Une enquête auto-administrée en ligne sur le diagnostic in vitro ; 1 Français sur 2 surestime sa santé
Roche Diagnostics France, en partenariat avec l’institut CSA, publie les résultats de la première édition de son baromètre sur la santé des Français. L’étude révèle un décalage notable entre une perception positive de leur état de santé et une réalité marquée par des retards de dépistage, notamment en diagnostic in vitro. L’enquête, menée en ligne par l’institut CSA pour Roche Diagnostics France porte sur un échantillon représentatif de 2 024 adultes (méthode des quotas : sexe, âge, CSP, région). Deux axes ont été étudiés :
- La perception de l’état de santé et les comportements de prévention.
- La fréquence et la nature des examens DIV réalisés.
Dépistage en France : des taux de recours préoccupants, le non-recours au dépistage expliqué par un sentiment de non-concerné
Alors que 35 % des Français déclarent souffrir d’une maladie chronique (diabète, maladies cardiovasculaires, respiratoires), la prévention reste un point faible du système de santé. Bien que 71 % de Français se déclarant en bonne santé, le recours au diagnostic in vitro demeure insuffisant, notamment pour les cancers :
- 46 % des femmes n’ont pas fait de mammographie dans les deux dernières années.
- 48 % des plus de 50 ans n’ont pas dépisté le cancer colorectal.
- Parmi les non-participants aux dépistages, 35 % ne se sentent pas concernés par le cancer du sein, 31 % par le cancer colorectal.
- 34 % des Français ont renoncé à des soins, surtout pour raisons financières ou difficulté d’accès aux praticiens, un taux particulièrement élevé chez les moins de 35 ans (47 %) et les aidants familiaux (55 %).
Disparités régionales : un frein au dépistage en France, jusqu’à 40 % de renoncements aux soins dans les Hauts-de-France,
Les écarts sont marquants selon les régions :
- Consultation chez le médecin généraliste : 93 % en Bourgogne-Franche-Comté contre 76 % en PACA et Corse.
- Vaccination antigrippale (65 ans et +) : 82 % en Île-de-France, 47 % en PACA et Corse.
- Renoncement aux soins : jusqu’à 40 % dans les Hauts-de-France, contre 29 % en Bretagne.
Ces inégalités s’expliquent par la densité médicale, la précarité socio-économique et une faible culture préventive. Pour améliorer le dépistage, renforcer l’accès aux soins et la sensibilisation est essentiel.
Taux de dépistage inférieur à 70 %,
À titre de comparaison, l’Allemagne et les Pays-Bas affichent des taux de dépistage supérieurs à 70 %. Pour Roche Diagnostics France, ce baromètre est à la fois un signal d’alerte et une feuille de route. L’entreprise recommande :
- D’améliorer l’accès aux tests, en particulier dans les zones sous-dotées.
- De renforcer la sensibilisation à l’importance du diagnostic précoce.
- D’agir prioritairement dans les territoires fragiles où les besoins sont les plus critiques.