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  • Etablissements de santé : 88,6 Mds€ de dépenses en 2014 (Panorama de la DREES)

    88,6 milliards d’euros, c’est le montant dépensé en soins et bien médicaux dans le secteur hospitalier en 2014, indique la DREES dans son panorama 2016 des établissements de santé, paru le 22 juillet 2016. La somme se répartit en 68,3 milliards d’euros pour le secteur public, et 20,3 milliards pour le secteur privé.

    Le panorama de la DREES donne chaque année des indicateurs clé sur le secteur hospitalier. L’édition 2016 fournit les chiffres suivants pour les 3111 structures hospitalières existant en France au 31 décembre 2014 :

    • 1416 établissements publics, se répartissant en 182 sites de centres hospitaliers régionaux, 973 centres hospitaliers, 97 centres hospitaliers en psychiatrie, et 164 établissements de soins de longue durée ;

    • 1012 cliniques privées à but lucratif ;

    • 21 centres de lutte contre le cancer ;

    • 662 établissements privés à but non lucratif.

    Les 27 millions de séjours en hospitalisation se divisent en 12 millions de séjours en hospitalisation complète et 15 millions en hospitalisation partielle. 174 000 séjours en HAD ont été réalisés en 2014 par 319 structures, particulièrement concentrées à Paris et dans les Hauts-de-Seine.

    En termes de répartition des activités, 65 % de la chirurgie ambulatoire est réalisée par les cliniques privées, tandis que les soins de longue durée et la psychiatrie sont essentiellement pris en charge par les établissements publics.

    Côté emploi, le personnel hospitalier est en 2014 composé de 187 000 médecins et un million de personnels non médicaux, dont 707 000 personnels soignants.

    Enfin, la situation financière des cliniques privées s’est améliorée en 2014, avec une rentabilité nette de 3,5 % du chiffre d’affaires, alors que les hôpitaux publics enregistrent un déficit de 250 millions d’euros, et que 4 établissements privés non lucratifs sur 10 sont déficitaires.

  • JAMA

    Journal of the American Medical Associationnull

  • Un implant de Buprénorphine pour booster l’abstinence aux opioïdes

    Approuvés par la FDA le 26 mai 2016, les implants de Buprénorphine (Probuphine) fonctionnent aussi bien si ce n’est mieux que la Buprénorphine sublinguale comme traitement d’entretien de la dépendance opioïde selon les résultats d’un essai randomisé et contrôlé publiés dans une étude en ligne le 19 juillet 2016 sur JAMA.

     » C’est probablement le premier face-à-face d’essai clinique sécurisé et efficace sur les implants de buprénorphine et la buprénorphine subliguale quotidienne sur la rémission à long terme du trouble que constitue la dépendance aux opioïdes chez les patients préalablement stabilisés sous 8 mg ou moins de buprénorphine », explique le Docteur R.N Rosenthal.

    Meilleurs résultats, risques moindres

    Pendant l’étude qui a duré de 4 à 6 mois, les implants de buprénorphine ont prouvé leur non infériorité quant à la buprénoprhine sublinguale envers les opiodïdes illicites. Les patients du groupe implants ont entretenu leur abstinence pendant plus de six mois par rapport au groupe traité par le buprénorphine sublinguale, précise le Dr Rosenthal. Selon lui, les résultats sont meilleurs et les risques moindres.  » Il y a des risques individuels et de santé publique avec le dosage quotidien de buprénorphine sublinguale, comme les prises manquées, l’exposition pédiatrique accidentelle, autant que le risque de vol ou de détournement intentionnel. »

     » Étant donné que la transition aux implants n’était pas cliniquement déstabilisante (sans augmentation de la soif ni symptômes de manque) et que les implants demeurent en place pendant la période de traitement actif, les implants de buprénorphine sont une opportunité de booster le maintien de l’abstinence d’autant plus que le risque de détournement et d’événements indésirables est réduit », ajoute t-il.

    Un nouvel implant

    Les implants de buprénorphine sont actuellement approuvés aux États-Unis mais seulement jusqu’à un an et pour un sous-groupe de patients ayant déjà atteint et maintenu une stabilité clinique en recevant des doses de buprénorphine orale sublinguale faible ou modérée.

    Ce concept pourrait s’ouvrir à de nouvelles opportunités de traitement, comme pour atteindre les populations difficiles ou les criminels, notent les Dr Compton et Volkow.

    L’étude a été réalisée par les laboratoires pharmaceutiques Braeburn.

  • Panorama 2016 des établissements de santé (DREES)

    Le Panorama 2016 propose une synthèse des principales données disponibles sur les établissements de santé français. Ce sont les données de l’année 2014 qui sont présentées pour la France métropolitaine et les départements et régions d’outre-mer.

  • IRM

    Imagerie par Résonnance Magnétiquenull

  • InVS

    Institut de Veille Sanitairenull

  • Des sutures « intelligentes » qui envoient des données sur l’état de la blessure

    Une recherche publiée le 18 juillet 2016 dans le journal Mycosystems et Nanoengineering relate la promesse des « sutures intelligentes » mises au point par une équipe de chercheurs menée par des ingénieurs de l’université de Tufts aux Etats-Unis.

    Ces sutures pourraient révéler l’évolution de la guérison à travers la transmission de données diagnostiques telles que la température tissulaire, le pH, les niveaux de glucose, et même le stress et la pression, voire sentir si une infection est sur le point de survenir.

    Allant du fil de coton basique aux fils synthétiques sophistiqués, les chercheurs y ont incorporé des capteurs électroniques, microfluidiques et à l’échelle nanométrique, afin de créer des sutures diagnostiques de haute technologie.

    Ces sutures intelligentes peuvent envoyer les données collectées sans fil, à un smartphone ou à un ordinateur, en donnant potentiellement aux professionnels de santé un aperçu de l’intérieur d’une blessure en temps réel.

    Les chercheurs précisent que ces fils intelligents pourraient être utilisés autrement que simplement dans des plaies. Ils pourraient par exemple être incorporés dans les organes, les implants orthopédiques, ou être tricotés ou brodés dans des tissus intelligents pour d’autres applications.

    Jusqu’ici, ces fils intelligents n’ont été testés que sur les rats et in vitro.

  • « L’objectif est que l’hospitalisation à domicile devienne une priorité de santé publique » (Mecss)

    « Le recours à l’HAD n’est pas assez fréquent en France. L’objectif est de lever les freins et qu’elle devienne une priorité de santé publique », estime Joëlle Huillier, auteure du rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (Mecss) de l’Assemblée nationale, citée le 19 juillet 2016 dans Le Figaro.

    « Pour développer l’HAD en France, il est indispensable de mieux la définir. Elle n’a pas vocation à se substituer aux services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou aux soins de ville. Cela passe par la fixation des pathologies pouvant être traitées à domicile », souligne Joëlle Huillier, député PS de l’Isère et membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée.

    Le rapport de la Mecss souligne aussi que le rapprochement avec des établissements hospitaliers implantés sur un même territoire permettrait de mieux garantir le caractère hospitalier de l’hospitalisation à domicile. « Certaines HAD fonctionnent cinq jours par semaine, (…) de nouvelles obligations sont nécessaires », ajoute l’auteure qui viserait un fonctionnement 7 jours sur 7.

    Autre obstacle, l’hospitalisation à domicile présente de fortes disparités régionales. Pour y remédier, Joëlle Huillier propose de créer des antennes légères couvrant l’ensemble du territoire. Les patients pourraient s’y rendre ponctuellement, tout en continuant de recevoir la plupart des soins à domicile.

    La Mecss dénonce également un modèle de tarification obsolète : « On ne peut se satisfaire d’attendre 2019 pour qu’une nouvelle tarification soit mise en place. »

    Enfin, le rapport insiste sur le fait que l’hospitalisation à domicile reste méconnue des médecins et infirmières et préconise donc un enseignement de la prise en charge en HAD destiné aux futurs professionnels de santé.

  • Bracelets connectés : des risques élevés pour la sécurité des données (étude AV-TEST)

    « De nombreux fabricants (de bracelets connectés, ndlr) continuent à faire des erreurs […]. Ils n’accordent souvent pas suffisamment d’attention à l’aspect sécuritaire », c’est ce qu’indique une étude de AV-TEST publiée le 18 juillet 2016, portant sur la sécurité des informations issues de 7 bracelets connectés fonctionnant sous Android parmi les plus vendus, ainsi que l’Apple Watch.

    Les montres offrant la meilleure sécurité selon les tests effectués :

    • Pebble Time,
    • Basis Peak,
    • Microsoft Band 2,
    • Mobile Action Q-Band
    • Apple Watch (a fait l’objet d’un test séparé du fait des différences d’OS)

    Les montres cumulant le plus de facteurs de risques:

    • Runtastic Moment Elite,
    • Striiv Fusion,
    • Xiaomi MiBand

    Le capteur, l’application et la communication en ligne ont été testés

    Le capteur

    • Visibilité: Tous les capteurs d’activité utilisent Bluetooth pour se connecter au smartphone. Les testeurs ont d’abord examiné les problèmes classiques. L’invisibilité pour les autres appareils Bluetooth constitue un aspect sécuritaire important.
      • Seuls les bracelets de Microsoft et Pebble offrent cette sécurité. Mobile Action prétend aussi pouvoir offrir cette sécurité, mais reste repérable.
    • Confidentialité BLE: Le deuxième aspect sécuritaire pour Bluetooth est la fonction de confidentialité BLE disponible depuis la version 5.0 d’Android. L’appareil génère sans cesse une nouvelle adresse MAC pour la connexion Bluetooth. Il ne communique pas son adresse réelle et ne peut donc pas être pisté.
      • Seul Microsoft Band 2 a recours à cette technologie. Tous les autres ne connaissent pas cette technique.
    • Connectivité: Il existe plusieurs possibilités techniques pour connecter un appareil. Un appairage Bluetooth exclusif (c’est-à-dire que le capteur ne peut se connecter qu’à un seul smartphone connu) est très sûr.
      • Il est seulement utilisé par Basis Peak et Microsoft Band 2 lors du test.
      • Pebble Time permet de se connecter à plusieurs appareils, mais chaque connexion doit être confirmée manuellement par l’utilisateur ce qui est également une méthode sûre.
      • Xiaomi MiBand choisit une solution simple et sûre à la fois : il devient invisible après s’être apparié et n’accepte pas d’autre connexion.
      • Seuls les bracelets de Striiv, Runtastic et Mobile Action n’utilisent pas de technique fiable pour empêcher des appareils étrangers de se connecter.
    • Authentification: Si un smartphone étranger arrive à se connecter au capteur d’activité, alors certains produits proposent un autre mécanisme de sécurité : l’authentification. Seuls 3 des 7 produits utilisent ce second seuil de sécurité :
      • Basis Peak, Microsoft Band 2 et Pebble Time.
      • Xiaomi fait certes appel à cette technique, mais l’accès est assez simple à contourner et donc éventuellement inefficace.
      • Les 3 autres produits renoncent à cette sécurité supplémentaire ou ne l’appliquent pas suffisamment.
    • Protection anti-manipulation: La protection doit être conçue de manière à empêcher l’accès par des tiers et à exclure la manipulation des données par le propriétaire du smartphone.
      • Seuls les produits de Basis, Microsoft, Pebble et Xiaomi présentent une protection fondamentale dans ce domaine. Cependant, l’appareil de Xiaomi peut aussi être dupé en raison de sa faible authentification. Un étranger peut ainsi faire vibrer le bracelet, modifier l’heure du réveil ou même réinitialiser tous les paramètres d’usine du capteur d’activité.
    • Les bracelets connectés Striiv et Mobile Action n’utilisent aucune authentification adéquate et fonctionnelle ou d’autres mécanismes de protection ce qui les rend susceptibles d’être manipulés. Dans le cas de Striiv Fusion, les valeurs des mensurations de l’utilisateur pouvaient être modifiées jusqu’à atteindre un niveau surhumain. Ces dernières ont ensuite directement influencé le calcul des distances et des calories brûlées. Lors du test, il était également possible de modifier les informations enregistrées concernant le poids, la taille, la longueur de pas de l’utilisateur, etc. sur le bracelet connecté de Mobile Action. Ces valeurs étaient alors directement utilisées pour calculer les calories brûlées et la distance parcourue.

    L’application

    • Sauvegarde locale: Même lorsque la technologie d’un capteur est sûre, l’application correspondante sur le smartphone peut constituer son point faible. Les testeurs ont vérifié si les applications enregistraient des données sur le smartphone, lesquelles étaient accessibles à d’autres applications. Les fonctions de sécurité des appareils Android non rootés empêchent normalement cet accès. Mais si ces données sont enregistrées au mauvais endroit, alors elles sont accessibles à tous.
      • Seul Xiaomi MiBand commet cette erreur. Il sauvegarde un fichier-journal détaillant toute l’activité de l’application dans un emplacement complètement ouvert. Ce fichier-journal comprend toutes les données transmises ainsi que les informations personnelles, le pseudonyme, les mensurations, etc. et même des informations utilisées pour la procédure d’authentification.
    • Obfuscation du code: La deuxième vérification concerne la mauvaise programmation des applications. Les testeurs ont vérifié si les applications avaient recours à l’obfuscation (brouillage) du code. Cette technique empêche la rétro-ingénierie et dissimule des informations utiles aux yeux des attaquants.
      • Les applications de Mobile Action, Pebble et Xiaomi utilisent pleinement cette technique.
      • Basic et Runtastic se sont ici fait remarquer de manière négative. Ils n’utilisent pas résolument l’obfuscation ce qui peut rendre service aux attaquants.
      • Les produits de Microsoft et Striiv n’emploient pas du tout l’obfuscation. Les spécialistes peuvent alors analyser l’application.
    • Informations du fichier-journal ou de débogage: Une autre erreur de programmation concerne la sortie des informations du fichier-journal ou de débogage. Ces émissions d’informations incluent parfois tant de données essentielles que les autres mécanismes de protection deviennent inutiles. Seule l’application de Mobile Action fonctionne correctement. Durant le test, toutes les autres applications ont régulièrement dévoilé des informations.

    Communication en ligne sécurisée

    • La dernière vérification concerne toutes les connexions établies par l’application. La communication peut-elle être mise sur écoute ou n’est-elle même pas cryptée ? Si tel est le cas, quelles données sont envoyées ? Toutes les connexions devant être cryptées le sont. Les connexions HTTP ouvertes interceptées n’avaient pas de valeur et n’étaient donc pas chiffrées.
    • Les testeurs ont vérifié si les contenus d’une connexion sécurisée étaient lisibles après l’installation d’un certificat racine (root certificate).
      • Les produits de Basis et Pebble démontrent qu’il existe aussi une façon sûre de procéder. Ils sont bien armés contre les tentatives d’accès.
      • Pour tous les autres produits, les testeurs ont pu lire les connexions sécurisées et en partie réussir à les manipuler. Ils étaient ainsi en mesure de lire les données d’authentification et de synchronisation.

    « L’Apple Watch a globalement fait preuve d’une bonne sécurité. Les testeurs ont certes aussi reconnu des cibles théoriques, mais l’attaquant devrait alors fournir de très gros efforts pour accéder à la montre », explique l’étude au sujet de l’Apple Watch.

  • Création le 5 juillet 2016 de Gérond’if, le gérontopôle d’Ile de France

    Fédérer les acteurs intervenant dans les champs de la gériatrie et de la gérontologie en Île-de-France, afin d’y promouvoir et dynamiser la recherche, l’innovation et la formation, l’accompagnement des personnes âgées, la prévention des conséquences du vieillissement et le maintien de l’autonomie, tels sont les objectifs du gérontopôle d’Ile de France dont l’’assemblée constitutive et le premier conseil d’administration de Gérond’if se sont tenus mardi 5 juillet 2016.

    Fondé par l’AP-HP, la FHF, la FEHAP, l’URIOPSS et la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, Gérond’if a vocation à développer l’ensemble des compétences existantes en Île-de-France dans les domaines de la gériatrie et de la gérontologie. Cette structure permettra de créer une communauté régionale de professionnels (médicaux, médico-sociaux, sociaux) intervenant dans les deux secteurs en question.

    Faciliter le transfert de la recherche en gérontechnologie vers le soin

    Financé en grande partie par l’ARS Île-de-France et les membres fondateurs, notamment l’AP-HP, ce gérontopôle régional vise à faciliter le transfert de la recherche et des progrès réalisés dans le domaine de la gérontechnologie vers le soin, le secteur médico-social, la médecine de ville et les services à domicile.

    Gérond’if doit également contribuer à évaluer du point de vue médico-économique, mais aussi de celui des sciences humaines et sociales, les actions menées en matière de prévention, de soins, d’aide technique et de formation des professionnels de santé et médico-sociaux.

    Des actions ont déjà été engagées, comme l’élaboration d’un passeport de compétences gériatriques, l’expérimentation de solutions ou de services gérontechnologiques, l’étude de l’impact fonctionnel d’ateliers de prévention du bien vieillir, ou encore l’évaluation du risque hémorragique chez des sujets très âgés traités par un nouvel anticoagulant oral.

    Veiller au respect des valeurs éthiques

    Gérond’if a parallèlement vocation à veiller au respect des valeurs éthiques (bienveillance, équité, dignité et autonomie du sujet âgé) dans chacun des projets menés.

    Ses membres fondateurs siègent à son conseil d’administration. Parmi ses premiers membres actifs, on recense à ce stade l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA), la Fédération du Service aux Particuliers (FESP), la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à domicile (FNEHAD), le Forum des Livings Labs, le Groupement des caisses de retraite (CNAV, MSA, RSI) pour la Prévention retraite Île-de-France (PRIF) et le Réseau des acheteurs Hospitaliers d’Ile-de-France (RESAH-IDF).