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  • Oracle France lance deux nouvelles opérations de mécénat au profit des start-up

    Oracle France, fournisseur de produits et solutions open source, annonce le 13 mai 2016 deux nouvelles initiatives de mécénat, « Adopt a start-up » et « Bring your own start-up », qui visent les jeunes pousses.

    La première, « Adopt a start-up », consiste, pour les volontaires d’Oracle qui s’impliquent dans ces opérations d’accompagnement, à sélectionner une start-up parmi un panel proposé par les réseaux partenaires d’Oracle France (réseau Entreprendre, Scientipole Croissance, France Digitale, Paris&Co. Digital Place et le ClustR Numérique).
    La deuxième, « Bring your own start-up », permet aux membres des équipes d’Oracle de soumettre la candidature d’une start-up issue de leur propre réseau ou de leurs recherches.

    Pour sélectionner les projets, les équipes s’appuient sur des critères très précis. Les start-ups doivent:
    – Etre des acteurs de la transformation digitale
    – S’adresser à un marché BtoB
    – Avoir développé un produit
    – Réaliser un chiffre d’affaires d’environ 100 000 euros par an

    A travers cette mobilisation volontaire de ses collaborateurs, Oracle accompagne déjà 30 start-ups. Son objectif avec ces deux nouvelles initiatives de mécénat est de suivre en continu une cinquantaine de start-ups.

  • « Wearables » de suivi de dépense de calories : une étude pointe leur imprécision

    La comparaison entre 12 wearables mesurant la perte de calories a fait l’objet d’une étude japonaise publiée dans l’édition de mai 2016 du JAMA Internal Medicine. Il apparaît que la plupart de ces objets connectés ne délivrent pas d’informations scientifiquement précises et qu’ils présentent des écarts de mesure significatifs de l’un à l’autre.

    Les chercheurs concluent cependant qu’ils ne sont pas inutiles: les mesures recueillies par ces dispositifs, bien qu’inexactes, sont constantes et permettent de suivre les dépenses d’énergie de manière ‘relative’ au quotidien.

    Les chercheurs de l’Institut national de santé et de nutrition du Japon ont comparé 12 wearables parmi lesquels on retrouve Fitbit Flex, Jawbone UP24, Misfit Shine, Garmin Vivofit et Withings Pulse O2.

    19 volontaires ont participé à l’étude, chacun portant les 12 appareils en même temps. Les mesures obtenues par les appareils ont été comparées aux résultats recueillis selon deux méthodes scientifiquement reconnues de mesures de calories.

    1re comparaison en chambre métabolique

    Pour la première partie de l’expérience, les volontaires ont été placés pendant 24h dans une chambre métabolique et ont suivi un protocole précis : trois repas, travail de bureau, télévision, ménage, marche sur tapis et sommeil. Leur consommation d’énergie a été mesurée en fonction de la température et de la composition en gaz de l’air dans la chambre. Les participants ont dépensé en moyenne 2 093 calories. Les wearables ne confirment pas tous ce chiffre comme on peut le constater sur le graphique suivant :

    Les différences entre les appareils sont importantes. Jawbone et Garmin ont sous-évalué la dépense de calories tandis que Fitbit et Misfit l’ont surévalué.

    2e partie en conditions réelles

    La deuxième partie de l’expérience a placé les volontaires en conditions de vie normale. Les participants ont bu une eau chargée en isotopes rares d’eau et d’hydrogène. La dépense de calories peut ainsi être estimée en fonction du temps que ces isotopes mettent pour apparaître dans les urines.

    Ils ont ensuite vécu leur vie pendant 15 jours (tout en portant les 12 appareils à la fois). Sur cette période, les volontaires ont dépensé en moyenne 2,314 calories par jour selon leurs analyses d’urine.
    Les résultats des wearables sont les suivants:

    La plupart sous-estiment cette fois la dépense d’énergie.

    L’étude conclut que les mesures de ces appareils sont inexactes d’un point de vue scientifique. Ils ne sont toutefois pas inintéressants d’un point de vue personnel puisque les résultats qu’ils fournissent restent constants d’un jour sur l’autre et permettent d’obtenir un suivi relatif de ses dépenses d’énergie.

  • JAMA

    Journal of the American Medical Associationnull

  • 0,1 % des applications de santé disponibles sur smartphone ont reçu l’agrément de la FDA

    « La FDA a approuvé à peine plus de 160 applications sur les 165 000 disponibles sur smartphones », a déclaré le docteur Leslie Saxon le 6 mai 2016 sur CBS.

    La cancérologue fondatrice d’un ThinkTank dédié à la « santé sans fil » est membre du panel d’experts de la FDA qui travaille à l’élaboration d’un guide et de règles pour la conception d’applications santé.

    « Nous voyons des applications qui vont d’un extrême à l’autre, poursuit le médecin. Certaines sont très loin de fournir le service qu’elle prétendent offrir ».

    Elle cite l’exemple de l’application « Instant Blood Pressure » retirée du marché en mars 2016 après avoir été pointée du doigt par des chercheurs de l’Université John Hopkins. L’application, chargée plus de 100 000 fois, s’avérait incapable de détecter l’hypertension chez 8 utilisateurs sur 10.

    « Beaucoup d’applications présentes sur le marché n’ont pas été suffisamment testées sur leur fiabilité. D’autres n’ont tout simplement jamais été testées », conclut Leslie Saxon.

  • Londres veut faciliter l’échange des données de santé de ses 9 millions d’habitants

    Le plan d’échange d’informations de soins et de santé de la ville de Londres (Health and Care Information Exchange) a été présenté le 4 mai 2016 à la UK e-health week de Londres.

    Ce programme vise à faciliter l’échange des dossiers médicaux des 9 millions d’habitants de Londres entre les établissements et les professionnels de santé de la ville et de sa périphérie. L’objectif est de créer une interopérabilité entre les 30 systèmes d’information différents actuellement utilisés.

    Une équipe travaille à la conception d’une architecture interopérable basée sur l’utilisation d’un index, sur un registre pour localiser les dossiers et un « domaine d’affinité » pour récupérer les informations à partir de n’importe quel point de la ville.

    Le responsable du programme Mike Part a déclaré que l’idée était de « créer un accord unique de partage de données et de permettre aux personnes en charge du contrôle des données du système de décider quelles informations peuvent être partagées ». Les patients pourront également décider de leurs préférences de partage.

    Ce programme d’un coût de 18 millions de livres (22 millions d’euros) sur trois ans réunit 32 CCG (Clinical commissioning group), le NHS, les réseaux des sciences de la santé académiques (academic health science networks), 28 Trusts du NHS, le London CIO council (association de directeurs Innovation) et des représentants des autorités de la ville.
    Ce projet est issu d’un des 13 programmes du partenariat pour un Londres sain (Healthy London Partnership) initié début 2015 par le NHS.

    Le partenariat pour un Londres sain (Healthy London Partnership)

    Lancé début 2015 par le NHS Angleterre et 32 CCG de Londres, Le partenariat pour un Londres sain est basé sur 13 programmes de transformation du secteur de la santé. Chaque programme a pour objectif de résoudre un problème précis lié à la santé et au soin rencontré par la ville.

    Les 13 programmes se concentrent sur:

    • Mieux prévenir et informer sur les maladies,
    • Améliorer les structures de la petite enfance,
    • Améliorer les soins pour les personnes souffrant de troubles mentaux,
    • Offrir aux londoniens un accès aux meilleurs traitements contre le cancer,
    • Améliorer la coordination des services en charges des sans-abri
    • Transformer le système des urgences,
    • Transformer le parcours de soin primaire,
    • Créer des services de soins spécialisés de classe mondiale,
    • Revoir l’utilisation des bâtiment et des infrastructures du NHS,
    • Favoriser l’investissement pour améliorer la transformation des soins,
    • Accroitre le personnel pour favoriser la transformation des soins,
    • Connecter les londoniens et les établissements de soins et de santé pour permettre un meilleur accès aux informations et aux données,
    • S’assurer que les londoniens sont engagés et impliqués dans leur propre santé et celle de leur ville.
  • Visiomed reçoit le prix de l’innovation « bien-être » du MedPi 2016

    Le prix de l’innovation du MedPi 2016 dans la catégorie « bien-être » a été décerné le 12 mai 2016 à Visiomed, spécialiste dans l’électronique médicale nouvelle génération. Il récompense sa gamme de services de santé augmentée, une plateforme d’orientation des patients selon l’urgence de leur situation, un service de téléconseil et un électrocardiogramme de poche sans fil déjà primé lors du CES 2016 de Las Vegas.

    Fondée en 2007 par Eric Sebban, Visiomed a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de plus de 13 millions d’euros.

  • Imagerie médicale : la Cour des comptes souhaite une « réorganisation »

    Le secteur de l’imagerie médicale doit être « réorganisé », selon un rapport de la Cour des comptes rendu au Sénat le 11 mai 2016. Le manque d’échanges d’informations entre les centres publics et privés est notamment souligné par la Cour dont le rapport parle de « 40% d’actes d’imagerie redondants ». L’imagerie médicale représente 6 milliards d’euros de dépenses par an.

    « Les politiques actuelles ne permettent pas de traiter de façon satisfaisante les enjeux de cette spécialité », souligne un rapport de la Cour des comptes sur l’organisation de l’imagerie médicale remis au Sénat le 11 mai 2016. La Cour rappelle qu’il s’agit d’une « discipline structurante dans la mesure où la plupart des spécialités y ont recours et où sa bonne organisation conditionne pour partie la qualité de prise en charge des patients, en ville comme en établissement de santé ».

    « Aucun suivi » de l’utilisation des IRM

    Les premières critiques de la Cour des comptes concernent la répartition géographique des équipements d’imagerie médicale. « Le taux d’équipement varie nettement d’un département à l’autre, sans lien explicite avec les besoins de santé, au demeurant mal cernés », souligne le rapport remis au Sénat dont les auteurs déplorent qu’après les autorisations administratives accordées pour l’installation d’équipements lourds et coûteux comme les IRM, les organisations sanitaires « n’effectuent aucun suivi » de leur utilisation.

    Des actes redondants et coûteux

    Par ailleurs, selon la Cour des comptes, le manque d’échanges d’information entre les centres d’imagerie privés et publics et l’incompatibilité des systèmes informatiques entre les différents établissements occasionnent des actes redondants (le rapport parle de 40% d’actes redondants) coûteux pour le système.

    La Cour des comptes estime que les choses peuvent changer rapidement grâce à la loi santé de Marisol Touraine, promulguée le 26 janvier et à la mise en place des GHT qui a été lancée par le décret du 27 avril 2016.

  • Le salon HIT du 24 au 26 Mai 2016 Paris Expo – Porte de Versailles

    Le salon HIT de la Paris Healthcare Week traitera du 24 au 26 Mai 2016 des problématiques liées au Big Data, à la Sécurité des systèmes d’information, au Dossier Médical Personnel, à la Télésanté ou encore à la Santé Connectée.
    Il s’adresse aux professionnels du monde sanitaire et médico-social à la recherche de solutions technologiques pour optimiser la gestion de leur établissement et la gestion des soins.
    Le salon HIT est organisé autour d’un espace d’exposition accueillant 250 exposants, 4 villages thématiques et une agora dédiée et 5 parcours thématiques.

  • NHS

    National Health Service

  • Enguerrand Habran, directeur du fonds Recherche et Innovation de la FHF

    Enguerrand Habran a succédé le 15 Février 2016 à Christian Paire à la direction du Fonds Recherche et Innovation de la FHF.
    Il a pour missions de soutenir le mécénat à l’hôpital grâce à la recherche et au soutien de projets novateurs, l’organisation des événements et des formations, la prospection de nouveaux mécènes et la mise en place de démarches de collaboration à l’international.
    Diplômé d’un double MASTER en biotechnologies et en sciences du génome et des organismes, il a co-fondé la start-up Catalyser en 2010 dans le domaine de l’intelligence artificielle. En 2014, il a créé l’association What Health, un think-tank partenaire de plusieurs fédérations hospitalières, centres de recherche, d’écoles d’ingénieurs et d’universités, qui a vocation à accompagner l’innovation numérique en santé.