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  • IA : la Métropole Nice Côte d’Azur lance un appel à projets

    Un appel à projets ancré dans une stratégie de développement économique

    Ce appel à projets fait partie d’une stratégie de développement économique ambitieuse initiée par la Métropole, visant à encourager la croissance d’un écosystème dédié à l’innovation dans les secteurs clés pour le territoire.

    Cet appel à projets répond à 2 objectifs :

    • valoriser le dynamisme économique de la Métropole Nice Côte d’Azur en promouvant des produits et services novateurs portés par des jeunes entreprises innovantes ;
    • permettre aux sociétés porteuses de bénéficier d’un rayonnement en matière de visibilité et de démontrer la pertinence de leur produit ou service.

    Les projets étudiés dans le cadre de cet appel  porteront sur l’intelligence artificielle appliquée à la santé.

    Conditions et modalités de l’appel à projets

    Les projets présentés doivent :

    • s’inscrire dans la filière de la santé  ;
    • mobiliser l’intelligence artificielle, et atteindre un certain degré de maturité (prototype fonctionnel, preuve de concept en cours).

    Les candidats à cet appel à projets sont :

    • des personnes morales de droit privé françaises (entreprises sous forme sociétaire uniquement) ;
    • les associations.

    Les projets retenus devront être réalisés dans un délai maximal de 2 ans à compter du versement, et les dépenses faisant l’objet de la subvention concernent uniquement la mise en œuvre du démonstrateur.

    Le soutien financier accordé aux projets sélectionnés sera au minimum de 30 000€ et au maximum de 60 000€, et pourra représenter jusqu’à 50% du coût total du démonstrateur. Les autres sources de financement sont libres (fonds propres, prêt bancaire, autres).

    Les modalités précises sont détaillées ici.

  • Innovation : lancement du tiers-lieu d’expérimentation Bopex et de la plateforme Prim3D à l’AP-HP

    Un tiers lieu d’expérimentation dédié au bloc opératoire

    Créé en octobre 2023, le tiers-lieu d’expérimentation Bopex est le fruit d’un consortium réunissant l’AP-HP, Medicen et l’Université Paris-Saclay. Bénéficiant d’un soutien financier jusqu’à fin 2026, ce projet fait partie des 10 lauréats de la première vague de l’appel à projet (AAP) “Tiers lieux d’expérimentation” lancé dans le cadre de France 2030 et du Plan Innovation santé 2030.

    Bopex vient prolonger la série des projets engagés depuis plusieurs années à travers la chaire d’innovation “Bloc opératoire augmenté” et d’autres initiatives lancées par l’AP-HP. Il concentre ses efforts sur des solutions permettant d’augmenter :

    • la qualité et la sécurité des soins en chirurgie et en anesthésie ;
    • la qualité de vie au travail des professionnels du bloc opératoire ;
    • et l’efficience des organisations.

    Ce tiers-lieu se donne également pour missions de :

    • susciter l’émergence et conduire des projets structurants de co-développement et d’expérimentations financés par l’État ;
    • faciliter l’accès des industriels à l’expertise hospitalo-universitaire pour garantir l’intégration des besoins hospitaliers et de la vision des soignants, tout au long du cycle de l’innovation ;
    • et faire émerger et animer une communauté d’innovateurs.

     

    3 projets en cours de développement :

    On compte à ce jour 3 projets de co-développement accueillis par Bopex et menés autour :

    1. de la génération automatique de comptes-rendus opératoires augmentés ;
    2. d’un jumeau numérique pour améliorer la chirurgie mini-invasive du foie ;
    3. et du développement de technologies permettant de créer des contenus immersifs pour former les professionnels des blocs.

     

    L’ensemble de ces efforts visent :

    • à maintenir et accentuer le positionnement de l’AP-HP comme lieu de développement et d’évaluation ;
    • ainsi qu’à faire émerger et animer une communauté d’innovateurs constituée de médecins, de soignants et de personnels administratifs engagés autour des enjeux d’innovation au bloc opératoire.

     

    Pallier au manque de solutions industrielles adaptées avec Prime3D

    Laboratoire interne de prototypage couplé à un service de conception et d’ingénierie mutualisé, Prim3D prend en compte la spécificité des besoins hospitaliers pour proposer un accompagnement réactif et sur mesure ainsi qu’une expertise technique à la pointe de la technologie. Afin de pallier rapidement au manque de solutions industrielles adaptées, la plateforme propose un service de production de micro-séries ou de pièces uniques à la demande, permettant :

    • d’améliorer les conditions de travail des hospitaliers ;
    • d’améliorer la formation des soignants ;
    • de diminuer l’obsolescence d’équipements onéreux ;
    • de diminuer les déchets hospitaliers.

     

    Installée au cœur du bâtiment Ady Steg, nouveau site d’innovation et de formation de l’AP-HP, cette plateforme d’impression 3D s’adresse “à l’ensemble des équipes de l’AP-HP, tous corps de métiers confondus”. Elle compte également proposer, à terme, la production de certains types de dispositifs médicaux.

    D’autres initiatives portées par l’AP-HP

    En janvier 2023, l’AP-HP mis en place un réseau national regroupant les plateformes d’impression 3D des CHU français, dans le but d’harmoniser les pratiques en France et en Europe. En parallèle, un futur campus chirurgical sera érigé pour former les prochaines générations de professionnels de santé.

    L’implantation de ces équipes sur le site de l’ancien hôpital Broussais préfigure également la création du “Campus chirurgical du Grand Paris”, projet porté par l’AP-HP et les universités franciliennes partenaires et soutenu par l’État. Ce projet souhaite accompagner les évolutions de la chirurgie en offrant une formation aux nouvelles générations de professionnels de la salle d’opération, en les mettant en contact direct avec les innovations qui façonneront l’avenir des soins aux patients, tout en améliorant leur qualité et leur sécurité.

     

     

  • IA générative : 40 mesures pour faire de la France et de l’Europe des leaders d’ici 5 ans (Hub FranceIA)

    Se démarquer dans le respect des valeurs européennes

    Après une note, publiée en mai 2023, sur les usages et les impacts de ChatGPT et de l’IA générative, ce nouveau rapport du Hub France IA comporte 40 propositions pour faire de la France et l’Europe des leaders de l’IA générative dans le respect des valeurs européennes. Créé en 2017, le Hub FranceIA est une association qui compte aujourd’hui près de 170 membres et partenaires (start-ups, grandes entreprises et institutions de l’écosystème français et européen). Sa mission consiste en la promotion d’une IA de confiance au service des secteurs public et privé. Dans ce rapport, le Hub identifie 4 objectifs principaux qui “doivent être tenus pour permettre à la France et à l’Europe de se démarquer pour devenir d’ici 5 ans les leaders de l’IA générative dans le respect des valeurs européennes” :

    • développer une approche holistique, respectueuse de l’environnement et des règles éthiques européennes, rassemblant fournisseurs, consommateurs publics et privés ;
    • anticiper les évolutions de l’IA en structurant le marché de l’accès aux données d’entraînement et l’architecture des supercalculateurs européens autour des prochaines ruptures ;
    • garantir un environnement qui permette l’émergence d’un marché réellement concurrentiel tout en préservant le marché des médias et de la culture ;
    • apporter le soutien nécessaire à la montée en compétence mais également à la gestion des risques et la mise en œuvre des réglementations.

     

    Une adoption rapide par les entreprises

    L’état des lieux des marchés français et européen de la IA générative, dressé par le Hub FranceIA, montre une adoption rapide de cette technologie, tant dans le monde professionnel que dans la sphère personnelle des citoyens. Par ailleurs, un intérêt croissant par les entreprises est observé, notamment pour des projets destinés à améliorer l’efficacité opérationnelle. Une adoption rapide qui n’est pas sans questionner sur les risques potentiels suivants :

    • la mauvaise utilisation des technologies ;
    • les questions relatives à la propriété intellectuelle ;
    • la protection des données ;
    • et la fracture numérique.

     

    Un potentiel prometteur en Europe, mais un grand retard à rattraper :

    Le rapport souligne également le fait que les entreprises cherchant à exploiter des modèles d’IA générative ont largement tendance à se tourner vers des entreprises américaines. Ce qui peut s’expliquer, selon ses auteurs, par les tarifications avantageuses qu’elles proposent et la qualité de leur expérience utilisateur.

    Sur le continent européen, l’offre dans le domaine de l’IA générative “peine à décoller”, malgré un potentiel de développement prometteur : en effet, précise le Hub, 10,6 % des start-ups européennes se spécialisent dans ce domaine, armi elles, 17,5 % sont en France, selon une autre étude intitulée “Generative AI in the European Startup Landscape 2024“, publiée en janvier dernier. Ce retard s’expliquerait par divers obstacles freinant la croissance des entreprises comme le manque de financements, la réglementation européenne et les craintes qu’elle suscite.

    Distribution géographique des start-ups européennes spécialisées dans l'IA générative - @ AppliedAI Institute for Europe
    Distribution géographique des start-ups européennes spécialisées dans l’IA générative – @ AppliedAI Institute for Europe

    Des leviers pour développer l’IA générative en France et en Europe :

    Le rapport identifie plusieurs leviers pour faire de la France et de l’Europe des leaders mondiaux de l’IA générative, à savoir :

    • stimuler et soutenir la croissance de l’écosystème ;
    • faciliter l’accès aux données dans un cadre de confiance ;
    • accompagner les entreprises dans la gestion des risques et la régulation ;
    • piloter et optimiser l’empreinte environnementale ;
    • mais aussi accélérer la montée en compétence pour favoriser l’adoption.

     

    Cela devrait, selon le Hub FranceIA, s’accompagner d’un investissement massif de plusieurs dizaines de milliards d’euros, soutenu par les secteurs public et privé. Mais aussi “des investissements en achats publics et privés d’une valeur au moins équivalente”.

     

    Les 40 recommandations du Hub FranceIA

    1. Favoriser la souveraineté et l’excellence :

    Pour améliorer l’entraînement des modèles d’IA générative, le Hub préconise notamment de faciliter l’accès pour les start-ups à l’EuroHPC (une initiative européenne et un partenariat public-privé dans le domaine du calcul à haute performance), d’optimiser les choix d’architecture et d’encourager la compétitivité pour réduire les délais et coûts d’accès aux processeurs graphiques (GPU). Pour réussir l’intégration des IAG, le rapport recommande de proposer des bacs à sable pour stimuler l’innovation et favoriser l’émergence de briques d’intégration européennes via des achats publics et en améliorant l’accessibilité dans les places de marché des “hyperscalers” et des intégrateurs.

    2. Stimuler et soutenir la croissance de l’écosystème

    Pour stimuler l’innovation et l’adoption de l’IA en Europe, le Hub propose de de lancer un défi “EU foundation model” et d’accélérer l’initiative “IEC Scale-up Europe”, mais aussi de favoriser l’open source pour garantir l’indépendance et réduire les barrières à l’entrée, ainsi que de rendre obligatoire l’accès aux modèles des “hyperscalers” en dehors de leurs environnements cloud pour encourager la concurrence. Le Hub recommande également de sécuriser un quota de marchés publics pour les startups françaises et adapter les processus de référencement en conséquence pour soutenir l’innovation locale.

    3. Faciliter l’accès aux données dans un cadre de confiance

    Pour renforcer la souveraineté numérique européenne, le Hub propose de créer des fédérations de bases de données européennes normalisées, hébergées sur un cloud européen souverain, et de mettre en place des bacs à sable pour l’entraînement des modèles. Parallèlement, la mise en œuvre d’un marché unique de la donnée et une réflexion sur la gestion des droits d’auteur sont recommandées pour favoriser l’accès équitable aux données.

    4. Accompagner les entreprises dans la gestion des risques et la régulation

    Pour garantir une mise en place équilibrée de l’AI Act, le Hub FranceIA recommande de déployer un dispositif d’accompagnement pour les fournisseurs et les utilisateurs de solutions d’IA, incluant des retours d’expérience pour faire évoluer les mesures les plus problématiques. En outre, il préconise de faciliter l’accès à des outils de conformité pour les données, les modèles et l’inférence, tout en intégrant la taxonomie et les recommandations du NIST pour “prévenir les risques cyber”.

    5. Piloter et optimiser l’empreinte environnementale

    Pour promouvoir une utilisation responsable de l’IA générative, le Hub recommande de déployer un cadre normalisé pour l’analyse du cycle de vie intégrant le hardware, l’entrainement et l’inférence, ainsi que de valoriser la frugalité des solutions européennes et l’énergie décarbonée française comme un avantage compétitif. En outre, il  d’acculturer et d’éduquer les utilisateurs sur les enjeux environnementaux pour diriger l’utilisation de l’IAG uniquement là où elle est nécessaire, et d’accompagner les développeurs vers des approches plus frugales selon les cas d’usage. Il convient également d’inciter les fournisseurs à orienter vers des modèles pertinents et frugaux, de favoriser les solutions open source pour éviter le gaspillage de ressources, et de mesurer les incidences environnementales pour mieux les piloter.

    6. Accélérer la montée en compétence pour favoriser l’adoption

    Pour promouvoir une utilisation responsable et productive de l’IAG, le Hub insiste sur l’importance de favoriser l’enseignement de l’informatique et de l’IA dès l’école primaire, d’établir une cartographie des besoins en compétences d’IAG dans les entreprises, et d’accélérer le processus de labellisation des nouvelles formations. De plus, il propose de promouvoir la transparence des solutions intégrant de l’IAG pour faciliter leur acceptabilité, et de mettre en place un observatoire de l’IAG pour piloter l’évolution de son adoption, de ses usages et de ses impacts, en s’appuyant sur des initiatives telles que le projet européen DeployAI.

     

  • IA générative : comment les directeurs financiers appréhendent-ils son déploiement ? (étude Blackline)

    Cybersécurité et IA générative parmi les principales préoccupations

    L’étude de Blackline, intitulée “Directeur financiers : prévoir l’imprévisible ou comment maîtriser la résilience des entreprises à l’ère de l’incertitude”, révèle le rôle joué par les directeurs financiers dans l’élaboration des stratégies adoptées par les entreprises et qui visent à garantir leur pérennité dans un monde en pleine mutation. Cette enquête a été menée par le cabinet Censuswide auprès de 1 339 cadres supérieurs et professionnels des services financiers et comptables dans sept marchés internationaux (France, États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Australie et Singapour).

    Selon ses résultats, 4 sujets préoccupent en priorité les directeurs financiers : la crise financière mondiale (77), la menace d’une catastrophe humanitaire (71%), la cybersécurité (70%) et les technologies de rupture – IA générative (65%).

    À la question de savoir quelles technologies sont les plus pertinentes pour “faire face à l’imprévisibilité”, les participants à l’étude ont répondu :

    • IA (64 %)  ;
    • IA générative (69 %) ;
    • cloud (63 %) ;
    • blockchain (56 %) ;
    • et cryptomonnaies (54 %).

     

    Plusieurs cas d’usage potentiels identifiés :

    Concernant les avantages de l’IA pour les départements financiers et comptables, les leaders de ces domaines ont cité dans l’ordre :

    • une meilleure analyse (35 %) ;
    • l’amélioration des capacités de prévision (35 %);
    • l’amélioration des capacités d’audit par l’analyse de données (33 %) ;
    • l’évolution du métier de comptable (32 %) ;
    • une meilleure identification des modèles et la détection des fraudes potentielles (31 %) ;
    • une meilleure identification des lacunes en matière de conformité (31 %) ;
    • l’augmentation de l’efficacité grâce à l’automatisation les tâches répétitives (30 %) ;
    • la réduction des erreurs (24 %) ;
    • et l’amélioration de la prise de décision (24 %).

     

    Des obstacles à la généralisation de l’IA

    5 axes clés ont été identifiés par les directeurs financiers comme des priorités stratégiques pour les entreprises :

    1. l’importance de disposer de directeurs financiers expérimentés (45%).
    2. l’amélioration de l’accès et l’analyse des données financières en temps réel (45%) ;
    3. le renforcement de l’analyse et la planification (41%) ;
    4. l’accélération de la transformation numérique (34%) ;
    5. ainsi que la compréhension de la trésorerie en temps réel (32%).

     

    Par ailleurs, si leur engouement pour l’IA est indéniable, il n’en reste pas moins qu’ils manquent encore de confiance dans la fiabilité des données financières, en particulier dans :

    • les processus de calcul et de données complexes (26 %)  ;
    • le manque de vérification automatisés du volume de données (24 %) ;
    • l’incertitude quant aux compétences des personnes qui saisissent ces données (23 %) ;
    • et la trop grande disparité des sources dont ces données proviennent (22 %).

     

    Quelles solutions pour lever ces obstacles ?

    Pour un déploiement optimal de l’IA, il serait nécessaire toujours selon les directeurs sondés par Blackline de :

    • mieux former le directeurs aux modèles d’IA  (34 %),
    • faire confiance aux résultats de l’IA (34 %)
    • prendre en compte les réglementations actuelles (31 %) ;
    • prendre en compte la résistance au changement (30 %) ;
    • et répondre au manque de compétences (31 %).

     

  • IA générative : Apple rachète DarwinAI pour développer son modèle MM1

    Une start-up à la pointe de la “computer vision”

    DarwinAI a développé Gensynt, une plateforme permettant l’inspection visuelle de la qualité grâce à l’intelligence artificielle (IA). Avec sa technologie brevetée, elle se donne pour objectif d’améliorer l’efficacité de la production d’assemblages de circuits imprimés pour l’industrie de la fabrication électronique. Pour cela la plateforme s’appuie sur :

    • l’apprentissage automatique pour comprendre l’architecture des réseaux neuronaux ;
    • et l’IA afin de générer de nouveaux réseaux neuronaux équivalents, mais plus petits et plus rapides.

    Apple progresse dans l’IA générative avec son modèle MM1

    Si Apple acquiert DarwinAI, c’est pour étoffer ses produits de de nouvelles fonctionnalités d’IA. D’ailleurs, il semblerait également qu’Apple serait en négociations avec Google pour intégrer Gemini à sa mise à jour d’iOS 18. Son ambition est de développer des modèles multimodaux qui revêtent 2 qualités principales : la flexibilité et la performance. Pour étudier l’importance du choix de données mais aussi des différents composants architecturaux, Apple réalise des ablations exhaustives :

    • de l’encodeur d’image ;
    • du connecteur langage-vision ;
    • ainsi que de divers choix de données de pré-entrainement.

    Afin d’obtenir des résultats précis en apprentissage à partir de peu d’exemples sur plusieurs référentiels, Apple a réussi à démontrer l’importance de plusieurs facteurs, notamment en ce qui concerne le pré-entraînement multimodal à grande échelle, à savoir l’utilisation :

    • d’un mélange judicieux de données image-légende ;
    • d’images et de texte entrelacés ;
    • et de données texte seulement.

     

    C’est ainsi que les équipes d’Apple ont développé la famille de modèles multimodaux MM1, capables d’atteindre jusqu’à 30 milliards de paramètres. Cette famille comprend les modèles les plus puissants de pré-entrainement : des “modèles denses” et des” variantes de mélange d’experts (MoE)”. Selon les chercheurs d’Apple, grâce à une pré-formation à grande échelle, MM1 bénéficie de propriétés attrayantes, “telles qu’un apprentissage amélioré en contexte et un raisonnement multi-images, permettant une chaîne de pensée en quelques étapes”.

     

     

  • Découverte des médicaments : Iktos et Elsevier s’associent pour accélérer la recherche

    Raccourcir le cycle de développement de nouvelles molécules

    Cette collaboration entre Iktos et Elsevier vise à réduire considérablement le temps nécessaire aux centres de recherche et développement pour mener à bien les cycles :

    • de conception ;
    • de fabrication ;
    • d’essai ;
    • et d’analyse des petites molécules.

    Ceci devrait permettre de diminuer la durée et les coûts associés à la découverte de médicaments à un stade précoce. Ainsi, dans le cadre de ce partenariat, de nouveaux modèles prédictifs seront déployés pour “la rétrosynthèse, l’accessibilité synthétique et d’autres prédicteurs basés sur les réactions”.

    La Pharma, l’agrochimie et les CRO comme cibles

    Ces outils innovants seront accessibles via l’interface de Reaxys ainsi qu’une interface de programmation applicative (API). Ils seront destinés aux équipes de chimie synthétique, médicinale, computationnelle et de process dans les entreprises pharmaceutiques, agrochimiques et les sociétés de recherche contractuelle (CRO).

    Croiser la technologie d’Iktos et la base de données Reaxys :

    Ces nouveaux outils exploitent un modèle de prédiction des déconnexions moléculaires basé sur des modèles d’IA, avec l’application d’un filtre propriétaire évaluant la faisabilité de la réaction, incluant des paramètres de “chimio-sélectivité” et de “régio-sélectivité”. Les nouvelles “capacités de prédiction de rétrosynthèse et d’accessibilité synthétique” reposeront sur la technologie d’Iktos et seront entraînées sur la base de données de Reaxys.

    Ainsi plusieurs fonctionnalités techniques seront proposées par les deux partenaires :

    • la prise en charge de la stéréochimie ;
    • la définition de la première déconnexion ;
    • la possibilité d’inclure ou d’exclure des intermédiaires ;
    • la possibilité d’éviter les conflits de régio-sélectivité ;
    • et, enfin, la possibilité de définir la limite de prix des matériaux de départ.

    Les deux sociétés soulignent que leurs clients pourront, en outre, personnaliser ce modèle grâce à “des réactions propriétaires” et “des bibliothèques de matières premières”.

     

  • Formation : le Genes annonce un plan visant à formé des experts en data science

    Augmenter le nombre de diplômés de 43 %

    Ce plan a été élaboré, à la demande du Gouvernement et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), afin de répondre à la pénurie qui touche le secteur. Il a pour double objectif :

    • d’accroître le nombre de diplômés en data science de 43 % ;
    • et de former ainsi 171 élèves supplémentaires chaque année.

     

    Ayant besoin de recruter une soixantaine de personnes pour déployer cette ambition, le Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (Genes) bénéficiera d’un financement supplémentaire de 5,9 millions d’euros, sur la période 2024-2027.

    Un plan adapté aux 2 écoles du Genes (ENSAE et ENSAI)

    Le plan proposé s’adaptera aux 2 institutions du Genes à savoir l’École d’ingénieurs pour l’économie, la data science, la finance et l’actuariat (ENSAE) et l’Ecole d’ingénieur statistique, data science, IA (ENSAI).

    Pour l’ENSAE, le plan de développement se traduira par :

    • une augmentation des admissions via le concours commun Mines-Ponts (CPGE scientifiques) de 10 à 15 recrutements ;
    • un accroissement des admissions en filière B/L, avec un objectif de 5 à 10 recrutements supplémentaires ;
    • une expansion progressive des admissions en filière ECG avec 15 à 25 recrutements complémentaires ;
    • et un accent mis sur l’admission en 2ème année directe, avec pour cible une trentaine de recrutements supplémentaires.

    Pour l’ENSAI, ce plan s’appuiera sur :

    • l’expansion des admissions via les concours communs des instituts nationaux polytechniques (filières MP, MPI, PC, PSI) – CPGE scientifiques -, de 20 à 40 recrutements supplémentaires ;
    • un accent mis sur l’admission sur titres des formations universitaires, notamment au niveau BUT Sciences des données et BUT Informatique, 3ième année de licence (L3) et première année de Master (M1), avec une cible de 20 à 30 recrutements. L’association récente avec l’Université de Rennes prévoit précisément le renforcement de ces passerelles ;
    • et le maintien des recrutements sur les concours spécialisés  “économie et sciences sociale” et “économie et gestion”.

     

    Une création d’emploi destinée à encadrer les étudiants

    Pour répondre aux exigences de formation et garantir un encadrement de haut niveau pour les étudiants et les stagiaires attitrés dans les écoles, le Genes envisage de mettre en place :

    • 26 emplois supplémentaires d’enseignants-chercheurs et 5 postes de doctorants ;
    • 7 emplois d’assistants d’enseignement, coordinateurs et attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) ;
    • et 25 emplois non enseignants (renforcement des fonctions support, des services chargés de la scolarité et des admissions, des stages et des relations entreprises).

    Pour l’ENSAE, la création d’emplois d’enseignants chercheurs sera destinée à renforcer les 4 pôles existants (finance et assurance, économie, statistique et sociologie). Quant à l’ENSAI, il s’agira de renforcer les équipes de 3 domaines (statistique-mathématiques appliquées, statistique-computer science, l’équipe économie).

     

  • Prévention : l’IA et les territoires parmi les priorités de la 6e édition de l’AAC Prevent2care

    Pour une prévention accessible à tous

    Le programme Prevent2care se distingue comme un pionnier dans le domaine de la prévention. Son objectif est de favoriser le développement de la prévention, accessible à tous et partout, en proposant un accompagnement stratégique adapté aux porteurs de projets.

    En s’appuyant sur l’expertise de ses partenaires leaders dans divers domaines de la santé (hospitalisation privée, soins primaires, industrie pharmaceutique et nutrition), le Prevent2care vise à aider les start-ups et associations incubées à tester, améliorer et développer leurs solutions innovantes.

    👉 Les dossiers de candidature peuvent être déposés jusqu’au 14 avril sur ce lien.

    Conditions d’éligibilité

    Les projets étudiés doivent proposer des solutions pour relever les défis suivants :

    • l’éducation à la prévention santé ;
    • le sport, la nutrition et les modes de vie ;
    • la santé mentale ;
    • ainsi que le dépistage précoce et l’aide au diagnostic.

     

    Une attention particulière sera portée aux projets utilisant l’intelligence artificielle (IA) et qui favorisent l’accès à la prévention sur tous les territoires.

    L’accompagnement Prevent2care

    Les participants retenus à la suite de cet appel à candidatures bénéficieront :

    • de diagnostics ;
    • d’un suivi stratégique ;
    • d’ateliers collectifs ;
    • d’un accès à un réseau d’experts ;
    • d’un soutien pour la levée de fonds ;
    • et de visibilité lors d’événements (“demoday”, ateliers de co-développement…).