Institut de Recherche et d’Ingénierie de la Santénull
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Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie (Cour des comptes)
Rapport de la Cour des Comptes du 12 juillet 2016 : « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler »
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Les mécanismes des virus tueurs de bactéries décryptés (Institut Pasteur, université de Louvain)
Une équipe de chercheurs franco-belge a décrypté les mécanismes d’action des virus pouvant tuer des bactéries et a publié ses résultats dans la revue Plos Genetics le 5 juillet 2016.
Ces microbes non pathogènes pour l’homme et existant naturellement constituent un potentiel thérapeutique contre les infections bactériennes. Ils sont définis comme des « bactériophages », des virus ayant la capacité de reconnaître spécifiquement des bactéries et de les éliminer grâce à un récepteur situé sur leur paroi.
Ces travaux ont été menés par Laurent Debarbieux de l’Institut Pasteur et par Rob Lavigne de l’Université Catholique de Louvain en Belgique.
Piratage viral orchestré
Les bactériophages se fixent sur la paroi bactérienne, y percent un trou, et injectent leur matériel génétique dans la bactérie. Ils détournent la machinerie cellulaire bactérienne indispensable à la vie du micro-organisme pour se répliquer et fabriquent de nouveaux virus.
L’accumulation de dizaines de phages conduit à la production d’une substance, une enzyme qui désintègre la paroi bactérienne. Cette dernière éclate en libérant tous les nouveaux virus.
Les chercheurs ont élucidé plusieurs stratagèmes :
- La destruction précoce des éléments indispensables à la vie de la bactérie : les ARN, copies de morceaux d’ADN permettant à l’information génétique de circuler dans les bactéries en organisant son bon fonctionnement
- La favorisation de la production de ses propres ARN renfermant l’information nécessaire à la fabrication des constituants des nouveaux virus.
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Urgences : une plateforme de gestion de crise testée en conditions réelles
Le centre hospitalier de Valenciennes a testé en conditions réelles la solution numérique 3.0 de gestion de crise Surycat développée par Optiflows le 7 juin 2016. Ce test a été mené dans le cadre d’une simulation de prise en charge de 67 blessés en situation d’urgence .
L’objectif de la plate-forme Surycat est de permettre aux services publics hospitaliers de faire face à un afflux massif et continu de patients à travers un ensemble de mesures organisationnelles de gestion de situations hospitalières d’extrême urgence: attentat, accident, épidémie, catastrophe.
La plate-forme d’alertes automatisées destinée à équiper les services d’urgence des hôpitaux permet l’accroissement de l’efficience du dispositif de gestion de crise. Les centres hospitaliers déjà munis de Surycat sont Valenciennes, Marseille, Amiens et Percy.
Ce qu’apporte Surycat face à une situation de crise
- Automatisation de la mobilisation des personnels pour le plan BLANC
- Diffusion d’un contenu homogène aux différentes catégories d’acteurs impliqués et concernés
- Optimisation des ressources disponibles tout au long de la crise
- Assurance de la traçabilité de l’ensemble des événements
Surycat a été utilisée en conditions réelles par le centre hospitalier de Valenciennes lors d’une simulation d’opération dans le contexte d’attentats en France, en Belgique et durant l’Euro de football 2016 avec un déclenchement de « plan blanc » comprenant notamment la mise en place d’une cellule de crise et le renforcement des équipes médicales.
Une centaine de personnes ont été rappelées en près de 8 minutes. Les 67 « blessés » à prendre en charge, étaient simulés par des élèves de l’IFMS de Valenciennes.Pour la première fois avait lieu le déclenchement des POI des urgences et de la réanimation. La situation était suivie en temps réel avec des éléments sur :
- La disponibilité des lites
- Les admissions
- Le suivi clinique et médicamenteux des patients
- La communication avec les ARS pour la gestion des capacités d’accueil et l’identification des victimes
Concrètement les informations sont intégralement gérées via un service hébergé dans le cloud, ce qui permet d’éviter toute saturation du système.
Bénéfices revendiqués
- Une meilleure efficacité : rapidité de gestion de la situation d’urgence dix fois supérieure
- Une meilleure fiabilité : 100% des cibles atteintes
- Un coût dix fois inférieur
- Communication universelle avec des équipements hétérogènes
- Grande flexibilité technique par adaptation aux architectures (internalisation)
- Grande flexibilité financière (simple abonnement ou investissement)
» Les retours d’utilisation des différents centres hospitaliers qui ont mis en œuvre Surycat mettent concrètement en avant les services rendus par la plate-forme : un gain opérationnel important sur l’organisation et la coordination des acteurs de la crise et au quotidien pour un investissement technique et financier réduit. » s’enthousiasme Christophe Le Dantec, PDG d’Optiflows.
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Une nanocaméra injectable pour visualiser les organes internes
Une caméra de la taille d’un grain de sel qui peut filmer les organes internes sans les altérer, c’est le dispositif mis au point par des ingénieurs de l’université de Stuttgart et présenté dans le journal Nature Photonics cîté le 4 juin 2016 par le site Pixgeeks.
La caméra mesure environ 100 micromètres et pourrait permettre une endoscopie minimalement invasive pour explorer l’intérieur de l’organisme. L’impression des trois lentilles minuscules constituant la caméra a été possible grâce à l’impression 3D.
L’injection de la caméra se fait dans le sang au moyen d’une seringue, ce qui lui permet d’atteindre tous les organes, dont le cerveau. L’image captée par cette caméra est relayée à travers une fibre optique.
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Protection des données : le « Privacy Shield » définitivement adopté par les membres de l’UE
Le « Privacy Shield », accord portant sur le partage et la protection des données entre l’Europe et les Etats-Unis, remplace officiellement le « Safe Harbour » le 12 juillet 2016. Il a été adopté par les gouvernements de l’Union Européenne le 8 juillet 2016, à l’exception de l’Autriche, de la Slovénie, de la Bulgarie et de la Croatie qui se sont abstenus.
Ce bouclier vise à renforcer la protection des citoyens européens dont les données personnelles sont transférées sur des serveurs américains, en leur fournissant de meilleurs recours en cas de litige.
Le précédent mécanisme d’adéquation « Safe Habour » permettant le transfert de données vers les entreprises adhérentes aux Etats-Unis, avait été invalidé par décision de la Cour de justice de l’Union Européenne du 6 octobre 2015, au motif que la mise à disposition des données personnelles des Européens aux agences de renseignement américaines portait «atteinte au contenu essentiel du droit fondamental au respect de la vie privé ».
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Thérapie génique : Horama lève 4 millions d’euros
4 millions d’euros, c’est le montant de la levée de fonds de série A effectuée par Horama le 8 juillet 2016 auprès d’Omnes Capital, Sham Innovation Santé, et Go Capital.
Fondée en 2014, Horama est spécialisée dans la thérapie génique pour le traitement de maladies génétiques orphelines en ophtalmologie. L’entreprise indique que cette levée de fonds contribuera à accélérer le développement de deux produits, HORA-PDE6B et HORA-RLPB1, et à renforcer ses équipes.
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21es Journées d’Ingénierie Biomédicale : Nantes, du 21 au 23/09/2016
« L’urgence et Hôpital connecté » sera le thème des 21es Journées d’Ingénierie Biomédicale qui se dérouleront à la Cité des congrès de Nantes, du 21 au 23 septembre 2016.
Ce congrès est organisé par l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux.
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Assurances à la carte : Generali réagit aux propos de Marisol Touraine sur son offre Vitality
« L’assureur n’a pas accès aux données de santé […] Pour celles-ci, nous avons créé une structure de service destinée à gérer exclusivement Vitality sur des systèmes sécurisés et distincts des systèmes de l’assureur. Nous avons fait en sorte que les données fournies par le client […] ne soient pas ne soient pas du tout à la disposition de l’assureur », assure Yanick Philippon, chargé du segment assurances collectives de Generali France, dans une interview accordée à la Tribune le 8 juillet 2016.
Il répond notamment aux propos de Marisol Touraine sur les inquiétudes des Français à l’idée que les assureurs puissent accéder aux données de santé. « Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé », a rappelé la ministre de la Santé à la suite de l’annonce de Generali sur le lancement de Vitaly, à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016..
L’offre Vitality basée sur le comportement des assurés, lancée le 1er juillet 2016 en Allemagne, devrait être proposée en France le 1er janvier 2017. A la différence de l’Allemagne, Yanick Philippon indique que l’offre française ne sera disponible que pour les entreprises et qu’il « n’y aura pas de volet de réduction tarifaire par rapport au niveau d’engagement de la personne souscrivant à l’offre ».
Le ministère de la santé confirme sa position
Contacté par la Tribune, le ministère de la Santé réaffirme les propos de Marisol Touraine:
« La ministre s’inscrit contre tout projet consistant à inciter un assuré à partager avec son assureur des informations sur son état de santé ou indicatives de comportements favorables ou non à sa santé (ce que prévoit bien le dispositif de Generali, à travers les profils « bronze, argent, or »). La mise en place de tels dispositifs serait avancer vers un modèle qui, à terme, serait néfaste pour le système de santé dans son ensemble.
Ce que la ministre a clarifié est qu’elle a déjà, dans la loi de modernisation de notre système de santé, pris des mesures pour interdire un accès direct des assureurs aux données recueillies dans le cadre du parcours de soins et aux bases médico-administratives. Dans les deux cas il s’agit bien de données de santé. Le profil mentionné dans le cas du projet Generali est bien un profil indicateur de l’état de santé des personnes. »