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  • Médicaments innovants : imposer de nouvelles règles de fixation des prix (CESE)

    Le CESE a annoncé sur son site internet le 6 juin 2016 s’être saisi de la question du prix et de l’accès aux nouveaux médicaments.« L’envolée des prix des traitements innovants suscite de grandes interrogations sur la soutenabilité financière pour les régimes de Sécurité sociale », a souligné cette assemblée.

    Le 13 juin 2016 Médecins du Monde a lancé une campagne dénonçant le poids de la mise en place de traitements innovants sur l’Assurance maladie, notamment pour les prises en charge à 100 % des ALD comme le cancer.

    S’en est suivi le 20 juin 2016 l’appel du CISS pour la mise en place d’un nouveau mécanisme de fixation des prix des médicaments innovants.

    Même outre-Atlantique, les candidats à la présidentielle américaine ont tous fait du prix de ces médicaments un thème de campagne.

    Ce sujet des médicaments coûteux est entré dans le débat public à la suite de l’augmentation annoncée en Août 2015 de 5 400 % du prix du Daraprim, médicament anti-parasitaire permettant de lutter contre la toxoplasmose et la paludisme. En France, le cas le plus cité sur ce sujet est celui du Solvadi, médicament contre l’hépatite C, dont le prix est de 41 000€ pour l’ensemble du traitement.

    Procédure actuelle

    . Demande d’autorisation d’AMM par le laboratoire

    – au niveau européen par la Commission européenne ou au niveau national par l’ANSM. 

    . Le laboratoire propose un prix dans le cadre d’un engagement de cohérence entre la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni

    . Soumission d’un dossier à la HAS qui évalue :

    – le service médical rendu (SMR selon efficacité et effets indésirables)

    – la place dans la stratégie thérapeutique (notamment au regard des autres thérapies disponibles)

    – le caractère préventif, curatif ou symptomatique

    – l’intérêt pour la santé publique

    . Notation de 1 à 5 par la HAS après évaluation de l’Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR) qui est l’appréciation du progrès par rapport aux traitement sou à la prise en charge existants, ainsi que le nombre de patients potentiels

    . Le CEPS fixe le prix en réunissant industriels, assurance-maladie, mutuelles et ministère de la Santé

    . L’Uncam décide de la hauteur du pourcentage de remboursement.

    – En France, les médicaments représentent 15 % des dépenses de l’Assurance maladie, dont 2 % correspondent aux traitements du cancer, et ceux d’immunothérapie 0,2 %.

    Les coûts pour les laboratoires pharmaceutiques et l’Assurance maladie

    Le prix des médicaments coûteux reflète le coût très important de la recherche et du développement : une moyenne de douze années est habituellement nécessaire pour développer un médicament puis le mettre sur le marché.
    Les sociétés investissent généralement en moyenne 15 % de leur chiffre d’affaires en R&D.

    Le bénéfice qu’apporte l’innovation est aussi à prendre en compte : les nouveaux traitements de l’hépatite C permettent de guérir plus de 90 % des patients en trois mois, pour un coût en fin de compte deux fois et demi inférieur à celui d’un traitement plus long pour un patient non guéri, selon l’industrie pharmaceutique.

    L’avis du CESE

    « De nombreuses voix s’élèvent, notamment dans les milieux de la cancérologie, pour dénoncer des prix trop élevés. Au risque d’exclusion de certains patients s’ajoutent dans d’autres domaines des pratiques qui peuvent remettre en cause des objectifs de santé publique », explique le CESE.
    Selon cette assemblée, « les mécanismes de régulation contenus dans l’accord-cadre entre l’État et les industriels ont depuis longtemps montré leurs limites et ne fonctionnent plus lorsque plusieurs laboratoires fabriquent le même produit.»

    D’autres mécanismes sont expérimentés, comme les contrats prix/performance dans lesquels les laboratoires s’engagent à rembourser l’assurance maladie si leurs produits ne donnent pas de résultats. Le CESE précise qu’ «aucun de ces mécanismes n’est aujourd’hui satisfaisant et les laboratoires eux-mêmes expriment des inquiétudes sur la solvabilisation de leurs produits».

    Le CESE propose de réaliser un rapide état des lieux international afin de mettre en évidence les spécificités françaises, notamment en termes d’éthique.

    Le point de vue du CISS

    De son côté, le CISS demande surtout «plus de transparence» lors de l’établissement des prix de médicaments par le CEPS car « il n’est pas acceptable que les laboratoires obtiennent des prix et des marges exorbitants pour leurs molécules innovantes.»

    Il propose de « mettre en place, en toute transparence, un nouveau mécanisme de fixation des prix des médicaments innovants, non pus basé sur la seule «valeur thérapeutique», mais incluant le critère de coût (recherche, développement, production, commercialisation, suivi en vie réelle) aujourd’hui non prise en compte».

    Il suggère par ailleurs d’ «améliorer la pertinence des soins, et en particulier de la prescription médicamenteuses pour libérer des financements nécessaires nécessaires au développement et à l’accès à l’innovation thérapeutique.

  • Vallée scientifique de la Bièvre : signature du contrat d’intérêt national Santé

    Le contrat d’intérêt national (CIN) Santé de la vallée scientifique de la Bièvre a été signé le 4 juillet 2016 par Jean-François Carenco, préfet de la région Ile-de-France, avec les partenaires suivants :
    • les collectivités territoriales concernées (département du Val de Marne, Métropole du Grand Paris, Établissement public territorial 12)
    • l’Université Paris Saclay
    • l’Université Paris-Sud
    • le CEA
    • le centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy
    • l’APHP
    • Sanofi
    • Medicen
    • la CCI de Paris Ile-de-France.

    Ce contrat d’intérêt national vise à consolider un partenariat opérationnel autour des enjeux de développement du pôle santé de l’Université Paris-Saclay et du renforcement du bioparc Cancer Campus à Villejuif, sur la période 2016-2022.

    Trois objectifs ont été fixés au contrat d’intérêt national :

    • Donner une visibilité globale aux projets de la vallée scientifique de la Bièvre ;
    • Articuler les projets des acteurs universitaires et scientifiques avec ceux des collectivités territoriales ;
    • Rassembler l’ensemble des partenaires autour d’une stratégie commune de développement économique.

  • Un crâne imprimé en 3D pour préparer une intervention sur un nourrisson

    La survie d’un nourrisson en situation d’encéphalocèle (le cerveau était situé hors de la boîte crânienne) est due au succès d’une opération réalisée le 24 mai 2016 par une équipe de chirurgiens de Boston.

    Une réplique parfaite du crâne malformé de la très jeune patiente, imprimée en 3D, a permis à l’équipe chirurgicale d’être parfaitement préparée à l’opération devant durer 6h.

    Modéliser pour être mieux préparé à l’opération

    Des chirurgiens de Boston ont eu recours à l’impression 3D pour modéliser le crâne mal-formé d’un nourrisson présentant un encéphalocèle (son crâne anormalement formé endommageait son cerveau et réduisait considérablement son espérance de vie). Son cerveau, situé hors de sa boîte crânienne nécessitait une opération chirurgicale sensible et délicate.

    Ils ont réalisé des scanners de sa tête puis procédé à l’impression 3D de répliques conformes de la boîte crânienne de la jeune patiente. Ils ont pu ainsi déterminer la surface du cerveau externe devant être ré-introduite dans le crâne du nourrisson, et s’entraîner en pratique.
    Durant l’opération, la transparence du matériau a permis aux chirurgiens de visualiser l’activité du cerveau, sa vascularisation, prévenant ainsi les risques de complications.
    L’opération a duré 6h.

    La même prouesse a été réalisée en Chine, les répliques 3D permettant l’exercice en amont des chirurgiens, augmentant considérablement les chances de succès de la chirurgie.

    Un concept déjà utilisé

    En 2012, 75% du crâne d’un patient étaient remplacés par un implant imprimé en 3D thermoplastique, constitué d’un matériau solide, thermorésistant (pour la stérilisation), répondant aux exigences médicales strictes, permettant l’observation possible du cerveau sous-jacent, de son activité et sa vascularisation.

    En Décembre 2013, le premier crâne plastique et transparent imprimé en 3D a été implanté avec succès par des chirurgiens hollandais chez une femme dont le crâne n’avait jamais cessé de croître (équipe dirigée par le docteur Bon Verweij à l’université du Centre médical d’Ultrecht).

  • Impression 3D : création de tissus humains pour tester l’effet des médicaments

    1,82 Md$ (1,64 Md€) d’ici 2022, c’est la somme que représentera le marché de l’impression 3D selon le rapport de Grand View Research publié le 1 juillet 2016.

    C’est dans ce contexte que s’inscrit l’objectif de la start-up Biobots, société concevant des imprimantes 3D capables de créer des tissus vivants. Cette technique permet de tester l’effet des traitements et d’éliminer la liste d’attente de greffons en construisant des organes complètement fonctionnels à partir des propres cellules des patients.

    En mai 2015, lors du TechCrunch disrupt de New-York, Biobots présentait son imprimante 3D capable de créer des tissus humains vivants, reproduisant pour l’occasion la célèbre oreille coupée de Van Gogh.
    Le prix de cette imprimante mise sur le marché en 2015 s’élève à 10 000 $ (environ 9 000 €).

    Système innovant

    Biobots utilise une encre photo initiatrice, qui mise en contact avec une lumière bleutée se solidifie et, combinée avec des cellules vivantes, permet de former de la biomatière. Danny Cabrera, le PDG de Biobots insiste sur cette particularité de procédure excluant la lumière UV qui endommage les cellules.
    Il revendique avoir signé des partenariats avec une cinquantaine d’instituts de recherche à travers le monde, d’après une interview accordée au magazine Quartz.

    Créer des traitements adaptés à chaque patient

    L’objectif est de faciliter la recherche médicale et utilisant des tissus vivants pour tester les médicaments en laboratoires, pour s’affranchir des cobayes animaliers. La réalisation de tests individuels devient alors possible, offrant à chaque patient un traitement personnalisé correspondant parfaitement à ses besoins.

    « Le patient se rendra à la clinique, nous effectuerons un prélèvement cellulaire et créerons des tissus en 3D spécifiquement pour lui, avant de tester différents traitements, différentes prescriptions de médicaments et une thérapie personnalisée pour la maladie dont il est affligé », déclarait Danny Cabrera lors de sa présentation à TechCruch disrupt New-York.

    « Aujourd’hui, nous classons les maladies par catégories et leur donnons des noms, mais une même maladie diffère complètement d’un individu à l’autre, de sorte que la manière dont nous testons les médicaments, qui consiste à développer un seul remède pour des millions de personnes à l’aide d’une coûteuse batterie de tests en laboratoire, est en quelque sorte dépassée. Aujourd’hui, nous pouvons utiliser cette technologie pour créer un médicament adapté à chaque individu. »

    La perspective est d’arriver un organe entier, avec ensuite l’obtention de l’approbation de la FDA.

  • Classement des SSII en France 2015 : Cap Gemini toujours 1er, IBM en perte de vitesse (PAC)

    • Cap Gemini,
    • IBM,
    • Atos,
    • Sopra Steria,
    • Orange Business Services,
    • Accenture,
    • Hewlett Packard Enterprise,
    • CGI,
    • Gfi informatique,
    • Econocom,

    tel est le classement des 10 plus gros ESN en France en fonction de leur chiffre d’affaires, mis à jour par PAC le 5 juillet 2016.

  • E-santé : projet de soutien à la croissance des start-up de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée

    Links Up, un programme de trois ans (2016-2019) d’aide à la croissance des jeunes entreprises dans l’e-santé et l’e-tourisme, c’est le projet retenu par l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée et le programme de coopération territoriale transnationale Sud-Ouest européen (INTERREG SUDOE), réuni le 30 juin 2016 au Portugal.

    Piloté par le Groupement européen de Coopération territoriale (GECT) Pyrénées-Méditerranée, Links UP vise à stimuler la croissance et la compétitivité des start-up en développant leurs opportunités d’accès aux financements, en les rapprochant des besoins du marché, en facilitant leurs échanges tout en assurant leur pérennisation.

    Le coût total du projet est estimé à 1 045 000 €, avec un taux de cofinancement de 75% du FEDER soit 783 750 €. La programmation du projet ne sera définitive qu’après la signature de l’accord d’octroi du FEDER.

    Un projet transnational

    • Le projet rassemblera six autres partenaires issus de trois États : Fundacio Balear d’innovacio i Tecnologia  (FBIT) aux îles Baléares, ACCIO en Catalogne, Castres-Mazamet Technopole et l’Agence du Développement économique, de l’export et de l’innovation (MADEELI) en Occitanie, la Fundación Universidad Empresa à Murcia et le Centro de Inovação Empresarial da Beira Interior au Portugal.
    • « L’objectif est qu’à la fin du projet, n’importe quelle entreprise du territoire puisse avoir une vision claire des sources de financement disponibles dans les différents régions/pays et disposer d’une cartographie précise des acteurs dans les secteurs identifiés. De même, les start-up connaîtront les besoins des grands comptes afin de leur proposer des développements technologiques grâce à un appel à projets transnational pour l’accompagnement de grandes entreprises-start up, un élément tout à fait innovant », détaille l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée sur son site Internet.
    • Links UP prend le relais du projet Creamed (2012-2015), initiative de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée qui avait permis de créer un réseau de plus de 100 pépinières et de plus de 1400 jeunes entreprises.
  • FEDER

    Fonds européen de développement économique régional null

  • Maisons de retraite : Orpea fait l’acquisition du groupe espagnol Sanyres

    Orpea annonce le 5 juillet 2016 l’acquisition du groupe espagnol Sanyres, pour un montant non divulgué.

    Sanyres, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros en 2015, comporte 18 établissements et 3 300 lits.

    Orpea précise que cette acquisition permet à Orpea Iberica de devenir l’un des plus importants acteurs espagnols dans la prise en charge de la dépendance avec 7 334 lits répartis sur 43 sites.