VERDU BISSI Alexandre

  • Découverte de médicament par l’IA : Owkin s’apprête à lancer des essais cliniques en oncologie dès 2025

    Owkin démontre l’efficacité de l’inhibiteur grâce à l’IA

    Après des multiples levées de fonds, de nombreuses collaboration et l’amélioration de ses solutions d’intelligence artificielle (IA) pour la découverte de médicaments, Owkin est sur le point de commercialiser une thérapie qui n’a encore jamais été utilisée chez les patients souffrants de cancer, mais dont la découverte est très prometteuse. Il s’agit d’OKN4395, un double inhibiteur des récepteurs prostanoïdes EP2 et EP4, qui a été découvert par le suisse Idorsia Pharmaceuticals grâce à la chimie médicinale, mais dont l’efficacité a été démontré par l’utilisation de l’IA sur les données de patients. Owkin indique en effet que son pipeline dévoilé à la fin du mois de mai “résulte de l’intégration de plusieurs moteurs d’IA internes, alimentés par des données multimodales de patients provenant d’un réseau de 61 centres de recherche de renom, ainsi que par l’expertise avancée d’une équipe de 110 data scientists”.

    La licorne française a donc obtenu un accord de licence mondial exclusif avec Idorsia pour exploiter et commercialiser ce double inhibiteur. Mais avant d’être commercialisé, OKN4395 fera l’objet d’essais cliniques de phase 1 au premier trimestre de l’année 2025 pour démontrer son efficacité auprès des patients. L’entreprise se montre confiante quant à la réussite de ces essais, après que son moteur d’IA “a permis d’identifier les combinaisons thérapeutiques les plus prometteuses pour, en synergie avec les approches traditionnelles, fondées sur l’expertise”.

    Bloque le développement de la tumeur

    Owkin explique que la découverte de ce double inhibiteur est le fruit de 10 années de recherche de médicaments de la part d’Idorsia Pharmaceuticals et de ses collaborateurs. Grâce à leur accord exclusif avec Idorsia, Owkin pense être sur le point de commercialiser cette thérapie anticancéreuse, en estimant que cet actif “a le potentiel d’être le meilleur double inhibiteur de sa catégorie sur les cibles très complexes que sont les récepteurs EP2 et EP4”. L’IA d’Owkin a découvert “que la biologie EP2/EP4 perturbe de manière significative la connectivité des cellules T au sein du microenvironnement tumoral (TME) par des mécanismes directs et indirects”. L’utilisation de l’inhibiteur permettra ainsi d’empêcher le développement de cette biologie.

    L’utilisation de l’IA lors des essais cliniques :

    Lors des essais cliniques, Owkin utilisera l’IA pour “créer un bras de contrôle externe dans la phase 1B”, mais aussi les données multimodales des patients pour “sélectionner les critères d’inclusion/exclusion optimaux”. Ceci dans le but de réduire les risques d’échec des essais.

    En plus de son accord avec Isadoria pour l’utilisation d’OKN4395, Owkin annonce l’exploitation de ses moteurs d’IA “pour compléter la découverte de médicaments en interne avec des actifs sous licence dans les domaines de l’oncologie, et des maladies immuno-inflammatoires”.

     

  • Data : Codoc facilite une étude rétrospective de données étalées sur 15 années

    Accélérer la réutilisation des données

    L’entreprise parisienne Codoc a développé une suite de logiciels qui a pour objectif de faciliter et d’accélérer la réutilisation des données de santé. Elle propose 3 applications :

    • warehouse pour la stockage des données ;
    • research hub pour faciliter la recherche et la réutilisation des données ;
    • et transparancy pour simplifier l’information des patients et la gestion des oppositions.

    Dans le cadre d’un de ses projets, l’Hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP), a choisi la suite Codoc pour évaluer son algorithme de traitement du syndrome des spasmes épileptiques infantiles, dit “syndrome de West”, qui a été mis en place entre 2000 et 2018. Le but de cette évaluation était d’avoir accès à toutes les données de l’entrepôt (ou de la base) de données de santé auquel l’hôpital parisien était connecté, pour retrouver les dossiers des patients atteints de ce syndrome et traitées par le biais d’un protocole séquentiel différent du protocole de traitement habituel. Il s’agissait ensuite d’en déduire l’efficacité de ce traitement sur une période de près de 15 années. Le protocole consistait à introduire le vigabatrin (VGB), un antiépileptique dont le mécanisme d’action est clairement défini, avant d’ajouter des stéroïdes en alternative à une approche combinée VGB-stéroïdes.

    Des patients trouvés efficacement

    Pour retrouver les patients, la solution de Codoc opère selon les deux étapes suivantes : d’abord, elle scanne informatiquement tous les documents récoltés lors des passages des patients à l’hôpital ; ensuite elle recherche des mots dans ces documents pour être sur qu’il s’agisse bien du bon patient qui a été traité pour la bonne pathologie.

    Dans le cadre de cette étude rétrospective, une combinaison de mots a été utilisée pour être le plus précis possible, avec le prompt le suivant : “spasmes OU West syndrome ET vigabatrin OU sabril”. Les résultats ont par la suite été analysés par un neurologue pédiatrique depuis l’application Codoc, afin de sélectionner les patients répondants aux critères d’inclusion de cette étude.

    Quadrupler le nombre annuel d’études rétrospectives :

    La solution research hub de la suite codoc a permis :

    • d’identifier 399 patients suivis pour un syndrome de spasme infantile dans le Centre de référence des épilepsies rares (Créer), entre 2000 et 2018 ;
    • d’identifier et d’inclure dans une cohorte 198 patients répondants aux critères d’inclusion de l’étude ;
    • d’accéder et de visualiser les dossiers médicaux de ces 198 patients identifiés ;
    • puis d’extraire et d’étudier les documents médicaux pertinents pour l’étude.

    Les chercheurs ont ainsi pu fouiller rapidement dans la mémoire collective de l’hôpital, grâce au moteur de recherche multimodal de la suite Codoc. Ils ont réalisé un préscreening des données en quelques minutes et, de ce fait, accéléré l’identification des patients et l’étude de leurs dossiers médicaux. En quelques clics, les dossiers médicaux d’un ou plusieurs patients peuvent être visualisés sur une même interface. Codoc explique que cette facilité de recherche et d’utilisation des données permet aux établissements de santé de multiplier jusqu’à 4 fois leur nombre d’études rétrospectives réalisées chaque année.

     

  • Télémédecine : H4D intègre un dermatoscope connecté à sa cabine pour la détection des mélanomes

    Compenser le manque de dermatologues

    En France, le délai médian pour obtenir un rendez-vous chez le dermatologue est de 36 jours. Cette attente peut atteindre jusqu’à plus de 3 mois Dans certains départements de l’Hexagone, comme c’est le cas dans le Tarn et dans l’Aude. C’est le constat qui a été dressé par l’étude publiée par Doctolib en mai 2023, alors que chaque année, 80 000 nouveaux cas de mélanome sont détectés à travers le pays. Un chiffre élevé mais qui pourrait être loin du nombre réel de Français qui contractent ce cancer de la peau. La difficulté d’accès à un dermatologue ne permet pas de diagnostiquer tous les patients, ce qui peut conduire à des aggravations dans certains cas.

    Dans un tel contexte, la société parisienne H4D a décidé d’équiper ses cabines de télémédecine, Consult Station clinic (CS clinic), de dermatoscopes intelligents et connectés pour faciliter la détection du mélanome de la peau à distance. À l’occasion du mois de mai violet, l’association France Asso Cancer et Peau et le Département des Yvelines se sont associés à H4D pour installer une cabine à l’intérieur de l’université de Versailles afin de permettre au plus grand nombre d’obtenir un avis expert sur leurs “lésions cutanées douteuses”.

    L’IA pour confirmer le diagnostic du médecin

    Si les cabines CS clinic proposent déjà aux patients de faire un bilan autonome de leur état de santé grâce à une variété d’objets connectés, comme des tensiomètres ou des thermomètres, l’examen des lésions cutanées douteuses se fait au cours d’une téléconsultation avec un dermatologue. Concrètement, après avoir discuté avec le patient, le dermatologue lui demande d’utiliser le dermatoscope connecté et de prendre en photo la ou les zone(s) où se trouve(nt) la ou les lésions(s) douteuse(s). Il analyse ensuite cette photo en s’appuyant sur une IA intégrée dans le logiciel de H4D pour confirmer son diagnostic. C’est alors que le médecin peut juger si le patient a besoin ou non d’être examiné en présentiel.

    Cette initiative du mois de mai violet va se poursuivre avec la tournée du bus de santé des Yvelines, qui embarque une cabine de télémédecine et qui sillonner le département jusqu’à la fin du mois de juin. Pour rappel, H4D est un partenaire privilégié du département des Yvelines puisque l’entreprise y déploie 50 cabines. Un contrat d’une valeur de 10 millions d’euros avait été signé entre les deux partenaires en avril 2023, autour des cabines CS, qui intègrent ainsi le réseau de téléconsultation des Yvelines, à l’issue d’un appel d’offre remporté par H4D.

     

  • Cartographie des acteurs spécialisés dans l’hypertension artérielle (centres, associations nationales et internationales…)

    Des centres dédiés à la prise en charge des patients

    Dans le cadre de l’hyper tension artérielle (HTA), les patients n’ont pas uniquement besoin d’être pris en charge par des cardiologues, mais aussi par des spécialistes de la médecine cardiovasculaire, de la médecine interne, de la néphrologie et de l’endocrinologie. Pour répondre à cette demande, des centres dits “d’excellence” en hypertension artérielle ont été mis en place pour réunir au sein d’un même lieu, toutes les personnes nécessaires et tous les outils nécessaires pour prendre en charge le patient atteint de HTA de la meilleure des manières. Depuis 2006, la Société européenne de l’hypertension (ESH) a décidé de commencer à reconnaître et d’attribuer un certificat à tous les centres européens d’excellence en hypertension artérielle. À l’heure actuelle, l’ESH a reconnu 19 centres français comme étant d’excellence en matière de HTA. C’est le cas notamment de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, de l’Hôtel-Dieu, ou encore de l’hôpital de la Croix-Rousse qui fait partie des Hospices civils de Lyon (HCL).

    Mais ces centres d’excellence ne sont pas les seuls à se préoccuper de la bonne prise en charge des patients atteints de HTA puisque l’association France HTA défend elle aussi la bonne prise en charge de ces derniers. Cette association a pour objet de “représenter et de défendre les intérêts et les préoccupations des patients atteints de HTA, d’initier ou participer à toute action visant à améliorer la prise en charge de l’HTA en France et d’initier ou soutenir toute action d’information et de communication autour de cette pathologie pour l’ensemble de la population manifestant un intérêt pour ce thème”. Parmi ses missions, on retrouve l’accompagnement des patients et de leur entourage pour soutenir leur implication dans l’acceptation du traitement et de son suivi.

    Des solutions numériques de la Fondation

    En plus de la prise en charge, l’accompagnement des patients atteints de HTA peut se faire aussi par le partage d’une information sûre sur le sujet. C’est le rôle de deux instances principales présentes dans l’hexagone : la Fondation hypertension et le Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle (CFLHTA). La première est une fondation reconnue d’utilité publique par les ministères de tutelle français et la seconde est une association a but non lucratif. Agissant dans une optique de partage de l’information sur l’HTA au grand public, ces deux entités s’adressent à la fois aux patients et aux médecins et peuvent apporter des solutions à ces deux profils.

    De plus, la Fondation hypertension s’est aussi donnée pour missions de concevoir des outils de diagnostic et de suivi de l’hypertension (e-santé, télésanté, téléexpertise), d’organiser des actions de dépistage et d’information sur l’hypertension et les maladies associées et de soutenir la recherche sur l’hypertension artérielle en finançant des projets réalisés en France. Pour ce qui est des outils numériques de diagnostic et de suivi, ils ont été conçus en collaboration avec la société Solutions santé digitale et certains sont propres au suivi du patient – comme un outil dédié à l’observance – quand d’autres ont été créés pour faciliter le médecin dans le suivi de son patient.

    👉 Pour accéder à la cartographie H&TI des solutions numériques destinées à l’HTA, cliquez ici.

    Des sociétés savantes en soutien aux médecins

    Pour s’assurer de la meilleure prise en charge des patients, les médecins doivent pouvoir avoir accès à un maximum de connaissances ainsi qu’aux technologies les plus avancées. C’est dans ce cadre qu’interviennent les sociétés savantes françaises et internationales consacrées à l’HTA. Parmi ces sociétés savantes, on retrouve la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA), mais aussi la Société européenne d’hypertension (ESH), la Société internationale d’hypertension (ISH), ainsi que la Ligue mondiale contre l’hypertension (WHL). Comme toutes les sociétés savantes, leurs principales missions consistent à soutenir la recherche, la diffusion des connaissances et l’enseignement supérieur. En France, c’est la SFHTA qui s’occupe de ces missions.

    En plus des sociétés savantes, des organismes ont été créés pour fournir le plus d’informations possibles sur les dispositifs médicaux les plus adaptés et les plus performants pour que les médecins puissent avoir toutes les cartes en main pour la prise en charge du patient. Parmi ces organismes, on retrouve Medaval et Dabl Educational Trust.

     

  • Panorama des solutions numériques de diagnostic, de suivi et de traitement de l’hypertension artérielle

    Plus d’un tiers des solutions utilisent de l’IA

    L’intelligence artificielle (IA) est présente dans de nombreuses solutions pour la détection, la prévention, le suivi et la prise en charge de nombreuses pathologies, et l’HTA ne fait pas bande à part. En effet, plus d’un tiers des solutions recensées dans notre cartographie utilisent cette technologie. Pour l’HTA, l’IA est presque exclusivement présente dans les solutions de détection de la pathologie, ainsi que celles de suivi, qui sont en réalité souvent les mêmes, puisque la détection de l’HTA peut être utilisée pour la mesurer de manière périodique pour une personne qui en souffre.

    Les solutions numériques d’HTA qui utilisent l’IA sont des solutions dîtes de “face video processing” ou de détection de la pathologie par le biais d’une vidéo. Pour quatre d’entre ces solutions – dont celle du canadien Nuralogix (Anura) -, ce sont des applications mobiles qui permettent de détecter l’HTA chez le patient grâce à un selfie vidéo de plusieurs dizaines de secondes : les capteurs du smartphone, de la tablette ou de la webcam vont analyser les flux sanguins du visage des patients grâce à la lumière et aux longueurs d’onde qui sont réfléchies dans les différentes couches sous la peau pour calculer la mesure de leur pression artérielle (PA). D’autres solutions fonctionnent un peu différemment. C’est le cas de la seule a avoir reçu le marquage CE pour une application de monitoring de la pression artérielle sur smartphone : OptiBP de Biospectal. Cette solution développée sous la forme d’une application mobile va utiliser la caméra du téléphone pour enregistrer le flux sanguin d’un individu au bout de son doigt et déterminer sa pression artérielle.

    Des solutions qui présentent des limites :

    À la fin du mois de janvier 2024, la Société européenne d’hypertension (ESH) a publié une recommandation dans laquelle elle recommande de ne pas utiliser des appareils dits “cuffless” qui ne mesurent pas la tension artérielle grâce à un brassard relié à un tensiomètre, même si ce dernier “fournit des valeurs de PA instantanées dans des conditions statiques et ignore la nature dynamique de la PA, c’est-à-dire sa variabilité en réponse aux différents défis et activités au quotidien” indique la Société.

    L’ESH explique sa prise de position en indiquant que “les protocoles de norme universelle AAMI/ESH/ISO, utilisés pour valider les appareils de mesure de PA au brassard, ne sont pas adaptés pour les appareils sans brassard, ce qui signifie que leur précision reste à prouver” et que “la plupart des appareils de mesure de PA sans brassard nécessitent un étalonnage périodique à l’aide de valeurs de PA mesurées par un appareil standard à brassard”, ainsi que “des informations sur l’utilisateur, telles que l’âge, le sexe et d’autres caractéristiques”.

    Différents cas d’usage du numérique

    Mais l’IA n’est pas la seule technologie concernée pour la prise en charge des patients atteints de HTA et la détection de la maladie n’est pas le seul cas d’usage qu’elles permettent, même si les applications alimentées par l’IA sont les seules à permettre cette détection en dehors de l’utilisation d’un tensiomètre. La cartographie de H&TI montre que les solutions numériques sont aussi présentes dans les cas d’usage concernant le suivi, la prévention et la prise en charge de l’hypertension artérielle.

    Pour le suivi de l’HTA, les applications d’IA permettant la mesure de la pression artérielle peuvent être là aussi utilisés, mais d’autres solutions sont spécialisées dans le suivi et dans le partage de données au médecin du patient. C’est le cas d’Omron Connect, du japonais Omron Healthcare, qui est une application mobile qui se connecte au tensiomètre d’Omron pour récupérer les données et les envoyer au médecin du patient. Cette application sert aussi de journal de bord pour le patient et a aussi un objectif d’automédication : Omron explique qu’elle a pour but de faire comprendre au patient ses résultats et la manière dont il va pouvoir gérer son mode de vie pour faire baisser sa pression artérielle et éviter l’état d’HTA.

    Pour la prise en charge, une solution a été recensée : la solution du japonais CureApp. Cette solution se présente sous la forme d’une DTx sur smartphone qui fournit des conseils personnalisés d’hygiène de vie et de traitement (alimentation, activité physique, sommeil, etc.) au patient. Cette application possède aussi un second volet qui s’adresse lui au médecin et permet de suivre l’évolution quotidienne de la pression artérielle du patient et ainsi de gérer rapidement les changements de mode de vie nécessaires au contrôle de la maladie.

    L’application StopSel quant à elle est la seule application recensée par H&TI qui met en place une prévention pour le patient. Développée par Solutions santé digitale, en partenariat avec la Fondation sur la recherche de l’hypertension artérielle (FRHTA), cette application permet aux patients atteints d’HTA de suivre leur consommation de sel et d’éviter une consommation excessive qui pourrait entraîner une rétention d’eau et donc une élévation de la pression artérielle.

    Des solutions numériques reconnues à l’échelle régionales et mondiales

    Malgré les recommandations de l’ESH pour que les appareils de mesure de la PA sans brassard ne soient pas utilisés pour le diagnostic ou la prise en charge de l’HTA en pratique clinique, beaucoup d’entre elles ont montré leur utilité dans le cadre d’études et ont même été récompensées à l’échelle mondiale. C’est le cas notamment des solutions ObtiBP (Biospectal) et Caducy (i-Virtual) qui ont obtenu la certification CE. Le français i-Virtual a aussi été récompensé pour sa solution lors du CES 2023.

  • Nutrition : en quoi consiste le parcours de soins « surpoids et obésité » de Livi ?

    Répondre à des besoins français et internationaux

    Les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé montrent qu’une personne sur huit dans le monde était obèse en 2022 (soit 890 millions de personnes) et qu’un peu moins de la moitié (43 %) de la population adulte mondiale (soit 2,5 milliards de personnes) étaient en surpoids. Ces chiffres font de le surpoids et l’obésité le cinquième facteur de risque de décès, avec près de 5 millions d’adultes qui en meurent chaque année.

    Pour permettre une meilleure prise en charge de ces problèmes de santé public mondiaux qui concernent pour le surpoids, près d’un adulte sur deux en France (47,3 % selon une étude de l’Inserm) et pour l’obésité, 17 % des adultes français, la société Livi propose depuis peu un parcours de soins surpoids et obésité. Ce dernier doit notamment permettre de lutter contre les déserts médicaux qui empêchent une prise en charge rapide et efficace des patients atteints de ces deux pathologies. Pour se faire, il est disponible sur l’application mobile de Livi sur laquelle les patients en surpoids ou atteints d’obésité sont suivis à distance par des professionnels de santé, afin de permettre au plus grand nombre d’en bénéficier.

    Un point d’honneur à la formation des médecins

    Livi souhaite que les médecins qui vont s’occuper des patients dans le cadre de leur parcours obésité et surpoids puissent être formés à la meilleure manière d’aborder des discussions qui peuvent être délicates avec les patients. En effet, dans une enquête menée par la société en mars 2023 : “39 % des personnes obèses déclarent avoir des difficultés à parler de leur poids avec le corps médical et 35 % estiment que les médecins ont tendance à porter un regard critique sur les personnes en surpoids ou obèses”. Ces chiffres peuvent expliquer une réticence des patients à consulter pour parler de leurs problèmes de poids et peut conduire à un arrêt prématuré du parcours de soin.

    La filiale du suédois Kry a donc mis en place, en même temps que ces nouveaux parcours de soins, une formation spécifique des médecins pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients. Toujours dans un objectif de qualité de la prise en charge, Livi souhaite que cette dernière soit personnalisée au maximum en fonction du profil du patient, mais aussi qu’elle soit pluridisciplinaire avec, en plus du médecin généraliste qui va suivre le patient, des psychiatres, des psychologues et des diététiciens pour l’aider dans tous les aspects de son parcours.

    Au-delà de la perte de poids

    L’objectif de Livi est donc simple avec la création de ce parcours de soins : aller au-delà de la perte de poids, notamment grâce à la mise en place de ces équipes pluridisciplinaires. L’entreprise explique qu’il est important de prendre en compte la situation de vie du patient dans son ensemble afin de “l’accompagner vers une amélioration de sa qualité de vie et non pas seulement vers un objectif de perte de poids”.

    Concrètement, ce parcours de soins va se dématérialiser par une première étape qui consiste en une évaluation de l’état de santé du patient, suite à laquelle il s’entretiendra avec le médecin “pour s’approprier les résultats et voir ensemble les conditions d’une prise en charge efficace” qui variera en fonction des modes de vie, les niveaux de risques et les éléments de prise en charge de chaque patient. Si ce parcours à vocation à être réalisé à 100 % de manière digitale, Livi n’exclue pas la possibilité d’une orientation vers un centre spécialisé en présentiel dès que nécessaire et explique même que les patients qui ont un médecin traitant peuvent choisir de leur transmettre les éléments de leur parcours permettant d’assurer la continuité et la coordination des soins.

     

  • Vivatech : un van connecté alimenté par les outils de Withings réalise un bilan de santé

    Un van connecté qui se rend au domicile du patient

    De nombreuses études récentes, notamment celle du rapport de la Cour des comptes et celle de Doctolib, montrent que les Français ont de plus en plus de mal à avoir accès aux soins, notamment à cause de l’augmentation des patients souffrants de maladies chroniques et des médecins généralistes dans l’incapacité de prendre de nouveaux patients. Une inégalité des accès aux soins qui va de pair avec des inégalités territoriales plus globales. Ainsi, de nombreux Français vivent sur des territoires considérés comme des déserts médicaux.

    Pour pallier ce soucis, l’écosystème Software République, qui réunit plusieurs grandes entreprises françaises comme Thales, Renault, Eviden, Dassault Systèmes ou encore STMicroelectronics, a présenté à l’édition 2024 du salon Vivatech, le nouveau concept de sa solution “U1st Vision”. Cette dernière se présente sous la forme d’un van autonome et peut être utilisé pour le recyclage de produits électriques, mais aussi comme un cabinet médical connecté qui va au plus proche du patient qui n’a pas la possibilité d’avoir un accès direct à un médecin.

    Une collaboration avec Withings

    Pour ce qui est du van autonome pour la santé, nommé “Health Pop-Up”, Software République a noué un partenariat avec le français Withings pour permettre à ce cabinet médical connecté de réaliser 85 % des examens médicaux qu’un patient pourrait réaliser chez son médecin traitant, grâce aux objets connectés alimentés par l’intelligence artificielle (IA) présents dans le véhicule. À titre d’exemple, U1st Vision emporte de nombreuses solutions de Withings telle que la balance connectée “Body scan” qui peut prendre différentes mesures en plus du poids, de la masse osseuse, etc. Si la solution Beamo de Withings n’est pas encore disponible sur le marché, l’entreprise française promet de l’intégrer à ce véhicule connecté. Grâce à un tel outil, le patient pourra obtenir un bilan de sa température corporelle, ainsi que de sa santé cardiaque et pulmonaire, en utilisant les capteurs d’électrocardiogramme, d’oxymètre, de stéthoscope et de thermomètre de la solution.

    Même s’il s’agit d’une solution autonome, le patient ne sera pas seul face aux outils connectés dans ce véhicule puisqu’il sera accueilli par un professionnel de santé. Après avoir réalisé son bilan de santé, le patient verra ses données récoltées être transférées vers “Mon espace santé” afin que son médecin traitant puisse le suivre.

     

  • Santexpo : l’hôpital encore à la frontière entre l’expérimentation, la recherche et la mise en place de l’IA (Conférence DG CHRU)

    L’IA au service de la performance hospitalière

    “Il est important d’accompagner les équipes qui ont des projets sur l’intelligence artificielle, et de les aider à les concrétiser en leur permettant de les utiliser dans les établissements” : c’est avec ces mots que Monique Sorrentino, directrice générale du CHU de Grenoble et présidente de la commission numérique de la Conférence des directeurs de CHU, a introduit la table ronde “IA et performance : les CHU à la pointe de l’IA, cas d’usages” qui s’est tenue à l’occasion de l’édition 2024 du salon Santexpo.

    L’IA fait désormais partie intégrante des outils numériques disponibles dans les établissements de santé pour prendre en charge les patients d’une manière plus efficace et soutenir les professionnels dans leurs tâches quotidiennes. De nombreux cas d’usage émergent jour après jour : de l’aide au diagnostic à l’aide à la décision, en passant par l’excellence opérationnelle des établissements (pour en savoir plus, voir notre indicateur H&TI sur ce lien). Anne-Marie Armenteras, présidente du think tank Health and Tech, a expliqué que malgré l’explosion des cas d’usage possibles dans les hôpitaux grâce à l’IA, on est encore “à la frontière entre l’expérimentation, la recherche et la mise en place” et qu’il convient de prendre son temps parce que cette technologie est complexe et qu’elle n’est pas encore totalement maîtrisée.

    Dans cette table ronde, 3 cas d’usage différents ont été présentés par :

     

    Le dépistage de la dénutrition au CHU de Grenoble :

    Alors que près de 30 % des patients hospitalisés souffrent de dénutrition, il est difficile de déceler cette pathologie parce qu’elle nécessite de peser et de comparer la différence de poids de manière récurrente. Pourtant, une prise en charge en amont de la dénutrition permet une réduction de la mortalité à l’hôpital à 30 jours après admission explique le Dr Betry.

    En plus de peser ou mesurer l’indice de masse corporelle des patients, une autre façon de diagnostiquer la dénutrition est de s’appuyer sur les données musculaires, notamment celles récoltées dans le cadre de scanners. En comparant les différentes images médicales, les équipes de soignants peuvent déceler une dénutrition chez les patients. Seul problème de cette méthode : l’analyse des images peut prendre jusqu’à 30 minutes par patient, ce qui fait perdre beaucoup de temps médical aux professionnels.

    Le CHU de Grenobles finance depuis 2019 un projet basé sur l’IA afin de mettre en place une solution nommée Odiasp qui permet de détecter automatiquement la dénutrition chez le patient grâce à l’analyse des images médicales prises lors des différents examens au scanner du patient. Concrètement, les algorithmes d’IA ont été entraînés avec une multitude d’images de scanner anonymisées pour être en mesure de détecter la dénutrition.

    Le Dr Betry explique que ces algorithmes ont été intégrés à une interface logicielle sur laquelle les soignants viennent sélectionner les images du patient avant d’appuyer sur un bouton pour demander une analyse à l’IA. Cette dernière indique alors si le patient présente ou non une dénutrition. L’étape suivante, selon le Dr Betry, serait de faire analyser chaque nuit les dernières images médicales des patients pour savoir chaque matin lesquels d’entre eux souffrent de dénutrition, afin de les prendre en charge le plus tôt possible.

    Détection automatique de la dénutrition grâce à la solution Odiasp
    Détection automatique de la dénutrition grâce à la solution Odiasp

    Un cas d’usage de l’IA générative au CHU de Montpellier :

    Au CHU de Montpellier, Erios, une solution basée sur la Gen AI est actuellement en développement. Elle a été mise en place en testant plus d’une dizaine de grands modèles de langage (GPT, Lama 3, Mistral AI, ainsi que plusieurs modèles open source).

    Encore au stade de production, cette solution n’a pas encore fait l’objet de cas d’usage. Le Dr David Morquin a expliqué qu’elle était pour le moment capable de générer différents types de contenus en assurant :

    • la rédaction de lettres de liaison ; 
    • la rédaction de mails en plusieurs langues à direction de la famille des patients ; 
    • la rédaction de fiches d’information pour que les patients comprennent l’opération qu’ils vont subir ;
    • la rédaction de fiches de diagnostic ; 
    • la création de tableaux ;
    • ainsi que la détermination de l’éligibilité d’un patient à des études cliniques en cours.

     

    Le command center du CHU de Nancy :

    Au CHU de Nancy, le directeur général, Arnaud Vanneste, a souhaité intégrer l’IA dans la stratégie de son hôpital et a cherché à savoir comment l’IA peut améliorer la vie interne de l’établissement. Ainsi, le CHU utilise des algorithmes de machine learning pour comprendre les processus importants pour son fonctionnement, comme la gestion des parcours patient, la gestion des lits, pour les urgences ou pour les blocs opératoires. Des processus qui sont intégrés dans les command centers.

    Pour ce qui est des urgences, tous les processus ont déjà été écrits au CHU de Nancy et vont être repris par les algorithmes d’apprentissage automatique afin de développer des fonctionnalités de prédiction. Cette solution devrait rejoindre le command center dès janvier 2025. Afin d’avoir une bonne organisation interne, les command centers doivent permettre de structurer et de centraliser la donnée et, pour le moment, le CHU de Nancy prévoit de mettre en place des processus de machine learning pour l’automatisation de la gestion des lits, mais aussi des parcours patients, en plus de la gestion des blocs opératoires.

     

  • Soins de premier recours : 7 recommandations de la Cour des comptes pour améliorer l’organisation territoriale

    Un accès de plus en plus difficile

    Alors que les soins de premier recours sont reconnus comme importants par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou encore l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de nombreux français ont beaucoup de mal à y avoir accès. C’est en tout cas le constat dressé par la Cour des comptes dans son rapport thématique sur l’organisation territoriale des soins de premier recours, publié le 13 mai 2024, et qui rejoint les résultats de l’enquête publiée par Doctolib sur l’accès aux soins en France (voir article H&TI ici).

    Le rapport explique que la difficulté à accéder à des soins de premier recours tient en premier lieu à la modification des comportements des médecins, qui ont notamment diminué les créneaux de soins ouverts en soirée ou les week-ends, couplée à l’augmentation de la demande des patients patients, de plus en plus nombreux. Les chiffres de la Cour indiquent qu’environ 70 % de la charge de travail des médecins généralistes concerne ces patients. S’ajoute à cela la part croissante des patients n’ayant pas de médecins traitants et des médecins qui ne prennent pas de nouveaux patients en consultation. Cette difficulté d’accès s’accentue dans certains territoires, notamment outre-mer : Mayotte compte moins de 30 médecins généralistes pour plus de 300 000 habitants.

    Des initiatives des pouvoirs publics jugées insuffisantes

    Il y a donc une inadéquation entre l’offre et la demande de soins sur de nombreux territoires du pays et cela malgré une volonté du législateur qui a mis en place plusieurs lois visant à “améliorer la couverture des besoins par des équipes de professionnels de premier recours, disponibles et compétents”. La Cour des comptes prend l’exemple de la loi de juillet 2009 dite “hôpital, patients, santé, territoires” (HPST) qui a posé le principe d’une responsabilité publique “d’organiser les soins de premier recours” tout en confiant aux agences régionales de santé (ARS) la mise en œuvre de ce principe, sans pour autant leur donner des outils “suffisants” pour réaliser cette mission.

    Elle souligne que depuis cette loi, d’autres initiatives ont été mises en place pour faire de la modernisation et l’adaptation des soins de premier recours une priorité, notamment avec la stratégie nationale de santé pour les années 2017-2022. Mais là encore, les politiques menées restent “insuffisamment ciblées” et ne permettent pas de mesurer des résultats concrets. Tout en saluant la bonne volonté des pouvoirs publics qui mettent en œuvre ces stratégies, la Cour explique que “le contraste est donc important entre l’ambition des mesures annoncées et le « sentiment d’abandon » que peuvent connaître les habitants des territoires les plus fragilisés”.

    Les 7 recommandations de la Cour des comptes au ministère de la Santé

    Face à cette faible efficacité des politiques publiques et alors que la difficulté d’accès aux soins de premier recours est à son paroxysme, la plus haute juridiction financière française a émis dans son rapport 7 recommandations à l’intention du ministère de la Santé et de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). :

    • 1️⃣ inscrire dans les missions des schémas territoriaux de santé la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • 2️⃣ établir au niveau national un suivi annuel de la politique d’amélioration de l’accès aux soins de premier recours, placé sous le pilotage administratif du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales ;
    • 3️⃣ prévoir, dans le cadre des négociations conventionnelles entre la CNAM et les médecins libéraux, qu’une part des aides à la création d’emplois d’assistants médicaux soit allouée, de manière distincte, sur des critères de priorités territoriales (par exemple de 50 %) ;
    • 4️⃣ conditionner l’aide apportée aux différentes structures d’exercice coordonné par la signature de protocoles pour développer la coopération entre professionnels de santé ;
    • 5️⃣ encourager les médecins à venir exercer à temps partiel dans les zones manquant de professionnels de santé à court termes en complétant les aides des collectivités territoriales à l’équipement de cabinets secondaires ; et, à plus long terme, en conditionnant toute nouvelle installation dans les zones les mieux dotées en médecins à un engagement d’exercice partiel dans les zones les moins bien dotées ;
    • 6️⃣ étendre aux médecins hospitaliers exerçant dans des centres de santé hospitaliers la possibilité de percevoir une rémunération partiellement indexée sur leur activité, dans des conditions juridiques sécurisées ;
    • 7️⃣ dans les zones manquant de professionnels de santé, confier aux hôpitaux une mission d’intérêt général nouvelle, consistant à déployer des centres de santé polyvalents.

     

  • Santexpo : Docaposte dévoile sa solution de Gen AI pour faire gagner du temps aux médecins

    Un gain d’une heure par jour à chaque médecin

    Pour comprendre l’histoire de la maladie d’un patient, le médecin peut prendre plusieurs dizaines de minutes, voire plus d’une heure lorsque le dossier médical du patient comporte plusieurs documents. Si cette tâche est cruciale pour pouvoir poser un bon diagnostic, la consultation du dossier médical peut s’avérer fastidieuse et chronophage. Un temps qu’il ne pourra pas consacrer à d’autres patients, ce qui peut allonger les délais d’attente. Cette tâche peut aussi être perçue par le professionnel de santé comme éloignée de son cœur de métier, car les parcours des patients sont de plus en plus longs et complexes à comprendre et comportent donc beaucoup d’informations à rechercher et à analyser, parfois sous plusieurs formats.

    Docaposte – qui avait annoncé un partenariat avec NumSpot et Mistral AI en octobre 2023 pour créer sa première solution souveraine de Gen AI en santé – a dévoilé l’outil “Dalvia” lors du salon Santexpo de cette année. Accompagné de David Gruson, CEO d’Ethik IA, Olivier Barets, directeur général adjoint Marketing et Partenariat chez La Poste Santé & Autonomie, a présenté la solution qui, sous la forme d’une application mobile, doit permettre aux professionnels de santé d’économiser jusqu’à plus d’une heure de travail par jour et par personne, grâce à la production automatique de comptes rendus.

    Générer des synthèses à partir du DPI

    Le salon Santexpo a été l’occasion pour la filiale de La Poste de mettre en place un stand qui a servi de lieu de démonstration de sa nouvelle solution Gen AI. Toutes les 20 minutes, les professionnels de La Poste Santé & Autonomie ont réalisé des démonstrations de cet outil, comme l’a rappelé Olivier Barets, “qui possède un cadre totalement souverain et éthique”, car il a été développé entièrement par Docaposte et ses partenaires, et les données sont stockées dans des serveurs français.

    Concrètement, l’application mobile de Docaposte – qui vise à s’intégrer à terme dans les logiciels des dossiers patient informatisés (DPI) de tous les hôpitaux français – compile les documents contenus dans le dossier du patient pour réaliser des synthèses facilitant la compréhension du médecin ou des lettres de liaison à destination d’autres professionnels de santé. Le médecin peut donc sélectionner manuellement quel type de document il souhaite intégrer dans cette synthèse (générale ou spécialisée, comme en oncologie) avant de demander à l’application de la générer. Il en va de même pour les lettres de liaison : le médecin coche les informations les plus pertinentes contenues dans le dossier du patient afin de produire une lettre pour son confrère. Docaposte a insisté sur le fait que ces synthèses et ces lettres ne sont pas stockées dans les serveurs de l’application et peuvent être conservées ou envoyées uniquement par le médecin qui les a créées.

    Démonstration de la solution Dalvia lors du salon SantExpo 2024
    Démonstration de la solution Dalvia lors du salon SantExpo 2024 – @ Health & Tech Intelligence

    Une solution en test dans 3 établissements :

    La version de Dalvia présentée à Santexpo sera disponible dès septembre 2024. Elle est actuellement en test dans 3 établissements français : l’hôpital Foch, le GHT Bourgogne Méridional et le GHT du Limousin. L’équipe de La Poste Santé & Autonomie a expliqué lors des démonstrations de l’application que de nombreux établissements qui ont découvert la solution lors du salon souhaitent la tester le plus rapidement possible.