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  • Gen AI : Claude 3, le dernier modèle d’Anthropic, désormais disponible en Europe

    Un chatbot de nouvelle génération

    Soutenue par Amazon et Google, la société spécialisée en IA, Anthropic, a annoncé le 13 mai 2024 lancement en Europe de son chatbot, Claude 3. Cette nouvelle marque l’intensification de de la concurrence sur le marché des assistants virtuels intelligents. Fort de sa capacité à comprendre et à générer du texte de manière avancée, Claude 3 offre des interactions plus naturelles et plus intuitives avec ses utilisateurs.

    Pour attirer l’attention des géants de la tech, Anthropic a souvent mis l’accent sur la sécurité et l’éthique de sa technologie. Un pari gagné, puisqu’elle a bénéficié d’investissements importants en 2023 :

    • une levée de fonds de 450 millions de dollars auprès de Zoom, Google et Salesforce ;
    • un autre investissement annoncé par l’éditeur allemand SAP ;
    • des financements apportés par Google (2 milliards de dollars) et Amazon (4 milliards de dollars).

     

    Un déploiement stratégique en Europe

    Le déploiement de Claude 3 en Europe marque un tournant clé pour Anthropic, qui cherche à étendre sa présence sur le marché mondial. Les fonctionnalités avancées de son assistant virtuel comprennent la génération de textes cohérents, la compréhension contextuelle améliorée et une interface utilisateur intuitive, visant à répondre aux besoins variés des entreprises et des particuliers. Selon les déclarations de Dario Amodei, co-fondateur et PDG d’Anthropic, Claude 3 a été conçu pour être un outil puissant et fiable, capable de gérer une variété de tâches complexes, tout en garantissant des interactions sécurisées et éthiques. L’objectif étant de fournir aux utilisateurs un assistant virtuel capable de s’adapter à divers contextes et exigences et de maintenir un haut niveau de performance et de sécurité.

    Alors que la demande pour des solutions d’IA continue de croître, le lancement européen de Claude 3 pourrait bien renforcer la position d’Anthropic en tant que leader innovant dans le domaine. Cette nouvelle étape s’inscrit dans une stratégie plus large d’Anthropic, visant à démocratiser l’accès à des technologies de pointe en IA, tout en adressant les défis éthiques et de sécurité que pose leur utilisation croissante.

    Claude 3 maîtrise bien le français, l’allemand, l’espagnol, l’italien ainsi que d’autres langues européennes. Il permet de ce fait la tenue de conversations multilingues.

    Quel modèle économique pour Claude 3 ?

    Claude 3 se décline en trois versions, par ordre de performance : Haiku, Sonnet, et Opus. Claude 3 Opus, le plus puissant, peut gérer des analyses complexes, des tâches longues et des travaux de codage avancés avec une compréhension quasi-humaine des requêtes. Claude Haiku, le moins puissant, est rapide et peut traiter des articles de recherche denses en moins de trois secondes.

    Les utilisateurs du plan gratuit sur “Claude.ai” et l’application iOS accèdent à Claude 3 Sonnet, qui offre un bon compromis entre performance et rapidité. Tandis que les abonnés “Claude Pro” ont accès aux trois modèles, moyennant 18 euros par mois (hors TVA).

    Les abonnés “Pro” bénéficient d’un accès prioritaire en période de forte affluence et d’un accès anticipé aux nouvelles fonctionnalités. Les abonnés au plan “Claude Team“, lancé le premier mai, profitent des avantages du plan “Pro”, de limites d’utilisation plus élevées et d’outils de collaboration anticipés, pour 28 euros par utilisateur et par mois (hors TVA), avec un minimum de cinq utilisateurs.

     

  • État des lieux des besoins et des opportunités en santé au travail en France

    Les chiffres clés de la santé au travail en France

    En France, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) au 4e trimestre de l’année 2023, on comptait 27 077 600 salariés dont la moitié étaient des femmes. En 2025, la population active devrait atteindre son pic de vieillissement, avec la part des 50-64 ans salarié qui devrait s’élever à 35 %.

    Selon le gouvernement, les arrêts maladie ont augmenté de 7,9 % en un an en 2023, et de 30 % en 10 ans : on en comptait 8,8 millions en 2022, contre 6,4 millions en 2012. Les indemnités journalières, fiancées par la Sécurité sociale pour payer les salariés malades, coûtent quant à elles 16 milliards d’euros par an.

    Pour plus de détails concernant la politique publique et les évolutions réglementaires concernant la santé au travail, dans cet article H&TI.

    Les entreprises, légitimes pour promouvoir la santé de leurs salariés

    Predilife, spécialiste de l’intelligence artificielle et de la prédiction des maladies a publié une étude avec Ipsos en 2023 sur l’impact des changements sociaux sur la santé au travail. Cette enquête interroge 1 500 employés français de 18 à 65 ans dans des entreprises privées ou semi-publiques de plus de 50 salariés.

    Cette étude fait ressortir 3 points principaux :

    • santé et bien être un moyen de fidéliser les salariés : la santé et le bien-être sont des éléments cruciaux pour attirer et retenir les salariés alors que seulement 44 % des travailleurs se sentent à la fois bien et motivés dans leur emploi, une grande majorité (81 %) considère les initiatives de l’entreprise en matière de bien-être comme un critère de sélection, et 82 % les voient comme un facteur de fidélisation.
    • une légitimité des entreprises à développer des initiatives en rapport avec la santé : il existe un fort degré acceptation des entreprises du fait qu’elles investissent dans la santé préventive des employés, en effet, 76 % des salariés estiment cette démarche comme légitime.
    • le bilan prédictif est un levier pour l’innovation : moins de la moitié des salariés prennent des mesures proactives pour gérer leur santé. En effet, 79 % des salariés montrent un intérêt pour la possibilité d’un bilan prédictif offert par l’entreprise, cet intérêt augmentant avec l’ancienneté dans l’entreprise, et 94 % souhaitent bénéficier d’un suivi annuel.

     

    Une autre étude menée par Ipsos santé sur la santé au travail a été menée auprès de 181 décideurs, travaillant au sein d’entreprises privées comptant au moins 100 salariés. A également été interrogé 1 000 salariés français âgés de 18 à 65 ans  travaillant dans des entreprises privées ou semi-publiques, d’au moins 50 salariés.

    Résultats clés de l’étude de Predilife:

    • au moment de choisir la société dans laquelle ils souhaitent travailler 8 salariés sur 10 se disent sensibles à la considération de la santé des employés par l’entreprise.
    • selon 79 % des salariés, l’entreprise a toute légitimité à se soucier de la santé des salariés (80 % concernant le bien-être). De même, les décideurs insistent sur l’importance de porter une attention spécifique à la santé des collaborateurs (76 %), à un niveau équivalent à celle portée à leur bien-être (77 %).
    • 24 % des entreprises possèdent un budget santé
    • les décideurs indiquent que les actions les plus couramment développées pour prendre soin des salariés sont l’évaluation des risques psycho-sociaux (55 %), l’accompagnement sur la prévention des risques liés à l’alcool/tabac (40 %) et l’encouragement de la pratique sportive (38 %).

     

    Baromètre QVCT de Qualisocial 2024

    Une étude récente menée par Ipsos sur « L’impact de la QCVT sur la santé et le bien-être, l’engagement au travail et la performance des organisations » réalisée auprès de 3002 salariés fait ressortir « une dégradation générale de la santé mentale et un désengagement au travail des actifs du privé et du public ».

    Selon les résultats, 53 % des actifs se sentent désengagés, tandis que 67 % se rendent au travail mécaniquement, voire à reculons. Malgré cela, 88 % estiment que la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) est prioritaire ou importante, bien que seulement 48 % pensent que leur employeur en tient compte.

    Les entreprises ayant mis en place des démarches QVCT observent des résultats positifs : jusqu’à 4,6 fois plus de salariés engagés, en meilleure santé (66 %), et plus heureux au travail (73 %). De plus, ces organisations sont plus performantes (71 %).

    Les impacts sur la santé et le bien-être au travail sont également notables : les entreprises avancées en QVCT ont plus de salariés en bonne santé (71 % contre 37 % pour celles sans démarche QVCT), et une meilleure relation avec leur manager (98 %). Elles déclarent également un sentiment de sécurité physique et mental accru (92 %), avec plus de salariés heureux au travail (55 %).

    Recommandations de l’étude de Qualisocial :

    Pour améliorer la QVCT, l’étude recommande aux employeurs :

    • de créer une ambiance de travail agréable ;
    • de favoriser la communication transparente ;
    • d’impliquer les salariés dans la stratégie de l’entreprise ;
    • et de permettre aux salariés d’utiliser pleinement leurs compétences et de participer activement à la qualité de vie au travail.

    Au niveau gouvernemental, l’étude propose :

    • de financer la recherche et la formation sur la QVCT ;
    • d’instaurer des incitations fiscales et des contraintes pour mettre en place des démarches QVCT ;
    • et d’obliger les organisations à évaluer régulièrement le niveau de QVCT en interrogeant les salariés.

     

  • Hologramme 3D : un financement européen de 8,9 M€ pour le projet Holosurge

    Faciliter le travail des chirurgiens

    La technologie développée par la start-up norvégienne Holocare crée des hologrammes 3D en temps réel des organes du patient, permettant ainsi aux chirurgiens de planifier et de personnaliser avec précision les opérations en fonction de l’anatomie spécifique de chaque personne. La subvention de 8,9 millions d’euros servira à financer le développement de la technologie de l’hologramme 3D interactif d’HoloCare,  via le consortium HoloSurge.

    L’objectif est d’améliorer les taux de réussite des opérations du cancer du foie et du pancréas en s’appuyant sur des technologies innovantes et des approches multidisciplinaires. En donnant aux chirurgiens une meilleure perception de l’espace, ces derniers pourront effectuer des opérations plus efficaces et plus précises, ce qui permettra :

    • d’améliorer le temps d’attente, les résultats pour les patients et le bien-être des cliniciens ;
    • de réduire le risque de complications chirurgicales pour les patients ;
    • ainsi que d’améliorer leurs résultats globaux en améliorant les perceptions spatiales des chirurgiens.

     

    La technologie a été initialement testée pour les opérations du foie dans cinq hôpitaux en Europe, dont le Leeds Teaching Hospitals NHS Trust, dans le cadre du projet HoloSurge. Jusqu’à présent, ces essais ont montré une réduction de 74 % du temps nécessaire pour aligner les organes pendant l’opération avec les images AR d’HoloCare, par rapport aux scanners IRM.

    La technologie est fournie par l’intermédiaire de casques de réalité augmentée. Elle permet aux chirurgiens de déplacer, de faire pivoter et d’agrandir l’hologramme afin d’obtenir une vue d’ensemble d’un organe. De plus, toute personne portant le casque peut accéder à l’hologramme et interagir avec lui, même si elle ne se trouve pas physiquement dans la pièce avec le patient.

    Holocare, une entreprise à la pointe de la technologie des hologrammes

    La pierre angulaire du projet consiste à tirer parti de la technologie interactive d’hologrammes d’organes en 3D d’HoloCare pour améliorer la planification et l’exécution des opérations chirurgicales. En exploitant la puissance de l’imagerie holographique, les chirurgiens obtiennent des informations inégalées sur les structures anatomiques uniques des patients, ce qui facilite une prise de décision éclairée et des interventions chirurgicales précises.

    Pendant 4 ans, les partenaires du projet HoloSurge soutiendront l’intégration de cette technologie dans les flux de travail chirurgicaux existants. Le projet assurera également :

    • la conformité réglementaire ;
    • la validation clinique ;
    • l’optimisation technique en vue d’une adoption généralisée dans les chirurgies du cancer du foie et du pancréas.

     

    Pour les membres d’HoloSurge, la fusion des sources de données disponibles (tomodensitométrie, imagerie par résonance magnétique, échographie) en hologrammes mis à disposition des cliniciens, dans le cadre de procédures peu invasives (chirurgie laparoscopique, endoscopie flexible, etc.), “changera la façon dont les cliniciens travailleront à l’avenir”.

  • Espagne : 519 start-ups de la santé numérique recensées

    Un écosystème favorable à l’innovation

    L’écosystème espagnol des start-ups compte 519 start-ups et scale-ups dans le domaine du numérique en santé, selon la base de données de start-ups et d’investisseurs, Ecosistema Startup. Cela fait de la santé l’un des secteurs qui comptent le plus grand nombre d’entreprises innovantes en Espagne, avec deux principaux pôles d’innovation :

    • la Catalogne, qui compte 172 start-ups ;
    • et la communauté de Madrid qui compte 119 start-ups.

     

    Un grand nombre de start-ups dans le domaine de la santé en ligne proviennent de centres de recherche médicale, c’est-à-dire de projets incubés dans leurs installations et transformés en entreprises indépendantes. De plus, Madrid et la Catalogne sont les sièges et les principaux centres d’intérêt d’un grand nombre d’investisseurs qui, grâce à leurs contributions financières et à leurs réseaux, stimulent la croissance des start-ups dans divers domaines, notamment en santé.

    Une augmentation exponentielle des investissements dans les start-ups de la e-santé :

    L’évolution du nombre de start-ups coïncide avec les années les plus difficiles de la pandémie de Covid-19. Cette crise a fortement accéléré l’adoption des technologies numériques en santé, conduisant à une croissance exponentielle du nombre de start-ups et d’investissements dans ce secteur. En 2020, le nombre de cycles d’investissement dans les start-ups de santé a pratiquement triplé en un an, avec un capital investi multiplié par 4,6. Cette tendance s’est poursuivie en 2021 et 2022, faisant de la santé l’un des secteurs les plus attractifs pour les investisseurs en Espagne.

    Evolution de l’investissement dans les start-ups de la e-santé en Espagne, entre 2017 et 2023 - @ El Referente
    Evolution de l’investissement dans les start-ups de la e-santé en Espagne, entre 2017 et 2023 – @ El Referente

    Selon Astrazeneca, la création de start-ups a particulièrement augmenté entre 2020 et 2021, comptant respectivement 70 et 76 start-ups en santé, comparé à 54 en 2019 et 40 en 2022, puis « seulement » 20 en 2023.

    Par ailleurs, selon une étude publiée par Accenture en 2022, seuls 25 % de la population espagnole n’utilisaient aucune technologie numérique pour gérer leur santé en 2021. Un chiffre qui illustre la bonne adoption du numérique dans le secteur de la santé.

    Nombre de start-ups de santé numérique créées par an en Espagne, entre 2017 et 2023 – @ El Referente

    Quel avenir de la e-santé en Espagne ?

    La croissance de l’écosystème espagnol des start-ups de santé inclut plusieurs facteurs :

    • une adoption croissante du numérique par les patients et les professionnels de santé ;
    • une augmentation du besoin de solutions innovantes pour améliorer l’efficacité et la qualité des soins ;
    • la présence de centres d’innovation en santé (à Madrid et Barcelone) reconnus mondialement et soutenus par le gouvernement ;
    • ainsi que l’augmentation des investissements dans les start-ups de santé digitale.

     

    Au niveau européen, EIT Health estime que l’Espagne se trouve dans “une position privilégiée pour capitaliser stratégiquement sur son leadership dans l’écosystème européen de la santé numérique”. Il est également souligné l’amélioration de la numérisation progressive des systèmes de santé du pays, à la fois en termes d’efficacité et de qualité.

    Les efforts combinés de tous les acteurs du secteur, l’accent mis sur la formation scientifique et entrepreneuriale, ainsi que le soutien financier sont autant de critères nécessaires pour promouvoir une médecine efficace, personnalisée et intégrée. Si l’Espagne parvient à renforcer ces liens, elle continuera à occuper une bonne position à l’avant-garde de la santé et renforcera ainsi son écosystème pour maintenir et attirer les talents, favorisant ainsi la croissance.

     

    Cartographie des start-ups de la santé en Espagne, au Portugal et en Amérique Latine (2024) - @ El Referente
    Cartographie des start-ups de la santé en Espagne, au Portugal et en Amérique Latine (2024) – @ El Referente
  • Hôpital : le numérique au secours des pharmacies à usage intérieur ?

    Chiffres clés de la pharmacie hospitalière en France

    Les pharmacies hospitalières jouent un rôle essentiel dans les établissements de santé, leur principale fonction étant de fournir des médicaments, des dispositifs médicaux et autres produits de pharmaceutiques aux patients hospitalisés. Elles sont notamment responsables de :

    • la gestion des stocks des médicaments ;
    • leur préparation ;
    • leur dispensation ;
    • ainsi que leur distribution sécurisée aux différents services de leur établissement.

     

    Une prédominance féminine et un nombre de PUI en baisse :

    Selon les derniers chiffres datant du janvier 2023, on compte environ 2 500 PUI, en France, et 7 749 pharmaciens inscrits au tableau de l’Ordre, avec un âge moyen de 45,2 ans. Les femmes représentent 73 % de cette population. Ces effectifs continuent de progresser (+0,8% en 2022), tandis que le nombre de PUI diminue (-2,1 %), tant dans le secteur public (-1,7 %) que dans le secteur privé (-2,3 %).

    La gestion des ruptures d’approvisionnement trop chronophage :

    Selon une étude réalisée en 2023 par la branche “médecine, chirurgie et obstétrique” de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP-MCO) auprès de 181 PUI, 55 % d’entre elles consacrent plus de 20 % de leur temps pharmacien à traiter les ruptures d’approvisionnement. De plus, parmi les PUI interrogées, 35 % des absences de pharmaciens prévues dans le cadre de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) ne sont pas couvertes et 27 % ne le sont que partiellement.

    Pour toutes ces raisons, la question de la digitalisation des PUI est légitimement posée. Une telle évolution pourrait permettre de rendre plus efficiente la gestion de ces structures mais aussi d’optimiser le temps consacré par les pharmaciens et les préparateurs à des tâches répétitives et pouvant être automatisées.

    Rupture d'approvisonnement par région et par établissements - @ FHP-MCO
    Rupture d’approvisonnement par région et par établissements – @ FHP-MCO

    Les enjeux de la digitalisation des PUI en France

    Au cours des dernières décennies, la digitalisation des PUI a pris de l’ampleur et s’est particulièrement intensifiée avec l’avènement de technologies efficaces et adaptées au domaine de la santé. Bien que le numérique en santé ait fait l’objet d’une production littéraire importante, la problématique de la digitalisation du circuit du médicament est quant à elle moins traitée. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un enjeu capital qui pourrait sauver la vie de milliers de patients en France et dans le monde. Il convient donc de faire ressortir les principaux enjeux relatifs à cette question :

    • concernant la sécurité des patients, en France, le mauvais usage des médicaments serait à l’origine de plus de 10 000 décès par an, ce qui pose la question de la fiabilité du circuit du médicament. Selon plusieurs spécialistes, ces erreurs surviennent principalement aux étapes de transition du parcours de soins du patient (entrée et sortie de l’établissement, transferts interservices). Les erreurs médicamenteuses sont de plusieurs types et résultent dans 54,4 % d’une erreur d’administration, dans 23,3 % d’une erreur de dispensation et enfin dans 15,9 %  d’une erreur de dispensation ;
    • concernant l’optimisation des processus de gestion des médicaments, qu’il s’agisse de de gaspillage de stocks, de coûts RH liés à une mauvaise mise à disposition des personnels de soins ou encore d’hospitalisations inutiles, tous ces écarts ont des conséquences aussi bien sur le budget de la sécurité sociale que sur celui des établissements de santé. Les erreurs liées aux médicaments représenteraient 42 milliards de dollars à l’échelle mondiale selon l’OMS et en France, 1,5 % des hospitalisations sont dues à des erreurs médicamenteuses ;
    • concernant la gestion des données et des dossiers médicaux, les pharmacies hospitalières sont chargées de gérer une grande quantité de données sur les médicaments, les patients et les prescriptions. Cela inclut les détails sur les médicaments, tels que les dosages et les interactions, ainsi que les dossiers des patients avec leurs antécédents médicaux et les schémas de traitement.

    Le numérique comme palliatif aux carences des PUI

    La digitalisation et l’automatisation de la pharmacie hospitalière seraient dès lors le moyen de palier aux carences observées :

    • La numérisation du circuit du médicament permettrait d’administrer le bon médicament avec le bon dosage et au bon moment et ainsi de réduire de 50 % les erreurs médicamenteuses.
    • L’automatisation permettrait d’optimiser la gestion des stocks et permettrait ainsi une réduction de 20 à 50% du taux de doses manqués et une réduction de 11 % des dépenses en médicament.
    • L’automatisation des PUI serait un moyen de faire gagner aux équipes de pharmacie plusieurs heures de travail par semaine. Du temps qui pourrait être réinvesti à d’autres tâches notamment dans le suivi du patient.

    Il est également important de souligner que ces pharmacies disposent de produits pharmaceutiques onéreux qui suscitent un engouement particulier pour le milieu du banditisme. Ainsi, une gestion automatisée des stocks permettrait d’éviter les vols :

    • à la pharmacie des hôpitaux franciliens c’est près de 2 millions d’euros de médicaments qui ont été volés en début d’année. Il s’agissait en l’occurrence de l’anticancéreux Keytruda vendu 2,400 le flacon de 4ml ;
    • en 2022, le tribunal de Vannes avait également condamné 3 préparateurs de commandes de l’Hopital de Vannes. Ces derniers avaient volés pour plusieurs milliers d’euros de comprimés entre 2015 et 2018.

    Enfin, notons que le passage progressif vers une médecine personnalisée pour une population vieillissante et bien souvent multipathologique confronte les pharmaciens à la gestion de cas de plus en plus en plus complexe.

    Des formations sur l’IA pour les pharmaciens

    La nécessité de former des professionnels de santé sur les enjeux spécifiques de l’IA a fait émerger plusieurs offres de formation en France, notamment 2 diplôme universitaires (DU) et une formation non diplômante :

    • l’Université Paris Cité propose un DU en IA appliquée à la santé ;
    • l’Université Côte d’Azur permet également de se former avec son DU spécialisé en IA et santé ;
    • l’Université Paris Saclay dispense une formation en ligne non diplômante en IA et sciences du médicament.

     

    Exemple d’un projet de PUI innovante, à la Fondation Santé Service

    La fondation santé service a pour ambition d’ici de transformer sa pharmacie à usage intérieur (PUI) dans l’objectif de répondre aux besoins croissants de l’hospitalisation à domicile (HAD). Le projet devrait voir le jour dans les mois prochains.

    Le projet comprend une solution de stockage automatisé ainsi que de nouveaux équipements (convoyeurs, formeuse automatique de carton…)

    La fondation ne dispose pour l’instant que d’une unique pharmacie centrale pour 1900 patients par jour. Ce projet novateur chiffré à 23 millions devrait donc permettre d’installer une solution automatisée où 25 robots s’atteleront à traiter les besoins de 3000 patients par jour (d’ici 2030). Plus précisément, les robots serviront à empiler 12 000 bacs de stockage, formant ainsi un damier au dessus de la structure qui s’étalera sur 460 m2.

    Les commandes urgentes seront livrées le jour même en moins de 5h dans tous les points en Île de France, la fondation se répartissant sur 3 pôles de soins avec 8 antennes départementales en région Île de France. À noter que sera également automatisé le convoyage.

    La futur PUI comprendra donc une formeuse automatique de carton afin d’en réduire le nombre tout en améliorant les conditions de travail. La solution Autostore de l’entreprise norvégienne Element Logic s’ajoutera au projet. Cette dernière permettra de compacter le stock de la PUI.

     

  • Cancer de la vessie : One Biosciences annonce une collaboration avec Gustave Roussy

    Les enjeux du cancer de la vessie en France

    En raison de son incidence élevée et de sa mortalité significative, le cancer de la vessie est une maladie pour laquelle il est crucial de comprendre les mécanismes sous-jacents et de développer des stratégies de prévention et de traitement efficaces. Les chercheurs explorent activement les facteurs de risque potentiels, tels que le tabagisme (premier facteur de risque) et l’exposition à certains produits chimiques, tout en cherchant à améliorer les méthodes de dépistage précoce pour améliorer les chances de survie des patients.

    De plus, les avancées récentes dans les thérapies ciblées et l’immunothérapie offrent de nouvelles lueurs d’espoir dans la lutte contre cette maladie dévastatrice. Malgré les progrès réalisés, une collaboration continue entre les scientifiques, les cliniciens et les décideurs est nécessaire pour relever efficacement ce défi de santé mondiale.

    Le cancer de la vessie figure en effet parmi les cancers les plus répandus, se classant au 7e rang avec environ 13 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France selon les données de l’Institut national du cancer (Inca) pour l’année 2018. Cette maladie, qui affecte les cellules de la paroi interne de la vessie, débute par une transformation d’une cellule normale suivie d’une prolifération incontrôlée conduisant à la formation d’une tumeur. Prédominant chez les hommes, le cancer de la vessie constitue le deuxième cancer urologique le plus fréquent après celui de la prostate.

    L’innovation au cœur de ce partenariat

    One Biosciences est une entreprise de biotechnologie qui exploite l’analyse en cellule unique et l’IA afin de découvrir de nouvelles possibilités de cibles et de traitements dans le domaine de la médecine de précision. Cette collaboration avec le centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy vise spécifiquement à améliorer les stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de cancer de la vessie.

    Dans le cadre de cette collaboration de recherche d’une ampleur exceptionnelle, Gustave Roussy partagera anonymement les données de 36 patients avec One Biosciences, offrant ainsi une source d’information capitale qui permettra d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour un cancer difficile à prendre en charge. L’objectif étant à terme, d’élargir ces recherches à d’autres cancers

    De son côté, One Biosciences déploie sa plateforme de découverte, garantissant les normes de sécurité les plus élevées pour le contrôle des données de santé des patients. Grâce à ses technologies avancées d’analyse en cellule unique et à ses outils computationnels exclusifs, les algorithmes d’IA de One Biosciences permettront d’atteindre une meilleure compréhension des mécanismes de résistance à l’immunothérapie observés chez certains patients. L’immunothérapie représente en effet le traitement de standard pour le cancer de la vessie. Après avoir noué des partenariats stratégiques avec l’Institut Curie et l’AP-HP, One Bioscience marque une étape importante dans son développement. Pour l’entreprise, ce partenariat “illustre le dynamisme de l’écosystème français de l’innovation et les synergies qui émergent entre acteurs privés et public”.

  • Santé au travail : Kor lève 3,5 M€ pour développer sa plateforme de check-up santé

    Une start-up dédiée à la santé des salariés

    Avec sa plateforme qui propose un check-up de santé traditionnel au travail, Kor souhaite inciter les entreprises à s’engager dans une démarche personnalisée de santé préventive à destination des salariés. Selon une étude Ipsos datant de juin 2023, 80 % des salariés “aimeraient se voir proposer des bilans de santé/dépistage des maladies redoutées” par leur employeur.

    Cette levée de fonds devrait permettre à Kor de :

    • poursuivre le développement de sa plateforme ;
    • construire une vision globale de la santé ;
    • fournir des meilleures recommandations en s’appuyant sur les avancées scientifiques ;
    • renforcer ses équipes ;
    • et développer une application à destination des salariés.

     

    “L’enjeu avec la levée de fonds est de développer un protocole robuste, qui va permettre d’orienter chaque personne vers les bons tests et d’accélérer les diagnostics, explique Sophie Agosta, CEO de la start-up. “Une fois que ce protocole est prouvé et que l’impact est démontré, l’objectif est de pouvoir toucher le maximum de médecins.”

    L’IA pour la prédiction des risques

    Kor a créé une plateforme technologique innovante pour révolutionner l’offre traditionnelle en matière de bilan de santé. Cet outil décrypte les données de manière transversale afin de proposer un parcours médical personnalisé. Et, tout au long de l’année, le salarié a accès à un contenu et des conseils adaptés à sa ses besoins. Le processus global développé par Kor inclut :

    • un questionnaire en ligne ;
    • des examens ;
    • une téléconsultation ;
    • ainsi qu’un plan d’action personnalisé selon les résultats.

    Concrètement, l’utilisateur de Kor répond à un questionnaire, qui intègre des algorithmes prédictifs basés sur l’intelligence artificielle (IA), afin d’estimer le risque de maladies comme le diabète, le cancer des poumons ou l’accident vasculaire cérébral (AVC). Par la suite, le salarié peut, s’il le souhaite, échanger avec un médecin de Kor, qui lui prescrit, le cas échéant, les tests et examens de prévention pertinents.

    Offre proposée aux employés par la start-up sise à Tours, Kor - @ Kor
    Offre proposée aux employés par la start-up sise à Tours, Kor – @ Kor

    Une promesse de réduire l’absentéisme

    En détectant et en prévenant les problèmes de santé chez leur salariés, Kor promet à ses clients d’”augmenter la productivité” et de “réduire l’absentéisme” de leurs employés pour ainsi “optimiser leur santé et leur performance, au quotidien”. Par ailleurs, l’équipe médicale de Kor “accompagne les équipes RH tout au long de l’année, pour optimiser la santé des employés et accompagner les collaborateurs qui en ont besoin”.

    Dans un premier temps, la start-up a décidé de réaliser elle-même les examens, au sein de son centre parisien, au prix de 500 euros par an. Elle souhaite ainsi étendre sa deuxième offre, où le salarié réalisera, où qu’il soit, de manière autonome ses examens, en s’appuyant sur le réseau de santé français, au prix de 200 euros par an.

     

  • Insuffisance rénale : la start-up Metyos lève 2,3 M€ pour développer sa technologie

    Une solution innovante pour lutter contre l’IRC

    La start up Metyos fondée en 2021 propose une solution basée sur un patch portable capable de mesurer en temps réel des biomarqueurs moléculaires permettant aux patients de réaliser une auto surveillance grâce à une application smartphone. Les patients sont également en lien direct avec leurs médecins via une plateforme de suivi à distance. L’objectif étant de permettre un traitement rapide des situations urgentes tout en assurant un suivi à long terme.

    L’entreprise développe une technologie basée sur 2 piliers:

    • un biocapteur destiné à suivre la régulation dynamique de la graisse corporelle et comprendre la complexité du métabolisme. Ce biocapteur (sous forme de patch) mesure les molécules dans la peau et ces données sont ensuite traitées par des algorithmes pour reconstruire le métabolisme énergétique et permettre aux patients de voir l’impact de leurs actions en termes de nutrition et d’activité physique sur leur stockage de graisse corporelle ;
    • et une application mobile qui agit comme un nutritionniste et un coach virtuel en fournissant des conseils personnalisés sur la nutrition, la forme physique et la gestion du stress. Elle permet d’engager une conversation avec l’utilisateur pour connaître et comprendre les démarches à mener les plus efficientes et l’aider à atteindre ses objectifs de manière durable.
    Schéma explicatif du dispositf médical
    Schéma explicatif du recueil de données et de son stockage dans le cloud de Metyos

     

    Une technologie qui commence à être reconnue par l’écosystème :

    Metyos se propose donc de lutter contre l’IRC qui constitue la troisième cause de décès dans le monde et touche 10 % de la population. La start-up a même déjà vu sa solution récompensée à deux reprises :

    • en 2023, lors de la Healthcare Innovation World Cup, l’équipe de Metyos a été reconnue comme l’une des principales entreprises technologiques mondiales dans le domaine de la santé ;
    • début 2024, Metyos a également remporté le “trophée de l’embarqué pour la santé et l’aide aux personnes” de l’association Embedded Healthcare.

     

    Le financement de à 2,3 millions par cette jeune entreprise sera investi dans le développement de sa technologie portable, avec un accent particulier mis sur l’avancement des essais cliniques en vue d’obtenir l’approbation de la FDA.

    La prise en charge des maladies rénales en pleine mutation

    D’autres starts-up françaises s’illustrent dans la lutte contre les maladies rénales chroniques, nous pouvons notamment citer :

    • La start-up Home Habilis propose une solution permettant de contrôler les éléments d’hydratation, ainsi qu’une trentaine de paramètres de santé pour les patients atteints d’une maladie rénale chronique. L’objectif étant de donner au patient et au médecin, une mesure fréquente et quotidienne de ces paramètres ;
    • L’entreprise Cardiorenal basée à Strasbourg, propose également une technologie de suivi du taux de potassium dans le sang chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale. En 2022 elle a levé 3,3 millions d’euros afin de poursuivre le développement de son dispositif ;
    • Nous pouvons également citer NephroWise développée par Sêmeia, qui est une solution d’intelligence artificielle au service de la télésurveillance des patients atteints de maladie rénale. Conçue aux côtés des soignants, cette innovation vise à limiter l’évolution de la maladie rénale chronique chez les patients transplantés, atteints d’insuffisance rénale chronique au stade IV et V et en dialyse à domicile. L’objectif étant d’améliorer la prise en charge des patients tout en simplifiant le travail des soignants.

     

  • UK / IA : des lignes directrices pour cadrer les usages en santé (British Standards Institution)

    Une réponse aux interrogations des différentes parties prenantes

    La British Standards Institution (BSI) avec cette norme se donne pour objectif d’assister les processus décisionnels en matière d’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Elle fournit des critères pour évaluer les produits d’IA, incluant :

    • les bénéfices cliniques ;
    • les standards de performance ;
    • leur intégration sécurisée dans les environnements cliniques ;
    • les aspects éthiques et l’assurance de résultats sociaux équitables.

     

    Alors que les débats sur la généralisation de l’IA en santé se poursuivent, les dernières prévisions indiquent que son marché mondial devrait dépasser 187,95 milliards de dollars d’ici 2030 ce qui incite les acteurs du secteur de l’IA à penser un cadre prenant en compte les différentes problématiques liées à cette avancée technologique.

    L’objectif est également de fournir des axes aux fournisseurs de soins de santé et cliniciens qui rencontrent un certain nombre de défis, notamment dans l’évaluation des produits d’IA en raison de contraintes de temps et de budget et des compétences internes. Cette norme visera donc à garantir une intégration sûre et efficace des technologies dans la pratique médicale. Son élaboration a d’ailleurs nécessité la coopération d’un groupe d’experts variés, incluant des cliniciens, des ingénieurs en logiciel, des spécialistes en intelligence artificielle, des éthiciens et des responsables de la santé. Ces directives sont basées sur des recherches existantes et les pratiques les plus efficaces, permettant de traduire des évaluations de fonctionnalités complexes en un cadre vérifiable pour garantir la conformité des systèmes d’IA.

    Des normes applicables à une diversité de produits

    Cette norme BS 30440 recouvre une large gamme de produits d’IA en santé, englobant des dispositifs médicaux réglementés tels que :

    • les logiciels utilisés à des fins médicales ;
    • les logiciels d’imagerie.

    Ou encore, les produits destinés aux patients tels que :

    • les chatbots alimentés par l’IA sur les smartphones ;
    • les dispositifs de surveillance à domicile.

    Cette norme s’applique aux produits et technologies utilisant des éléments d’IA, y compris l’apprentissage automatique, et concerne tant les fournisseurs de systèmes d’IA que les auditeurs de produits.

     

  • IA : Nvidia s’érige en position dominante sur le marché grace à des investissements stratégiques dans des start-ups

    Nvidia une entreprise en croissance exponentielle

    Inconnu du grand public il y a 1 an. L’entreprise américaine Nvidia est devenue l’une des principales capitalisations au monde en fabriquant des cartes graphiques avec des processeurs offrant la puissance de calcul nécessaire pour traiter des quantités massives de données grâce à ses processeurs “GPU”. Ces derniers ont suscité un engouement hors nome depuis le lancement de ChatGPT. En mai 2023, Nvidia avait même rejoint temporairement le club fermé des entreprises valant plus de 1 000 milliards de dollars.

    En comparaison, le deuxième plus grand fabricant de puces au monde, Taiwan Semiconductor Manufacturing, est valorisé à environ 14 437 milliards de dollars taïwanais, soit environ 471 milliards de dollars américains.

    La valorisation de Nvidia aurait a de 200% depuis octobre 2023 prenant ainsi les devants face à toutes les autres sociétés fabricantes de puces de l’indice S&P 500. Une hausse spectaculaire qui intervient au moment ou l’entreprise anticipait une forte augmentation des demandes en raison des bonds technologiques réalisées dans le domaine de l’IA.

    Des investissements dans les start-ups d’IA à hauteur de 872 millions de dollars en 2023

    En 2023, c’est dans 35 opérations que Nvidia a pris part, c’est à dire six fois plus qu’en 2022 pour un montant total de 872 millions de dollars sur 9 mois. Cela souligne la volonté Nvidia de se placer en tant qu’acteur dominant du secteur. Ses investissements ont même dépassé, ceux des grandes sociétés de capital-risque de la Silicon Valley.

    Nvidia a notamment investi dans plusieurs entreprises clientes spécialisées dans l’IA comme Inflection AI par exemple. Ces investissements auraient été initiés sans conditions spécifiques. Ajoutons que selon PwC, l’IA pourrait à elle seule apporter plus de 15 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030.

    Une stratégie d’investissement en 3 étapes

    Le géant Nvidia investit de trois manières différentes dans le domaine de L’IA :

    1. Tout d’abord par le biais des investissements d’entreprise de Nvidia ;
    2. Ensuite, par le biais de NVentures la branche de capital-risque de Nvidia ;
    3. Et enfin, par le biais de NVIDIA Inception, le fond d’investissement destiné à soutenir les start-ups et les mettre en contact avec la branche capital-risque.

    Cette approche proactive combinée à ses investissements stratégiques peut laisser à penser que l’influence et le poids de Nvidia ne cesseront de croître dans les prochaines années. Il sera aussi essentiel de surveiller le sort de ces investissements afin de voir quelle manière il faconneront l’avenir de l’industrie de l’IA.