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  • Imagerie : retours d’expérience en téléradiologie et réflexion sur les GHT aux JFR

    Les journées francophones de radiologie se sont déroulées du 14 au 17 octobre 2016 au palais des Congrès de Paris.

    Parmi les nombreux sujets abordés, les conséquences de la mise en place des GHT en matière d’imagerie, qu’il s’agisse de pratique médicale (téléradiologie) ou d’infrastructures (mutualisation des PACS, RIS) ont occupé une place importante.

    Parmi les points abordés:
    • L’opportunité que représente la mise en place des GHT pour la mutualisation entre petits établissements en matière de téléradiologe,
    • Les stratégies d’accompagnement des éditeurs dans le cadre de la mise en place des GHT.

    Téléradiologie : les GHT comme opportunité de mutualisation pour les petits établissements

    Une session des JFR était consacrée le 14 octobre 2016 à la téléradiologie, et a permis de dégager les points suivants :

    • la téléradiologie ne peut pas se substituer entièrement au présentiel. Des vacations restent nécessaires ;
    • la définition d’un projet médical commun est un préalable à la réussite d’un projet de téléradiologie ;
    • le seuil pour un passage en garde sur place est de 40 000 actes par an et/ou la présence d’urgences pédiatriques ;
    • la téléradiologie doit être évaluée sur le principe du service médical rendu, qui réside dans l’organisation territoriale des radiologues ;
    • elle permet d’harmoniser les pratiques.

    Les opportunités présentées par les GHT en matière de téléradiologie ont également été abordées. Ils pourraient notamment permettre de mutualiser les gardes pour les établissements hospitaliers de petite taille, de constituer des projets médicaux partagés entre radiologues publics et privés, et de recourir plus facilement à un deuxième avis.

    Éditeurs : des stratégies en plusieurs temps

    Les éditeurs de logiciels d’imagerie et prestataires de PACS ont, de leur côté, présenté sur leurs stands leurs dernières nouveautés techniques mais aussi les solutions d’accompagnement proposées dans le cadre de la mise en place des GHT.

    Par exemple, chez Agfa Healthcare, la stratégie d’accompagnement des établissements se déroule en trois temps :

    • un temps de partage, avec des solutions permettant un archivage intermédiaire;
    • un temps de pilotage médico-économique, à partir de l’analyse des données et de modèles prédictifs ;
    • un temps de mutualisation.
  • Blockchain : les propositions de la Mayo Clinic pour l’échange des données patients (Livre blanc)

    Remplacer une source unique et centralisée par un réseau basé sur le consensus et l’interopérabilité sémantique, telle est la préconisation de la Mayo Clinic dans un livre blanc sur la Blockchain pour améliorer l’échange des données de santé des patients.

    Le document a été présenté le 31 août 2016 dans le cadre du défi lancé par l’ONC et le département de la santé américain en juillet 2016 pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain dans la santé et la recherche médicale aux États-Unis.

    Constats

    « Le partage de données entre différentes institutions est une entreprise complexe ayant toutefois le potentiel accroître l’efficacité de la recherché Clinique.

    Les institutions peuvent avoir du mal à échanger les données en raison d’inquiétudes liées à la vie privée ou par crainte de donner aux autres un avantage concurrentiel.

    Il n’y a pas non plus de consensus autour de l’infrastructure technique spécifique nécessaire pour effectuer cette tâche.

    La donnée de santé elle-même est complexe. Et échanger des données au delà des frontières institutionnelles demande une compréhension commune de la structure et de la signification de la donnée.

    Même en assumant que les données peuvent être échangées efficacement et sûrement, ne pas régler lea question de leur interopérabilité  peut limiter leur utilité.

    Les questions de sécurité, d’infrastructure et d’interopérabilité constituent à ce jour des barrières importantes. »

    Sécurité

    • Ne pas sécuriser les dossiers patients peut avoir des conséquences financières et légales mais aussi sur les soins.
    • Sécuriser le dossier médical électronique est un défi en soi et les conséquences d’une éventuelle faille de sécurité représentent un frein au partage des données.
    • La confidentialité des données implique de s’assurer que seules les personnes autorisées peuvent accéder au dossier médical. Cela impacte tous les systèmes de santé puisque la vie privée des patients est une question autant éthique que légale. Les données patients constituent également une richesse pour les institutions, et un accès non autorisé pourrait compromettre un avantage concurrentiel ou révéler des secrets industriels.
    • L’anonymisation des données peut également être utilisée pour sécuriser les dossiers. De cette manière, les informations liées à l’identité sont mises de côté et seule un part des données est partagée. Cette option est acceptable mais pose un certain nombre de problèmes puisqu’un nombre important d’informations doit être sélectionné et retiré pour anonymiser le dossier.

    Infrastructure

    • Un des obstacles les plus importants est de s’accorder sur l’architecture technique et l’infrastructure. Les tentatives de partage des données nécessitent soit une source de données centralisée, soit la transmission de gros paquets de données. Chaque option soulève ses propres problèmes.
    • La centralisation augmente le risque en terme de sécurité et demande de faire confiance à une seule autorité centralisée, tandis que la transmission massive oblige les institutions à céder le contrôle opérationnel sur leurs données.

    Interopérabilité

    Le succès de l’échange de données de santé dépend de la structure et de la sémantique utilisées. La structure des données ou les attributs et les éléments de données utilisés pour transmettre l’information sont importants pour l’interopérabilité. Les données de santé sont complexes et les structures hétérogènes diminuent l’efficacité de l’analyse et la compréhension.

    • Pour lutter contre cela plusieurs standards ont été proposés. Bien qu’efficace, aucun standard ne s’est imposé, et tenter d’aligner des données encodées selon des standards différents n’est pas une tâche évidente.
    • La sémantique correspond à l’usage de terminologies et de vocabulaires pour décrire la signification des données, ou pour la codifier. La codification des données de santé est importante pour pouvoir l’interpréter. Mais cette codification n‘est efficace que si tout le monde s’accorde sur le même code et la même terminologie.

    Objectifs

    • Le but du livre blanc est de décrire une approche permettant de partager des données de santé efficacement et en toute sécurité à travers un réseau d’échange. Le dossier patient doit être cohérent et disponible au-delà de chaque institution. Les termes de l’accès au dossier reviennent au patient seul.
    • Les données doivent être partagées facilement, mais surtout de manière à être comprises par tous, pour au final améliorer leur utilité et les soins.

    Solution proposées

    • Utiliser la blockchain et le standard d’interopérabilité FHIR.
      • La structure et la sémantique peuvent être définies en recourant au standard FHIR.
    • Une blockchain peut jouer un rôle fondamental en permettant le partage au sein d’un réseau.
    • Les protocoles et les structures doivent être de haut niveau pour être appliqués à la santé.
      • Les données sont stockées en dehors de la chaine. La chaine ne contient que des références ou des liens vers les données.
      • Les données restent sous le contrôle de leur propriétaire.
      • Les nœuds du réseau sont connus.
    • A partir des techniques développées par d’autres applications blockchain (comme Bitcoin), il est possible d’introduire un algorithme de consensus conçu pour facilité l’interopérabilité des données.
    • Des mesures supplémentaires de sécurité comme les clés d’accès appliquées à tout le réseau ou des smarts contrats, permettent de garder la sécurité au plus haut niveau.

  • Génomique et big data : le CEA et Biofacet développent un logiciel de traitement de données

    Le démarrage de la seconde phase d’un développement logiciel de traitement de données de séquençage à haut débit (NGS), c’est ce qu’ont annoncé le Centre national du génotypage du CEA et la société Biofacet le 9 octobre 2016.

    L’objectif de cette nouvelle phase est de produire une plate-forme logicielle de stockage, d’organisation et d’interrogation de variants de séquences issus de données NGS sur des génomes complets, faisant suite à la validation d’une étude pilote conduite en 2015 sur des exomes.

    Interroger à grande échelle des banques de données nationales ou internationales

    La communauté scientifique peine à exploiter la masse des données cumulée par les programmes de séquençage. Les technologies classiques se heurtent à l’explosion de production de ces données, ainsi qu’a la spécificité de leur domaine.

    L’ambition consiste à croiser massivement des données de variants de séquences tout en les exploitant finement : repérer les variants d’un génome, recouper à grande échelle pour déceler des profils de variants communs afin de constituer un outil de recherche puissant, ainsi qu’une aide au diagnostic et à la prise en charge des patients.

    Pour ce faire, le CEA et Biofacet ont développé les spécifications d’un système de gestion de base de données capable de stocker et d’interroger à très grande échelle des banques de données nationales ou internationales de variants provenant de séquençage d’exomes ou de génomes complets (WGS).

    Une nouvelle technologie de traitement

    Il en résulte une technologie intégrée dans le logiciel Biofacet, qui offre la possibilité d’agréger et interroger des études sur des milliers d’échantillons. Afin de réaliser un couplage optimisé entre données numériques et phénotypiques, la technologie élaborée permettant notamment :

    • L’interrogation « profonde » des données, c’est-à-dire la possibilité d’établir des requêtes sur la totalité des valeurs produites par des SNP-callers et ce pour chaque position du génome (3 milliards de nucléotides pour le génome humain).
    • L’interrogation mixant les génotypes et phénotypes, ciblant ainsi les causes ou effets potentiels des variants de séquences liés à des pathologies.
    • L’ajout incrémental d’échantillons

    Jean-François Deleuze, directeur du CNG précise que « le développement de la médecine de précision ne pourra se concrétiser sans des outils capables d’analyser rigoureusement les données de variants à très grande échelle. De par sa couverture massive, le séquençage Whole Genome introduit une rupture technologique, non couverte par les outils classiques du Big Data ».

  • RIS

    Système d’information radiologiquenull

  • Anatoscope lauréat du prix de l’innovation en imagerie médicale SFR-Medicen-SNITEM

    Anatoscope s’est vu remettre le prix 2016 de l’innovation en imagerie médicale le 16 octobre 2016 au cours des Journées francophones de radiologie. Instent a reçu le coup de cœur du jury.

    Ce prix est organisé par la Société française de radiologie, Medicen, et le SNITEM.

    L’obtention du prix donne à Anatoscope accès aux services suivants :

    • avantages réservés aux membres institutionnels de la SFR ;
    • adhésion à Medicen (accès aux évènements, aux outils de veille économique, …) ;
    • stand au sein de l’exposition technique lors des JFR 2017 ;
    • participation à une séance scientifique des JFR 2017 afin de présenter l’innovation récompensée ;
    • participation orale lors d’un évènement annuel organisé par le Snitem en 2017 afin de présenter l’innovation récompensée ;
    • participation orale lors de l’une des réunions du DAS Imagerie diagnostique et interventionnelle de Medicen, permettant de présenter l’innovation à un panel de représentants industriels (grands groupes, ETI, PMEs) et académiques / cliniques ;
    • participation à une séance de « challenging » de l’entreprise lors d’une présentation (une matinée) devant des experts cliniques, réglementaires, propriété industrielle et représentants industriels de l’imagerie ;
    • avis d’experts de la spécialité radiodiagnostic – imagerie médicale, d’aide aux PME ;
    • supports de communication de Medicen Paris Region, du Snitem et de la SFR ;
    • visibilité sur un événement co-organisé par Medicen Paris Region.

  • Le Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie émet des réserves sur l’ONDAM 2017

    Près d’1 Md€ de dépenses « transférées ailleurs afin de soulager l’ONDAM » sont les éléments à partir desquels une « réserve de méthode » a été émise le 12 octobre 2016 par le Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’assurance maladie dans le cadre du PLFSS qui prévoit 4,05 Mds€ d’économies sur l’ONDAM 2017.

    • 270 M€ liés à la deuxième étape de la réduction du taux de cotisation maladie des personnels de santé exerçant en ville se traduisent par 270 M€ de dépenses en moins dans le cadre de l’ONDAM bien que cette somme reste à la charge de l’Assurance maladie,
    • 220 M€ liés à la création du fonds pour le financement de l’innovation pharmaceutique sont en fait prélevés dans le Fonds de Solidarité Vieillesse,
    • 230 M€ qui doivent être mobilisés pour financer les établissements médico-sociaux seront prélevés sur la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA),
    • 250 M€ de remises à consentir par les industriels du médicament sont comptabilisées par avance alors que ces recettes ne sont pas inscrites dans les projets de budget et servent habituellement de « matelas de sécurité » pour boucler l’ONDAM en fin d’année,

    tels sont les quatre points qui font dire au Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie que l’évolution de l’ONDAM fixée à 2,1% en 2017 est « minorée plus qu’à l’accoutumée ».

  • Evaluation des candidats médicaments : Biophytis lance sa plateforme e-santé SARA-data

    Collecter les données patients des études cliniques SARA afin de combiner des données hautement standardisées provenant d’études cliniques avec des mesures de paramètres de santé au quotidien, c’est l’objectif de la plateforme d’e-santé, SARA-data dont la mise en place a été annoncée le 11 octobre 2016 par la société de biotechnologie Biophytis. Cette dernière est spécialisée dans le développement de candidats médicaments pour traiter les maladies du vieillissement.

    Cette plateforme permettra d’évaluer l’efficacité du premier représentant d’une nouvelle classe de candidat médicament de traitement de la sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge et caractérisée par une perte de masse et de force musculaire, entraînant une perte de mobilité chez les seniors.

    Une plate-forme de données cliniques

    Cette plate-forme permet de collecter, à partir de toutes les sources disponibles et en temps réel, des données cliniques issues d’essais, et plus particulièrement de l’étude SARA-OBS, elle comprend :

    • Electronic Case Report Form (e-CRF) et l’Electronic Patient-Reported Outcomes (e-PRO, cahier d’observation et résultats déclarés par les patients), outils facilitant la mise en place d’une gestion plus fiable, plus rapide et plus économique des données collectées, par rapport au recueil de questionnaires papier standards
    • Un portail internet permettant aux seniors de remplir les e-PRO à distance depuis leur domicile
    • Les données provenant de la bio-imagerie et les résultats bio-analytiques, dont les biomarqueurs, seront stockées pour d’éventuelles recherches complémentaires
    • L’enregistrement en continu de l’activité physique spontanée, via un accéléromètre connecté

    Bluecompanion partenaire du développement de SARA-data

    La start-up européenne innovante dans le domaine de la e-santé, Bluecompanion a été sélectionnée par Biophytis pour élaborer cette plate-forme.
    Le CEO de Biophytis, Stanislas Veillet explique ce choix : « Avec Bluecompanion, nous avons conçu SARA-data de façon à enregistrer, intégrer et rendre disponibles sur la même plate-forme digitale différents types de données-sources : questionnaires patients, mesures et enregistrements d’activité physique, et images DXA, combinées aux mesures cliniques standards ».

  • HIE

    Health Information Exchangenull

  • Journée de l’innovation santé en région Hauts-de-France

    Le Pôle d’Excellence Santé des Hauts-de-France Eurasanté met à l’honneur durant une journée les acteurs académiques et industriels les plus innovants de la Région.

    Conférences & pitchs, rencontres BtoB, déjeuner & soirée networking : tout un programme pour renforcer les liens entre le monde de la recherche et de l’industrie.

    Programme

    • Tables rondes et conférences – Sur le rôle des collaborations public-privé dans la stratégie d’innovation des entreprises. Présentation de six structures d’excellence pour mettre en place des collaborations.
    • Déjeuner rencontre – Intervention de Karine CHARBONNIER-BECK, Vice-Présidente à la Formation et aux Relations avec les entreprises, au Conseil Régional des Hauts-de-France. Organisé par Clubster Santé. Pour participer uniquement au déjeuner, rendez-vous sur le site de Clubster Santé.
    • Rendez-vous BtoB – Pour initier les collaborations public-privé de demain (une plateforme de prise de rdv sera activée prochainement).
    • Deux cycles de pitchs
      • Success stories – Session de pitchs de six start-ups qui présenteront leurs clés de succès.
      • Call for investing Session de présentations devant OMNES CAPITAL

    Et pour poursuivre les échanges dans un cadre convivial à la Gare Saint Sauveur (Lille) :

    • Soirée welcoming Biofit 2016

  • Stratégie e-santé 2020 : convention entre le CNES, la DGS et le service de santé des Armées

    Intégrer les outils du spatial dans la santé et imaginer des pratiques nouvelles, tels sont les objectifs de la convention cadre de coopération signée le 14 octobre 2016 entre les directeurs du Centre national d’études spatiales (CNES), de la Direction générale de la Santé (DGS) et du service de santé des armées (SSA).

    Cette convention s’inscrit dans la feuille de route de la stratégie e-santé 2020.

    La convention vise à intégrer les outils du spatial dans le domaine de la santé et à imaginer des pratiques nouvelles. Plusieurs volets de coopération ont été identifiés :

    • télé-épidémiologie pour l’identification des zones à risque et l’évolution des épidémies ;
    • gestion de crises sanitaires ;
    • télémédecine ;
    • apports de la médecine spatiale.

    Un comité de pilotage co-présidé par le CNES, la DGS et le SSA doit se réunir une fois par an pour proposer et instruire de nouveaux projets de coopération.