care_insight

  • French Tech : création de 3 nouveaux labels, BioTech, MedTech et e-santé

    Un réseau thématique « HealthTech » comprenant trois labels (BioTech, MedTech, e-santé), a été annoncé par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire à l’occasion du rassemblement des écosystèmes French Tech, « Structurer et accélérer la dynamique de l’écosystème de start-up français », qui s’est déroulé à Laval le 25 juillet 2016.

    Ces trois labels comptent parmi neuf réseaux thématiques mis en place à cette occasion:

    • #HealthTech : #BioTech, #MedTech, #e-santé,
    • #IoT, #Manufacturing,
    • #EdTech, #Entertainment,
    • #CleanTech, #Mobility,
    • #FinTech,
    • #Security, #Privacy,
    • #Retail,
    • #FoodTech,
    • #Sports.

    Les dispositifs French Tech pour accélérer le développement des écosystèmes thématiques :

    • Une cartographie de l’écosystème French Tech,
    • Les bourses French Tech d’amorçage,
    • Le Fonds French Tech Accélération (200M€ à investir sur 5 ans, opéré par Bpifrance),
    • Le Pass French Tech, un dispositif d’accompagnement premium pour des start-up en forte croissance. Phase d’expérimentation sur les secteurs « santé » et « IoT & Manufacturing » en cours.
    • Le co-financement French Tech de projets privés,
    • Les opérations de promotion internationale de la French Tech,
    • Le programme French Tech Ticket,
    • Les French Tech Hubs à l’international (20 hubs d’ici fin 2016).

    • « La France a un potentiel d’innovation en santé remarquable. C’est le pays inventeur de la prothèse de hanche double mobilité devenue un gold standard de nos jours, de la rétine bionique portée par la société Pixium Vision ou du robot Rosa de la société Theraclion, qui assiste les chirurgiens pendant les opérations.
    • Outre les dispositifs médicaux, les sociétés de biotechnologie offrent aussi de belles perspectives en proposant des innovations comme le kit de diagnostic Endiodiag pour déceler l’endométriose avant l’apparition des symptômes les plus graves (180 millions de femmes concernées) ou des vaccins innovants sans adjuvant du laboratoire Ciloa ou encore des anticorps monoclonaux contre le cancer d’Elsalys Biotech.
    • La silver économie est un autre point fort : le caractère transversal de cette problématique a donné lieu à une multitude d’innovations portées par des start-ups, majoritairement dans le domaine médical mais plus largement aussi pour l’amélioration de la qualité et du confort de vie des seniors. Pour les start-ups, être membre de ce réseau leur permettra de rayonner en Amérique du Nord et Europe.
    • Le marché asiatique, du fait de sa différence et de ses exigences spécifiques, constitue le plus souvent une phase secondaire de leur développement. S’appuyant sur les French Tech Hubs et le partage d’expérience, le réseau « Santé » contribuera à la renommée internationale de la France dans un secteur où elle ne cesse de s’illustrer », peut-on lire dans le dossier de presse publié à cette occasion.
  • Stratégie e-santé 2020 : France eHealthTech « appelle à l’action »

    « Nous souhaitons participer activement au Conseil stratégique afin de passer du constat à l’action », déclare le 26 juillet France eHealthTech, association qui fédère les start-up de la e-santé, en réaction à la présentation le 4 juillet 2016 par Marisol Touraine de la stratégie e-santé 2020.

    France eHealthTech appelle à la création d’un fast track spécifique pour les PME et les TPE, car « l’ensemble des processus, notamment administratifs, qui ne sont pas forcément adaptés à la vitesse de l’innovation en France ».

    L’organisation insiste également sur la nécessité de concilier protection des données personnelles et innovation : « Il est nécessaire de penser à la protection des données personnelles, car la confiance est à ce prix. Toutefois, il ne faut pas que cela soit une entrave à l’innovation. Cette question devra être au centre des travaux à venir et devra trouver une réponse rapidement. »

    Enfin, France eHealthTech souhaite favoriser l’éclosion de leaders français internationaux en e-santé, en plaçant « l’innovation et donc les startups au cœur du dispositif ».

  • French Tech

    Label français pour les écosystèmes de start-up innovantesnull

  • Obtention du marquage CE pour l’œil bionique de Pixium Vision le 25/07/2016

    Pixium Vision, qui développe des systèmes de vision bionique, annonce l’autorisation européenne de mise sur le marché par l’obtention du marquage CE de son système épi-rétinien IRIS II le 25 juillet 2016.

    Ce dispositif, doté d’un implant épi-rétinien de 150 électrodes, système évolutif pouvant être implanté et explanté si besoin, est destiné aux personnes souffrant de rétinite pigmentaire.

    La première implantation de l’implant épi-rétinien sur un patient avait été réalisée le 24 février 2016. Le dossier de demande de marquage CE avait été effectué en décembre 2015.

    « L’obtention du marquage CE est une étape déterminante pour Pixium Vision et pour les personnes devenues aveugles à la suite de dystrophies rétiniennes. Le marquage CE est aussi la reconnaissance par un organisme expert indépendant du travail multidisciplinaire au long cours réalisé sur le système IRIS II. Nous allons continuer de développer nos systèmes de vision bionique pour améliorer le bénéfice visuel et l’autonomie des patients souffrant de dystrophies rétiniennes », a déclaré le directeur général, Khalid Ishaque.

  • Un système indolore de micro-aiguilles pour surveiller l’effet des médicaments

    Les chercheurs de l’université de British Columbia et de l’Institut Paul Scherrer en Suisse ont annoncé le 25 juillet 2016 avoir créé un système de micro-aiguilles pour la surveillance des médicaments qui pourrait remplacer un jour les prélèvements sanguins invasifs et parfaire le confort du patient.

    Ce nouveau système est composé d’un petit patch fin pressé contre le bras du patient pendant un traitement médical et mesure la concentration en médicaments dans le flux sanguin, sans douleur ni prélèvement de sang.

    Piquer la couche extérieure de la peau

    La minuscule projection en forme d’aiguille de moins d’un demi millimètre, ressemble à un cône creux et ne perce pas la peau comme une aiguille hypodermique standard.

     » Beaucoup de groupes recherchent une technologie de micro-aiguilles pour réaliser des vaccins indolores et l’administration de médicaments, indique le chercheur Sahan Ranamukhaarachchi, doctorant des facultés UBC de sciences appliquées et des sciences pharmaceutiques, qui développent ces technologies. Les utiliser pour surveiller de façon indolore les médicaments est une idée plus récente. »

    Le design des micro-aiguilles permet de piquer la couche extérieure de la peau qui agit comme un bouclier de protection, sans atteindre les couches suivantes de l’épiderme et du derme qui logent les nerfs, vaisseaux sanguins et cellules immunitaires actives.

    Initialement cette micro-aiguille a été créée pour surveiller l’antibiotique particulier qu’est la vancomycine, utilisée pour traiter les infections graves, généralement en administration intraveineuse. Les patients prenant cet antibiotique doivent être surveillés de près car ce médicament peut provoquer des effets indésirables toxiques potentiellement très dangereux pour la santé.

    Une réaction à l’intérieur de la micro-aiguille

    Les chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient utiliser le fluide qui se trouve juste sous la couche extérieure de la peau, au lieu du sang, afin de surveiller le taux de vancomycine dans le flux sanguin. Une fois collecté, une réaction survient à l’intérieur de la micro-aiguille que les chercheurs peuvent détecter en utilisant un récepteur optique. Cette technique permet aux chercheurs de rapidement et facilement déterminer la concentration de vancomycine.

     » C’est probablement un des plus faibles volumes de sonde jamais enregistré pour une analyse médicale pertinente « , précise Urs Hafeli, professeur associé à la faculté de sciences pharmaceutiques d’UBC.

  • Progression de la santé connectée dans les pharmacies (Etude Occurrence HealthCare)

    9 pharmaciens métropolitains sur 10 ont entendu parler des objets connectés, soit une progression de 17 points en un an: c’est ce que révèle une étude de juin 2016 d’Occurrence HealthCare.

    L’utilisation des dispositifs médicaux connectés reste toutefois minoritaire : moins de deux pharmaciens sur 10 les utilisent. Leur taux d’utilisation est néanmoins deux fois plus important parmi ceux qui regardent l’avenir de la profession avec optimisme (31%). Plus le CA de l’officine est important, plus forte est l’utilisation des DMC.

    15% des officines proposent aujourd’hui des DMC avec une différence du simple au triple entre les « optimistes » et les « pessimistes », selon Occurrence HealthCare.

    1/5 des titulaires affirment avoir déjà conseillé un DMC à des patients (contre 1/10 il y a un an), 1/4 dans les grosses pharmacies.

    3/4 des pharmaciens se déclarent prêts à utiliser et conseiller des OC contre moins de 2/3 il y a un an. On retrouve une plus forte appétence chez les hommes et les urbains. Les 45-55 ans sont les plus réfractaires à ces innovations.

  • DMC

    dispositifs médicaux connectésnull

  • CA

    chiffre d’affairesnull

  • Cartographie du cerveau humain : 97 nouvelles zones identifiées

    Jusqu’alors inconnues des scientifiques, 97 nouvelles zones du cortex cérébral viennent s’ajouter aux 83 zones déjà connues. Cette avancée publiée dans la revue scientifique Nature le 20 juillet 2016 pourrait faciliter le travail des neurochirurgiens et permettre une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral.

    Jusqu’ici les chercheurs s’accommodaient de la carte établie et publiée en 1909 par le neurologue allemand Korbinian Brodmann qui délimita le cortex cérébral, l’enveloppe cérébrale, en 52 zones différentes selon leurs structure et la forme des cellules qui y étaient observées. Depuis l’arrivée de l’IRM, seules 31 nouvelles zones avaient pu être identifiées.

    180 zones connues pour chaque hémisphère

    Une étude menée par une équipe de chercheurs de l’école de médecine de l’Université de Washington de Saint-Louis dans le Missouri a découvert 97 nouvelles zones du cortex cérébral, élevant désormais le total des zones connues à 180, et ce, pour chaque hémisphère, relate le site Inverse.

    Les chercheurs se sont appuyés sur des mesures qui comprenaient non seulement la topographie corticale, mais aussi l’épaisseur et la teneur en substance blanche, ainsi que l’activité cérébrale.

    Quatre techniques d’analyse cérébrale

    Une équipe internationale menée par Matthew Glasser et David Van Essen à l’Université de Washington à Saint-Louis a scanné les cerveaux de  1200 jeunes adultes en utilisant quatre techniques :

    • IRM qui révèle la structure du cerveau
    • IRM fonctionnelle qui enregistre l’activité cérébrale lorsque les patients se reposent
    • IRM fonctionnelle basée sur certaines tâches, qui enregistre l’activité cérébrale lorsque les participants étaient impliqués dans des exercices mentaux
    • Diffusion d’images révélant les voies neuronales et montrant comment le cerveau est « câblé »

    En alignant les zones cérébrales chez ces 1 200 participants à l’aide d’un protocole de scanners combinés, les chercheurs sont parvenus à un extraordinaire degré de précision. Leurs travaux étaient financés par les Instituts nationaux de santé comme une partie du projet « Connectome » humain, en référence aux connexions internes du cerveau.

    L’équipe de chercheurs a mis au point un algorithme qui pourra désormais réaliser la collecte des données via un protocole, données ensuite disponibles pour les chercheurs et cliniciens à travers le monde entier.

    Dans l’immédiat, cette découverte offre la possibilité d’identifier les marqueurs biologiques pour une multitude de maladies neurologiques et pathologies mentales. Cette nouvelle connaissance pourrait de plus aider les neurochirurgiens dont le besoin est de savoir exactement sur quel type de tissus ils sont en train d’opérer.

    « Cette percée de la recherche fournit peut-être une technique simple non invasive d’utilisation de l’imagerie cérébrale comme biomarqueur à un niveau individuel », commente Greg Farber, directeur du Bureau de Technologie et Développement, et de la Coordination à l’Institut National américain de la Santé Mentale.

  • Négo conventionnelle : la CSMF rejette le projet, nouvelle réunion le 27 juillet 2016

    Les syndicats médicaux et l’Assurance maladie doivent se rencontrer à nouveau le 27 juillet 2016 pour tenter de trouver un accord sur la nouvelle convention médicale.

    Cette réunion interviendra après l’assemblée générale de la CSMF du 23 juillet 2016 qui a rejeté à l’unanimité le projet de convention tarifaire négocié avec l’Assurance maladie.

    Après six mois de discussions -elles ont démarré en février 2016- entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins, seul Le Bloc (chirurgiens) s’est dit satisfait des revalorisations proposées par la Cnamts. Si les autres syndicats reconnaissent l’effort financier de l’Assurance maladie (920 M€ selon Nicolas Revel, patron de la Cnamts, à comparer aux 400 M€ en année pleine accordés lors de la précédente convention signée en 2011), leur signature n’est pas acquise lors de la réunion du 27 juillet 2016. Pour que le projet de convention soit adopté, il faut qu’il soit signé par trois syndicats médicaux au moins.

    Le 27 juillet, Nicolas Revel présentera aux syndicats ses dernières propositions « dans le cadre de l’enveloppe et de l’architecture » définies le 22 juillet 2016 lors de la précédente réunion de négociations.

    Quant à la CSMF, elle a déjà prévu d’organiser le 25 août 2016 une « assemblée générale de la dernière chance ». Celle-ci se tiendra en effet la veille de l’échéance du 26 août 2016, date à laquelle un accord entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie doit être conclu, faute de quoi les termes de la prochaine convention seraient fixés par un arbitre. Et Nicolas Revel a déjà prévenu que cet arbitrage serait moins favorable aux médecins que le texte conventionnel pour 5 ans actuellement proposé à leur signature.