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  • La baisse des prix du hardware favorable au développement l’IoT d’ici 2020 (étude BI Intelligence)

    La baisse du coût moyen de fabrication des capteurs et du hardware, d’environ 1,50 $ (1,35 €) en 2004 à 0,30 $ (0,27€) en 2020 et l’accession à Internet de la moitié de la population mondiale pourraient conduire à la production de 24 milliards d’objets connectés d’ici 2020, c’est ce qu’estime une étude de Business Insider Intelligence (BI Intelligence) publié en juillet 2016.

    34 milliards d’objets connectés seraient alors en circulation en 2020, soit quatre appareils par habitants en moyenne selon la même étude.

    La majorité des appareils connectés seront utilisés par les entreprises et les institutions poursuit le rapport. Les entreprises seront également en tête des investissements dans l’IoT.

  • Convention : « Le règlement arbitral sera en-deça de la proposition mise à signature » (Cnamts)

    Le règlement arbitral sera « très en-deça de la proposition mise à signature », déclare Nicolas Revel, le directeur de la Cnamts, le 11 juillet 2016, deux jours avant la nouvelle réunion de négociation de la convention médicale qui doit se tenir le 13 juillet 2016.

    Deux syndicats de médecins, la CSMF et le SML ainsi que le président de la FMF avaient claqué la porte des négociations lors de la précédente réunion le 7 juillet 2016 en déclarant « inacceptables » les propositions de l’Assurance maladie.

    Le désaccord entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie porte notamment sur la volonté de la Cnamts de revaloriser de 23 à 25 euros la consultation de base mais en étalant cette revalorisation sur deux années (24 euros en 2017 et 25 euros en 2018). Le directeur de la Cnamts précise que cette position est « absolument incontournable au vu de ce que coûte cette seule mesure (445 M€) ».

    Face au risque de blocage des discussions qui doivent aboutir avant le 26 août 2016, Nicolas Revel évoque la mise en place d’une convention à minima relevant de la décision de l’arbitre prévue en cas d’impasse au terme de la négociation, Bertrand Fragonard, l’actuel président du Haut Conseil de la Famille.

    « Je n’ai pas le souvenir qu’une convention ait jamais atteint ce niveau financier (743,3 Mds€ de revalorisations pour les médecins, selon la Cnamts, NDLR) et ceux qui disent ne rien pouvoir faire à moins de 3 Mds€ risquent de ne jamais signer », souligne le 11 juillet 2006 le directeur de l’Assurance maladie en faisant référence au chiffrage de l’ensemble des revendications syndicales.

  • Dépendance et maintien à domicile : les recommandations de la Cour des comptes

    « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler », tel est le titre du rapport publié le 12 juillet 2016 par la Cour des comptes.

    Des besoins mal connus

    La Cour des comptes constate dans le premier chapitre de son rapport que la connaissance des parcours des personnes âgées dépendantes est imprécise, et qu’il existe des disparités locales dans l’offre de services qui leur est destinée : « la programmation de l’offre ne garantit pas une bonne adaptation des prises en charge et ne met pas à disposition des personnes âgées des services équivalents sur l’ensemble du territoire ».

    Une coordination insuffisante

    Le deuxième chapitre porte sur la coordination des prises en charge proposées aux personnes âgées dépendantes. La Cour des comptes remarque la diversité des parcours selon le point d’entrée de la personne dans le système (établissement sanitaire ou services sociaux) et le cloisonnement entre les acteurs : « il serait donc nécessaire de mieux définir au niveau national les conditions opérationnelles de coordination, pour l’ensemble du territoire, entre les médecins et les autres acteurs de la prise en charge de la dépendance ».

    Améliorer et recentrer les politiques publiques

    Pour la Cour des comptes, « à l’échelon national, une approche plus transversale du pilotage doit être mise en œuvre ». Elle souhaite également une meilleure visibilité sur le coût de la politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, et propose de recentrer les aides en fonction des ressources.

  • Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie (Cour des comptes)

    Rapport de la Cour des Comptes du 12 juillet 2016 : « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler »

  • Les mécanismes des virus tueurs de bactéries décryptés (Institut Pasteur, université de Louvain)

    Une équipe de chercheurs franco-belge a décrypté les mécanismes d’action des virus pouvant tuer des bactéries et a publié ses résultats dans la revue Plos Genetics le 5 juillet 2016.

    Ces microbes non pathogènes pour l’homme et existant naturellement constituent un potentiel thérapeutique contre les infections bactériennes. Ils sont définis comme des « bactériophages », des virus ayant la capacité de reconnaître spécifiquement des bactéries et de les éliminer grâce à un récepteur situé sur leur paroi.

    Ces travaux ont été menés par Laurent Debarbieux de l’Institut Pasteur et par Rob Lavigne de l’Université Catholique de Louvain en Belgique.

    Piratage viral orchestré

    Les bactériophages se fixent sur la paroi bactérienne, y percent un trou, et injectent leur matériel génétique dans la bactérie. Ils détournent la machinerie cellulaire bactérienne indispensable à la vie du micro-organisme pour se répliquer et fabriquent de nouveaux virus.

    L’accumulation de dizaines de phages conduit à la production d’une substance, une enzyme qui désintègre la paroi bactérienne. Cette dernière éclate en libérant tous les nouveaux virus.

    Les chercheurs ont élucidé plusieurs stratagèmes :

    • La destruction précoce des éléments indispensables à la vie de la bactérie : les ARN, copies de morceaux d’ADN permettant à l’information génétique de circuler dans les bactéries en organisant son bon fonctionnement
    • La favorisation de la production de ses propres ARN renfermant l’information nécessaire à la fabrication des constituants des nouveaux virus.

  • Impression 3D des médicaments : 27 M€ investis dans Aprecia Pharmaceuticals

    30 M$ (environ 27 M€), c’est l’investissement réalisé par le fonds Hercules Capital dans Aprecia Pharmaceuticals, annoncé le 5 juillet 2016 par la société pharmaceutique spécialisée en impression 3D.

    Aprecia Pharmaceuticals est à l’origine d’une technologie consistant à utiliser l’impression 3D pour la fabrication de médicaments. Cette technique a été crédibilisée en 2015 par l’autorisation de mise sur le marché par la FDA du premier médicament (un anti-épileptique pour enfant et adulte) de fabrication additive (superposition de couches de composants) par une imprimante 3D par Aprecia Pharmaceuticals,

    C’est à l’université nationale de Singapour que cette innovation a été mise au point en utilisant un polymère (substance composée de macromolécules) permettant de mélanger plusieurs substances en un seul et même comprimé.

    Cette technique promet de bouleverser l’industrie pharmaceutique et permettant à n’importe quel propriétaire d’imprimante 3D de fabriquer des comprimés personnalisés.

    De multiples traitements seront réduits à un seul comprimé, évitant ainsi les oublis de prise et apportant des solutions aux problèmes de déglutition des personnes âgées et des enfants face à de trop grosses gélules puisque le délai d’action des substances sera techniquement « programmable ».

    D’après le Leem, le marché mondial du médicament représentait 639 Md€ (706 Md$) de chiffre d’affaires en 2013 (contre 200 Md$ (180 Md€) en 1990), en croissance de 4,5 % par rapport à 2012.
    Le marché américain demeure le plus important avec 38 % du marché mondial, devant les principaux marchés européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Espagne) qui réalisent 18 % du marché mondiale, le Japon (9%) et les pays émergents (Chine et Brésil), 10 % de part de marché. La France est, en 2013, le deuxième marché européen derrière l’Allemagne.

    Les chercheurs de la National University de Singapour ont élaboré une technique pour fabriquer un comprimé unique composé de plusieurs doses de différents médicaments.
    Le procédé rendu possible par l’impression 3D classique et pourrait permettre aux médecins de produire eux-mêmes une pilule pour les patients soumis à un traitement multiple au quotidien, selon le CRIP.

    Un comprimé unique et sur-mesure

    Un polymère permet de dissoudre séparément les doses adéquates de chaque substance à horaire précis.
    Le médicament ainsi fabriqué est ensuite versé dans un moule unique imprimé en 3D.
    Les médecins pourraient ensuite créer un profil informatique pour chaque nouveau patients et imprimer des comprimés sur-mesure dans leur propre cabinet.

    « Pendant longtemps, l’idée d’un comprimé personnalisé est restée un simple concept car il était beaucoup trop complexe ou coûteux à réaliser. Cette nouvelle méthode de fabrication de médicaments change complètement la donne. Elle est simple d’un point de vue technique, relativement peu coûteuse, et polyvalente. Elle peut être appliquée avec des paramètres individuels, afin que les spécialistes puissent produire des comprimés personnalisés à la demande pour chaque patient, mais se prête aussi à des procédés de production de masse pour les laboratoires pharmaceutiques », explique le Professeur Soh Siow Ling, de l’université de Singapour, au magazine Science Daily.

    Procédé pratique

    Ce concept de comprimés personnalisés tout-en-un répondant aux différentes pathologies d’un seul individu, élaborés à des doses parfaitement adaptées aux patients, permet de s’affranchir des problèmes réguliers de sous ou sur dosage.

    A l’intérieur du comprimé des cloisons internes se désagrègent plus ou moins rapidement, ce qui permet le contrôle précis du moment d’action des substances.

    L’opération ne nécessite qu’un processus simple :

    • Saisie dans le logiciel par le praticien des doses prescrites et des horaires de prise
    • Analyse des données pour le dosage du remplissage du comprimé personnalisé
    • Envoi en impression 3D

    Les discussions pour la commercialisation sont en cours entre les chercheurs et l’industrie pharmaceutique.

  • Asie : un accord entre Philips et Singapour pour soutenir les entreprises spécialisées en e-santé

    Aider les entreprises spécialisées dans l’e-santé à se développer au sein du pays et plus largement dans l’Asie du Sud-Est, c’est l’objet de l’accord signé en janvier 2016 entre la filiale dédiée à la santé du géant Philips (Royal Philips ou Philips healthcare) et l’EDB, l’organisme gouvernemental dédié au développement économique de Singapour.

    Six mois après la signature du protocole d’entente, le groupe néerlandais revient pour H&TI sur ce vaste projet en trois temps :

    1. les objectifs de l’accord entre Royal Philips et l’EDBI ;
    2. l’avancée du programme ;
    3. le choix stratégique d’une implantation à Singapour.

    Les objectifs du partenariat entre Philips et l’EDBI

    1. L’objectif premier du partenariat est de « construire un solide écosystème autour de la santé numérique qui répondra aux besoins d’une population croissante et vieillissante à Singapour mais aussi en Asie », explique à H&TI un porte-parole de la branche Asie-Pacifique du groupe Philips.

    Comment ? En investissant dans des entreprises spécialisées en santé numérique ayant un fort potentiel, en particulier au niveau de la gestion de la santé de la population. Il s’agit de sociétés provenant du monde entier et souhaitant percer sur le marché asiatique via Singapour.

    2. « Un autre objectif clé de cette union est d’alimenter la croissance des entreprises les plus prometteuses en santé numérique en leur permettant de bénéficier de nos services d’experts, de consulter nos solutions en termes de soins et d’accéder à notre vaste réseau mondial », ajoute Philips.

    Ce plan d’action a deux avantages :

    • développer la main-d’œuvre de Singapour afin de conforter la position de leader du pays en tant que principal centre médical d’Asie ;
    • se rapprocher du but de Philips à moyen terme : améliorer les conditions de vie de trois milliards de personnes par an d’ici 2025.

    Philips croit au potentiel du marché de l’e-santé

    « Philips participe activement à l’innovation du secteur de la santé en établissant des relations étroites avec des partenaires académiques et industriels, insiste le porte-parole du groupe. Nous pensons qu’il existe de grandes possibilités dans le domaine de la santé numérique. La hausse du coûts des soins, le vieillissement rapide de la population et le nombre croissant de maladies chroniques ont poussé l’industrie de la santé à s’orienter vers des systèmes intégrés et des business modèles centrés sur les besoins des consommateurs. »

    Les entreprises retenues pour le programme encore inconnues

    Les deux partenaires n’ont pas encore communiqué sur leurs projets actuels. « Le délai prévu par notre accord est de trois ans. Les entreprises d’e-santé les plus intéressantes sont actuellement évaluées au cas par cas », précise Philips.

    Le groupe néerlandais et l’EDBI ont « conjointement décidé d’investir sur les capacités qu’ont les entreprises en e-santé à innover dans le secteur de la télésanté et de la télésurveillance, mais aussi dans la santé informatique et l’ensemble des technologies répondant aux défis identifiés en Asie dans le domaine de la santé ».

    Les big data au cœur du programme

    Les entreprises retenues utiliseront la plateforme numérique HealthSuite de Philips, un site sécurisé basé sur le cloud qui recueille et analyse les données de santé à partir de plusieurs appareils. Ces derniers seront en mesure de développer des applications permettant d’améliorer et d’alimenter la plateforme.

    Singapour : un site de référence dans le domaine de la santé

    L’accord avec l’EDBI va permettre aux entreprises en e-santé, locales et étrangères, de s’implanter à Singapour et de tirer parti de l’infrastructure de pointe du pays ainsi que de sa politique pro-business pour s’étendre au-delà de la cité-État, notamment sur des marchés émergents comme l’Indonésie ou la Thaïlande.

  • Philips and Singapore (EDBI) : a partnership to support digital health companies in Asia

    In January 2016, Royal Philips (or Philips healthcare) and EDBI, the corporate investment arm of the Singapore Economic Development Board (EDB) have signed a Memorandum of Understanding (MoU).

    The purpose of this partnership is to jointly invest in high-potential digital health companies that want to break into the Singapore market and, eventually, in the Asian market.

    Six month after signing the MoU, the Dutch group says more to H&TI about this huge project. This talk is divided into tree parts :

    1.the objectives of the agreement between Philips and EDBI;
    2.the progress of the program;
    3.the strategic choice to set up in Singapore.

    The objectives of the partnership between Philips and EDBI

    1.The main objective is “to build a robust digital health ecosystem that will serve the needs of a growing and aging population in Singapore and Asia,” a spokesman for Philips in ASEAN Pacific said to H&TI.

    How? By investing in select promising e-health companies, especially in Population Health Management (PHM). These are companies from around the world “seeking to break into the Asian market through Singapore”.

    2.“Another key objective of this partnership is to fuel the growth of innovative digital health companies by enabling access to Philips experts, our ecosystem of healthcare solutions and our extensive global network,” Philips said.

    These goals will help:

    • to develop Singapore’s workforce in order to strengthen the country’s leading position as the main Asian medical hub;Philips approach the goal of medium-term: to improve the lives of three million people a year by 2025.

    • to bring Philips closer to its medium-term goal: “improving the lives of three billion people a year by 2025”.

    Philips believes in the e-health market potential

    “Philips actively participates in open innovation through relationships with academic and industrial partners and we believe that there are major opportunities in the digital health space, Philips spokesman said. The rising cost of care, rapidly aging population and increasing number of chronic diseases have created more pressure for the healthcare industry to move towards integrated systems and value-based business models.”

    The companies selected for the Philips and EDBI program are still unknown

    The two partners have not spoken publici about their current projects yet. “The intended timeframe of this Memorandum of Understanding is three years and digital health companies are being evaluated on a case-by-case basis,” Philips said.

    The Dutch group and EDBI will jointly decide “on investments based on the digital health company’s ability to drive disruptive innovations in telehealth and telemonitoring, healthcare informatics, as well as technologies that address the healthcare challenges in Asia”.

    The importance of big data in the program

    The selected companies will use the Philips’ HealthSuite digital platform, a cloud-based secure website that collects and analyzes health data from different devices. These will be able to develop applications to enhance the platform.

    Singapore: a renowned health center

    Singapore is renowned for the high quality of its healthcare system. “Its forward looking ecosystem encourages co-innovation between healthcare providers, governments and other industry players.”

    The partnership with EDBI will also enable “foreign and local digital health companies to set up base in Singapore and leverage the country’s advanced infrastructure and pro-business policy to expand beyond Singapore and across the wider Asia region, including other markets like Indonesia and Thailand”.

  • Antibiorésistance : un test diagnostique distingue virus et bactéries

    Pouvoir distinguer une infection bactérienne d’une infection virale, c’est ce que permet le nouveau test diagnostique mis au point par des chercheurs de l’université de Stanford en Californie dont le Science Translational Medicine dévoile le concept le 6 juillet 2016.

    Ce test simple basé sur l’analyse de 7 gènes « actifs » permettra une plus juste prescription des antibiotiques et par conséquent de lutter contre l’antibiorésistance. Présentant 90% d’efficacité, sa version commerciale devrait être expérimentée lors d’essais cliniques d’ici 18 à 24 mois.

    Lutter contre les super-bactéries

    Les chercheurs ont eu recours à l’utilisation de gènes comme outils de lutte contre l’antibiorésistance.
    Ce nouveau test sanguin s’appuie sur l’analyse génétique de 7 gènes dont l’activité varie au cours de l’infection. L’équipe de recherche a démontré que le système immunitaire réagit différemment en fonction du type d’infection.

    Une étude, conduite au Népal par Jason Andrews de l’université de Stanford, a mis en évidence en testant des patients malades que seuls 5% d’entre eux nécessitaient réellement des antibiotiques.

    L’avantage principal de ce test est d’être peu cher et assez rapide. Ses résultats ont été présentés dans la revue Science Translational Medicine. L’objectif est de prescrire des antibiotiques uniquement lorsqu’ils sont nécessaires.

    L’usage systématique non justifié d’antibiotiques favorise l’émergence de bactéries multi-résistantes qui pourraient, selon les dernières estimations du gouvernement britannique, faire 10 millions de victimes d’ici 2050.

    90% d’efficacité

    Le test mis au point à Stanford a été réalisé sur 96 échantillons d’enfants malades et a permis de détecter :

    • 89% des infections bactériennes
    • 54% des infections virales

    L’inconvénient majeur présenté par ce test est son délai d’action : de 4 à 6h, or lors d’une septicémie (infection grave avec présence de germes pathogènes dans le sang) chaque heure qui s’écoule augmente de 6% à 8% le risque de décès.

    Les essais cliniques d’une version rapide et commerciale du test sont prévus d’ici 18 à 24 mois.

  • Theranos : la PDG Elizabeth Holmes interdite d’exercer pendant deux ans

    Interdiction de diriger un laboratoire pendant deux ans pour Elizabeth Holmes, PDG de Theranos, et la fin des remboursements par Medicare et Medicaid (sécurité sociale américaine), telle est la décision des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS), prise le le 7 juillet 2016 à l’encontre de la start-up spécialisée dans les analyses sanguines.

    Les CMS avaient déjà déclaré en janvier 2016 que « les pratiques de Theranos violaient plusieurs règles d’analyses cliniques en laboratoire, mettant en jeu la santé et la sécurité des patients. »

    Theranos, qui a été valorisée jusqu’à 9Mds $ (8,14Mds €), et était présentée comme une des start-up les plus prometteuses de la Silicon Valley, est par ailleurs sous le coup de poursuites judiciaires au niveau fédéral pour avoir « mis en danger la vie de ses clients » en leur fournissant des résultats d’analyses erronés. Ces problèmes avaient été soulevés par une série d’articles parus dans le Wall Street Journal à partir d’octobre 2015.