Le laboratoire suédois Elypta a dévoilé, lors du 40e congrès annuel de l’Association européenne d’urologie à Madrid, les premiers résultats d’une étude sur un nouveau test urinaire destiné à améliorer la détection des récidives du carcinome rénal à cellules claires.
Cancer du rein : 400 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année
Le carcinome rénal à cellules claires (CCRcc) est la forme la plus courante de cancer du rein, représentant 90 % des cas.
- 400 000 nouveaux cas de cancer du rein sont diagnostiqués chaque année dans le monde.
- Un cinquième des patients opérés voit la maladie réapparaître dans les cinq ans.
- La majorité des récidives surviennent dans les deux premières années.
À ce jour, la surveillance repose uniquement sur la tomodensitométrie (scanner CT) réalisée tous les 6 à 12 mois selon le niveau de risque.
Détection précoce du cancer du rein : la technologie des glycosaminoglycanes (GAGs)
Contrairement aux méthodes conventionnelles, telles que l’imagerie médicale, Elypta a développé le test Gagome, une technologie innovante exploitant la signature des glycosaminoglycanes (GAGs) pour une détection précoce du cancer du rein. Cette approche non invasive repose sur :
- Une simple prise de sang ou d’urine.
- L’analyse des glycosaminoglycanes circulants.
- L’interprétation des résultats par algorithmes d’apprentissage automatique.
L’étude clinique multicentrique sur la détection précoce du cancer du rein
L’étude clinique AURORAX-0087A vise à évaluer la capacité du test GAGmes à détecter les récidives du CCRcc. Il s’agit de la plus vaste étude menée sur des patients ayant subi une ablation complète du rein.
- 1 100 patients inclus sur 30 sites aux États-Unis et en Europe.
- Suivi par tomodensitométrie et tests urinaires trimestriels.
- Analyse des échantillons urinaires par spectrométrie de masse pour générer un score prédictif comparant test urinaire et tomodensitométrie.
Les résultats intermédiaires
Les premières analyses mettent en évidence :
- Une sensibilité de 90 %, identifiant les récidives tumorales.
- Une valeur prédictive négative de 97 %, excluant avec fiabilité les récidives.
Actuellement réservé à la recherche, ce test pourrait réduire de moitié le nombre d’examens postopératoires et s’appliquer à d’autres cancers.