiquement, un comité de mission est ainsi mis en place. La feuille de route de son plan d’action sera dévoilée dans le courant de l’été. Ce comité sera aussi chargé de rendre un rapport annuel.   

    Un comité présidé par Pascal Demurger, DG de la Maif

    Composé de « personnalités plurielles de l’écosystème de la santé », le comité de mission de Doctolib est présidé par Pascal Demurger, directeur général du groupe Maif.

    L’organe rassemble :
    • associations de patients ;
    • professionnels de santé ;
    • associations médico-sociale ;
    • assureurs ;
    • et salariés de Doctolib.

    « Doctolib a un rôle évident à jouer face à de nombreux défis pour assurer le bien-être des patients et personnels médicaux et adapter notre système de santé aux enjeux de prévention, de transition numérique et écologique », précise Pascal Demurger.

    Les huit autres membres de ce comité sont les suivants :

    • Antoine Freysz, directeur général de la société de capitale risque Kerala Ventures ;
    • Michaël Jeremiasz, champion paralympique de tennis, président et co-fondateur de l’association Comme les Autres ;
    • Nathalie Mesny, présidente de l’association de patients Renaloo ;
    • Msika-Razon Marie, médecin généraliste;
    • Nathalie Smirnov, directrice générale de La Croix Rouge Française;
    • Frédéric Worms, philosophe et directeur de l’École normale supérieure-PSL ;
    • Agnès Bazin, Doctolib;
    • Stanislas Niox-Chateau, président et co-fondateur de Doctolib.

    Adhésion au réseau Mouvement Impact France

    L’installation du comité de mission s’inscrit dans un cadre plus global pour Doctolib:

    • adhésion officielle au réseau Mouvement Impact France afin « de contribuer à renforcer le mouvement des entreprises engagées et construire la vision collective d’une économie mise au service de l’intérêt général » ;
    • organisation de la semaine « Impact Festival » du 7 au 15 juin, au cours de laquelle Doctolib a convié plusieurs personnalités expertes de la santé pour animer des ateliers et conférences destinées à ses 2 800 salariés en France, en Allemagne et en Italie.

  • Inca : le Pr Claude Linassier nommé directeur du pôle « prévention, organisation et parcours de soins »

    L’Institut annonce également le retour du Dr Jérôme Viguier (qui dirigeait l’ARS Centre-Val de Loire depuis janvier) dans son équipe, en tant que conseiller médical auprès du président Norbert Ifrah et du directeur général Thierry Breton.
    PU-PH au CHRU de Tours, le Pr Claude Linassier dirigera à partir du 21 août 2023 le pôle en charge de la prévention, de l’organisation et des parcours de soins au sein de l’Institut national du cancer (Inca), annonce l’organisation dans un communiqué publié le 7 juin 2023.

    Elle indique également que le Dr Jérôme Viguier, hépato-gastro-entérologue et oncologue digestif de formation, rejoindra l’Inca (où il avait déjà travaillé par le passé) à compter du 12 juin 2023 en qualité de conseiller médical du président et du directeur général de l’instance, respectivement le Pr Norbert Ifrah et Thierry Breton.

    Jérôme Viguier était jusqu’à présent directeur général de l’ARS du Centre-Val de Loire depuis fin janvier 2023, après avoir dirigé pendant 4 ans l’ARS de Martinique, où Anne Bruant-Bisson lui a succédé. C’est Clara de Bort qui le remplace en Centre-Val de Loire (voir articles H&TI ici et ici).

    Le Pr Claude Linassier devra « relever le défi de la prévention »

    Le Pr Claude Linassier est oncologue médical et responsable du service d’oncologie du CHRU Bretonneau de Tours. Enseignant-chercheur à l’université de Tours, il est spécialisé en oncologie et en radiothérapie.

    Il est l’auteur de plusieurs publications scientifiques et a encadré plusieurs thèses.

    Claude Linassier est par ailleurs président de l’équipe mobile de recherche clinique Ouest, qui aide à l’organisation des essais cliniques, au repérage des patients et aux inclusions. Il est aussi responsable de l’enseignement du diplôme d’étude spécialisée complémentaire (DESC) de cancérologie pour l’ouest de la France.

    L’Incal souligne que l’expérience et les connaissances du Pr Claude Linassier seront « des aides précieuses pour relever le défi de la prévention, première priorité de la stratégie décennale, mais aussi celui de la mise en œuvre de la réforme des autorisations« . Au centre des préoccupations du pôle qu’il pilotera : l’accompagnement renforcé des patients tout au long de leur parcours de soins, « avec l’objectif de réduire le poids de la maladie dans le quotidien de chacun ».

    Le Dr Jérôme Viguier travaillera sur tous les enjeux de la cancéro

    Titulaire d’un DESC en cancérologie et d’une thèse d’université en génétique, le Dr Jérôme Viguier a exercé pendant plusieurs années au CHRU de Tours comme praticien hospitalier, hépato-gastro-entérologue et oncologue digestif. Il participe, à partir de 2002, à la mise en place des programmes de dépistage des cancers en Indre-et-Loire et dans le réseau régional de cancérologie Oncocentre.

    Avant d’être nommé à la tête de l’ARS de Martinique en janvier 2019 puis de l’ARS Centre-Val de Loire en janvier 2023, Jérôme Viguier a évolué pendant plusieurs années au sein de l’Inca : il rejoint le département « dépistage » de l’institut en 2006 et en devient le responsable en 2007 ; en mars 2013, il est nommé directeur du pôle « santé publique et soins » de l’organisation.

    Dans le cadre de ces nouvelles fonctions de conseiller médical, Jérôme Viguier apportera une expertise et un appui médicaux sur l’ensemble des enjeux de la cancérologie et travaillera en collaboration avec toutes les directions de l’instance, précise l’Inca.

    En tant qu’ancien dirigeant d’ARS, « sa connaissance de l’organisation territoriale des politiques de santé, des enjeux de proximité et de service rendu aux Françaises et aux Français sera un atout dans la lutte contre les cancers au bénéfice de tous », souligne l’institut.