système national d’information sanitairenull
care_insight
-
Australie : une société de télécoms partenaire du gouvernement pour le dépistage du cancer
Le ministère de la Santé australien a conclu fin mai 2016 un accord avec Telstra afin de créer un registre national du dépistage du cancer.
Le programme se concentrera au départ sur deux maladies : le cancer de l’intestin et le cancer du col de l’utérus. Il devrait être opérationnel à partir de mai 2017.
La création du registre national s’appuiera pour l’essentiel sur un traitement des données patients. Les détracteurs du projet s’inquiètent de cette exploitation de données sensibles par Telstra, un groupe spécialisé dans les télécoms.
Dépistage du cancer : un budget de plus de 180 millions de dollars
Le budget consacré à ce plan sera de 223 millions de dollars australiens (146 M€) sur cinq ans (4 mai 2016-30 juin 2021), indique à H&TI un porte-parole du ministère de la Santé australien.
Une seule base de données, un dossier unique par patient
Le plan prévoit de mieux gérer le dépistage du cancer de plus de 11 millions d’Australiens :
- Le but premier est de regrouper le registre national sur le cancer de l’intestin et les huit autres registres d’États et de territoires sur le cancer du col de l’utérus existants.
Pourquoi choisir de se focaliser sur uniquement deux maladies ? « Il n’y a pas de technologies appropriées en terme de rentabilité pour le dépistage de tous les cancers », répond le ministère de la Santé.
- Telstra Health (filiale santé du groupe) rassemblera sur un seul et même support les données de différents acteurs du secteur, dont :
– plusieurs organismes gouvernementaux, tels que My Health Record and Medicare – qui gère les dossiers de santé et d’assurance-maladie – ;
– les médecins généralistes ;
– les praticiens spécialisés ;
– divers prestataires de santé privés et publics.
« Le registre fournira une seule base de données avec un dossier unique par patient, a indiqué Cynthia Whelan. Les patients pourront accéder à leur dossier en ligne et, avec leur consentement, les médecins généralistes et les spécialistes auront accès depuis leur poste de travail aux données et aux dossiers des patients de n’importe quel État [australien] et de n’importe quel territoire [national]. »
- Dans un second temps, le regroupement des données de dépistages liées à d’autres maladies, comme le mélanome, est envisagé.
« L’une de nos exigences était que la plateforme ait la capacité d’être étendue à d’autres programmes de dépistage du cancer », ajoute le porte-parole du ministère interrogé. - Un centre de contact sera mis en place pour assister les médecins et les patients ainsi qu’un service de messagerie pour gérer la sensibilisation au dépistage et inciter la population à réaliser des tests.
La protection des données personnelles en question
Comment garantir la protection de ces informations personnelles ? C’est la question que se posent certains experts du secteur. Pourquoi le gouvernement australien « juge approprié de confier à une compagnie de télécom nos données médicales personnelles et les résultats de nos dépistages du cancer » ?, s’interroge notamment dans les colonnes de The Australian Antony Harrowell, conseiller en affaires et en nouvelles technologies (Huxxer Corporation).
Telstra garantit la protection des données
Le directeur général de Telstra Health, Shane Solomon, rassure les patients. « Le Pr Ruth Salom et moi-même qui travaillons sur le projet sommes très sensibles aux questions relatives à la confidentialité et à la sécurité des données des patients (…) Notre engagement sur ce sujet est absolu. Nous avons conscience de la gravité des problèmes engendrés si ces informations sont utilisées à tort. » (The Australian Financial Review)
Il rappelle qu’en remportant l’appel d’offres, Telstra s’est « engagé à respecter les normes de confidentialité très strictes imposées par le Commonwealth ». Le système utilisé pour l’exploitation des données doit, par exemple « atteindre un certain niveau de sécurité et toutes ces données doivent être stockées en Australie, ce qui est bien le cas ».
Le gouvernement, seul détenteur des données recueillies
Le gouvernement australien affirme qu’il n’avait pas les moyens de créer seul un registre national de dépistage du cancer.
Il précise cependant que le Commonwealth sera l’unique possesseur de la propriété intellectuelle et des données de ce nouveau registre.
« Toutes les données du registre seront [protégées] par des politiques gouvernementales strictes afin de prévenir toute mauvaise utilisation ou perte, explique à H&TI le ministère de la Santé. Pour ce faire, Telstra Health devra régulièrement effectuer des tests indépendants afin de démontrer que le système continue d’être au conforme au règlement en vigueur. De plus, toute utilisation des données du programme non liée au fonctionnement du registre sera rigoureusement interdite. » - Le but premier est de regrouper le registre national sur le cancer de l’intestin et les huit autres registres d’États et de territoires sur le cancer du col de l’utérus existants.
-
eHealthWeek Amsterdam 2016 : Daniel Forslund reçoit le prix HIMSS du leadership en e-santé
Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et la e-santé de la ville de Stockholm, reçoit le prix HIMSS du leadership en e-santé le 8 Juin 2016, à l’occasion de la eHealthWeek qui se déroule à Amsterdam du 8 au 10 Juin 2016.
Le Suédois a notamment mis en place le première stratégie en e-santé de la Suède en 2005 et 2006. Il est aussi celui qui a œuvré au sein du gouvernement suédois pour la pérennisation de cette stratégie pour les prochaines années.
Il est également à l’origine du financement et de la mise en place du programme 3R, un des plus importants investissements dans le secteur de la e-santé en Suède, d’un montant de 240 M€. Ce programme a pour objectif de renouveler à grande échelle les systèmes de dossiers de santé informatiques de la ville de Stockholm et d’autres régions de Suède.
Plus récemment, Daniel Forslund a lancé un nouveau service qui offrira aux patients de Stockholm et de sa région un accès sécurisé à leur dossier médical. Un service obligatoire pour tous les professionnels de santé, déployé à partir d’Octobre 2016.
Christina Roosen, vice-présidente des affaires publiques de HIMSS Europe a déclaré à son sujet :
- « Daniel a joué un rôle clé dans la e-santé en Suède et en Europe. «
- « Dans ses différentes fonctions tout au long de sa carrière, il a réussi à grandement influencer les autorités au plus haut niveau pour leur faire prendre conscience des enjeux que représentent les TIC dans le secteur de la santé. »
- « Daniel a porté en personne la question au niveau des ministres de l’Union Européenne en produisant un rapport durant la présidence suédoise du Conseil Européen dès 2009. Ce rapport révélait les coûts générés par le manque d’investissements des gouvernements dans la e-santé. Depuis, il a laissé son empreinte en tant que commissaire à l’innovation au sein de la municipalité de Stockholm ».
-
e-santé : 20 M€ investis par le gouvernement néerlandais
20 millions d’euros au cours des 4 prochaines années pour l’e-santé, c’est l’enveloppe allouée par Edith Schippers, ministre de la Santé néerlandaise, selon une information du média local NL Times.
Ce fonds sera consacré à la promotion des initiatives dans le secteur de la santé connectée.
Le programme, baptisé « FastTrack eHealth Initiative » est basé sur des partenariats public-privé.Soutenir et guider les petites et moyennes entreprises pour multiplier les initiatives dans le secteur, tel est l’objectif de ce programme. Le gouvernement néerlandais en attend un impact dur la prise en charge et le traitement des patients.
Pour finaliser cet investissement la négociation des accords est toujours en cours avec les parties privées, notamment les banques, les fonds de pension, les investisseurs et les assureurs. Le lancement doit avoir lieu en Octobre 2016.
Parallèlement la France paraît moins présente sur le sujet selon une étude publiée en Février par le Pipame, rattaché à la DGE.
La France se positionne parmi les pays « moyennement avancés » en e-santé après les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud et l’Espagne qui ont pris position sur ce secteur depuis 10 voire 20 ans.
Après avoir pris la mesure du potentiel de la santé connectée malgré un certain retard, en Janvier 2016 Marisol Touraine, la ministre de la Santé à alloué 340 millions d’euros à un fonds consacré aux start-up innovantes du secteur.
2,7 milliards d’euros pour 28 000 à 38 000 emplois dans l’écosystème, telle était l’estimation du marché français de la e-santé en 2014.