care_insight

  • DGE

    Direction générale des entreprisesnull

  • Pipame

    Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiquesnull

  • e-santé : 20 M€ investis par le gouvernement néerlandais

    20 millions d’euros au cours des 4 prochaines années pour l’e-santé, c’est l’enveloppe allouée par Edith Schippers, ministre de la Santé néerlandaise, selon une information du média local NL Times.

    Ce fonds sera consacré à la promotion des initiatives dans le secteur de la santé connectée.
    Le programme, baptisé « FastTrack eHealth Initiative » est basé sur des partenariats public-privé.

    Soutenir et guider les petites et moyennes entreprises pour multiplier les initiatives dans le secteur, tel est l’objectif de ce programme. Le gouvernement néerlandais en attend un impact dur la prise en charge et le traitement des patients.

    Pour finaliser cet investissement la négociation des accords est toujours en cours avec les parties privées, notamment les banques, les fonds de pension, les investisseurs et les assureurs. Le lancement doit avoir lieu en Octobre 2016.

    Parallèlement la France paraît moins présente sur le sujet selon une étude publiée en Février par le Pipame, rattaché à la DGE.

    La France se positionne parmi les pays « moyennement avancés » en e-santé après les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud et l’Espagne qui ont pris position sur ce secteur depuis 10 voire 20 ans.

    Après avoir pris la mesure du potentiel de la santé connectée malgré un certain retard, en Janvier 2016 Marisol Touraine, la ministre de la Santé à alloué 340 millions d’euros à un fonds consacré aux start-up innovantes du secteur.

    2,7 milliards d’euros pour 28 000 à 38 000 emplois dans l’écosystème, telle était l’estimation du marché français de la e-santé en 2014.

  • L’APHP choisit Maincare pour la gestion administrative des malades et la facturation

    M-GAM de Maincare Solutions, c’est le choix que vient de faire l’ APHP pour son nouveau système de gestion administrative des malades et de facturation, annonce Maincare le 7 juin 2016.

    L’APHP est constituée de 12 GH comportant 37 établissements de santé dont un établissement pharmaceutique AGEPS.

    Simplification du parcours administratif des patients, depuis leur accueil jusqu’aux processus de facturation et de recouvrement, c’est la démarche dans laquelle l’APHP s’est inscrite. Pour ce faire, les évolutions nécessaires devront être effectives fin 2018, visant à une meilleure maîtrise de dépenses de santé.

    « Beaucoup reste à faire pour améliorer le parcours des patients et aider les établissements français à optimiser leurs performances opérationnelles et financières», souligne Christophe BOUTIN, Président de Maincare Solutions.

    Maincare revendique équiper « déjà plus de 10 CHU/CHR » avec la plateforme M-GAM dans ses nouvelles versions. « Le choix de l’APHP conforte notre positionnement sur ce segment de marché à l’heure où les groupements hospitaliers de territoire feront progressivement converger les S.I administratifs et médicaux vers les solutions les plus performantes », déclare Christophe Boutin.

  • PIC

    Pôle d’Intérêt Communnull

  • GH

    Groupe Hospitaliernull

  • Déficit de 5,2 Mds€ pour l’assurance maladie en 2016 (estimation CCSS)

    5,2 Mds€ en 2016, c’est le montant que devrait atteindre le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale, selon le rapport de la CCSS.

    Ce rapport présenté le 7 juin 2016 aux ministres de la Santé et du Budget estime que le déficit total de la Sécurité sociale devrait se réduire en 2016 à 9,1 Mds€, soit 600 M€ de mieux par rapport au prévisions du gouvernement.

    Mais malgré un Ondam fixé à 1,8%, le taux le plus bas depuis 1998, le déficit de la branche Maladie devrait rester supérieur à 5 Mds€, s’élevant à 5,2 Mds€. Cela représente une amélioration de 1 Md€ par rapport aux prévisions votées à l’automne 2015 dans le budget de la Sécurité sociale et 0,6 Md€ de moins qu’en 2015.

    Toutes les autres branches du régime général, retraites et accidents du travail, devraient enregistrer une amélioration et le déficit de la branche Famille devrait se réduire de 500 M€ par rapport à 2015.

    « Ces résultats montrent que la politique de maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale porte ses fruits », a commenté Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

  • CCSS

    Commission des comptes de la Sécurité socialenull

  • Intelligence artificielle : consolidation de l’alliance M.I.S-Visiomed

    Visiomed Group, spécialiste de l’électronique médicale nouvelle génération, annonce le 6 juin 2016 sa montée à hauteur de 25% au capital de la société Medical Intelligence Service (M.I.S.).

    M.I.S.a inventé un système révolutionnaire d’intelligence artificielle d’aide à la décision médicale. Baptisé MEDVIR, il est notamment utilisé par SOS Médecins Paris et a été expérimenté sur 400 patients au service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris (service du Professeur Plaisance) supervisé par le Docteur Bertrand Galichon.

    Les résultats sont spectaculaires : 83% de diagnostics exacts grâce à ce « symptom checker » révolutionnaire là où la moyenne des solutions concurrentes propose un taux d’exactitude d’environ 34 %.

    MEDVIR se place loin devant un panel de 25 systèmes comparables en Europe et aux Etats-Unis, pour la pertinence de ses résultats, selon une étude récente de la Harvard Medical School.

    • MEDVIR a été validé par un groupe de praticiens, membres de SOS Médecins Paris Île de France, médecin urgentiste retraité, médecin interniste et gynécologue obstétricien.
    • Le premier service d’aide à la décision médicale basé sur la solution BewellCheck-up, Mon Médecin Virtuel, bénéficie de ce concept d’intelligence artificielle développée par M.I.S, commercialisé sous forme d’abonnements associés aux dispositifs médicaux connectés BewellConnect de Visiomed.
    • Le service est accessible depuis l’application BewellConnect de Visiomed.

    Le partenariat prévoit que Visiomed Group accéde à l’intégralité des développements du système expert MEDVIR développé par M.I.S et dispose de l’exclusivité mondiale d’exploitation des algorithmes décisionnels médicaux de cette technologie sur tablette et smartphone.

    C’est le Docteur Loïc Etienne, médecin urgentiste depuis 35 ans qui a créé M.I.S, et dès 1987 un service Minitel sur la santé puis un site Internet (Docteur Clic). Il anime aussi Zeblogsanté, blog dédié à la médecine 3.0.

  • Recherche sur le génome : comment protéger les données

    Comment assurer et garantir la protection des données hautement sensibles comme celles utilisées dans la recherche sur le génome? C’est la problématique sur laquelle travaillent les spécialistes de la sécurité informatique et qui a été abordée lors du Symposium de Lausanne sur la génomique en mai 2016.

    Jean-Pierre Hubaux, professeur à l’EPFL, est un pionner de la confidentialité des informations génomiques.
    Il a été mandaté pour sécuriser la Biobanque Institutionnelle de Lausanne, qui stocke l’ADN de plus de 20 000 Vaudois dans des congélateurs. Il insiste sur la vigilance nécessaire sur la sécurité de ces données mais souligne qu’elles doivent malgré tout rester en partie au moins accessibles aux chercheurs.

    Les données de santé constituent la première cible des hackers: deux attaques sont dénombrées tous les quinze jours aux États-Unis.

    Un défi gigantesque

    L’exploitation de notre matériel génétique par une médecine du Big Data est proche. Grâce à de l’ADN de volontaires, l’objectif est de résoudre les énigmes que présentent certaines pathologies, prédire leur évolution et développer des traitements personnalisés. « Protéger ces données est un défi gigantesque car elles sont extrêmement complexes, résume Jean-Pierre Hubaux. Le secret médical est en danger, cela paraît évident. La présence de données génomiques augmente ce risque».

    Sécurisation et anonymisation de ces données sont l’objet de la recherche de son équipe depuis cinq ans, en collaboration avec de nombreuses institutions aux États-Unis, dont la Standford University.

    Les échantillons sanguins de 23 536 personnes sont actuellement stockés à la BIL. La prochaine étape consiste à séquencer le génome, pour ensuite le mettre les données issues de ce travail à la disposition de la communauté scientifique, académique ou privée.

    L’ADN, ciblé par les hackers

    «Le risque de vol est réel», explique le professeur Hubaux. Ces data renferment une quantité infinie d’informations sur un individu et ne peuvent pas tomber entre les mains des assurances-maladies ou des employeurs.

    «Elles ont une capacité de prédiction, sont corrélées entre personnes de la même famille et sont identifiantes», énumère le professeur Hubaux. Elles sont aussi stables dans le temps; leur validité perdure tout au long de notre existence. «Leur protection est un grand défi à l’échelle de l’humanité, explique le spécialiste. Les techniques de cryptage vieillissent vite. Aucun système n’a une durée de vie d’un siècle.»

    «Il faut encrypter ces données pour faire en sorte que, même si elles étaient volées, elles soient inutilisables. Et qu’il ne soit pas possible pour un individu de les récupérer pour les revendre». Pour ce faire, la BIL utilise la technique d’encryptage du « chiffrement homomorphique. »

    Comment protéger ces données sur une très longue durée?

    Le deuxième enjeu crucial réside dans le fait d’inventer des modalités de partage entre acteurs de la santé. «Il faut définir des standards communs, insiste Jean-Pierre Hubaux. Parce que plusieurs biobanques de plusieurs pays voudront partager leurs données, et cela doit se faire de manière respectueuse des engagements pris à l’égard des donneurs».
    « Le monde de la bio­médecine s’intéresse peu à celui de la sécurité informatique et réciproquement», c’est le constat que fait le professeur Jean-Pierre Hubaux, qui s’est associé avec Sophia Genetics, société créée à l’EPFL spécialisée dans la gestion des data génomiques.
    Leur nouveau projet cryptographique en faveur de la confidentialité des données médicales, évalué à 1 million de dollars (880 036,67 euros), est financé notamment par la Confédération Helvétique.