Le guayBaptiste

  • Maladies rares : la nouvelle aire thérapeutique d’Amgen, pilier de sa croissance à long terme

    Un atout stratégique dans le portfolio d’Amge

    Les maladies rares sont un atout stratégique d’Amgen pour quatre raisons :

    • renforcer et équilibrer son portefeuille de médicaments ;
    • tirer profit de ses capacités commerciales et de son envergure mondiale en tant que leader dans les domaines de l’inflammation et la néphrologie ;
    • utiliser ses capacités scientifiques : notamment en R&D et de production ;
    • renforcer son profil financier : son solide flux de trésorerie permet un investissement soutenu dans l’innovation, un désendettement programmé et un dividende croissant.

     

    Les maladies rares requièrent une approche spécifique :

    Les maladies rares sont encore méconnues, et donc difficilement soignables, voici leurs obstacles majeurs :

    • 10 000 maladies rares sont reconnues mais seulement 5 % d’entre elles font l’objet de médicaments avec une autorisation de mise sur le marché ;
    • une faible sensibilisation à la maladie et une difficulté d’identifier les patients ;
    • les difficultés liées aux erreurs de diagnostic, au manque d’options et les obstacles à l’assurance ;
    • la nécessité d’un soutien dédié aux patients pendant la durée complète du traitement, et pas juste au commencement de la pathologie ;
    • le développement de médicaments pour soigner les maladies nécessite des connaissance uniques.

     

    Le traitement, du diagnostic au remboursement

    Les soins pour les patients atteints de maladies rares nécessitent des compétences particulières. En moyenne, les patients touchés par une maladie rare mettent 5 ans et fréquente plus de 7 spécialistes pour bénéficier d’un diagnostic correct. Un chemin fastidieux qui se décompose en plusieurs étapes :

    • l’évaluation et diagnostic : apparition des symptômes, première visite aux soins primaires, première visite chez un spécialiste, pas de diagnostic ou diagnostic suspecté, traitements des symptômes et pas de la cause, plus de références de spécialistes ;
    • sélection du traitement : recherche en ligne d’un diagnostic, diagnostic correct, options de traitements et choix de celui-ci ;
    • validation du payeur et traitement : investigation des bénéfices de l’assurance, autorisation préalable, initiation au traitement, suivi et adhésion du patient.

     

    Les données RWD pour faire avancer la R&D

    Amgen possède une solide base de données de vie réelle (real world data) grâce sa capacité d’analyse et des datas avancées. Sa plateforme de données de vie réelle comprend plus de 350 millions de datas, dont les dossiers patients numériques, des biomarqueurs, des registres, une biobanque et des images.

    Pour caractériser la maladie et les besoins non satisfaits avec le security operations center, Amgen met en œuvre les actions les notions et actions suivantes :

    • des études de l’histoire naturelle ;
    • des cohortes de données de vie réelle ;
    • l’identification du patient et la prédiction ;
    • et l’évaluation des risques/bénéfices de l’intervention thérapeutique.

     

    Dans ce sens, la filiale Decode d’Amgen lui permet :

    • de comprendre la biologie des maladies ;
    • de valider des cibles ;
    • de repérer les biomarqueurs protéiques ;
    • de déterminer la probabilité d’effets indésirables ;
    • ainsi que d’élargir l’indication aux maladies courantes.

     

  • IA générative : les 10 recommandations de l’Académie nationale de médecine

    Ce rapport de l’Académie nationale de médecine s’intéresse principalement à l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAG) en santé, en particulier dans les domaines de l’imagerie médicale et des essais cliniques.

     

    La pertinence de l’IAG dans l’imagerie médicale

    Le développement de système d’aide à la décision clinique (SADC) basés sur l’IA a bénéficié à l’analyse d’images médicales (radiographies, échographies, scanners, IRM), avec plus de 700 dispositifs approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis en 2023. Depuis 2010, 77 % des 691 autorisations de la FDA sont destinées à des dispositifs médicaux (DM) comprenant de l’IA dans le domaine de la radiologie, où ses avantages sont nombreux selon l’Académie :

    • une amélioration de la qualité et de la rapidité d’analyse : une obtention des images avec une meilleure résolution, moins de bruit de fond, et plus de précision, ce qui profite à l’anatomocytopathologie (anapath) et aux examens radiologiques ;
    • une génération de nouvelles images et de textes d’analyse : les Siagen peuvent créer des images médicales synthétiques de haute qualité pour la formation des professionnels de santé et la simulation de pathologies spécifiques ;
    • et une aide à la rédaction de comptes rendus radiologiques: les Siagen peuvent proposer des analyses préliminaires, allégeant la charge de travail des radiologues même si une supervision humaine reste nécessaire.

     

    Cependant, certains cliniciens sont encore réticents à adopter ces outils pour les raisons suivantes :

    • un manque de compréhension du fonctionnement des algorithmes ;
    • l’incapacité à intégrer ces outils dans leur pratique médicale ;
    • un manque de généralisation et de reproductibilité des algorithmes ;
    • des données d’entraînement non représentatives de la population générale ;
    • et une évaluation insuffisante des algorithmes en clinique.

     

    … Mais aussi dans la recherche et la biologie

    Dans la recherche clinique, l’Académie souligne que les Siagen pourront faciliter la prise d’informations complexes, comme :

    • l’identification de groupes de patients pertinents au sein de la population ;
    • la gestion des consentements dynamiques ;
    • la définition des « baselines » et le suivi à distance des patients inclus dans les essais ;
    • l’intégration de données multiparamétriques des les essais cliniques (modes de vie, paramètres environnementaux, données génomique…) ;
    • et la création de groupes contrôles synthétiques, à partir de patients virtuels basés sur les données de vie réelle.

     

    Pour une intégration réussie, l’Académie de médecine précise que les Siagen devront tenir compte de plusieurs aspects éthiques, notamment la confidentialité des données, la transparence des algorithmes, une supervision humaine nécessaire et la formation des professionnels de santé.

     

    Les 10 recommandations de l’Académie

    L’Académie nationale de médecine recommande à tous les acteurs du système de santé, publics ou privés, la prise en compte de 10 point majeurs. Ses recommandations sont formulées comme suit :

    • chaque professionnel de santé doit être formés à l’usage des Systèmes d’intelligence artificielle générative (Siagen) ;
    • l’usage des Siagen par les professionnels de santé doit se généraliser ;
    • éviter à tout prix de communiquer les données personnelles des patients et des professionnels de santé à des Siagen dont la maîtrise en France ou en Europe n’est pas clairement établie ;
    • chaque utilisation des Siagen doit faire l’objet d’une supervision humaine ;
    • la responsabilité des différents acteurs, concepteurs, utilisateurs, doit être clairement déterminée par une réglementation respectant le règlement européen sur l’IA pour les systèmes numériques en santé ;
    • la cyber sécurité des établissements de santé et des plateformes de données de santé doit être traitée comme une priorité absolue ;
    • la propriété intellectuelle des données servant à l’apprentissage des modèles doit être garantie et notamment celle des publications scientifiques ;
    • les recherches sur les applications en santé des Siagen doivent être fortement soutenues au niveau national et européen pour être souverain numériquement et réduire sa dépendance aux entreprises étrangères ;
    • l’utilisation des Siagen doit se faire dans le respect des principes éthiques, notamment développés dans les avis 3 et 7 du Comité national pilote d’éthique du numérique (CNPEN) ;
    • et, enfin, les impacts environnementaux et énergétique doivent être mesurés et considérés dans l’évaluation de l’impact environnemental du système de santé.

     

  • US : faire entendre la voix des médecins sur le développement et l’usage de l’IA (rapport AMA)

    Une intelligence augmentée pour accompagner la décision humaine

    Dans son rapport publié sous le titre “Futur de la santé : paysage de l’émergence de l’intelligence augmentée dans la santé”, en collaboration avec Manatt Health, l’American Medical Association (AMA) préfère le terme d’”intelligence augmentée” à celui d’intelligence artificielle. Un choix justifié par la volonté de qualifier une technologie d’accompagnement à la décision humain plutôt que de complètement la remplacer. Parmi les médecins interrogés sur l’utilisation croissante de l’IA dans la santé, 30 % se disent plus enthousiastes qu’inquiets.

    Retour sur deux cas d’usages (consultation médicale et diagnostic de la rétinopathie diabétique) utilisant l’IA :

    1) le traitement automatique du langage (NLP) dans les consultations médicales :

    L’American Academy of Family Physicians (AAFP) a mené une étude sur 132 médecins pour déterminer si une solution d’IA, pour retranscrire et résumer la consultation d’un patient, permettait d’alléger leur charge administrative. A la fin de l’expérimentation, 60 % d’entre eux ont décidé de continuer à utiliser l’IA, vu les résultats enregistrés :

    • une réduction de 72 % du temps moyen de documentation par note ;
    • un gain de 3,3 heures par semaine ;
    • une amélioration de la satisfaction vis-à-vis de la charge de travail et de la pratique globale ;
    • et une diminution de l’épuisement professionnel et du sentiment d’accablement chez les médecins.

     

    Les autres 40 % n’ont pas choisi d’adopter la solution pour les raisons suivantes :

    • une charge de documentation faible ou inexistante ;
    • leur dossier médical électronique n’était pas intégré dans l’outil ;
    • et une charge de travail était trop importante pour permettre cette adoption.

     

    2) les diagnostics basés sur l’IA pour le dépistage de la rétinopathie diabétique :

    En 2018, la Food and Drug Aministration (FDA) a approuvé un système d’IA pour détecter la rétinopathie diabétique (RD), offrant la possibilité aux médecins de chercher la RD sans recourir à un spécialiste pour l’interprétation des images.

    Portant sur 900 patients diabétiques sans antécédents de RD, les images oculaires ont été vues par des spécialistes et par un outil d’IA (mtmDR). Les résultats suivants ont été obtenus :

    • 621 patients négatifs selon les spécialistes contre 556 patients négatifs selon mtmDR ;
    • 198 patients positifs identifiés par les spécialistes contre 173 par mtmDR ;
    • les principaux objectifs du critère d’évaluation prédéfinis étaient une sensibilité de précision diagnostique supérieure à 85 % et une spécificité supérieure à 82,5 % – le système d’IA a dépassé les objectifs avec une sensibilité de 87,2 % et une spécificité de 90,7 %.

     

    Les engagements de l’AMA sur l’utilisation de l’IA en santé

    L’évolution grandissante de l’IA dans le secteur de la santé a encouragé l’AMA à adopter les engagements suivants :

    • développer des principes d’IA pour garantir une utilisation plus sûre, efficace et éthique dans les soins de santé ;
    • établir des politiques favorisant un accès équitable aux outils d’IA et réduisent le risque de biais (informations fausses et trompeuses)  ;
    • collaborer avec les leaders de la santé et de la technologie pour faire progresser la recherche et le développement d’applications d’IA en médecine ;
    • et faire entendre la voix des médecins dans les différentes phases d’élaboration de l’IA en médecine.

     

     

     

  • Pharma : 5 Mds€ d’investissements dans la recherche et développement

    2 régions concentrent 41 % des emplois

    Dans leur récente infographie du secteur, Les entreprises du médicament (Leem) illustrent l’évolution de l’industrie pharmaceutique (production, salariés, chiffre d’affaires, budget) sur l’ensemble du territoire français, à la sortie de la crise du Covid-19. Avec un total de 106 000 personnes employées au total, ce secteur économique a recruté près de 16 000 personnes en 2022.

    271 sites de production sont présent sur le territoire du pays, employant 35 400 personnes. La répartition géographique du nombre d’emplois est très variables d’une région à une autre :

    • la région de l’Ile-de-France concentre à elle seule 28 000 salariés, suivie par l’Auvergne Rhône-Alpes qui en compte 16 000 ;
    • loin derrière, le Centre-Val-de-Loire et la Normandie emploient respectivement 7 809 et 9 800 salariés ;
    • le reste des régions, le nombre ce nombre est compris entre 4 200 et 6 700, sauf dans les territoires avec une densité démographique plus faible comme la Bretagne (1 300), les Pays de la Loire (1 800) ou la Corse (32).

     

    48 % du chiffres d’affaires réalisés à l’export

    S’il investit plus de 5 milliards d’euros dans sa R&D, la Pharma française génère 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 48 % à l’export. Cela témoigne de la place qu’occupe le marché international – très compétitif – sur le plan des objectifs commerciaux de ce secteur.

    La place de la R&D parmi les investissements de l’industrie pharmaceutique s’explique, par ailleurs, par le leadership de la France en termes d’essais cliniques au niveau européen, notamment dans le domaine de l’oncologie.

     

    👉 Infographie synthétique du secteur :

    Les entreprises du médicament, une chance pour la france", Infographie du Leem paru en février 2024
    Les entreprises du médicament, infographie parue en février 2024- @Leem

     

  • Resah : un groupe d’étude pour optimiser les achats de médicaments et de DM

    Les achats “à forts impacts” comme périmètre

    Contacté par H&TI, le Resah confirme que le lancement de ce nouveau groupe d’étude et de benchmarking (GEB) (initialement annoncé pour mars) sera fera en avril 2024.

    Ces travaux viseront des périmètres d’achats “à forts impacts”, avec des réflexions menées autour de “certains médicaments et dispositifs médicaux à enjeux”. L’objectif de performance économique par les établissements sera recherché sans pour autant négliger des objectifs de performance globale au niveau de la qualité et la sécurité des soins, ainsi que de la qualité de l’approvisionnement, de la vie au travail et du développement durable.

    Le GEB aura ainsi pour objectifs :

    • d’optimiser les stratégies achats, à travers la réalisation de cartographie des achats, la définition de stratégies distinctes selon les périmètres achats concernés (zone concurrentielle, situation de monopole ou assimilé) ;
    • d’harmoniser les pratiques pour réduire le nombre de références (avec une mobilisation renforcée de la Comedims sur ce sujet) ;
    • de développer de l’éco-conception de soins et la prise en compte de son impact sur les achats ;
    • de gérer les stocks et réduire les produits périmés ;
    • et d’améliorer le pilotage par exemple avec le déploiement d’approches en coût global.

     

    Différents représentants des établissements au sein du groupe

    L’optimisation des stratégies d’achat de produits de santé est primordiale à l’heure où la technologie est en constante évolution, où les réglementations évoluent et où les exigences économiques, sociales et environnementales sont de plus en plus fortes.

    Présidé par Kamel Bouyahiaoui, directeur des affaires économiques et de la logistique du CHU de Dijon, le GEB réunit des directeurs et des responsables d’achats, des directeurs administratifs et financiers, des directeurs de la performance ainsi que des pharmaciens exerçant dans des établissements de santé.

    Les deux autres GEB lancés par le Resah concernent :

    • l’amélioration du pilotage des achats responsables ;
    • et l’optimisation et la sécurisation de l’approvisionnement en produits de santé des pharmacies à usage intérieur (PUI).

     

  • Territoires : quelles actions à mettre en place par les élus locaux pour réussir le déploiement de la e-santé ?

    Principales réflexions des élus sur le numérique en santé

    Selon le rapport de l’ESPT, le déploiement de l’e-santé se fera dans le cadre du plan national pour un numérique inclusif (PNI2), notamment avec les collectivités territoriales que sont les régions, les départements, les intercommunalités et les communes. Les élus locaux assument, eux aussi, la responsabilité de réussir l’adoption de la e-santé ainsi que les ajustements nécessaires pour son utilisation par tous, sur leurs territoires respectifs. Parmi les points clés de la réflexion proposée par l’ESPT sur la e-santé :

    • la centralisation des données : malgré le gain de temps et l’accès aux informations du patient, elle soulève des questions éthiques et juridiques comme la confidentialité et l’utilisation des données ;
    • une approche territoriale indispensable: le développement de la e-santé doit se faire une réflexion approfondie sur les besoins et les réalités de chaque territoire, notamment en termes de couverture numérique, les spécificités locales et les attentes des citoyens ;
    • la lutte contre la fracture numérique : le numérique ne doit pas amplifier les inégalités d’accès aux soins, il faut mettre en place des politiques et des solutions pour que tous les citoyens, dont ceux vivant des zones rurales ou isolées, bénéficient de la e-santé ;
    • le renforcement les collaborations et l’innovation : la e-santé compte sur la contribution des patients, des professionnels de santé, des institutions publiques et privées, des chercheurs et innovateurs.

     

    Les fondations du PN2I

    Le plan national pour un numérique inclusif (PN2I) est une initiative essentielle pour réduire la fracture numérique et garantir l’accès de tous aux services numériques. Sa réussite dépend d’une mobilisation collective des acteurs publics, privés et associatifs, ainsi que d’une collaboration étroite entre les différentes collectivités territoriales.

    Le PN2I lancé en 2018 et renforcé en 2020 a pour objectif d’accompagner les publics éloignés du digital. Voici ces axes principaux :

    • détecter les publics : former les travailleurs sociaux à identifier les personnes en difficulté avec le numérique, sensibiliser à l’inclusion lors des services civiques, développer des outils en ligne pour les sensibiliser à l’identification des besoins ;
    • orienter les publics vers des lieux d’accompagnement : mettre en place le Pass numérique et former les agents d’acceuil à l’orientation des publics vers les lieux adaptés ;
    • accompagner les démarches administratives : encadrer et professionnaliser les aidants numériques et développer des outils/services afin de faciliter les démarches en ligne ;
    • consolider les lieux de médiation numérique : déployer des têtes de réseau locales pour coordonner les actions d’inclusion numérique, créer des Hubs France Connectée pour proposer un accès libre et accompagné aux outils numériques ;
    • outiller et soutenir les dispositifs : proposer des outils d’auto-évaluation des compétences numériques, comme PIX, et mettre à disposition des ressources et des formations destinées aux acteurs de l’inclusion numérique.

     

    Pour articuler le plan, des compétences sont mises en place par les différentes collectivités territoriales :

    • par la région : pour le développement économique et l’inclusion numérique des entreprises ;
    • par le département : pour la solidarité territoriale et l’inclusion sociale des populations fragilisées ;
    • par les intercommunalités : pour la coordination des actions d’inclusion numérique à l’échelle locale ;
    • et par les communes : pour le premier contact avec les usagers et l’installation de services de proximité.
  • Chirurgie : Rofim et Ama santé lancent une solution globale de téléassistance

    Aider les établissements à maintenir leurs activités

    Fruit d’une collaboration entre Rofim et Ama, avec la participation de la chaire d’innovation Bloc opératoire augmenté (Bopa) portée par l’AP-HP, l’Institut Mines Telecom et l’Université Paris Saclay, cette solution de téléassistance chirurgicale couvre les phases pré, per et post-opératoire. Elle est déjà présente dans certains centres de santé à Paris ainsi que chez les ARS et les Grades de Guyane et de Martinique.

    Accessible via un navigateur web, la plateforme offre les avantages suivants :

    • un transfert d’expertise et un maintien d’activité pour les centres requérants ;
    • une extension de l’influence des centres experts et la possibilité d’apporter un second avis pour des situations chirurgicales complexes ;
    • une meilleure prise en charge des patients grâce à l’échange d’expertise chirurgicale à travers plus d’experts, comme l’assistance d’un chirurgien junior au sein d’un CHU ;
    • mais aussi un chiffrage et une sécurisation qui empêchent que les données ne soient conservées.

     

    Les fonctionnalités de cette téléassistance chirurgicale

    Selon ses éditeurs, cette solution favorise les pratiques du bloc opératoire et encourage la coopération entre les centres hospitaliers. Elle propose notamment :

    • une téléexpertise : les centres médicaux peuvent demander un avis spécialisé auprès d’un centre de référence en transmettant le dossier médical et les imageries préopératoires du patient en question ;
    • une assistance d’expert à distance : pendant l’opération, le chirurgien peut partager son point de vue en temps réel avec un expert à distance qui l’assiste grâce à la réalité augmentée (l’expert reçoit divers flux vidéo en simultané et dispose de fonctionnalités avancées, telle que le pointage vidéo, la prise de photos annotées, le zoom, le contrôle de la luminosité et des contrastes…) ;
    • des réunions pluridisciplinaires inter-centres : la solution permet d’organiser des réunions virtuelles entre plusieurs équipes médicales pour discuter de cas complexes.

     

     

  • UK : une application permet aux Londoniens de consulter leurs plans de soins personnalisés (NHS)

    Plus de 55 000 londoniens utilisent déjà l’UCP

    L’UCP est également disponible sur le London Care Record, ainsi que via certains systèmes locaux de dossiers électroniques des patients, ou via un portail web. Introduit en juillet 2022, il est initialement destiné à aider les professionnels de santé à planifier les soins de fin de vie et les soins palliatifs.

    Aujourd’hui, plus de 55 000 habitants de la capitale britannique utilisent l’UCP. La plateforme a, jusque-là, été consultée 290 000 fois par des professionnels de santé, dont 83 000 fois par les services d’urgence.

    Les préférences de fin de vie transmises aux soignants

    L’UCP garantit que les patients reçoivent les soins qu’ils préfèrent lorsqu’ils atteignent la fin de leur vie, y compris la possibilité de mourir dans le contexte de leur choix. En permettant aux gens de consulter leur “plan de soins universels” via l’application du National health service (NHS), “la visibilité et la sensibilisation sont stimulées”, contribuant ainsi “à garantir que les bons soins sont prodigués au bon moment et au bon endroit”, explique Katherine Buxton, responsable clinique de l’UCP. Et d’ajouter : “Cela contribuera à donner aux gens l’assurance dont ils ont tant besoin dans ce qui peut souvent être une période très difficile.”

    A la suite d’un programme pilote, lancé en novembre 2023 dans 20 cabinets de médecins généralistes, les plans de soins ont été consultés 627 fois par les patients via l’application NHS en janvier 2024.

    Comment est élaboré ce plan de soins ?

    L’UCP est un service du NHS permettant à chaque Londonien de partager en ligne ses préférences en matière de soins et de relations avec les professionnels de santé. Après un échange entre le soignant et son patient, un plan de soins est créé à partir des éléments suivants :

    • ce qui est important pour le patient dans son quotidien ;
    • de quel soutien a-t-il besoin et qui est le mieux placé pour leur fournir ;
    • et les informations sur les autres personnes susceptibles de participer à ses soins (famille et proches).

     

    Le plan de soins est ainsi créé et est visible par tous les services de santé, tels que le London Ambulance Service, le 111 et les services de médecins généralistes.

    La technologie utilisée pour l’UCP

    L’UCP offre plusieurs avantages techniques aux utilisateurs du système de santé :

    • un partage d’informations en temps réel entre divers établissements de soins de santé de la région londonienne ;
    • une interopérabilité pour assurer les échanges d’informations entre les différents systèmes informatiques de santé ;
    • une plateforme ouverte de données de santé et des outils “low code” pour créer rapidement des applications de planification dynamique de soins ;
    • un stockage de données centralisé en s’appuyant sur un stockage persistant central, ouvert et sur openEHR, pour garantir l’interopérabilité et la fédération du système ;
    • une réduction de la duplication des données ;
    • et des plans de soins partagés pour établir une variété de parcours cliniques.

    Des développements de l’application mobile et web sont menés par le NHS afin de permettre aux patients de créer et de modifier eux-mêmes leurs plans de soins. Une fonctionnalité qui devrait être disponible plus tard cette année.

     

  • DCT : la phase pilote ouverte aux études internationales (DGS)

    Elaborer une doctrine et des recommandations françaises

    Cette phase pilote a été lancée par le ministère de la Santé, l‘Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Elle a pour objectif :

    • d’établir des recommandations sur les DCT ;
    • et de permettre à la Cnil d’élaborer une doctrine sur la dématérialisation et la décentralisation des essais cliniques.

     

    Par ailleurs, cette phase porte sur les essais cliniques portant sur un médicament, un dispositif médical (DM) ou un DM de diagnostic in vitro (DMDIV). Mais les essais concernant une première administration à l’humain en sont exclus.

    Quel intérêt de l’ouverture aux études internationales ?

    L’ouverture de la phase pilote, annoncée par la DGS, aux études internationales dans le domaine des essais cliniques représente un tournant majeur dans la recherche médicale contemporaine. Cette démarche vise à :

    • élargir les champs d’application de la phase pilote et recueillir plus de données sur les DCT ;
    • promouvoir l’attractivité de la France, la décentralisation étant, selon le Leem, un facteur important pour les industriels et une norme aux Etats-Unis ;
    • mais aussi nourrir la doctrine sur la dématérialisation et la décentralisation à élaborer par la Cnil.

     

     

  • Pharma : le niveau de confiance des Français dans le secteur reste stable (62 %)

    62 % des Français ont confiance en la Pharma

    Le secteur du médicament en France est à la 5e place des domaines les mieux perçus par les citoyens (62 %), derrière le secteur de l’aéronautique et l’aérospatial (80 %), du bâtiment et des travaux publics (71 %), de l’automobile (68 %) et des télécommunications et du numérique (65 %). Cette étude de l’Ipsos été réalisée en ligne, du 7 au 11 décembre 2023, sur un échantillon de 1 000 personnes.

    Le niveau de confiance envers l’industrie du médicament est particulièrement stable depuis 2021. Par ailleurs, ce niveau relativement supérieur aux résultats des années précédentes : il a progressé de 10 points par rapport à 2019 (52 %) et de 6 points par rapport à 2020 (56 %).

     

    La stabilité de la confiance dans le secteur du médicament : Ipsos | Réputation des entreprises du médicament - Décembre 2023
    Une stabilité de la confiance dans le secteur du médicament – Ipsos, décembre 2023

     

    Une confiance en baisse dans les médicaments, pas dans les vaccins

    77 % des personnes sondées déclarent avoir confiance en les médicaments. Un score inférieur de 4 points par rapport à celui de 2022. D’un autre côté, les vaccins ne perdent pas de point aux yeux des Français, en 2023. Bien au contraire, le niveau de confiance en ces produits de santé atteint les 75 %, soit 2 points de plus par rapport à l’année précédente.

     

    La confiance en baisse des médicaments tandis que celle des vaccins reste constante - Ipsos, décembre 2023
    La confiance en baisse des médicaments tandis que celle des vaccins reste constante – Ipsos, décembre 2023

     

    L’impact de la crise du Covid-19 sur l’image de la Pharma

    Ces dernières années, la confiance des Français dans les médicaments a connu une instabilité particulière. Passant de 78 % à 73 % entre 2019 à 2020, pour rebondir ensuite à partir de 2021 et retrouver son niveau d’avant la pandémie, à 79 %.

    Le même phénomène est observé du côté des vaccins, en lesquels 76 % des Français déclarent avoir confiance en 2019. Un taux qui tombe à 68 % en 2020, avant de remonter en 2021 pour atteindre les 80 %, avant de retrouver le niveau des 75% en 2023.

     

    La confiance envers les médicaments chutent en 2020 avant de retrouver son niveau d'avant Covid - Ipsos, décembre 2023
    La confiance envers les médicaments chutent en 2020 avant de retrouver son niveau d’avant Covid – Ipsos, décembre 2023