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  • « Les GHT pourraient remettre de l’ordre dans le parcours de soin primaire » (Pierre Simon)

    « La constitution des GHT représentait un levier important pour le développement de la télémédecine en France » déclare Pierre Simon, néphrologue et ancien président de SFT-Antel, à H&TI le 6 Mai 2016.

    Les GHT, visent à mettre en place une offre de soins graduée organisée par filière à travers un PMP. Le PMP définit les principes d’organisation des activités au sein de chacune des filières, avec leur déclinaison par établissement, et le cas échéant, leur réalisation par télémédecine. « Un projet médical partagé entre les établissements du GHT ne peut réellement fonctionner que s’il s’appuie sur des organisations professionnelles nouvelles, structurées par les pratiques de télémédecine », affirme Pierre Simon.

    « La télémédecine est l’élément structurant du parcours de soin au sein du GHT, précise-t-il. Une organisation qui bénéficiera aussi aux médecins de premier recours qui sont de plus en plus demandeurs de téléexpertise. Les GHT pourraient remettre de l’ordre dans le parcours de soin primaire ».

    « La majorité des spécialistes sont à l’hôpital aujourd’hui, explique Pierre Simon. Les médecins généralistes et les médecins de premiers recours vont pouvoir utiliser les plateformes de télémédecine développées et structurées au sein des GHT, renforçant ainsi le réseau ville-hôpital».

    L’exemple de Télé AVC

    • « La télémédecine est un élément structurant pour les GHT et peut faire bouger les lignes dans l’organisation du système de santé.
    • C’est un des avantages majeurs de la télémédecine de mieux organiser la permanence des soins au sein d’un territoire de santé.
    • La démonstration a déjà été faite dans plusieurs domaines. Dans l’organisation régionale de la téléimagerie de coupe, la téléexpertise permet de recueillir un deuxième avis auprès du radiologue spécialiste d’organe.
    • Avec télé-AVC, la télémédecine permet de mutualiser les moyens médicaux de plusieurs Unités Neuro-Vasculaires (UNV) pour organiser une permanence de soins territoriale ou régionale de la compétence en neurologie vasculaire, et assurer ainsi à distance la prise en charge de la thrombolyse dans le service d’urgence de l’établissement de proximité, avant que le patient soit transféré dans son UNV de rattachement. »
      Pierre Simon, ancien président de la SFT-Antel

  • Le transfert de technologie, clé de l’accés au marché

    Le marché de la e-santé connaîtra une croissance annuelle en France de 4 à 7 % d’ici 2017 et un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros à horizon 2017 selon le Cabinet Xerfi Precepta1. Il représente une opportunité d’amélioration du système de santé français mais également une opportunité économique. Au niveau mondial, le seul marché de la santé mobile, ou m-santé, devrait être multiplié par 11 entre 2015 et 2017.

    Et la France ne manque pas d’atouts en terme d’innovation, avec un système académique et universitaire d’excellence, des structures qui favorisent l’innovation, des mécanismes de financement variés et une volonté politique forte. Pourtant, la transformation de l’innovation en valeur économique ne se fait pas facilement. Le secteur n’a pas encore démontré sa capacité à faire aboutir tous ses projets jusqu’à la phase d’industrialisation.

    « Le marché de la e-santé est plein de promesses mais il n’est pas mûr du tout, explique Sophie Sirven, responsable de l’incubateur e-santé de Boucicaut. Pour l’instant, personne n’achète de solutions e-santé, seuls les objets de bien-être se vendent. Du coup, les investisseurs sont frileux et les startups essuient les plâtres ». Tout reste à construire : le modèle économique, la réglementation, la méthode d’évaluation… Mais aussi et surtout les mentalités de demain.  Lors des Trophées de la santé mobile 2016, Guillaume Marchand, le président de DMD Santé, a déclaré qu’il attendait  » une révolution culturelle de la part de l’ensemble des acteurs institutionnels ».

    « Apprendre à travailler ensemble »

    Pour favoriser le transfert de technologie, le secteur traditionnel de la santé, très administré, et celui des nouvelles technologies doivent apprendre à travailler ensemble. « Or, les grands groupes industriels et nous, avons des horloges internes très différentes, soulignait Lara Ribeireix, de Feeligreen, un fabricant de dispositifs médicaux lors de la 2ème journée start-up innovantes du Snitem organisée le 31 Mars 2016. Nous avons du cash pour 6 à 9 mois maximum ». Le cycle d’innovation qui prend plusieurs années dans le médicament se renouvelle plusieurs fois par an dans la e-santé.

     Certains pionniers construisent déjà des outils pour que chercheurs, ingénieurs et industriels puissent coopérer. Sanofi a par exemple élaboré un contrat de coopération spécifique pour les start-ups. Mais nous sommes encore loin de « la fluidité des échanges à l’américaine », telle que les décrivait Geneviève Fioraso, députée de l’Isère et ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, lors des Rencontres régionales de la santé numérique organisées à Lyon le 16 Mars 2016. « A Stanford, des biologistes fondamentaux discutent avec des cadres de Google ! En France, il faut que l’on fasse tomber des murailles ».

    La recherche translationnelle, une priorité

    L’organisation des métiers en silo freine l’industrialisation de la e-santé. Le « nombre trop limité de projets réellement multi-disciplinaires » a été pointé du doigt comme « un obstacle au développement d’une stratégie go-to-market plus rapide et plus efficace » par le projet européen ITECH. C’est pourquoi la recherche translationnelle, qui est à l’interface des recherches fondamentale et clinique, est jugée comme prioritaire. En rapprochant ces deux pôles, elle accélère le processus qui conduit l’innovation scientifique vers une meilleure prise en charge des patients.

    Pour raccourcir le « time to market », Geneviève Fioraso et bien d’autres acteurs plaident pour l’apprentissage de la culture de l’échec. Là aussi, les Américains sont en avance sur nous : « Ils avancent très vite, et reculent aussi vite si nécessaire, » note Guillaume Marchand. Les pouvoirs publics en ont conscience. Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé au ministère des Affaires sociales, estime que pour s’adapter au rythme de l’innovation du secteur, nous devons savoir prendre des risques ».

    Mauvaise lisibilité

    D’autres travers très français entravent le transfert de technologie. La multiplication des aides financières maintient les entrepreneurs dans une sorte d’assistanat.  » En France, nous sommes trop habitués à aller chercher des aides publiques, regrette Sophie Sirven. Résultat : on déploie des solutions sans bien cerner les besoins du marché. » Le goût de la France pour la technostructure ralentit aussi le processus d’industrialisation. Le nombre d’organismes en charge de valoriser l’innovation nuit en effet à la lisibilité du paysage.

  • Le programme « French IoT » du groupe La Poste ouvre un 2e appel à projet

    La 2e édition de l’appel à projet du programme French IoT créé par le Groupe La Poste se déroulera du 16 Mai au 17 Juin 2016, date limite de dépôt des dossiers.

    16 start-ups seront sélectionnées pour bénéficier d’un bootcamp : une semaine en immersion pour partager une vision 360° de l’entreprenariat; un coaching personnalisé et un mentoring par des startuppers expérimentés; une expérimentation co-développée avec un groupe sponsor; un accès gratuit au Hub numérique pendant un an et d’un un stand gratuit au CES® 2017.

    Le programme « French IoT » de La Poste est un programme de soutien à l’innovation dans l’Internet des Objets associant des start-up, des PME innovantes, des grands groupes et des écosystèmes territoriaux. Il vise à rassembler les talents français de l’IoT, pour créer une réelle dynamique française de l’IoT.

    Le concours « French IoT » 2016 est ouvert aux start-up issues des filières :

    • Smart home, smart city,
    • Santé et bien-être,
    • Commerce connecté, Food et logistique,
    • Services de proximité et services aux entreprises.
    • Le concours est également ouvert aux structures internationales qui souhaitent se développer en France.

    La Poste a créé le programme « French IoT » en mai 2015 avec la participation de sa filiale Docapost.

    Un premier concours organisé en 2015 avec 5 écosystèmes territoriaux – Aquitaine, Île-de-France, Languedoc Roussillon, Pays de Loire et Nord-Pas-de-Calais – pour recruter la première communauté «French IoT» a permis de rassembler plus de 100 start-up dont 15 ont été promues internationalement au CES® 2016, avec l’appui de 4 grands groupes français – Atol, BNP Paribas Real Estate, Legrand, et Malakoff Médéric. 

    Les candidatures pourront être déposées à partir du 16 mai 2016 sur le site du programme

  • CHT

    Communauté Hospitalière de Territoirenull

  • PMP

    Projet Médical Partagé

  • SFT-Antel

    Société française de télémédecine

  • ACS

    Aide à l’Acquisition d’une complémentaire Santénull

  • ACPR

    Autorité de la Concurrence et Autorité de contrôle Prudentiel et de Résolution