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  • Intelligence artificielle : 3 mois gagnés pour anticiper les épidémies

    Détecter l’ampleur d’une épidémie trois mois avant qu’elle se déclenche, c’est ce que permet l’intelligence artificielle présentée en mai 2016 par la start-up californienne AIME et qui a été testée au Brésil et en Malaisie.

    Grâce à un algorithme, ce système repère le lieu de démarrage d’une épidémie du virus Zika ou de la dengue et la probabilité que ces maladies s’étendent sur des points donnés.

    Le seul moyen de se prémunir contre ces épidémies était jusque-là la surveillance des insectes qui en sont les vecteurs.

    Un algorithme qui utilise onze variables différentes

    Plutôt que tenter de stopper une épidémie, pourquoi pas éviter sa progression en repérant les zones où elle peut prendre naissance ? C’est à partir de cette approche que la start-up AIME Inc a développé un système d’intelligence artificielle qui permet de localiser le point de départ potentiel d’une épidémie et d’indiquer la probabilité de son extension.

    Cette intelligence artificielle repose sur un algorithme qui utilise onze variables différentes, comme les données météorologiques, les données sur les zones de construction, les données sur la mortalité due à des épidémies comme la dengue ou le virus Zika. Le traitement de ces données permet de localiser sur une carte avec 90% de précision dans un rayon de 400 mètres l’endroit d’où peut se, déclencher l’épidémie. Il permet aussi de prédire la probabilité d’extension géographique de la maladie.

    Développer la prévention et l’information

    Cette capacité de prédiction de maladies contre lesquelles il n’existe ni traitement ni vaccin permet aux responsables de territoires menacés par les épidémies de développer des stratégies de prévention et d’information des populations, selon les co-fondateurs d’AIME Inc.

  • Dépenses de santé en ambulatoire : un surcoût de 1400 € pour les plus de 65 ans fragiles (IRDES)

    Les plus de 65 ans fragiles ont dépensé en moyenne 4 000 € en ambulatoire en 2012, soit un surcoût de 1400 € par rapport aux dépenses moyennes des plus de 65 ans.

    C’est ce que souligne l’analyse de l’Irdes (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé) parue en mars 2016 dans le n°216 de Questions d’économie de la Santé.

    Une incidence sur la consommation de soins

    L’étude de Nicolas Sirven a été menée en appariant des données de l’Assurance maladie avec celles de l’enquête santé et protection sociale 2012. Cette dernière est menée tous les deux ans par l’Irdes afin de recueillir des données individuelles sur la santé, la couverture maladie, la situation sociale et le recours aux soins.

    L’analyse des dépenses de santé dans le secteur ambulatoire montre que les plus de 65 ans fragiles dépensent en moyenne 4 000 € en 2012, soit un surcoût de 1400 € par rapport aux dépenses moyennes des plus de 65 ans.

    Les écarts de dépenses se concentrent dans les soins paramédicaux, les prestations sanitaires, et le recours aux médecins généralistes, que les 65 ans et plus fragiles consultent en moyenne 9,5 fois par an, contre 5,3 fois par an pour les robustes.

    « Les conséquences pour la politique publique pourraient être profondes : alors que le vieillissement de la population est une tendance de long terme difficile à modifier, l’amélioration de l’état de santé des populations vieillissantes offre des marges de manœuvre exploitables dans le plus court terme ».

    Définition de la fragilité médicale

    La fragilité, définie en 2011 par LP Fried sur le plan médical, est caractérisée par la présence d’au moins trois critères parmi les suivants :

    • Perte de poids involontaire
    • Fatigue déclarée
    • Bas niveau d’activité physique
    • Vitesse de marche lente
    • Faiblesse musculaire
  • CRPV

    Centre régional de pharmacovigilancenull

  • « Colloque Big Data en santé : Quels usages ? Quelles solutions ? » le 04/07/2016

    Le colloque « Big data en santé : quels usages ? Quelles solutions ? », organisé par le ministère de la Santé, aura lieu le 4 juillet au Numa.

    Au programme : les grandes questions posées par le big data en santé, les résultats de la consultation en ligne…

  • Ireps

    Instance régionale d’éducation et de promotion de la santénull

  • Paas

    Platform as a service (plateforme en tant que service)null

  • Biomatériaux et cellules souches associés pour traiter l’arthrose

    Un implant associant cellules souches et biomatériaux qui permet de réparer durablement les articulations, c’est le concept que l’unité Inserm de Strasbourg a dévoilé le 10 juin 2016. Une nouvelle voie pour traiter l’arthrose dont souffrent 9 à 10 millions de personne en France.

    Les chercheurs attendent des financements afin d’entreprendre les essais cliniques de phase 1 chez l’homme, conduits sur 30 patients âgés de 18 à 50 ans recrutés dans trois pays (France, Angleterre, Espagne).

    Réparer simultanément le cartilage et l’os

    C’est un constat qui est à l’origine de l’invention : habituellement, lorsque l’on remarque un problème de cartilage, l’érosion de ce dernier ne vient pas de débuter, il n’y en a presque plus et l’os situé en dessous commence également à être touché.

    Nadia Benkirane-Jessel et son équipe de l’unité Inserm de Strasbourg dédiée à la nanomédecine régénérative ont donc entrepris de s’attaquer simultanément à la réparation du cartilage et de l’os.
    Ces chercheurs ont élaboré un implant constitué de deux compartiments :

    • Une membrane fibreuse à base de polymères ou collagène pouvant délivrer des facteurs de croissance osseux via des nanoréservoirs
    • Une couche de gel au dessus, renfermant des cellules souches capables de se différencier soit en cellules de l’os (ostéoblastes),soit en cellules du cartilage (chondrocytes).

    La structure inventée possède deux étages et permet de reproduire l’environnement physiologique de l’articulation en offrant également la porosité adéquate à l’infiltration des cellules souches.
    Parallèlement à leur croissance ces dernières possèdent la capacité de s’infiltrer plus profondément dans la membrane poreuse, engendrant en conséquence la libération de facteurs de croissance qui boostent à leur tour la prolifération de nouvelles cellules.

    Pour mettre en place cet implant, le chirurgien doit premièrement couvrir l’os érodé de la membrane fibreuse puis déposer immédiatement ensuite la seconde couche contenant les cellules souches.

    Traitement de lésions articulaires liées à des traumatismes

    Le test a déjà été réalisé avec succès sur des modèles animaux. Si les résultats des essais cliniques se révèlent convaincants, cette nouvelle approche, en plus de réparer le cartilage, permettra de régénérer l’os en dessous et pourra être utilisé dans le traitement de lésions articulaires, provoquées par les traumatismes notamment.

  • Inserm

    Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • GHT : deux syndicats de psychiatres hospitaliers appellent à la grève le 27 juin 2016

    Une journée d’action et de grève contre les GHT le 27 juin 2016, c’est l’appel lancé le 13 juin 2016 par le SPH et le Spep. Les deux syndicats relaient l’opposition des CME des hôpitaux psychiatriques à l’intégration de leurs établissements dans les futurs GHT.

    Les CME demandent la constitution de GHT psychiatriques réunissant les établissements spécialisés ou des dérogations à l’adhésion à un GHT.

    Le décret du 27 avril encadre la constitution des GHT dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé. Il précise qu’au 1er juillet 2016 les propositions de conventions constitutives des GHT doivent avoir été transmises aux directeurs généraux des ARS, ceux-ci devant dans la foulée arrêter la liste des groupements et leur composition.

  • SPH

    Syndicat des psychiatres des hôpitauxnull