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  • Adoption de la GenAI : ressources et gouvernance, principaux enjeux pour les CEO (étude IBM)

    Les dirigeants face aux défis de la GenAI

    Le rapport de l’IBM Institute for Business Value (IBM IBV), en coopération avec Oxford Economics, met en lumière les défis et opportunités auxquels les CEO doivent faire face à l’ère de l’intelligence artificielle générative (GenAI). Cette étude menée auprès de 3 000 dirigeants d’entreprises de plus de 30 pays et 26 secteurs d’activité, dont 120 en France. Elle révèle l’importance d’adopter des stratégies innovantes et audacieuses dans un environnement en évolution constante. Mais aussi la nécessité pour les dirigeants de réévaluer leurs stratégies et d’être prêts à faire face aux disruptions du marché pour saisir les opportunités offertes par la GenAI. Cela exige une adaptation rapide et une approche innovante pour rester en tête de la concurrence.

    Un ratio gains/risques positif pour rester compétitif :

    À ce titre, plus des deux tiers des CEO affirment que les gains de productivité potentiels de l’automatisation sont si importants qu’ils doivent accepter de prendre certains risques pour rester compétitifs. Tandis que 62 % déclarent qu’ils prendront plus de risques que la concurrence pour conserver leur avantage concurrentiel.

    L’étude révèle également que :

    • 59 % de tous les CEO interrogés et 72 % des CEO les plus performants conviennent que l’avantage concurrentiel dépend de celui qui dispose de l’IA générative la plus avancée ;
    • 72 % de tous les CEO considèrent la disruption du secteur comme un risque plutôt qu’une opportunité ;
    • 62 % déclarent qu’ils devront réécrire leur stratégie commerciale pour gagner à l’avenir, plutôt que de jouer sur leurs atouts existants.

    Dans ce contexte aux enjeux élevés, les dirigeants pensent être dans l’obligation de trouver “le juste équilibre entre prudence et courage, tout en avançant plus vite que jamais” : 43 % d’entre eux déclarent qu’ils accéléreront le rythme de la transformation de leur organisation en 2024, contre seulement 19 % qui prévoient de ralentir.

    Qu’en pensent les dirigeants français ?

    Voici un résumé des idées et chiffres clés concernant les dirigeants français et l’IA générative :

    Adoption de l’IA par les collaborateurs :

    • 72 % des dirigeants français estiment que le succès de l’IA générative dépend davantage de son adoption par les employés que de la technologie elle-même.
    • 64 % pensent qu’ils favorisent déjà cette adoption et accompagnent le changement.

    Pression sur les effectifs et requalification :

    • 47 % des dirigeants prévoient d’embaucher du personnel supplémentaire en raison de l’IA générative.
    • 54 % rencontrent des difficultés à pourvoir les postes technologiques clés.
    • 37 % des effectifs devront être reclassés et requalifiés dans les trois prochaines années, contre seulement 6 % en 2021.

    Collaboration et culture d’entreprise :

    • 63 % des dirigeants affirment que le succès de leur entreprise dépend de la collaboration entre les services financiers et technologiques.
    • 54 % reconnaissent que la concurrence interne entre dirigeants peut entraver cette collaboration.
    • 80 % des dirigeants pensent qu’inspirer une vision commune produit de meilleurs résultats, mais 41 % admettent que leurs équipes ne comprennent pas toujours l’impact des décisions stratégiques.

    Gouvernance et gestion des risques :

    • 64 % conviennent que la gouvernance de l’IA doit être établie dès la conception des solutions.
    • 70 % jugent impossible de faire confiance à l’IA sans une gouvernance efficace, mais seulement 40 % ont mis en place une bonne gouvernance.
    • 73 % sont prêts à prendre plus de risques que leurs concurrents pour maintenir leur avantage, même si 51 % admettent investir parfois avant de bien comprendre la valeur des technologies.
    • 66 % estiment que les gains de productivité liés à l’automatisation justifient l’acceptation de certains risques.

    Priorité à l’innovation :

    • L’innovation en produits et services est désormais la priorité numéro un pour les trois prochaines années, alors qu’elle était sixième en 2023.
    • 56 % des dirigeants sont prêts à sacrifier la performance opérationnelle pour favoriser l’innovation.
    • L’accent mis sur les performances à court terme est perçu comme le principal frein à l’innovation.
    • 33 % financent l’IA générative par de nouvelles dépenses informatiques, tandis que 67 % réduisent d’autres dépenses technologiques.

    6 recommandations pour les CEO

    Cette recherche d’une productivité accrue pose de nombreux défis pour les entreprises. Les CEO doivent jongler entre l’innovation et la gestion des risques, tout en réévaluant leurs stratégies et en s’adaptant rapidement aux nouvelles dynamiques du marché. Dans ce contexte, le rapport met en lumière “six vérités difficiles à accepter par les CEO” mais qu’ils doivent affronter pour réussir à l’ère de l’IA générative, en leur proposant les six recommandations suivantes :

    ➡️ Préparer ses équipes :

    Les CEO reconnaissent que leurs équipes actuelles ne sont pas prêtes à relever les défis de l’IA générative. Malgré les efforts de recrutement, la demande pour des talents qualifiés reste forte, et 35 % des employés auront besoin de nouvelles compétences dans les trois ans à venir.

    ➡️ Anticiper les besoins des clients :

    Les CEO doivent prévoir les besoins futurs des clients, souvent imprévisibles. L’innovation, en particulier avec l’IA générative pour personnaliser les services, est une priorité, mais la transparence sur l’utilisation des données est cruciale pour maintenir la confiance.

    ➡️ Réévaluer les partenariats : les CEO doivent régulièrement évaluer les partenariats pour s’assurer qu’ils apportent une réelle valeur. Ils devraient privilégier les partenaires offrant une expertise alignée avec leurs objectifs, même si cela signifie rompre des relations de longue date.

    ➡️ Encourager les débats constructifs : les débats constructifs sont essentiels pour prendre de bonnes décisions. Les CEO doivent mettre en place des règles pour favoriser des discussions productives et éviter les conflits, en particulier entre les départements finance et technologie.

    ➡️ Gérer les craintes des employés face à l’IA : l’IA générative peut inquiéter les employés, qui craignent pour leur emploi. Les CEO doivent investir dans la formation et la gouvernance de l’IA pour rassurer les employés et les aider à voir cette technologie comme un outil bénéfique.

    ➡️ Aligner les investissements technologiques : les investissements technologiques doivent correspondre aux objectifs à long terme de l’entreprise. Les CEO doivent éviter de détourner des ressources vers des objectifs à court terme qui pourraient compromettre les progrès futurs, et s’assurer que l’infrastructure numérique est solide pour une croissance durable.

     

  • UE / Maladies rares : un enjeu de standardisation des données, d’évaluation et de règlementation (rapport)

    Des initiatives réglementaires pour soutenir les maladies rares

    Les maladies rares, définies comme des pathologies affectant moins d’une personne sur 2 000, regroupent environ 6 000 à 8 000 maladies différentes. La majorité de ces maladies sont génétiques et souvent chroniques, apparaissant dès l’enfance et entraînant des besoins complexes et continus en matière de soins de santé. Les patients atteints de maladies rares rencontrent souvent des difficultés pour obtenir un diagnostic précis, un accès équitable aux traitements et aux soins, ainsi que des options thérapeutiques appropriées.

    Une étude commandée par la sous-commission de la santé publique du Parlement européen, intitulé “Tackling rare diseases. Challenges, opportunities and gaps for action on rare diseases in the European Union“, rappelle que l’Union européenne (EU) a mis en place plusieurs réglementations et programmes pour répondre aux défis des maladies rares :

    • Le règlement N°141/2000 concernant les médicaments orphelins, adopté en 1999, a été un jalon important en offrant des incitations aux entreprises pharmaceutiques pour développer des médicaments pour les maladies rares, comme l’exclusivité du marché pendant dix ans et des réductions de frais.
    • En 2023, des propositions de législation pharmaceutique révisées ont été adoptées pour améliorer ces incitations et répondre aux besoins non satisfaits des patients touchés par des maladies rares.
    • Des programmes comme le “Programme d’action communautaire sur les maladies rares” ont été lancés pour créer un réseau d’information cohérent et améliorer la formation des professionnels de santé.
    • Des initiatives comme Europlan ont guidé les États membres dans l’élaboration de plans nationaux, tandis que l’implication des organisations de patients dans la prise de décision a été essentielle pour le succès des politiques.

    Des défis à relever pour faire avancer la recherche :

    Cependant, malgré les avancées, des défis persistent. La recherche et le développement restent insuffisants pour de nombreuses maladies rares. En effet, 90 % des maladies rares n’ont actuellement aucun traitement approuvé. Des groupes d’experts européens et des financements dédiés soutiennent la recherche, mais le rapport souligne que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour combler ces lacunes.

    Des projets comme “Screen4Care”, qui vise à améliorer le diagnostic précoce, et les réseaux de référence européens (ERN), qui facilitent le partage des meilleures pratiques pour le diagnostic et le traitement, sont cruciaux. L’utilisation de systèmes de codification spécifiques, comme la nomenclature Orphanet, et la création de registres et de biobanques pour centraliser les données sur les maladies rares apparaissent également comme essentielles pour améliorer le diagnostic et la recherche. D’autres initiatives comme Eurocat et Epirare ont joué un rôle clé dans ce domaine. Le rapport souligne également les difficultés liées au développement de médicaments pour les maladies rares, souvent en raison de l’échec du marché à répondre à ces besoins.

    Simplifier les autorisations de mise sur le marché

    Les procédures d’autorisation de mise sur le marché pour les médicaments orphelins sont simplifiées par l‘Agence européenne des médicaments (EMA). Le règlement HTA (Health technology assessment) de 2022 propose des évaluations cliniques conjointes pour accélérer l’accès des patients aux nouveaux traitements. Cependant, les prix élevés et le manque de concurrence restent des obstacles majeurs.

    Le mécanisme de MoCA-OMP (Mechanism of coordinated access to orphan medicinal products) facilite la coordination entre les États membres pour la négociation des prix et le remboursement des médicaments. Les propositions de législation pharmaceutique révisée incluent également des mesures pour promouvoir une concurrence plus rapide des génériques et des biosimilaires, ce qui pourrait réduire les coûts. Le rapport recommande également la création d’un cadre politique européen pour soutenir, guider et surveiller les plans nationaux pour les maladies rares, ainsi qu’un Plan d’Action Européen renouvelé et pour actualiser les directives antérieures. Il préconise aussi une meilleure utilisation des technologies de diagnostic et une intégration des ERN dans les systèmes de santé nationaux pour une meilleure collaboration et partage des ressources.

    Confirmer l’engagement et soutenir l’innovation pour les maladies rares :

    Il est important de noter que si des progrès significatifs ont été réalisés, des efforts continus et coordonnés restent nécessaires pour garantir un diagnostic précoce, des traitements accessibles et une qualité de vie améliorée pour les patients atteints de maladies rares. La création de fonds de solidarité et la promotion de la recherche et de l’innovation restent des priorités pour surmonter ces défis. Avec une approche renforcée et collaborative. Ainsi, les auteurs de ce rapport européen recommandent notamment :

    • de renforcer l’engagement des patients ;
    • d’utiliser les technologies de séquençage de nouvelle génération pour le diagnostic ;
    • de standardiser les données de santé pour faciliter le partage des informations ;
    • ainsi que de créer un fonds de solidarité qui permettrait de financer les traitements des maladies rares et aux États membres de mutualiser les ressources et d’assurer un accès égal aux soins pour tous les patients.
  • Lancement du programme Hop’en 2 : la transformation numérique des établissements de santé se poursuit

    Accompagner la transformation des établissements de santé

    Lancé initialement en 2019, dans le cadre de la stratégie nationale de transformation du système de santé « Ma santé 2022 », le programme Hop’en (Hôpital numérique ouvert sur son environnement) faisait suite au programme Hôpital numérique de 2012. Après plusieurs mois de travaux en 2024, une instruction ministérielle vient d’officialiser le lancement du nouveau programme de financement des usages numériques dans les établissements de santé, Hop’en 2. Sa première phase vise à renforcer le partage des documents de santé entre les patients et les professionnels de santé, via Mon espace santé (MES) et la Messagerie sécurisée de santé (MSSanté).

    Le programme vient ainsi compléter les autres initiatives numériques du ministère pour couvrir l’ensemble des aspects de la transformation numérique du secteur hospitalier, à savoir :

    • l’identification des utilisateurs avec le programme CaRE et les dispositifs Hospiconnect ;
    • la mise à jour des logiciels hospitaliers essentiels au partage des données de santé avec la deuxième vague du Ségur numérique ;
    • et la transformation des pratiques ainsi que le développement des usages numériques, au cœur du nouveau programme Hop’en 2.

    Des objectifs d’usage proposés dans 3 domaines :

    La première phase du programme, qui s’étendra sur les douze prochains mois, poursuivra la dynamique autour des enjeux d’échange et de partage des données de santé avec huit objectifs d’usage proposés aux établissements de santé dans trois domaines :

    • le partage des principaux documents de santé hospitaliers vers le profil MES du patient : documents de sortie, comptes rendus opératoires, comptes rendus de consultation, d’imagerie et de biologie médicale ;
    • les usages de la messagerie sécurisée de santé : avec les professionnels pour le partage de ces documents, et avec les patients via la messagerie de MES ;
    • l’identitovigilance : via la progression du taux de qualification de l’identité nationale de santé (INS) des patients, indispensable pour préparer l’arrivée des mises à jour de la vague 2 du Ségur numérique qui permettront aux professionnels des établissements de santé de consulter simplement le dossier médical partagé (DMP) des patients pris en charge.

    Modalités de candidature

    📌 Hop’en 2 s’adresse à l’ensemble des établissements de santé, quels que soient leur statut et leur activité.

    📌 Chaque établissement pourra choisir les objectifs et financements associés auxquels il se porte candidat, en visant donc les huit objectifs d’usage des services socles qui ont été définis :

    • 1️⃣ développer la qualification de l’Identité nationale de santé (INS) ;
    • 2️⃣ partager les documents de sortie du séjour dans MES ;
    • 3️⃣ partager les comptes-rendus opératoires dans MES ;
    • 4️⃣ partager les comptes-rendus de consultation dans MES ;
    • 5️⃣ partager les comptes-rendus de biologie médicale dans MES ;
    • 6️⃣ partager les comptes-rendus d’imagerie dans MES ;
    • 7️⃣ échanger des documents entre professionnels via MSSanté ;
    • 8️⃣ et, enfin, échanger des messages avec les patients via la messagerie de MES.

    📌 La période de candidature des établissements s’étend jusqu’au 4 octobre 2024 inclus.

    📌 Pour sa première phase, la candidature au programme Hop’en 2 nécessite :

    • le dépôt d’un dossier de candidature en ligne dans lequel l’établissement candidat indiquera les objectifs sur lesquels il souhaite se positionner ;
    • la complétion d’un dossier d’information générale de l’établissement candidat, en fournissant les documents justifiant de l’atteinte des prérequis (référent en identitovigilance, charte d’identitovigilance, procédure de création des identités et de qualification de l’INS , questionnaire d’appropriation de mise en œuvre de l’identitovigilance).

    L’ensemble des modalités d’atteinte des prérequis est détaillé dans ce guide publié par la Délégation au numérique en santé.

     

  • AWS, Vidal, Merck… Un tour d’horizon sur les partenariats clés de cet été

    De nouveaux partenariats autour de l’IA

    GE Healthcare et Amazon Web Services s’associent pour le développement des modèles d’IA

    GE HealthCare a annoncé une collaboration avec Amazon Web Services (AWS) pour développer des modèles d’IA générative et des applications médicales innovantes. Ce partenariat vise à transformer le secteur des soins de santé en intégrant l’IA dans les opérations cliniques.

    Les objectifs clés de cette collaboration sont :

    • d’améliorer les diagnostics et des soins : en utilisant l’IA pour accélérer le développement d’applications cliniques ;
    • d’intégrer la technologie AWS : GE HealthCare utilisera Amazon Bedrock et SageMaker pour créer des modèles spécialisés en santé ;
    • de moderniser les applications : en déployant de nouveaux outils pour améliorer l’efficacité des flux de travail et des soins aux patients.

    Ferrum Health et PaxeraHealth intègrent l’IA dans les flux de travail cliniques

    Ferrum Health, une plateforme d’IA pour le secteur de la santé, a annoncé un partenariat avec PaxeraHealth le leader mondial des solutions d’imagerie. Ce partenariat vise à intégrer l’IA dans les flux de travail cliniques. Leur partenariat vise à proposer des solutions avancées qui amélioreront les soins des patients et faciliteront l’adoption de l’IA dans la pratique clinique, tout en garantissant la sécurité des données.

    Ausmed Global et Merck veulent lutter contre le diabète grâce à des soins non invasifs

    AusMed Global a annoncé le 29 juillet avoir signé un partenariat stratégique avec Merck visant à élargir l’accès aux solutions non invasives de gestion du diabète et accélérer le progrès dans les soins du diabète et de l’obésité. KetoMetrics la solution d’AusMed est un système innovant de gestion des cétones dans le souffle, conçu pour offrir une alternative non invasive aux tests sanguins traditionnels utilisés dans le suivi du diabète.

    Contrairement aux tests traditionnels qui nécessitent une prise de sang pour mesurer le taux de cétones, la solution KetoMetrics permet d’obtenir ces informations simplement en analysant l’haleine de l’utilisateur.

    En France, des collaborations visant à faciliter les tâches des professionnels

    Un partenariat pour optimiser la sécurité des prescriptions médicales

    Le Groupe Berger-Levrault, leader dans l’édition de logiciels, a noué un partenariat avec Vidal, spécialiste des solutions d’aide à la décision thérapeutique. Grâce à cette collaboration, les fonctions avancées de calcul du logiciel d’aide à la prescription de Vidal, maintenant certifié CE, seront pleinement intégrées dans les solutions de Berger-Levrault.
    Ce partenariat permettra notamment :
    • d’améliorer la sécurité des prescriptions ;
    • de simplifier l’intégration des fonctionnalités pour les professionnels de santé.

    La modernisation des services pharmaceutiques pour les professionnels indépendants

    La Caisse des Dépôts, la Poste Santé Autonomie, et Federgy ont lancé l’initiative “Ma Pharmacie en France” pour soutenir les pharmacies indépendantes en modernisant leurs services grâce à des outils numériques.

    Le portail “Ma Pharmacie en France” offrira début 2025 aux pharmaciens et patients des services personnalisés, incluant :

    • la livraison de médicaments à domicile ;
    • la vente en ligne de médicaments sans ordonnance, parapharmacie, et dispositifs médicaux ;
    • la diffusion de messages de santé publique ;
    • la prise de rendez-vous pour vaccinations et tests de prévention ;
    • l’accès aux informations sur les pharmacies de garde.

    Des partenariat stratégiques pour transformer le secteur de la santé à l’échelle mondiale

    C2N à la conquête de 75 pays

    C2N Diagnostics et Unilabs ont annoncé un partenariat mondial pour faire progresser la santé cérébrale. Cette collaboration réunit les leaders de l’innovation dans les domaines du diagnostic et de la médecine de laboratoire, avec pour objectif de développer et de déployer des tests de diagnostic avancés pour détecter les maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer. Ce partenariat permettra de combiner l’expertise unique de C2N en biotechnologie avec les capacités étendues de laboratoire d’Unilabs à travers le monde. Plus précisement il s’agira de :

    • permettre aux tests sanguins Precivity de C2N de couvrir plus de 75 pays et de transformer le diagnostic précoce et la recherche sur la maladie d’Alzheimer
    • faciliter le transfert de technologie du portefeuille de biomarqueurs sanguins de la maladie d’Alzheimer appartenant à C2N afin de mettre en place un réseau de tests d’Unilabs dans toute l’Europe

    L’entreprise Philippine Nordic Medical étend ses services

    Nordic Medical Clinic, un prestataire de soins de santé de premier plan aux Philippines, a annoncé un nouveau partenariat avec OneCare Group, une entreprise spécialisée dans la fourniture de services complets pour la santé physique et mentale via une plateforme numérique. Cette collaboration vise à renforcer les programmes de soins de santé holistiques offerts par les deux entités. En tirant parti des forces des deux entreprises, le partenariat permettra d’étendre les services de soins de santé 360 degrés pour lesquels OneCare Group est reconnu.

    Les plans futurs de ce partenariat incluent l’intégration de leurs plateformes numériques, et l’utilisations des technologies avancées pour prédire les maladies chroniques, améliorer les soins préventifs, et promouvoir un diagnostic précoce.

     

    @ Health&Tech Intelligence
  • IA : Owkin déploie ses projets en Allemagne, en Autriche et en Suisse

    15 % des patients de la région Dach concernés

    L’entre franco-américaine Owkin spécialisée dans la découverte, le développement et le diagnostic de médicaments de précision basés sur l’IA, a annoncé son expansion dans la région Dach. Cette expansion est le fruit de partenariats avec neuf des principaux centres de la région :

    • Universitätsmedizin Berlin ;
    • Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) ;
    • Universitätsspital Basel ;
    • Technische Universität München (TUM) ;
    • Uniklinikum Erlangen ;
    • Universitätsklinikum Leipzig, Inselspital Bern ;
    • Universitätsklinik Mannheim-Heidelberg ;
    • Medizinische Universität Wien.

    Ces collaborations couvrent 24 % de tous les cas ambulatoires et 15 % du total des patients dans la région Dach. En analysant de vastes ensembles de données et en identifiant des modèles complexes dans neuf hôpitaux, Owkin compte sur ses moteurs d’IA et ses outils de diagnostic pour améliorer les résultats des patients atteints de :

    • cancer de la prostate ;
    • cancer de la vessie musculo-invasif (CVMI) ;
    • et maladies cardiovasculaires.

    Une telle approche devrait permettre aux chercheurs de découvrir de nouveaux biomarqueurs, de prédire les réponses aux traitements et de développer des thérapies plus efficaces et personnalisées pour chaque patient. Ainsi, le réseau d’Europe occidentale, couvrant la France, le Benelux et la région Dach, constituera pour Owkin “le plus grand réservoir de centres médicaux”.

    4 projets stratégiques

    En partenariat avec des institutions médicales de renommée internationale dans ces pays, Owkin vise à exploiter les données multimodales et les techniques d’apprentissage automatique pour offrir des solutions avancées dans le domaine de la santé. L’entreprise propose ainsi de prédire les résultats des traitements, de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques, d’optimiser les essais cliniques et d’améliorer les outils de diagnostic précoce, notamment à travers ces 4 projets :

    📌 Biomarkerplus (prédiction de résultats) :

    Owkin collaborera avec l’Inselspital Bern, la Technische Universität München (TUM) et l’Universitätsspital Basel pour analyser les données multimodales des patients afin d’identifier quels patients atteints d’un cancer de la prostate à un stade précoce sont les plus susceptibles d’échouer au traitement curatif primaire et de progresser à terme vers une maladie plus grave et d’anticiper s’ils peuvent bénéficier d’une stratégie de gestion différente. Owkin s’associe également à Uniklinikum Erlangen (UKER) dans le (cancer de la vessie musculo-invasif (CVMI) pour analyser les lames colorées à coloration à l’hématoxyline & éosine (H&E) afin de détecter les mutations FGFR3 (troubles de croissance osseuse, cancers, syndromes de malformations multiples…).

    📌 Targetmatch (découverte de cibles) :

    n partenariat avec Medizinische Fakultät Mannheim der Ruprecht-Karls-Universität et Medizinische Universität Wien, Owkin accédera à un ensemble de données multimodales de haute qualité, y compris l’histologie numérisée et le séquençage de l’ARN, afin de mieux comprendre la réponse au traitement pour la chimiothérapie néoadjuvante et d’identifier de nouvelles cibles et stratégies de traitement du CVMI.

    📌 Trialplus (optimisation des essais cliniques) :

    Le partenariat d’Owkin avec Universitätsklinikum Leipzig vise à utiliser des techniques d’apprentissage automatique pour améliorer la conception des essais cliniques sur les maladies cardiovasculaires.

    📌 AI Diagnostics (MSIntuit CRC) :

    fin d’améliorer son premier outil de pré-dépistage MSI marqué CE, MSIntuit CRC, Owkin travaillera en étroite collaboration avec Uniklinikum Erlangen (UKER) pour valider son MSIntuit CRC V2 mis à niveau auprès de cohortes plus variées.

     

  • Pathologie numérique : Bioptimus lance son nouveau modèle d’IA

    Transformer le diagnostic médical grâce à l’IA

    Cofondée par d’ancien chercheurs de Google Deepmind et des experts d’Owkin, Bioptimus se donne pour ambition d’intégrer l’IA générative au centre de ses recherches. Cette start-up entend ainsi utiliser la puissance de calcul pour mieux décrypter les lois de la biologie. Pour Jean Philippe Vert, CEO et cofondateur de Bioptimus, “il s’agit de révolutionner la façon dont la biologie progresse”, grâce à la deeptech.

    H-optimus-0, le nouveau modèle d’IA promet des performances de pointe, allant de l’identification des cellules cancéreuses à la détection des anomalies génétiques dans les tumeurs. Il présente ainsi les 3 caractéristiques suivantes :

    • évolutivité et hautes performances : avec ses 1,1 milliard de paramètres, H-optimus-0 est conçu pour offrir une analyse méticuleuse et précise des échantillons pathologiques, surpassant les modèles existants ;
    • ensemble de données d’entraînement complet : le modèle a été exposé à une vaste gamme de cas pathologiques, améliorant sa capacité à identifier divers types de tissus et anomalies ;
    • diagnostics de pointe : H-optimus-0 établit de nouvelles normes en matière de diagnostic, étant capable de détecter efficacement les biomarqueurs et la présence de métastases dans plusieurs types de cancer.

    Un modèle sur mesure pour l’examen des échantillons :

    L’anatomopathologie est la clef de voûte du diagnostic des maladies et nécessite donc un examen méticuleux des échantillons de tissus pour identifier les anomalies. Traditionnellement, ce processus repose fortement sur l’expertise et l’expérience des pathologistes. Cependant, la complexité et le volume croissants des cas nécessitent des outils avancés pour établir des diagnostics plus rapides et plus précis. H-optimus-0, formé sur un ensemble de données propriétaire de plusieurs centaines de millions d’images provenant de plus de 500 000 lames d’histopathologie issues de 4 000 cabinets cliniques, offre une capacité de généralisation supérieur à la moyenne. Cette vaste base de données permet au modèle de fournir des diagnostics pathologiques efficaces et précis.

    Perspectives de développement

    Pour Jean-Philippe Vert, il s’agit du premier modèle “d’une longue série”. Les futurs modèles seront “non seulement entraînés sur un nombre encore plus important d’images pathologiques provenant d’Europe, d’Asie et d’Afrique, mais intégreront également d’autres modalités, telles que la génomique et la protéomique”. L’objectif ultime exprimé par Bioptimus est de “créer le premier modèle de fondation multi-échelles de la biologie, capable d’intégrer diverses données et échelles biologiques pour permettre des découvertes scientifiques et accélérer les innovations biomédicales. ”

    En février 2024, Bioptimus avait réalisée une  levée de fonds de 35 millions de dollars, dans le but de commercialiser rapidement un logiciel SaaS et de réaliser une nouvelle levée de fonds en série A d’ici moins d’un an

     

  • Parcours patient : que propose Betty, la start-up qui vient de lever 1,2 M€ ?

    Une optimisation du parcours de soins

    Fondée par deux chirurgiens urologues de la clinique Croix du Sud, l’histoire de la start-up Betty a commencé avec une initiative visant à optimiser le parcours de soin des patients subissant une prostatectomie totale par les équipes du cabinet d’urologie clinique toulousain, Urosud. Leur objectif était d’améliorer la préparation et le suivi post-opératoire des patients en les impliquant davantage dans leur propre soin, allant au-delà de la checklist de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) instaurée il y a une quinzaine d’années.

    Une économie estimée à 900 € par patient :

    Face aux résultats positifs de cette approche, l’idée de digitaliser cet accompagnement du patient et de l’étendre à toutes les chirurgies a émergé, donnant ainsi naissance à Betty en novembre 2022. Aujourd’hui, cette application numérique est déjà utilisée dans plusieurs établissements, notamment un hôpital universitaire en Guadeloupe et deux cliniques à Bordeaux et Nantes, en plus de la clinique Croix du Sud. Betty compte actuellement 30 chirurgiens actifs et 200 patients suivis.

    La start-up rapporte que les données recueillies montrent une réduction de 40 % des complications, une augmentation de 30 % des chirurgies ambulatoires et une diminution des soins non programmés, permettant ainsi une économie de 900 euros par patient.

    Une interface dédiée aux patients

    La récente levée de fonds de 1,2 million d’euros, incluant des investisseurs issus du secteur médical et 400 000 euros de Bpifrance, vise à développer l’application gratuite proposée par l’entreprise. Ces outils fonctionnels réduisent les complications en rendant le patient acteur de son parcours de soin tout en impliquant l’équipe médicale entière dans l’accompagnement du patient. La volonté est également d’introduire un outil de statistiques pour aider les praticiens à mieux évaluer leurs performances. Betty envisage d’adapter son contenu à toutes les spécialités chirurgicales, soutenue par un comité scientifique, et espère que l’application restera gratuite pour les patients, avec l’ambition d’obtenir un remboursement par la Sécurité sociale à terme.

    Début juillet 2024, la start-up a conclu un partenariat avec Edap TMS, une société de haute technologie médicale. Ce partenariat offre aux patients atteints d’un cancer de la prostate l’accès à un parcours de soin spécifiquement développé conjointement par ces deux entreprises, permettant aux patients de consulter du contenu informationnel et éducatif sur leur traitement. Les patients pourront également renseigner des questionnaires spécifiques durant leur parcours de soin afin de faciliter le suivi de leur état mental.

    L'application mobile de Betty - @ betty.care
    L’application mobile de Betty – @ betty.care

    Une meilleure adhésion des patients ?

    Un article publié dans la revue Telemedicine Reports présente les résultats de l’étude BETTY-USE, menée de septembre à novembre 2023, qui examine l’utilisation de l’application Betty.care par 24 patients avant et après une chirurgie majeure pour des cancers de la prostate, de la vessie ou du rein. Les patients, après une familiarisation avec l’application, ont utilisé diverses fonctionnalités telles que les listes de vérification, les alertes de rendez-vous et les questionnaires de santé (ePRO).

    Les résultats montrent une bonne adhésion :

    • 79,2 % des patients ont rempli les questionnaires de sécurité ;
    • 76,5 % ont utilisé les modules éducatifs ;
    • et 86,2 % ont suivi les recommandations ePRO.

    Les patients ont également exprimé une satisfaction globale élevée avec une note moyenne de 8,4/10, indiquant une amélioration de l’engagement et de la communication avec les soignants.

    Une solution au service de la médecine 6P :

    Betty souhaite révolutionner les parcours de soins en appliquant les principes de la médecine 6P. Elle revendique, dans ce sens, les 6 propositions de valeur suivantes :

    1️⃣ la médecine préventive : en proposant des programmes de préhabilitation incluant des conseils sur la nutrition, l’exercice et la préparation mentale pour préparer les patients avant leur chirurgie, réduisant ainsi les risques de complications post-opératoires ;

    2️⃣ la médecine personnalisée : en offrant des parcours de soins adaptés aux caractéristiques individuelles de chaque patient, garantissant une prise en charge personnalisée et efficace ;

    3️⃣ la médecine Participative : en engageant activement les patients dans leur parcours de soins via des check-lists, des documents éducatifs et des questionnaires ePRO, augmentant leur engagement et leur satisfaction ;

    4️⃣ la médecine prédictive : grâce à la collecte continue de données et au “Betty score”, la solution détecte précocement les complications potentielles, permettant des interventions rapides pour éviter des complications graves ;

    5️⃣ la médecine pertinente : les protocoles et outils de Betty reposent sur des travaux et des publications scientifiques, assurant des pratiques médicales scientifiquement validées et efficaces ;

    6️⃣ et la médecine de parcours : en améliorant la coordination des multiples interventions médicales, permettant aux acteurs de santé de travailler de manière plus transparente et fluide tout au long du parcours de soins.

     

  • IoT : la nouvelle bague connectée de Samsung promet de dépister l’apnée du sommeil

    Un suivi global de la santé et du bien-être

    Présenté officiellement lors du Mobile World Congress (MWC) 2024, à Barcelone, le nouvel objet connecté de Samsung, Galaxy Ring, marque l’entrée de la société coréenne dans le marché des bagues connectées de suivi de santé et de bien-être, rivalisant ainsi avec des produits comme l’Oura Ring de l’entreprise finlandaise Oura.

    Disponible en trois coloris (noir, doré et argenté) et neuf tailles différentes, la Galaxy Ring est équipée de trois capteurs destinés à suivre :

    • l’activité physique ;
    • la qualité du sommeil ;
    • et les données de santé.
    Présentation des caractéristiques de la Galaxy Ring - @ Samsung
    Présentation des caractéristiques de la Galaxy Ring – @ Samsung

    Parmi ces capteurs on retrouve un accéléromètre, un capteur optique ainsi qu’un capteur infrarouge permettant :

    • la mesure du rythme cardiaque ;
    • la mesure de l’oxygène dans le sang ;
    • le suivi du nombre de pas quotidiens ;
    • un électrocardiogramme (ECG) ;
    • ainsi que la prédiction des cycles menstruels sur la base de la température corporelle.

    Dépister le SAHOS :

    Un des apports cliniques prometteurs de la bague de Samsung est sa capacité à détecter les signes du syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) modéré à sévère.

    Elle inclut également plusieurs fonctions de Galaxy AI, la solution d’intelligence artificielle (IA) de Samsung. Cette dernière permettra aux utilisateurs de se construire un “score d’énergie” pour fournir une évaluation globale de la vitalité de l’utilisateur​. Ce score combine des données sur :

    • le sommeil ;
    • l’activité physique ;
    • la fréquence cardiaque au repos ;
    • et la variabilité de la fréquence cardiaque.

    Samsung se repositionne sur le marché de la e-santé

    En lançant la Galaxy Ring, Samsung ne cherche pas seulement à proposer un nouveau gadget, mais à renforcer son positionnement dans le domaine de la santé connectée. Avec un tel produit, l’entreprise souhaite offrir une alternative discrète aux montres connectées traditionnelles, permettant aux utilisateurs de surveiller leur santé de manière continue et sans interruption.

    Jouissant d’une autonomie d’environ une semaine, avec une recharge rapide permettant de récupérer 40 % de l’autonomie en seulement 30 minutes, Samsung rapporte que sa bague est compatible avec tous les smartphones Android, mais pas avec les systèmes iOS, et qu’elle peut être utilisée en tandem avec la Galaxy Watch pour des analyses de santé encore plus détaillées et une autonomie prolongée.

  • Données de santé : France Biotech lance sa grande enquête sur l’usage dans la healthtech

    Comprendre les besoins de l’industrie en matière de données de santé

    France Biotech a annoncé le lancement de sa grande enquête sur intitulée « L’usage de la donnée de santé dans la healthtech ». Une initiative qui s’inscrit dans la continuité des conclusions du rapport Jérôme Marchand-Arvier, remis en décembre au ministre de la Santé.

    Cette enquête consiste en un questionnaire fait suite à une trentaine d’entretiens qualitatifs réalisés par la taskforce de France Biotech, auprès d’un panel d’acteurs représentant des utilisateurs des données de santé. Elle vise ainsi à :

    • dresser une cartographie complète de l’usage de la donnée de santé en France ;
    • nourrir les axes d’évolution des politiques publiques ;
    • et favoriser une meilleure compréhension entre les différentes parties prenantes de l’écosystème.

    Interroger pourvoyeurs et utilisateurs de données

    Des établissements de santé aux laboratoires pharmaceutiques, en passant par les biotechs et les medtechs ainsi que les acteurs publics, tous les acteurs de l’écosystème de la data de santé sont invités à répondre à ce sondage. Leurs réponses permettront à Franc Biotech de “dresser un panorama au plus juste de la réalité du terrain”, grâce à “une vision large et exhaustive des usages”, mais aussi des “besoins granulaires de chaque acteur en termes de typologie de données”. Dans ce sens, l’enquête est ouverte aux :

    • industriels (biotech, medtech, santé numérique, groupes pharmaceutiques) ;
    • professionnels de santé ;
    • organismes de recherche ;
    • et acteurs institutionnels.

    Les résultats de cette enquête nourriront “la première version de la stratégie sur les données de santé qui sera publiée fin septembre 2024”. Ils seront également présentés lors du CHU Healthtech Connexion Day, dont la prochaine édition se tiendra le 2 décembre 2024 à Lille.

    Une enquête réalisée en collaboration avec Skezi

    Pour mener cette enquête, France Biotech a opté pour Skezia, la solution autonome de gestion de e-cohorte et de collecte de données de santé développée par Skezi. Souhaitant s’appuyée sur une solution souveraine et sécurisée, France Biotech fait donc le choix d’un outil français qui se veut “simple et ergonomique”.

    Référencé par l’Ugap et le Resah, Skezia st une plateforme SaaS qui permet de :

    • créer des projets de collecte autonomes et simplifiés (e-cohortes et enquêtes)‍ ;
    • personnaliser l’interface des questionnaires générés, de manière à les adapter aux projets ;
    • et bénéficier d’une qualité de données structurées.

    👉 Pour participer à l’enquête, le questionnaire en ligne est accessible via ce lien.

     

  • IA : Doctolib investit 100 M€ pour révolutionner la consultation médicale et accélérer sa croissance

    Devenir une référence de l’IA en Europe

    Cette nouvelle technologie de Doctolib est déja en  phase de test auprès de 360 médecins et promet de révolutionner encore un peu plus leur relation avec leurs patients. Pour le leader français de la gestion des rendez-vous médicaux et de la consultation, cet assistant numérique, en évitant au médecin de prendre des notes, lui permettra de consacrer plus de temps à ses patients. Une vérification des informations est tout de même effectuée avant que le rapport rédigé par l’outil ne soit intégré dans le dossier du patient.

    Pour atteindre son objectif  de devenir une référence de l’IA en Europe, Doctolib annonce l’investissement de 100 millions d’euros cette année dans le développement de nouvelles solutions. Par ailleurs, l’entreprise entend recruter 100 nouveaux salariés pour renforcer ses équipes d’ingénieurs et de développeurs. Et d’autres initiatives sont également en cours de développement :

    • un accueil téléphonique intelligent : depuis l’acquisition de la start-up Aaron.ai, Doctolib propose un répondeur intelligent qui est déjà opérationnel en Allemagne et qui sera disponible en France d’ici 2025 (il permet aux patients de prendre rendez-vous par téléphone en conversant avec une IA capable de détecter l’urgence d’une situation à partir du ton de la voix) ;
    • un assistant à la prévention : également prévu pour 2025, cet outil vise à améliorer le suivi des vaccinations, des dépistages et des maladies chroniques ;
    • et un outil de codification des données médicales : pour simplifier le travail des praticiens.

    Une rentabilité attendue en 2025

    Cette stratégie d’innovation de Doctolib s’inscrit dans un contexte de forte concurrence, notamment face aux Gafam qui cherchent à s’imposer dans le secteur de la santé. A l’origine de Gemini, Google a en effet lancé des tests pour permettre de mieux diagnostiquer les patients en compilant leurs propos et les rediriger vers les bons professionnels de santé.

    Cette nouvelle orientation stratégique intervient après une période difficile due à la crise du Covid-19, pendant laquelle Doctolib s’est positionné comme un acteur de santé publique en offrant gratuitement son logiciel de téléconsultation et en facilitant l’accès à la vaccination. Ce qui s’est, toutefois, fait au détriment de sa croissance, entraînant une perte de deux ans dans la quête de rentabilité. Aujourd’hui, la plateforme est implantée dans différents pays du vieux continent, dont l’Allemagne, où elle compte 20 millions d’utilisateurs.

    Prévue pour atteindre la rentabilité en 2025, Doctolib voit dans l’IA un moyen de rattraper ce retard et de créer de nouvelles opportunités de croissance. Avec un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros et une forte croissance internationale, Doctolib consacre toutes les ressources nécessaires à la réussite de son ambitieuse transformation.