Owkin démontre l’efficacité de l’inhibiteur grâce à l’IA
Après des multiples levées de fonds, de nombreuses collaboration et l’amélioration de ses solutions d’intelligence artificielle (IA) pour la découverte de médicaments, Owkin est sur le point de commercialiser une thérapie qui n’a encore jamais été utilisée chez les patients souffrants de cancer, mais dont la découverte est très prometteuse. Il s’agit d’OKN4395, un double inhibiteur des récepteurs prostanoïdes EP2 et EP4, qui a été découvert par le suisse Idorsia Pharmaceuticals grâce à la chimie médicinale, mais dont l’efficacité a été démontré par l’utilisation de l’IA sur les données de patients. Owkin indique en effet que son pipeline dévoilé à la fin du mois de mai “résulte de l’intégration de plusieurs moteurs d’IA internes, alimentés par des données multimodales de patients provenant d’un réseau de 61 centres de recherche de renom, ainsi que par l’expertise avancée d’une équipe de 110 data scientists”.
La licorne française a donc obtenu un accord de licence mondial exclusif avec Idorsia pour exploiter et commercialiser ce double inhibiteur. Mais avant d’être commercialisé, OKN4395 fera l’objet d’essais cliniques de phase 1 au premier trimestre de l’année 2025 pour démontrer son efficacité auprès des patients. L’entreprise se montre confiante quant à la réussite de ces essais, après que son moteur d’IA “a permis d’identifier les combinaisons thérapeutiques les plus prometteuses pour, en synergie avec les approches traditionnelles, fondées sur l’expertise”.
Bloque le développement de la tumeur
Owkin explique que la découverte de ce double inhibiteur est le fruit de 10 années de recherche de médicaments de la part d’Idorsia Pharmaceuticals et de ses collaborateurs. Grâce à leur accord exclusif avec Idorsia, Owkin pense être sur le point de commercialiser cette thérapie anticancéreuse, en estimant que cet actif “a le potentiel d’être le meilleur double inhibiteur de sa catégorie sur les cibles très complexes que sont les récepteurs EP2 et EP4”. L’IA d’Owkin a découvert “que la biologie EP2/EP4 perturbe de manière significative la connectivité des cellules T au sein du microenvironnement tumoral (TME) par des mécanismes directs et indirects”. L’utilisation de l’inhibiteur permettra ainsi d’empêcher le développement de cette biologie.
L’utilisation de l’IA lors des essais cliniques :
Lors des essais cliniques, Owkin utilisera l’IA pour “créer un bras de contrôle externe dans la phase 1B”, mais aussi les données multimodales des patients pour “sélectionner les critères d’inclusion/exclusion optimaux”. Ceci dans le but de réduire les risques d’échec des essais.
En plus de son accord avec Isadoria pour l’utilisation d’OKN4395, Owkin annonce l’exploitation de ses moteurs d’IA “pour compléter la découverte de médicaments en interne avec des actifs sous licence dans les domaines de l’oncologie, et des maladies immuno-inflammatoires”.



