Bernard

  • Elypta présente les premiers résultats d’un test pour la détection des récidives du cancer du rein

    Le laboratoire suédois Elypta a dévoilé, lors du 40e congrès annuel de l’Association européenne d’urologie à Madrid, les premiers résultats d’une étude sur un nouveau test urinaire destiné à améliorer la détection des récidives du carcinome rénal à cellules claires.

    Cancer du rein : 400 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année

    Le carcinome rénal à cellules claires (CCRcc) est la forme la plus courante de cancer du rein, représentant 90 % des cas.

    • 400 000 nouveaux cas de cancer du rein sont diagnostiqués chaque année dans le monde.
    • Un cinquième des patients opérés voit la maladie réapparaître dans les cinq ans.
    • La majorité des récidives surviennent dans les deux premières années.

    À ce jour, la surveillance repose uniquement sur la tomodensitométrie (scanner CT) réalisée tous les 6 à 12 mois selon le niveau de risque.

    Détection précoce du cancer du rein : la technologie des glycosaminoglycanes (GAGs)

    Contrairement aux méthodes conventionnelles, telles que l’imagerie médicale, Elypta a développé le test Gagome, une technologie innovante exploitant la signature des glycosaminoglycanes (GAGs) pour une détection précoce du cancer du rein. Cette approche non invasive repose sur :

    • Une simple prise de sang ou d’urine.
    • L’analyse des glycosaminoglycanes circulants.
    • L’interprétation des résultats par algorithmes d’apprentissage automatique.

    L’étude clinique multicentrique sur la détection précoce du cancer du rein

    L’étude clinique AURORAX-0087A vise à évaluer la capacité du test GAGmes à détecter les récidives du CCRcc. Il s’agit de la plus vaste étude menée sur des patients ayant subi une ablation complète du rein.

    • 1 100 patients inclus sur 30 sites aux États-Unis et en Europe.
    • Suivi par tomodensitométrie et tests urinaires trimestriels.
    • Analyse des échantillons urinaires par spectrométrie de masse pour générer un score prédictif comparant test urinaire et tomodensitométrie.

    Les résultats intermédiaires

    Les premières analyses mettent en évidence :

    • Une sensibilité de 90 %, identifiant les récidives tumorales.
    • Une valeur prédictive négative de 97 %, excluant avec fiabilité les récidives.

    Actuellement réservé à la recherche, ce test pourrait réduire de moitié le nombre d’examens postopératoires et s’appliquer à d’autres cancers.

     

  • Toux chronique : une thérapie numérique sur prescription déployée au Japon

    Le laboratoire japonais Kyorin, en collaboration avec la start-up de santé numérique américaine Hyfe, développe et commercialise la première thérapie numérique sur prescription destinée au traitement de la toux chronique.

    Une prévalence élevée et des traitements limités

    La toux chronique, définie comme une toux persistante durant huit semaines ou plus chez l’adulte, affecte entre 3 % et 18 % de la population générale, avec une prévalence accrue chez les personnes âgées. Les traitements conventionnels reposent sur :

    • Des médicaments neuromodulateurs (amitriptyline, prégabaline et gabapentine).
    • Une corticothérapie inhalée d’au moins quatre semaines chez les patients sans étiologie évidente.
    • La suppression comportementale de la toux, une approche non médicamenteuse pratiquée par les orthophonistes, visant à améliorer le contrôle volontaire de la toux et à réduire l’irritation qui la déclenche.

    Si les traitements pharmacologiques présentent des effets secondaires, l’accès aux orthophonistes et kinésithérapeutes formés à la suppression comportementale de la toux reste limité, notamment au Japon.

    Une innovation basée sur l’IA et la suppression comportementale

    Face à ces défis, Hyfe a développé une thérapie numérique sur prescription combinant :

    • Une intelligence artificielle avancée dédiée à la détection et au suivi de la toux.
    • Une base de données regroupant plus de 70 millions d’échantillons de toux chronique.
    • Une application mobile permettant un suivi personnalisé du traitement.

    Cette approche associe la suppression comportementale de la toux, qui améliore l’état de jusqu’à 87 % des patients, à un système de surveillance en temps réel. L’application fournit un accompagnement personnalisé et un retour d’information basé sur l’analyse des schémas de toux.

    Une adaptation au marché japonais et une expansion mondiale

    Le laboratoire japonais Kiorin, spécialisé en médecine respiratoire, a adapté cette thérapie numérique aux spécificités du marché nippon et assure la commercialisation de la technologie de Hyfe sur l’archipel. À moyen terme, la solution prévoit une expansion en Asie du Sud-Est, puis à l’échelle mondiale.

    Selon Data Bridge Market Research, le marché mondial de la toux chronique était estimé à 6,15 milliards USD en 2021 et devrait atteindre 11,38 milliards USD d’ici 2029, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) d’environ 8 %.

  • Hépatite B : un test rapide pour prévenir la transmission mère-enfant

    Des scientifiques de l’Institut Pasteur, en collaboration avec l’Université de Kumamoto, ont développé un test rapide et précis pour évaluer la transmissibilité de l’hépatite B de la mère à l’enfant.

    Une infection virale mondiale

    Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’hépatite B chronique touche plus de 254 millions de personnes. La prévalence atteint 8 % de la population adulte dans certains pays à faibles ressources, contre moins de 2 % en Europe occidentale et en Amérique du Nord. En France, on estime à 143 000 le nombre de porteurs chroniques du virus.

    Limites des tests en 2025

    La transmission materno-fœtale et intrafamiliale est la principale voie de contamination. Responsable de 1,1 million de décès annuels, l’hépatite B impose un diagnostic précoce pour initier un traitement antiviral. Or, les tests de quantification de la charge virale par PCR sont coûteux et requièrent des infrastructures sophistiquées, limitant leur accès dans les zones défavorisées.

    Une solution innovante

    L’équipe Pasteur-Kumamoto a mis au point un test de diagnostic rapide (TDR) détectant l’antigène du noyau viral (HBcrAg). Simple, peu coûteux, utilisable au lit du patient, il fonctionne sans équipement ni alimentation électrique.

    Les performances validées en étude clinique

    Une étude multicentrique menée en Afrique de l’Ouest sur 284 patientes non traitées a comparé ce test aux PCR standards. Publiée dans Clinical Gastroenterology & Hepatology, elle démontre :

    • Sensibilité de 72,7 % et spécificité de 91,7 % pour une charge virale ≥ 2 000 UI/ml
    • Sensibilité de 86,7 % et spécificité de 88,7 % pour une charge virale ≥ 20 000 UI/ml
    • Sensibilité de 91,4 % et spécificité de 86,3 % pour une charge virale ≥ 200 000 UI/ml

    Un algorithme diagnostique intégrant ce test, sans recours au dosage de l’ADN viral, a atteint 93,2 % de sensibilité et 86,7 % de spécificité pour identifier les patients éligibles à un traitement selon les critères de l’Association américaine pour l’étude des maladies du foie (AASLD).

    Les perspectives cliniques, notamment dans les régions à ressources limitées

    Plus rapide (45 minutes), aussi fiable que la PCR, ce test pourrait être intégré aux soins prénataux de routine dans les structures de santé décentralisées. Les prochaines étapes incluent :

    • L’optimisation continue du test
    • Des études complémentaires dans divers contextes cliniques
    • Un déploiement à grande échelle, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est

     

  • Téléréhabilitation et Parkinson : une solution prometteuse évaluée au Japon

    Maladie de Parkinson : un doublement attendu d’ici 2030 au Japon

    Des chercheurs japonais spécialisés en rééducation et neurologie ont évalué l’efficacité d’un programme de téléréhabilitation pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Avec 30 % de sa population, soit 36,25 millions de personnes ayant plus de 65 ans, le Japon est particulièrement concerné par cette pathologie. Le nombre de patients atteints de Parkinson devrait doubler d’ici 2030 par rapport à 2005.

    Les bienfaits de la réhabilitation

    La réadaptation vise à améliorer les symptômes moteurs tels que la rigidité, les tremblements, l’instabilité posturale, les troubles de la marche mais également les troubles non moteurs comme la dysphagie et l’ hypophonie. Elle inclut :

    • Des exercices ciblés sur la posture, la mobilité et la force
    • De l’orthophonie pour la parole et la déglutition
    • De l’ergothérapie pour améliorer les activités quotidiennes

    Une solution de téléréadaptation pour pallier le manque d’accès aux soins

    Les chercheurs du département de neurologie de l’Université Keio à Kyoto ont développé un programme de réadaptation à domicile via internet pour pallier le manque d’accès aux centres de réadaptation. Le programme s’appuie sur :

    • Des contenus de réadaptation préenregistrés
    • Des séances en visioconférence avec un physiothérapeute
    • Des conseils pratiques pour la gestion de la maladie
    • Des conférences courtes animées par un médecin

    Une étude de cohorte prospective

    L’efficacité du programme a été évaluée sur 56 patients atteints de Parkinson ayant suivi des séances bimensuelles via Zoom pendant six mois. L’étude a mesuré :

    • La satisfaction des patients
    • L’impact sur les activités quotidiennes et la qualité de vie
    • La convivialité de la plateforme

    Des résultats encourageants

    Publiés dans le Journal of Rehabilitation Medicine, les résultats indiquent :

    • 91,1 % des patients satisfaits de la téléréhabilitation
    • 91,9 % ayant adopté une routine d’exercice.
    • 71,4 % ressentant un impact positif sur leur bien-être émotionnel
    • Une évaluation positive de la convivialité : utilité (76,1 %), facilité d’utilisation et apprentissage (73,5 %), qualité de l’interface (75,4 %)

    Au regard de ces résultats, les chercheurs japonais estiment que la téléréhabilitation pourrait s’imposer comme une option de traitement courante pour les patients atteints de la maladie de Parkinson vivant loin des centres de réadaptation spécialisés.

     

  • Thermo Fisher lance une nouvelle gamme de tests rapides pour les maladies infectieuses émergentes

    La réponse à une menace mondiale en expansion

    SARS-CoV-2, Mpox, H1N1, Zika, Chikungunya, Lyme, Dengue, Ebola… Depuis 1900, 335 maladies infectieuses émergentes (MIE) ont été identifiées. Leur nombre a presque quadruplé en 50 ans sous l’effet de nouveaux agents pathogènes ou mutations de souches existantes. Les quatre causes majeures de cette prolifération sont :

    • La mondialisation, avec la diffusion accrue des pathogènes par les échanges et déplacements ;
    • Les changements climatiques, qui ont conduit à une expansion des vecteurs infectieux comme les moustiques ;
    • L’urbanisation et la pression humaine, qui ont accentués les contacts avec les réservoirs animaux ;
    • Les mutations génétiques, qui ont conduit à l’adaptation et à la résistance aux traitements.

    En plus de cette multiplication, les méthodes classiques de diagnostic présentent plusieurs contraintes et commencent à montrer leurs limites. La sérologie souffre d’une sensibilité limitée et d’un délai de résultats pouvant atteindre 15 jours. La culture cellulaire permet l’isolement du pathogène, mais son processus est long et complexe. Quant à l’immunofluorescence, bien qu’efficace pour certains virus respiratoires, elle reste limitée aux charges virales élevées, ce qui réduit son applicabilité

    Une technologie combinant immunochimie et biologie moléculaire

    Pour répondre à ces problématiques, Thermo Fisher Diagnostics a développé des tests alliant immunochromatographie et PCR multiplex pour une détection simultanée et rapide. Ses kits qui se composent de bandelettes immunochromatographiques pour une lecture fiable, de réactifs monoclonaux marqués assurant une détection précise affichent les performances suivantes :

    • Des résultats en moins de 30 minutes ;
    • Une sensibilité supérieure à 95 % pour certains pathogènes ;
    • Une spécificité de 98 %, réduisant les faux positifs ;
    • Une detection simultanée de plusieurs agents grâce à la PCR multiplex.

    Un premier déploiement prévu en Europe avant de s’attaquer aux marchés américains et asiatiques :

    Fort de ses 11 sites de production en Europe (Allemagne, Finlande, France, Pays-Bas, Italie et Royaume-Uni), Thermo Fisher Diagnostics déploie massivement ses nouveaux kits sur le marché européen. La production mondiale sera progressivement étendue aux États-Unis, via ses six sites majeurs, ainsi qu’à l’Asie, où l’entreprise dispose de trois unités à Singapour, en Chine et à Taïwan, avec un déploiement prévu d’ici la fin du premier trimestre.

    Présent aux côtés des géants du diagnostic in vitro BioMérieux, Cepheid et Qiagen, Thermo Fisher Diagnostics vise un marché estimé à 24,52 milliards de dollars en 2023, attendu à 41 milliards en 2031 (+6,64 %/an) selon, Data Bridge Market.

     

  • Une échelle de mesure du mal-être numérique chez les adolescents validée en Chine

    Une équipe de chercheurs chinois spécialisée en santé mentale a validé une échelle numérique permettant d’évaluer le mal-être numérique chez les adolescents. Ce phénomène, qui concerne un adolescent sur vingt âgé de 12 à 17 ans selon une étude américaine, se manifeste par la publication en ligne de contenus négatifs sur soi-même ou par le cyberharcèlement auto-dirigé.

    Un risque majeur pour la santé mentale des adolescents chinois

    L’envoi ou le partage de comportements préjudiciables à soi-même en ligne est fortement corrélé à l’anxiété, aux troubles du sommeil, aux troubles alimentaires, à la dépression et aux comportements suicidaires. Le mal-être numérique constitue ainsi un facteur de risque significatif pour la santé mentale des adolescents chinois et pourrait servir d’indicateur précoce de tendances suicidaires.

    L’outil DSI-8 pour étudier le mal-être numérique

    Les chercheurs des départements de santé mentale et de médecine sociale de l’Université de Jilin, ainsi que du Centre de diagnostic et de traitement des maladies psychosomatiques du Sixième Hôpital de Changchun, ont mis au point une échelle de mesure du mal-être numérique, baptisée DSI-8. Cet outil se compose de huit éléments répartis en deux catégories :

    • Les atteintes à l’image de soi externe : publication ou partage de contenus négatifs ou nuisibles sur soi-même en ligne.
    • Les atteintes émotionnelles internes : expression en ligne de sentiments négatifs ou auto-destructeurs.

    La validation scientifique 

    Les chercheurs ont mené une étude de développement et de validation de l’échelle DSI-8 entre 2022 et 2023, impliquant une cohorte de plus de 1 600 adolescents chinois. Ils ont utilisé des entretiens semi-structurés, des enquêtes par questionnaire, des évaluations par des experts et des tests de validité et de fiabilité.
    Les résultats, publiés dans BioMed Central Public Health, démontrent :

    • Une excellente validité et fiabilité de l’outil, avec un coefficient de Cronbach compris entre 0,938 et 0,965.
    • Une fiabilité test-retest située entre 0,983 et 0,991.
    • Une corrélation négative entre le score total et la durée du sommeil.
    • Une corrélation positive entre le score total et d’autres critères tels que la dépression et l’anxiété.

    Les perspectives d’utilisation

    L’échelle DSI-8 pourrait être utilisée pour :

    • Identifier les adolescents à risque de mal-être numérique
    • Détecter précocement les comportements à risque
    • Mesurer l’efficacité des interventions visant à réduire ces comportements.
    • Développer des programmes de prévention ciblés sur les facteurs identifiés.

    Cette étude marque une avancée dans la compréhension et la prévention du mal-être numérique, un enjeu crucial pour la santé mentale des jeunes à l’ère du numérique.

  • Singapour teste une plateforme IA d’incitation comportementale pour la santé de sa population

    Une équipe de chercheurs américano-singapouriens a développé une plateforme algorithmique connectée visant à influencer le comportement de santé des individus de manière prévisible, sans recourir à des incitations financières. Cette plateforme, utilisant des appareils portables, envoie des rappels personnalisés et encourage des comportements de santé positifs chez la population singapourienne.

    Sensibilisation antérieure de plus de 700 000 personnes

    Les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections respiratoires sont courantes à Singapour. Les principaux facteurs de risque incluent l’activité physique insuffisante, une alimentation déséquilibrée, le tabagisme et le manque de sommeil. Actuellement, 700 000 personnes, soit 11 % de la population, participent au programme de santé National Steps Challenge. Cependant, ce programme présente plusieurs limites :

    • Manque de personnalisation
    • Participation inégale et engagement variable
    • Absence d’analyse fine des comportements

    Une plateforme algorithmique basée sur l’IA

    Les chercheurs ont utilisé la plateforme algorithmique de CueZen, baptisée NudgeRank, qui repose sur une combinaison de machine learning, big data et IA. Elle inclut :

    • Un moteur de recommandation personnalisé utilisant des réseaux de neurones graphiques
    • Une base de données dynamique qui collecte les informations des utilisateurs
    • Un système de personnalisation des contenus
    • Une infrastructure de calcul à grande échelle
    • Un système d’évaluation en temps réel

    Une étude contrôlée de santé publique et d’interventions numériques

    Les chercheurs ont mené une étude de 12 semaines avec 84 764 Singapouriens, utilisant des objets connectés (montres Apple, Fitbit, Garmin, Samsung, capteurs du Health Promotion Board). Ils ont mesuré le nombre de pas quotidiens, l’activité physique, et l’engagement avec les nudges. L’application Healthy 35 a synchronisé les données et recueilli des retours.
    Les résultats de l’étude publiés dans arxiv, site de prépublication de de recherches scientifiques, montrent :

    • Une augmentation de 6,17 % des pas quotidiens
    • Une hausse de 7,61 % de l’activité physique hebdomadaire
    • 1,12 million d’incitations envoyées avec un taux d’ouverture de 12,1 %

    Une application sur d’autres comportements de santé

    Les chercheurs envisagent de tester la plateforme sur d’autres comportements de santé, tels que l’alimentation, le sommeil et la gestion du stress. Ils souhaitent aussi évaluer les effets à long terme sur la santé globale, notamment la réduction des maladies cardiovasculaires, de l’obésité et du diabète.

  • Leica Biosystems et Molecular Instruments : une alliance pour des diagnostics oncologiques de nouvelle génération

    Leica Biosystems et Molecular Instruments s’associent pour développer une solution automatisée permettant la détection simultanée et rapide de cibles ARN et protéiques dans les tissus tumoraux.

    Un fardeau mondial : 2,05 millions de nouveaux cancers solides par an

    Selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les cancers solides causent près de 20 millions de décès chaque année. Parmi les plus prévalents :

    • Cancer du poumon : 2,5 millions de nouveaux cas/an (12,4 % de l’ensemble des cancers)
    • Cancer du sein : 2,3 millions de cas (11,6 %)
    • Cancer colorectal : 1,9 million de cas (9,6 %)
    • Cancer de la prostate : 1,5 million de cas (7,3 %)

    Limites des méthodes conventionnelles

    Les technologies actuelles présentent des contraintes :

    • Histopathologie : analyse morphologique sans information sur l’expression génique.
    • Immunohistochimie (IHC) : sensibilité variable, dépendance à la qualité des anticorps.
    • Hybridation in situ (ISH) : procédure longue et complexe.

    HCR Pro RNA-ISH : une avancée en hybridation in situ

    Molecular Instruments propose une hybridation in situ chromogénique à haute sensibilité (HCR Pro RNA-ISH), basée sur une amplification sans enzyme :

    • +25 % de détection des marqueurs HER2, impliqués dans le cancer du sein
    • +30 % de détection des mutations KRAS, associées au cancer colorectal et pulmonaire
    • +20 % de précision diagnostique, améliorant l’identification des sous-types moléculaires

    Automatisation : les atouts du système Bond RX de Leica Biosystems

    Leica Biosystems développe depuis sept ans Bond RX, un système robotisé optimisant la standardisation des colorations en pathologie :

    • Trois plateaux indépendants, pour un chargement rapide et flexible
    • Système d’éclairage interactif, facilitant la gestion des réactifs en vrac
    • Traitement de 30 lames en 2,5 heures, permettant l’exécution simultanée de plusieurs protocoles

    Une synergie pour des diagnostics plus précis

    L’intégration du système Bond RX avec la technologie HCR Pro RNA-ISH permet :

    • Une automatisation avancée, réduisant la variabilité inter-utilisateur et augmentant la reproductibilité des analyses
    • Une détection améliorée des biomarqueurs, affûtant la stratification des patients
    • Une meilleure identification des sous-types moléculaires des cancers du sein, du poumon et colorectal, facilitant le développement de thérapies ciblées

    Un marché en forte expansion

    Leica Biosystems et Molecular Instruments ciblent un marché en pleine croissance. D’après Data Bridge Market Research, le marché de l’hybridation in situ (ISH) est passé de 1,003 milliard USD en 2022 à 2,4 milliards USD estimés d’ici 2030, avec un TCAC de 11,5 %. Cette expansion est portée par la demande croissante de diagnostics précis et de recherches avancées en biologie moléculaire.

     

  • Étude sino-néerlandaise sur la e-santé et la maladie rénale chronique en Chine

    Un fardeau sanitaire majeur en Chine

    Une équipe de chercheurs hospitaliers chinois et néerlandais a exploré les perceptions et besoins des patients et professionnels de santé en Chine quant aux solutions numériques appliquées à la maladie rénale chronique (MRC). Selon l’OMS, 10 % de la population mondiale souffre d’une insuffisance rénale chronique, soit environ 700 millions de personnes. En Chine, 132 millions de patients sont concernés, représentant 20 % du fardeau mondial.Les stratégies actuelles (dialyse, traitements, surveillance des paramètres de santé, éducation thérapeutique) font face à des obstacles majeurs :

    • Un système de soins primaires peu développé
    • De fortes inégalités d’accès entre zones urbaines et rurales

    L’apport de la e-santé

    Les solutions numériques, reposant sur l’information, la surveillance, l’interaction et l’exploitation des données, améliorent la prise en charge de la MRC en permettant :

    • Un accès facilité à une information médicale fiable
    • Un suivi personnalisé et à distance
    • Une meilleure interaction entre patients et soignants via des plateformes intégrées

    Adapter l’expérience néerlandaise au contexte chinois

    Des chercheurs du Centre médical universitaire de Leiden et de l’université médicale de Guangzhou ont collaboré pour adapter le Medical Dashboard, un outil néerlandais de suivi des patients atteints de MRC.
    Leur étude qualitative, publiée dans International Journal of Medical Informatics, a :

    • Recruté 30 participants au sein du service de néphrologie de l’hôpital affilié à l’université de Zhengzhou (11 patients MRC, 9 patients en groupe de discussion, 10 soignants)
    • Mené des entretiens et groupes de discussion jusqu’à saturation des données
    • Analysé les résultats selon la méthode framework

    Les résultats clés

    L’étude révèle :

    • Une utilisation limitée de la e-santé au-delà de la recherche d’informations
    • Une forte attente (97 % des participants) d’outils numériques fiables, simples et intégrés aux pratiques médicales

    Les chercheurs recommandent une co-création avec patients et professionnels afin de simplifier l’interface du Medical Dashboard et d’y intégrer une messagerie directe.

     

  • Singapour intègre l’IA dans la prévention des maladies chroniques par la nutrition

    FoodSG : une analyse des habitudes alimentaires via l’IA

    Face à la progression des maladies chroniques, Singapour mise sur l’intelligence artificielle avec la plateforme FoodSG, développée par l’Agence alimentaire de Singapour (SFA) et GovTech. Cette initiative vise à lutter contre :

    • Les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers, en lien avec une alimentation déséquilibrée et un mode de vie sédentaire.
    • L’insuffisance d’apports en nutriments essentiels (fruits, légumes, fibres) et la consommation excessive de graisses saturées, de sel et de sucres.

    La plateforme collecte et analyse les comportements alimentaires des utilisateurs à partir de :

    • Applications mobiles comme Yuka et Open Food Facts, qui scannent les produits pour évaluer leur qualité nutritionnelle.
    • Capteurs et dispositifs connectés mesurant les paramètres de santé et les apports nutritionnels.
    • Enquêtes alimentaires pour affiner l’analyse des habitudes de consommation.

    Trois technologies d’IA pour des recommandations personnalisées

    L’apprentissage automatique (Machine Learning) : identification et classification des aliments via images et descriptions textuelles.
    L’apprentissage profond (Deep Learning) : reconnaissance avancée des plats et détection des tendances alimentaires.
    L’apprentissage contrastif supervisé : optimisation des modèles de reconnaissance pour une précision accrue.

    Une amélioration significative des comportements alimentaires

    Une étude menée auprès de 1 000 participants par une équipe de chercheurs de l’Ecole de Médecine de l’Hôpital universitaire national de Singapour a comparé leurs habitudes alimentaires avant et après six mois d’utilisation de la plateforme.
    Les résultats, publiés dans le Journal of Medical Internet Research, montrent des avancées notables :

    • Une diminution des comportements alimentaires à risque : -7,5 % de surconsommation et -5,3 % de grignotage.
    • Un meilleur contrôle alimentaire : +2,8 % d’autocontrôle des impulsions.
    • Une réduction des symptômes dépressifs : -6,7 %, suggérant un effet bénéfique sur le bien-être mental.
    • Une hausse de l’activité physique : +50,2 % en une semaine, une progression remarquable.

    Les autorités singapouriennes envisagent d’intégrer FoodSG dans les programmes de lutte contre l’obésité et le diabète pour toucher un public plus large.