Le guayBaptiste

  • Cartographie des acteurs clés de la cardiologie en France

    Des entreprises spécialisées en cardiologie

    • Carmat propose le premier cœur artificiel total biocompatible et auto-régulé, incluant les ventricules droit et gauche et dont la conception vise à se rapprocher au maximum du cœur humain ;
    • Volta Medical développe des solutions basées sur l’IA pour l’électrophysiologie cardiaque, elle diagnostique ainsi des troubles complexes du rythme cardiaque ;
    • Satelia propose une solution de télésurveillance, de prévention et de coordination de soins pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque ;
    • Surge est une entreprise qui développe un test pour éviter les complications post-opératoires, comme celles liées au cœur ;
    • Implicity fournit une plateforme universelle de surveillance et de recherche cardiaques, aidant les hôpitaux et les cliniques à fournir les meilleurs soins à distance aux patients souffrant de problèmes cardiaques ;
    • PrediSurge développe une plateforme de médecine de précision pour aider les médecins à mieux planifier leurs interventions endovasculaires.Basée sur l’imagerie préopératoire, leur technologie permet de créer des jumeaux numériques spécifiques au patient : des modèles numériques simulant le comportement biomécanique des artères et des valves ;
    • mais aussi Newcard, une société spécialisée dans la télésurveillance de maladies chroniques, elle a développé “1 Minute pour mon Cœur” à destination des cardiologues pour le suivi de leurs patients insuffisants cardiaques.

     

    Des organismes régulateurs

    Plusieurs agences institutionnelles, directions et conseils sont impliqués dans la régulation du secteur de la cardiologie, notamment :

    • la Haute autorité de santé (HAS) ;
    • la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ;
    • l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale ;
    • l’Agence régionale de santé (ARS) ;
    • l’Agence du numérique en santé (ANS) ;
    • la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) ;
    • et le Conseil de l’ordre des médecins (Cnom).

     

    Des sociétés savantes

    Les sociétés savantes sont composées de médecins et chercheurs spécialistes des maladies cardiovasculaires, telles que :

    • la Société française de cardiologie ;
    • le Collège national des cardiologues des hôpitaux ;
    • le Collège national des cardiologues français ;
    • la Fondation cœur et recherche ;
    • et la Fondation recherche cardiovasculaire.

     

    Des associations profesionnelles

    Parmi les fédérations et les syndicats en pathologies cardiaques :

    • le Conseil national professionnel de la cardiologie ;
    • le Syndicat national des cardiologues ;
    • la Fédération française de cardiologie ;
    • l’Alliance du cœur ;
    • et le Collège national des cardiologues français.*

     

    Acteurs clés de l'écosystème de la cardiologie en France
    Acteurs clés de l’écosystème de la cardiologie en France
  • Cartographie des solutions de télésurveillance cardiaque après le programme Etapes

    Des solutions encore disponibles après la fin du programme Etapes :

    • Covotem du Grades Normand’e-Santé (NES) ;
    • 1 Minute pour mon Cœur de Newcard, une société spécialisée dans la télésurveillance de maladies chroniques, est une solution destinée aux cardiologues pour le suivi de leurs patients insuffisants cardiaques ;
    • Implicity insuffisance cardiaque est une plateforme universelle de surveillance et de recherche cardiaques, aidant les hôpitaux et les cliniques à fournir les meilleurs soins à distance aux patients souffrant de problèmes cardiaques ;
    • Cardiolib est un dispositif de télésurveillance pour l’insuffisance cardiaque développé par Be-ys healt, une société qui propose des solutions de santé digitales au service de l’écosystème de santé notamment avec Optifield-self ;
    • Satelia Cardio est une solution de télésurveillance, de prévention et de coordination de soins pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque ;
    • CareLine Solutions est un système de télésurveillance multiparamétrique (basé sur des critères cliniques, biologiques, thérapeutiques et de prothèses cardiaques) pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique. Les patients sont équipés d’objets connectés pour un suivi à domicile bénéficiant d’un accompagnement thérapeutique ;
    • My predi, de Predimed Technology, une société qui propose des solutions de télémédecine basées sur des technologies innovantes en IA, est une plateforme intelligente de télésurveillance médicale pour les personnes atteintes de maladies chroniques ;
    • Twocan Pulse de eDevice, est une solution de télésurveillance visant à prévenir de possibles décompensations cardiaques chez des patients souffrant d’insuffisance cardiaque chronique ;
    • Dietis télésurveillance développée par Alantaya ;
    • My promantis, de la société Promantis, est une solution de télésurveillance regroupant sur une seule plateforme vos patients porteurs de prothèses cardiaques et patients en insuffisance cardiaque chronique ;
    • Apilife Medical de Predict4Health, est un outil de télésurveillance personnalisable qui permet de consolider les données cliniques et biologiques du patient et de les analyser.

    Certaines solutions de télésurveillance cardiaque ne sont plus disponibles :

    • Bioserenity Platform de Bioserenity ;
    • Cardio+ de Bepatient ;
    • EIIS de Epoca ;
    • Educat ;
    • C-WE de Serviligne development ;
    • Cardiolaxy de Betterise health tech ;
    • et e-fitback de Nouveal.

     

    Solutions de télésurveillance de l'insuffisance cardiaque après la fin du programme Etapes
    Solutions de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque après la fin du programme Etapes
  • Evolution de la réglementation dans le domaine de la cardiologie

    Mars 2022 : conditions techniques de fonctionnement de l’activité interventionnelle sous imagerie médicale

    Entré en vigueur le 1er juin 2023, le décret n°2022-382 détaille les conditions techniques de l’ensemble des actes de cardiologie, à visée diagnostique ou thérapeutique, appliqués par voie percutanée, transpariétale ou intra-luminale. Ces actes concernent des cibles inaccessibles sans imagerie médicale et ne pourraient être réalisés sans ce guidage. Les trois modalités distinctes sont :

    • la rythmologie interventionnelle ;
    • les cardiopathies congénitales hors rythmologie ;
    • les cardiopathies ischémiques et structurelles de l’adulte.

    L’autorisation d’exercer l’activité interventionnelle sous imagerie médicale en cardiologie est soumise à une condition d’activité minimale, variant selon la modalité et la mention choisies.

    Voici les exigences selon les modalités et mention pour la rythmologie interventionnelle :

    • mention A : 50 actes dont 10 procédures diagnostiques ;
    • mention B: 100 actes par an dont : 50 actes d’ablation atriale droite ou atrioventriculaire et 50 poses de défibrillateurs et/ou de stimulateurs multisites ;
    • mention C: 100 actes d’ablation atriale avec abord transeptal ;
    • mention D: pour les sites réalisant des actes de rythmologie chez un patient ayant une cardiopathie congénitale complexe, 100 actes d’ablation atriale avec abord transeptal et 100 ablations congénitales.

     

    Les cardiopathies congénitales hors rythmologie :

    • Mention A: 40 actes thérapeutiques relatifs à la prise en charge de cardiopathie congénitale ;
    • Mention B: 80 actes thérapeutiques relatifs à la prise en charge de cardiopathie congénitale.

     

    Les cardiopathies ischémiques et structurelles de l’adulte:

    • 400 actes d’angioplastie coronarienne ;
    • 15 fermetures de septum interauriculaires, pour les sites qui réalisent cette activité.

     

    Autre que l’activité minimale, les conditions suivantes doivent être remplies :

    • des conventions organisant la prise en charge en urgence des patients doivent être formalisées.
    • les locaux d’intervention doivent avoir un secteur d’hospitalisation pour la prise en charge en urgence et une salle de cardiologie interventionnelle équipée pour les procédures radioguidées.
    • pour la mention C ou D de la modalité “rythmologie interventionnelle”, un système de cartographie tridimensionnelle dans la salle interventionnelle ;
    • une salle de surveillance post-interventionnelle si la salle de cardiologie interventionnelle n’est pas située à proximité d’un plateau technique chirurgical.

     

    Juillet 2023 : la télésurveillance médicale rentre dans le droit commun

    L’expérimentation Etapes a été mise en place en 2014 pour encourager et soutenir financièrement le déploiement de projets de télésurveillance sur l’ensemble du territoires. Elle s’est achevée le 1er juillet 2023, marquant l’intégration dans le droit commun de la télésurveillance pour 5 indications :

    • l’insuffisance cardiaque ;
    • l’insuffisance rénale ;
    • l’insuffisance respiratoire ;
    • le diabète ;
    • et les prothèses cardiaques implantables.

    Les lignes directrices générales concernant ces pathologies ont été publiées le 22 juin 2023.

    Le déploiement de la télésurveillance dans le cadre du droit commun vise à introduire de nouvelles organisations et indications pour bénéficier à de nouveaux patients. À ce stade, elles peuvent être utilisées en dehors du cadre régulier, par exemple dans le cadre de la prise en charge anticipée numérique (Pecan) ou pour une demande d’évaluation de marque auprès de la HAS, conformément à la réglementation applicable.

     

    Les forfaits opérateur et technique de l'activité de télésurveillance médicale prise en charge par l'Asurance maladie, selon l’arrêté tarifaire du 16 mai 2023
    Les forfaits opérateur et technique de l’activité de télésurveillance médicale prise en charge par l’Asurance maladie, selon l’arrêté tarifaire du 16 mai 2023

     

    Février 2024 : remboursement du défibrillateur automatique et du pacemaker

    L’arrêté du 23 février 2024 précise au chapitre 3 les conditions d’éligibilité pour le remboursement des dispositifs de télésurveillance.

    Sont éligibles :

    • les patients porteurs d’un défibrillateur automatique implantable (DAI) avec fonction de télésurveillance ;
    • les patients porteurs d’un stimulateur cardiaque (pacemaker) avec fonction de télésurveillance.

     

    Ne sont pas éligibles :

    • les patients ayant une impossibilité technique, physique ou psychique d’utiliser le dispositif de télésurveillance ;
    • les patients refusant la transmission des données nécessaires à la télésurveillance ;
    • les patients porteurs de prothèses cardiaques implantées à visée diagnostique uniquement.

     

    Spécifications techniques minimales des Dispositifs médicaux numériques (DMN)

    Les DMN doivent respecter les spécifications techniques minimales suivantes :

    • la transmission automatique ou manuelle des données de la prothèse cardiaque ;
    • la mise à disposition des données à l’opérateur de télésurveillance ;
    • l’extraction des données pour le contrôle de l’utilisation effective du DMN.

     

    Les données collectées par les DMN :

    • les évènements pouvant déclencher une alerte (paramétrables) ;
    • les alertes de sécurité liées au fonctionnement de la prothèse et des sondes ;
    • les alertes liées à la non-transmission des données.

     

    Exigences minimales pour les opérateurs de télésurveillance médicale :

    Les professionnels de santé impliqués sont les médecins effectuant la télésurveillance (spécialiste en cardiologie avec compétence en rythmologie) et les infirmiers. Ils  doivent être formés à :

    • la télésurveillance médicale ;
    • la rythmologie ;
    • la stimulation cardiaque ;
    • et la distinction des artéfacts des alertes cliniques.
  • Prévention : la Matmut lance le programme Nutrikids pour lutter contre l’obésité infantile

    Lancé par la Matmut en partenariat avec MétaCoaching, le programme Nutrikids inclut 3 entretiens avec des psychologues/diététiciens. Les adhérents de la mutuelle bénéficieront de ce programme de santé en ligne sans surcoût de cotisation.

    La prévalence du surpoids reste encore trop élevée en France avec, en 2017, “20 % des enfants de 6 à 17 ans”, dont “5,4 % en situation d’obésité”, selon le rapport Laville, “Mieux prévenir et prendre en charge l’obésité en France”.*

     

    Un coaching de santé en ligne basé sur les TCC

    Basé sur la thérapie comportementale et cognitive (TCC) de Méta-Coaching, Nutrikids vise à rétablir un équilibre alimentaire chez l’enfant. Son objectif n’est pas d’imposer un régime restrictif à sa cible mais plutôt de lui apprendre à reconnaître ses sensations de faim et de satiété afin qu’il adopte un rapport plus sain à la nourriture.

    Les enfants pourront ainsi bénéficier d’un programme de santé d’une durée de 3 à 6 mois, composé de 3 phases :

    • une phase d’évaluation afin d’obtenir une analyse précise de la situation de l’enfant et de ses habitudes familiales, et notamment un entretien avec un psychologue spécialisé dans les TCC ;
    • selon les causes identifiées du surpoids de l’enfant, les parents sont guidés pour mettre en place une éducation alimentaire bienveillante auprès de leur enfant ;
    • et, durant la troisième phase, le bien-être physique et psychologique de l’enfant est abordé à travers des activités visant à améliorer sa confiance en lui.

     

    Les composantes du programme Nutrikids :

    • un parcours personnalisé basé sur les habitudes alimentaires et les émotions ;
    • des webinars pour creuser les thématiques nutritionnelles et psycho-émotionnelles avec des spécialistes ;
    • un suivi par un coach afin de rester motivé ;
    • une communauté active pour partager avec d’autres familles ayant un enfant concerné par le surpoids et l’obésité morbidité ;
    • des vidéos pour être accompagné tout au long du processus ;
    • ainsi que des défis et des outils ludiques pour partager son expérience avec ses proches.
  • Télésurveillance : le défibrillateur automatique et le pacemaker remboursés

    Qui sont les patients éligibles ?

    Le chapitre 3 de l’arrêté du 23 février 2024 précise les conditions suivantes d’éligibilité pour le remboursement des dispositifs de télésurveillance :

    • les patients porteurs d’un défibrillateur automatique implantable ayant une fonction de télésurveillance ;
    • les patients porteurs d’un stimulateur cardiaque (pacemaker) ayant une fonction de télésurveillance.

    Les patients non éligibles :

    • les patients ayant une impossibilité technique, physique ou psychique d’utiliser le dispositif médical numérique de télésurveillance ;
    • les patients refusant la transmission des données nécessaires à la télésurveillance ;
    • les patients porteurs de prothèses cardiaques implantées à visée diagnostique uniquement.

    Les spécifications techniques minimales des Dispositifs médicaux numériques (DMN)

    La section A stipule les spécifications techniques minimales obligatoires suivantes :

    • une transmission automatique ou manuelle des données de la prothèse cardiaque ;
    • une mise à disposition des données à l’opérateur de télésurveillance ;
    • l’extraction des données pour le contrôle de l’utilisation effective du DMN.

    Les données collectées par les DMN sont :

    • les évènements pouvant déclencher une alerte (paramétrables) ;
    • les alertes de sécurité liées au fonctionnement de la prothèse et des sondes ;
    • les alertes liées à la non-transmission des données.

    Les exigences minimales pour les opérateurs de télésurveillance médicale

    Les professionnels de santé impliqués sont les médecins effectuant la télésurveillance (spécialiste en cardiologie avec compétence en rythmologie) et les infirmiers.

    Les professionnels de santé doivent être formés à la télésurveillance médicale, à la rythmologie et à la stimulation cardiaque et capables de distinguer les artéfacts des alertes cliniques.

     

  • Cybersécurité : quel impact de l’adoption du premier schéma européen de certification ?

    Les premiers certificats attendus pour 2025

    Le premier schéma de certification européen, EUCC, adopté le 31 janvier 2024 par la Commission européenne, vise à définir le cadre de la cybersécurité en Europe. Entré en vigueur le 20 février 2024, les premiers certificats pourront être délivrés d’ici un an.

    Le schéma EUCC fournit des règles et des procédures de certification harmonisées à l’échelle de l’UE pour les produits de technologies de l’information et de la communication (TIC), selon les critères communs de l’UE. Il reprend les caractéristiques des différents schémas de certification nationaux, rassemblés au sein de l’accord de reconnaissance mutuelle du SOG-IS.

    En tant que représentante de la France au sein du Groupe européen certification de cybersécurité (ECCG), l’Anssi a contribué à la conception de ce schéma, développé dans le cadre du Cybersecurity Act.

    Les changements majeurs du système de certification européen EUCC

    Ce nouveau système de certification de la cybersécurité implique quelques changements majeurs :

    • à partir du 27 février 2025, tous les systèmes nationaux de certification de cybersécurité et les produits (TIC) couvert par l’EUCC cesseront de produire des effets. Les nouveaux certificats conforme à l’EUCC remplaceront les systèmes nationaux de certification de cybersécurité ;
    • la durée de validité du certificat EUCC ne doit pas dépasser 5 ans, sauf accord préalable de l’autorité nationale de certification de cybersécurité ;
    • enfin, un dispositif volontaire qui pourra à l’avenir être utilisé pour démontrer la conformité aux exigences contraignantes de la prochaine loi sur la cyberrésilience (publication en mai-juin 2024, pleinement applicable mi-2027).

    “Dans un paysage très dynamique de menaces en matière de cybersécurité, nous nous efforçons d’accroître notre cyberrésilience collective”, a expliqué Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur.

    Du côté national, l’Anssi sera en charge de :

    • délivrer les certifications pour le niveau élevé ;
    • surveiller la bonne application du schéma EUCC en France. Les certificats SOG-IS existants pourront être réévalués en certificats EUCC dès lors que les nouvelles exigences seront respectées.

    Des certifications pour le service cloud et la 5G

    L’Agence de l’union européenne pour la cybersécurité (Enisa) travaille sur deux autres systèmes de certification de cybersécurité :

    • EUCS pour les services cloud ;
    • et EU5G pour la sécurité 5G.

    L’Enisa entreprend aussi une étude de faisabilité sur les exigences de l’UE en termes de certification de cybersécurité de l’IA, afin d’aider la Commission européenne et les Etats membres à adopter une stratégie de certification pour les services électroniques d’identification, d’authentification et de confiance (eIDAS), le règlement européen sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein de l’Union européenne.

     

  • Téléconsultation : un décret du 29 février 2024 précise la procédure d’agrément

    La prise en charge par l’Assurance maladie des sociétés de téléconsultation repose sur un agrément, fixé par les conditions du décret n°2024-164 publié le 29 février 2024.

     

    Les conditions d’obtention de l’agrément de l’Assurance maladie

    Afin qu’une société de téléconsultation puisse obtenir son agrément, elle doit remplir trois conditions :

    • les modalités de présentation de la demande d’agrément et règles d’obtention (adresser la demande, quelles informations doivent figurer dans la demande, agrément accordé en cas de silence gardé pendant 4 mois par l’autorité compétente) ;
    • la durée initiale de 2 ans et un renouvellement possible de 3 ans ;
    • et l’obligations des sociétés (mettre en place un Comité médical, établir un rapport d’activité).

    Le décret précise également que les sociétés peuvent facturer les téléconsultations seulement au tarif conventionnel. Le décret ajoute cependant que les sociétés « peuvent proposer d’autres prestations optionnelles complémentaires à titre onéreux, sous réserve de l’information préalable du patient de leur caractère optionnel ».

    Si le décret rentre en vigueur au premier mars 2024, l’entrée en vigueur de cette proposition est repoussée au premier septembre 2024, probablement pour que ces sociétés puissent adapter leur modèle économique. Nombreuses d’entre elles facturent aujourd’hui des frais de service au patient.

     

    La LFSS cadre l’activité de téléconsultation depuis 2023

    Pour rappel, avant la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) en 2023, les sociétés de téléconsultation n’étaient pas encore réglementées. En effet, les téléconsultations étaient seulement prises en charge par l’Assurance maladie si elles étaient réalisées par des professionnels de santé libéraux ou salariés. Un cadre limitant pour le développement des sociétés de téléconsultation. Désormais appelées « sociétés de téléconsultation », elles sont régies par les articles L4081-1 à L4081-4 du Code de la santé publique (CSP).

    Les actes réalisés par un professionnel de santé sont pris en charge par l’Assurance maladie (modification de l’article L162-1-7 du Code de la Sécurité sociale).

  • Interopérabilité : la France rejoint un projet européen avec MaSanté@EU

    La règlementation rendra le déploiement de l’espace européen de données de santé obligatoire dans tous les pays membres. Deux infrastructures seront dédiées à l’EHDS :

    • MaSanté@UE pour l’utilisation primaire des données, utilisant les terminologies de santé et standards internationaux afin de supprimer la barrière de la langue de chaque pays ;
    • et Santé@UE pour l’utilisation secondaire des données.

    Le fonctionnement du programme MaSanté@EU

    Le programme MaSanté@EU  échange des données médicales du citoyen européen dans le cadre de son parcours de soin en donnant au professionnel de santé l’accès dans sa langue. Pour se faire, MaSanté@UE connecte les états membres avec leurs points de contact nationaux pour la e-santé. L’accès aux données de santé des citoyens s’effectue via ces points de contact, permettant une interopérabilité européenne des données du parcours de soins.

    En France, c’est l’ANS qui est le point de contact et le point d’entrée des services de MaSanté@EU. Elle met en œuvre le service Sesali et son API pour les logiciels de santé afin de consulter la synthèse médicale d’un patient provenant d’un autre pays de l’UE.

     

    Le fonctionnement de Sesali

    Un point de contact national est prévu avec Sesali (NCPeH National Contact point for eHealth). Sesali permet en quelques clics de consulter la synthèse médicale d’un patient européen de manière sécurisée et en langue française. Sesali consomme les données du volet Patient Summary, et sera bientôt en capacité de traiter le volet e-Prescription à horizon 2025. Sesali en quelques chiffres c’est :

    • 37 % des état membres actifs à partir de 2023, et 60% des état membres raccordés à horizon 2025 sur le réseau MaSanté@UE ;
    • + 5 millions de patients sont éligibles au service en Europe ;
    • + 600 000 professionnels de santé éligibles au service Sesali via leurs CPS/eCPS.

    Le réseau de eHealth Network

    La Commission européenne coordonne le réseau eHealth Network qu’elle copréside avec l’un des états membres. L’objectif du réseau eHealth est d’orienter la politique e-santé en Europe. Il se réunit deux fois à l’année pour établir les standards qui seront utilisés dans les état membres.

    Les décisions prises à l’échelle européenne auront un impact au niveau national puisqu’elles ont vocation à être reprises dans les cadres d’interopérabilité afin d’échanger les données de bout en bout.

     

    Cas d’usages de l’interopérabilité aux normes européennes

    Les cas d’usages en cours de mise en œuvre sont :

    • le patient summary ;
    • et la e-prescription et dispensation.

    D’autres cas d’usages sont prévus dans le futur et concernent :

    • les résultats de laboratoire ;
    • les documents d’imagerie médicale ;
    • et les lettres de sortie d’hôpital.
  • Télésurveillance : quelle stratégie pour obtenir le remboursement de sa solution ? (Retex Pixacare)

    Critères d’éligibilité pour entrer dans le dispositif Pecan

    L’éligibilité pour la prise en charge anticipée numérique (Pecan) repose sur les critères suivants :

    • un marquage CE en cours de validité ;
    • le caractère innovant du dispositif médical numérique (DMN), notamment en termes de bénéfice clinique ou de progrès dans l’organisation des soins ;
    • la conformité au référentiel d’interopérabilité et de sécurité des DMN établi par l’Agence du numérique en santé ;
    • et le lancement d’études cliniques afin d’apporter des premières preuves du bénéfice clinique et/ou organisationnel au moment du dépôt de la demande Pecan.

    Une double évaluation par l’ANS et la HAS

    La demande Pecan s’effectue simultanément sur la plateforme Convergence de l’ANS et sur la plateforme Evatech de la HAS selon un calendrier précis, où les agences disposent d’un délai de 60 jours pour étudier le dossier.

    L’ANS étudie la demande de certification de sécurité et d’interopérabilité. Les exigences de son référentiel se regroupent sur 9 sections :

    • l’identification des usagers ;
    • le Pro Santé Connect (PSC) ;
    • l’annuaire Santé ;
    • la portabilité des données ;
    • l’authentification électronique des usagers – ApCV ;
    • l’identification électronique des acteurs des secteurs sanitaires, médico-social et social (ASPP) ;
    • l’identification électronique des usagers ;
    • l’administration, sécurisation et traçabilité des données du système ;
    • le Règlement général de protection des données (RGPD).

    L’évaluation par la HAS effectue un avis clinique et/ou organisationnel par la commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts).

    La décision de prise en charge :

    La décision de prise en charge anticipée d’un DMN à visée thérapeutique ou utilisé dans le cadre d’une activité de télésurveillance médicale est établie par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale après avis de la Cnedimts, commission spécialisée de la HAS et de l’ANS. Le remboursement peut avoir lieu pour une durée de plusieurs années renouvelables, avant l’entrée dans le droit commun.

    Pour Pixacare, démontrer l’apport de la télésurveillance dans les plaies chroniques

    La télésurveillance médicale répond à un problème de prise en charge dans le parcours de soins des plaies chroniques. La télésurveillance permet aux professionnels de santé de suivre à distance les données de santé d’un patient via les DMN. Une approche innovante car elle apporte un suivi médical interactif, coordonné et personnalisé, particulièrement pertinent pour les patients touchés par des pathologies chroniques.

    Quels avantages pour les patients et les soignants ?

    La prise en charge des plaies chroniques représente un enjeu médical et économique majeur, elles concernent les ulcères, les escarres et les plaies du pied diabétique. Leur prévalence s’estime à 2,5 millions de personnes en France. Les parcours de soins de ses pathologies chroniques sont complexes :

    • consultation physique chez un médecin généraliste ou spécialiste ;
    • suivi en continu par des infirmiers à domicile ;
    • suivi régulier par les médecins traitants et/ou spécialistes ;
    • intervention possible de kinésithérapeutes ou ergothérapeutes.

    La télésurveillance présente des avantages pour les patients comme pour les professionnels de santé.

    • pour les patients :
      • une réduction des hospitalisations et des visites aux urgences ;
      • une amélioration du confort de vie et de l’autonomie ;
      • et un suivi médical plus fréquent et personnalisé.
    • pour les professionnels de santé :
      • une amélioration de la qualité de la prise en charge ;
      • un gain de temps et meilleure efficacité ;
      • et une meilleure coordination des soins.

    Un PPSP mis en place et une étude clinique prévue pour 2024 

    Le Plan personnalisé de soins pour les plaies (PPSP), centralisé dans la plateforme Pixacare constitue un dossier collaboratif accessible à tous les soignants impliqués dans la prise en charge du patient, il est accessible via un QR code unique contenant :

    • informations du patient : antécédents médicaux, protocoles de soins, ordonnances ;
    • suivi de la plaie : photographies chronologiques, réponses aux questionnaires cliniques (douleurs, mesures, notes) et bilans d’évolution.

    Les deux fonctionnalités innovantes de Pixacare :

    • le WoundTrack I: un outil d’analyse dimensionnelle des plaies pour une évaluation précise et standardisée de la taille de la plaie ;
    • un système d’alertes automatiques: déclenche des notifications en cas de dépassement des seuils définis pour les indicateurs de suivi (température, douleur, taille de la plaie, etc.).

    Une étude norvégienne* démontre qu’un suivi à distance régulier des plaies du pied diabétique avec des photos, des questionnaires, des e-mails et des appels a permis de réduire le taux d’amputation de 58% (6,2% contre 14,8%). Pour tester son dispositif de télésurveillance, Pixacare lancera une étude clinique en partenariat avec le CHU de Lille à partir de juin 2024.

  • IA / jumeaux numériques : lancement du projet TwinOnco pour transformer le suivi des patients en oncologie (AP-HP)

    Le projet TwinOnco a été dévoilé pendant la journée nationale de l’innovation en santé numérique, le 18 janvier 2024 avec Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités.

    Un consortium alliant Dassault Systèmes et l’AP-HP

    Le consortium se compose de Dassault Systèmes, industriel apportant son expertise en matière de jumeaux virtuels et d’expérience 3D, et l’AP-HP, institution reconnue pour son excellence médicale et scientifique. Il développe des solutions logicielles pour les radiologues, basées sur des jumeaux virtuels qui fournissent une représentation 3D et dynamique du corps et de la biologie des patient analysés, permettant de simuler des traitements sur le jumeau virtuel.

    “Nous créons des jumeaux virtuels qui fournissent une représentation intégrée du corps humain et de la biologie de chaque patient”, explique Patrick Johnson, vice-président en charge de Dassault Systèmes. “Cela ouvre la possibilité pour les praticiens de naviguer à travers différentes échelles et différents systèmes physiologiques, pour capitaliser les informations du passé et mieux anticiper les scenarios thérapeutiques.”

    Des avantages pour les patients et les praticiens

    TwinOnco a pour objectif l’amélioration de l’analyse des images médicales, un domaine crucial pour le suivi des patients atteints de cancer. Parmi les avantages de ses méthodes de diagnostic :

    • une meilleure collaboration entre praticiens : les jumeaux virtuels facilitent le partage d’informations et la communication entre les différents professionnels de santé suivant un patient ;
    • une évaluation plus précise des thérapeutiques dans les essais cliniques : les jumeaux virtuels permettent de simuler l’effet de différents traitements sur la tumeur et d’identifier les options pour chaque patient ;
    • et davantage de personnalisation des soins courants : les jumeaux virtuels aident les médecins à adapter les traitements en fonction des caractéristiques individuelles du patient.

    TwinOnco ouvre ainsi le champ pour différentes explorations dans le domaine de la santé, notamment dans les trois phases :

    • pré-clinique : les jumeaux virtuels peuvent être utilisés pour tester de nouveaux médicaments et traitements avant d’être administrés aux patients ;
    • d’essai clinique : en améliorant la conception et la conduite des essais cliniques ;
    • et de pratique médicale : en proposant aux médecins de nouveaux outils pour le diagnostic, la planification des interventions et le suivi des patients.