care_insight

  • Décret n° 2016-1023 du 26 juillet 2016 relatif au projet régional de santé

    Le décret définit les règles d’adoption du projet régional de santé. Il détermine les consultations préalables à son adoption ainsi que l’articulation du projet régional de santé avec les autres documents de planification des politiques publiques.

    Il désigne les systèmes d’information, la télémédecine et la e-santé comme leviers à mobiliser pour atteindre les objectifs.

    Il précise également les conditions dans lesquelles des activités et des équipements particuliers peuvent faire l’objet d’un schéma interrégional de santé ou d’un schéma régional de santé spécifique.

  • 14es Rencontres Annuelles de l’Assurance Santé : Paris, le 22/11/2016

    « Quels enjeux stratégiques entre réglementation et innovation ? » sera le thème des 14es Rencontres Annuelles de l’Assurance Santé qui se dérouleront à Paris le 22 novembre 2016.

  • JDN

    Journal du Netnull

  • Un candidat vaccin nasal contre Chlamydia (revue Vaccine)

    Un antigène activant les réactions immunitaires et les anticorps de l’organisme pour la prévention de la chlamydiose a fait ses preuves sur des souris et pourrait être disponible en vaccin administrable en spray dans les prochaines année, selon une étude publiée en juillet 2016 dans la revue médicale Vaccine.

    La chlamydiose est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde selon Santé Publique France, en particulier chez les moins de 25 ans

    Ce vaccin mis au point des scientifiques de l’Université de McMaster au Canada pourrait protéger contre toutes les maladies liées à la bactérie Chlamydia trachomatis, y compris le trachome – maladie oculaire entraînant la cécité – ont observé les scientifiques. 95% des bactéries ont été éliminées grâce à la substance. L’antigène BD584 a également fait diminuer le phénomène d’occlusion des trombes, responsable d’infertilité, caractéristique de l’infection chez 87,5% des souris.

    Le candidat vaccin a présenté une réelle efficacité, dont une diminution de la propagation de l’infection et du risque de transmission, atout conséquent lors de cas de forme asymptomatique. Il semble réduire la durée et la sévérité de l’infection ainsi que l’excrétion bactérienne et par conséquent le risque de transmission.

  • Les prestations d’UniHA pour accompagner les GHT

    UniHA a annoncé le 13 juillet 2016 avoir sélectionné une gamme de prestations visant à accompagner les groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans leurs processus de rapprochement et de mutualisation.

    UniHA évoque dans son communiqué des prestations recoupant trois enjeux du GHT:
    • La structuration d’une fonction « achats » commune
    • Le développement de l’informatisation, des télécommunications et la convergence des systèmes d’information hospitaliers (SIH)
    • La coopération des établissements sur des dimensions médicotechniques et techniques.

    Fonction achat

    • Une « solution informatique aidant à construire la politique achats du groupement », définir les priorités et piloter les projets achats du nouvel ensemble
    • Des cabinets pouvant effectuer des missions d’accompagnement au cours de la mise en place des GHT
    • Une équipe de consultants, intégrée aux équipes du siège d’UniHA, qui soutiendra les établissements supports dans la définition de leur plan d’achats hospitaliers (PAA).

    Informatique, SIH et télécommunications

    • Une assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration du schéma directeur du système d’information du groupement
    • La possibilité de louer des « PC opérés », c’est-à-dire « prêts à l’emploi » et « associés à des prestations de maintenance visant à assurer la continuité des infrastructures bureautiques »
    • Une gamme « d’outils et d’infrastructures de télécommunications adaptées au travail en réseau des équipes médicales et soignantes du groupement », et garantissant en même temps la confidentialité des données
    • Un outil de logimétrie facilitant un bilan du parc informatique (« logiciels installées et conditions d’utilisation, obsolescence des versions au regard des utilisations réelles… ») en vue de faciliter les premiers arbitrages dans la convergence des SIH.

    Médicotechnique et technique

    • La solution d’échographie « Optimum Service », par Samsung, dont le financement repose sur un unique contrat de service « comprenant la mise à disposition de dispositifs médicaux et un panel de de prestations »  
    • Un marché de « fourniture, livraison, installation, mise en service et maintenance d’automates de dispensation globale » des boites de médicament pour les pharmacies à usage intérieur (PUI)  
    • Un accompagnement des « GHT et groupements régionaux dans la conclusion de leurs marchés relatifs au traitement des déchets, à la collecte et au traitement des Dasri (Déchets d’activité de soins à risques infectieux) ».  
    • Des « systèmes experts de management des énergies », capables de documenter « les conditions de consommation des énergies et fluides des établissements hospitaliers », dans l’optique notamment de « prioriser les investissements » en la matière.
  • Assurance santé : deux grandes fusions bloquées aux Etats-Unis

    Le ministère de la Justice américain a déposé un recours en justice le 21 juillet 2016 contre les rachats de Humana par Aetna et de Cigna par Anthem, respectivement évalués à 37 et 54,2 milliards de dollars. Ces deux opérations avaient été annoncées en 2015.

    Le ministère de la Justice américain s’appuie sur les arguments suivants pour justifier cette décision :
    • Ces fusions provoqueraient une concentration excessive du secteur de l’assurance santé aux Etats-Unis, en faisant passer le nombre de grands assureurs nationaux de 5 à 3 ;
    • L’acquisition d’Humana par Aetna pénaliserait 1,6 millions de bénéficiaires de Medicare ;
    • L’acquisition de Cigna par Anthem aurait des effets négatifs pour des millions d’Américains, ainsi que pour les médecins et les établissements hospitaliers, qui auraient moins de leviers de renégociation des conditions de remboursement des soins prodigués.

    Aetna et Anthem ont fait part de leur intention de faire appel.

  • Une technique d’analyse de la parole pour détecter Alzheimer

    Une technologie reposant sur la parole pour détecter la maladie d’Alhzeimer a permis à la société canadienne Winterlight Labs de remporter le 23 juillet 2016 à Toronto le premier prix du concours AGE-WELL de présentation de projets technologiques pour venir en aide aux personnes atteintes de démence.

    Ce nouvel outil fonctionne sur une tablette et enregistre de courts extraits de la voix d’un malade lorsqu’il décrit une photo à l’écran. Certaines variables sont extraites des échantillons sonores et produisent des résultats en moins de 5 minutes.

    400 variables analysées par l’intelligence artificielle

    « La parole est une source riche d’information sur la santé cognitive des gens. En raison de difficultés à trouver leurs mots, les gens atteints d’Alzheimer auront tendance à faire des pauses entre les mots, et la diversité de leur vocabulaire est réduite. Ils utiliseront donc un mot comme voiture au lieu de berline », explique Liam Kaufman, développeur de logiciel, chef de la direction et cofondateur de Winterlight Labs.

    L’intelligence artificielle est utilisée pour analyser environ 400 variables, comme la hauteur et le ton de la voix, la prosodie (le rythme) et le débit de la parole, ainsi que les pauses et choix des mots. En laboratoire, le logiciel est assez fiable pour détecter Alzheimer, Parkinson ou l’aphasie avec 85% à 100% d’exactitude.

    Liam Kaufman a précisé que cette nouvelle approche est rapide et objective, tout en constituant une amélioration quant aux évaluations neuropsychologiques papier très chronophages et pouvant s’avérer stressantes pour les personnes souffrant de problèmes de mémoire. Il a ajouté que l’outil sera utilisé dans les établissements pour personnes âgées afin d’améliorer la surveillance continue de la santé cognitive des résidents, de fournir des données quantifiables à jour aux membres de leur famille et d’aider lorsqu’il est temps à passer à un niveau supérieur de soins.

  • Levée de fonds : 12M $ (10,9M €) pour la start-up Big Health créatrice du programme Sleepio

    12M $ (10,9M €), c’est le montant de la levée de fonds en série B réalisée par la start-up Big Health, basée à Londres et San Francisco, dévoilée le 27 juillet 2016.

    Cette levée de fonds a été menée par Octopus Ventures associé à Kaiser Permanente Ventures, Index, Sean Duffy (Pdg d’Omada Health), et JamJar Investments .

    Une première levée de fonds en série A de 3,3M $ (2,9M €) avait été réalisée par Big Health le 28 avril 2014.

    Big Health produit notamment Sleepio, un programme de thérapie comportementale cognitive qui prétend améliorer la qualité du sommeil de ses utilisateurs. Le programme serait déjà utilisé par 750 000 employés des sociétés Comcast, LinkedIn, Boston Medical Center, et Henry Ford Health System.

  • Cancer : étude clinique de phase 2 pour un vaccin thérapeutique

    Une large étude clinique de phase 2 sur un vaccin thérapeutique se déroule durant l’été 2016 dans plusieurs hôpitaux français.

    Ce vaccin, mis au point par le Dr Pierre Langlade-Demoyen, directeur de recherche à l’Institut Pasteur et directeur scientifique de la société Invectys, permet de cibler une enzyme appelée « télomérase », produite par toutes les cellules cancéreuses quel que soit le type de tumeur (solide ou liquide). La stratégie du vaccin thérapeutique est de reconnaître cette enzyme et de l’anéantir.

    L’espoir d’un vaccin contre le cancer est désormais une solide piste thérapeutique : les études chez les animaux ont confirmé l’efficacité du produit et une étude de phase I chez l’homme a débuté il y a un an, conduite sur 18 patients tous atteints de différents cancers métastasés (sein, prostate, côlon), en échec de traitement conventionnel.

    Le vaccin a été administré par voie cutanée, une fois par mois pendant trois mois. Chez la moitié des patients a été observée une stabilisation de la maladie sans aucun effet secondaire.

    Ce vaccin pourra aussi être associé à un traitement conventionnel (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie), pour optimiser son efficacité.

    La phase II aura lieu en collaboration avec un grand service d’oncologie à Dallas au Texas, celui du MD Anderson Center. Cette étude comparative permettra de cibler un seul type de cancer. Un groupe de patients sous traitement conventionnel associé au vaccin thérapeutique sera comparé à un autre ayant reçu uniquement le protocole de traitement classique.

    Invectys, biotech parisienne spécialisée dans le développement d’immunothérapies innovantes contre le cancer, a réalisé en janvier 2015 une levée de fonds de 1,7 M€ afin d’accompagner le passage en clinique de son vaccin thérapeutique anticancéreux.

  • Obtention du marquage CE pour l’œil bionique de Pixium Vision le 25/07/2016

    Pixium Vision, qui développe des systèmes de vision bionique, annonce l’autorisation européenne de mise sur le marché par l’obtention du marquage CE de son système épi-rétinien IRIS II le 25 juillet 2016.

    Ce dispositif, doté d’un implant épi-rétinien de 150 électrodes, système évolutif pouvant être implanté et explanté si besoin, est destiné aux personnes souffrant de rétinite pigmentaire.

    La première implantation de l’implant épi-rétinien sur un patient avait été réalisée le 24 février 2016. Le dossier de demande de marquage CE avait été effectué en décembre 2015.

    « L’obtention du marquage CE est une étape déterminante pour Pixium Vision et pour les personnes devenues aveugles à la suite de dystrophies rétiniennes. Le marquage CE est aussi la reconnaissance par un organisme expert indépendant du travail multidisciplinaire au long cours réalisé sur le système IRIS II. Nous allons continuer de développer nos systèmes de vision bionique pour améliorer le bénéfice visuel et l’autonomie des patients souffrant de dystrophies rétiniennes », a déclaré le directeur général, Khalid Ishaque.