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  • Applications de santé : la HAS publie un référentiel de 101 règles de bonne pratique

    • Délivrer des informations de santé fiables et de qualité,
    • Etre techniquement performantes,
    • Garantir la confidentialité et la sécurité des données personnelles,
    • Etre ergonomiques et d’utilisation simple,

    tels sont les quatre domaines du référentiel des 101 bonnes pratiques pour les applications de santé que la HAS recense dans un référentiel dont la publication est annoncée par un communiqué du 7 novembre 2016.

    Près de 50 000 applications santé sont actuellement disponibles et 43% des Français déclarent en utiliser dans leur vie quotidienne (sonfage ODOXA e-santé de septembre 2016), rappelle la HAS qui souligne les risques liés à ces applications:
    • informations inexactes,
    • informations partisanes ou sponsorisées,
    • risque de récupération par des tiers d’informations personnelles,
    • non fiabilité des données entraînant une mise en danger de la santé de l’utilisateur.

    Le référentiel de la HAS a été élaboré avec l’appui de la CNIL et de l’ANSSI et il est destiné aux développeurs comme aux évaluateurs d’applications de santé. Son objectif est, selon la HAS, de proposer un cadre de développement assurant la qualité et la fiabilité de ces applications « pour que les particuliers comme les professionnels puissent utiliser ces technologies en toute confiance ».

    Les principaux critères à respecter pour les applications et objets connectés en santé

    Délivrance des informations de santé fiables et de qualité

    • Les contenus en santé doivent être élaborés par des professionnels de santé ou des organismes professionnels compétents
    • Les données présentées doivent être mises à jour et basées sur des références bibliographiques fiables et accessibles
    • Les éventuels liens d’intérêt des auteurs ainsi que les sources de financement de l’application doivent être mentionnés et ne doivent pas influer sur la neutralité des contenus
    • Si des conseils sont générés à partir de données recueillies, les algorithmes de calcul doivent être scientifiquement garantis et la fiabilité de l’interprétation testée régulièrement
    • En cas d’interprétation humaine des données, elle doit être assurée par un professionnel compétent identifiable.

    Performance technique

    • Si l’appli ou l’objet connecté mesure des données, cette mesure doit être précise, paramétrée selon un étalonnage reconnu et doit mentionner le niveau de précision ou la marge d’erreur éventuelle
    • La performance de la mesure en vie réelle et dans des contextes d’utilisation propres à l’application (en mouvement et dans des températures variables par exemple pour un podomètre connecté) doit être assurée
    • Un système de prévention de pannes doit également être mis en place
    • L’application ou l’objet connecté ne doit pas provoquer d’effets physiques délétères sur son utilisateur (allergies, brûlures,…) et les éventuelles contre-indications et risques potentiels doivent être clairement indiqués.

    Garantie de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles

    • Lorsque des données personnelles ou de santé sont recueillies, les applications ainsi que les processus de transfert et de stockage de données doivent répondre à des exigences strictes
    • Le type et la quantité de données récupérées doivent être pertinentes et correspondre strictement à la fonction de l’application
    • Les données doivent être rendues confidentielles par pseudonymisation (c’est-à-dire associées à un pseudonyme et non à l’identité réelle de l’utilisateur) et ce dès leur recueil sur le terminal qu’il s’agisse d’un téléphone, d’une tablette ou de tout autre support
    • Les données doivent également être chiffrées de manière robuste en utilisant des suites cryptographiques, dès le départ et jusqu’à la transmission à l’hébergeur
    • Cet hébergeur, agréé pour collecter des données de santé, doit procéder à la vérification de l’intégrité et de l’authenticité des données transférées
    • La durée et les délais de conservation des données sur le serveur doivent être annoncés à l’utilisateur et il doit être possible à tout moment de demander l’arrêt de leur collecte et leur suppression
    • La sécurité du serveur doit être régulièrement évaluée et adaptée
    • En cas de violation de données ou d’incident de sécurité, les autorités compétentes (ANSSI, CNIL, autorités judiciaires) doivent être prévenues.

    Ergonomie et simplicité d’utilisation

    • L’utilisation de l’application ou de l’objet doit être simple, intuitive et fluide
    • Elle doit être utilisable le cas échéant par les personnes en situation de handicaps visuel ou auditif notamment et une assistance doit être proposée (foire aux questions, aide en ligne ou hotline)
    • Elle doit pouvoir proposer des options d’adaptation de l’utilisation en fonction du niveau ou des besoins de l’utilisateur, de synchronisation des données avec plusieurs appareils, des fonctions d’import et export des données et ses différentes versions doivent être rétro-compatibles
    • Un système d’alerte en cas d’erreurs ou de mésusage de l’application ou objet doit être automatisé
    • Si une option de renvoi vers les réseaux sociaux est proposée, cette option devra respecter la vie privée.

    Un niveau d’exigence adapté aux particularités de chaque application et de son public cible

    Les 101 bonnes pratiques contenues dans le référentiel ne sont pas toutes exigibles pour toutes les applications ou objets connectés. L’exigence de conformité dépend de deux paramètres :

    • la finalité de l’application : on distingue les applications d’information générale, de prévention primaire (conseils de santé généraux), de prévention secondaire ou tertiaire (accompagnement du patient et conseils pour gérer sa pathologie) ou enfin de recueil ou d’analyse de données précises pour suivre la santé du patient ;
    • le public cible : grand public, personnes malades ou professionnels de santé pour communiquer avec leurs patients ou avec d’autres professionnels.

    Selon ces deux paramètres, une application ou un objet devra répondre à un niveau d’exigence (faible, modéré ou élevé) et chaque bonne pratique sera alors obligatoire, recommandée ou conseillée.

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  • Les solutions de la start-up Sanilea équipent « Wizy », l’ambulance connectée

    Des solutions logicielles interconnectées pour une gestion facile et rapide des problèmes rencontrés lors de transports sanitaires comme le stockage des données patients et la commande de transport par exemple, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point les équipes de la start-up limougeaude Sanilea, information rendue publique par La Tribune le 27 octobre 2016.

    « Dans un secteur comme le transport sanitaire, qui représente 4 Md€ de dépenses par an, nos solutions font gagner du temps à tous les maillons de la chaîne, transporteurs comme établissements de santé », explique David Chiron, directeur général de Sanilea.

    Plusieurs outils métiers, logiciels et applications en marque propre comme SpeedCall, SpeedTrack, SpeedSent, SpeedSanté ont été développés par cette start-up et équipent l’ambulance connectée, en phase de commercialisation sous la marque Wizy, née d’une collaboration entre le carrossier Gifa Collet, filiale du groupe Gruau et de Sanilea.

    L’interface Wizy constitue un environnement informatique compatible avec la technologie que l’on trouve généralement à bord des ambulances. Dès 2017 les informations capitales concernant les données vitales du patient pourront être transmises en temps réel à l’établissement de santé devant l’accueillir grâce aux multiples objets connectés présents dans le véhicule.

    « La vidéo et la possibilité pour un médecin de compléter un diagnostic via l’image même du patient et l’intégration de logiciels d’intelligence artificielle qui devrait participer à l’élaboration d’un diagnostic dès le transport » telles seront les futures technologies intégrées à l’ambulance, selon David Chiron.

  • La télémédecine peut faciliter la gestion quotidienne du diabète (étude CMAJ)

    La télémédecine peut aider les patients souffrant de diabète et leurs médecins à gérer les taux de glycémie, selon une étude publiée dans le CMAJ le 31 octobre 2016.

    Les auteurs de l’étude ont analysé 111 essais conduits aux Etats-Unis, en Corée du Sud, au Canada et en Australie.

    Résultat: le recours au téléphone, au smartphones, au SMS ou l’utilisation de sites internet, outils qui permettent l’échange entre patients et professionnels de santé, a des effets positifs sur le taux de glycémie. Les occasions pour le médecin de donner des conseil au patient, sur son alimentation, son traitement ou sur son temps d’exercice sont plus nombreuses.

  • CMAJ

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  • MOOC

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  • Le projet de loi modifié par le Sénat portant création de l’Agence de santé publique

    L’Assemblée nationale met en ligne le 4 novembre 2016 le Projet de loi modifié par le Sénat, ratifiant l’ordonnance n° 2016-462 du 14 avril 2016 et portant création de l’Agence nationale de santé publique.

    Ce texte modifie l’article 166 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

    Projet de loi portant création de l’Agence Nationale de Santé Publique

  • 5 nouvelles mesures dans l’avenant au Contrat de filière « industries et technologies de santé »

    • La création d’un outil européen visant à renforcer la position française en « santé-environnement »,
    • La structuration de la filière d’analyse des données de santé,
    • L’intégration de la télémédecine dans l’offre de soins globale,
    • Le financement des start-up de la filière santé,
    • La réalisation d’une étude comparative européenne des politiques industrielles de santé,

    telles sont les 5 nouvelles mesures annoncées le 4 novembre 2016 à l’occasion de la réunion du Comité Stratégique de Filière (CSF) des Industries et Technologies de Santé du Conseil national de l’industrie. Elles sont contenues dans un avenant au contrat de filière « industries et technologies de santé » signé le 5 juillet 2013.

    Cette réunion du Comité Stratégique de Filière (CSF) des Industries et Technologies de Santé a permis, selon un communiqué du ministère de la Santé, de dresser un état d’avancement des 37 mesures du contrat de filière signé le 5 juillet 2013 et de souligner l’accomplissement de près de la moitié d’entre elles.

    Parmi les avancées majeures: la facilitation des partenariats de recherche public-privé, l’accroissement de la recherche translationnelle, la promotion de la recherche en soins primaires, la simplification des procédures d’importation et d’exportation, le lancement d’un label de l’offre française à l’international, la valorisation des sites bio production, ainsi que la mise en place de la convention unique pour la recherche hospitalière.

    Le CSF Industries et Technologies de Santé, créé en 2013, est le lieu d’échanges entre l’ensemble des acteurs, pouvoirs publics, industriels, professionnels de santé et chercheurs, permettant de construire une vision stratégique partagée de la médecine de demain. C’est également un lieu de mise en oeuvre, où des mesures concrètes sont construites en lien avec les acteurs économiques.

    La structuration de la filière d’analyse des données de santé

    Cette mesure projette de réunir les industriels de la santé et ceux de l’analyse de données afin de confronter leur vision, de définir un état de l’art et de proposer des pistes d’action, de modifications réglementaires ou de projets visant à structurer le secteur pour juin 2017.

    L’intégration de la télémédecine dans l’offre de soins

    Cette intégration concerne l’offre de soins intra et extra-hospitaliers, pour les patients à l’horizon mi-2018.

    Il est prévu sur ce sujet une production semestrielle de livrables co-produits par l’Etat et les industriels, à destination des professionnels de santé, des établissements et des industriels, sur la base de réunions de travail périodiques.

    Le financement de la filière des start-up e-santé

    L’objectif est que les entreprises grandissent et se développent en France grâce à un renforcement de leurs fonds propres et de capitaux privés, le tout sans gréver le budget de l’Etat.

    Plusieurs réunions de travail avec des investisseurs privés et les pouvoirs publics ont permis d’aboutir à une solution consensuelle: orienter une fraction de la collecte des fonds de retraite supplémentaire facultative vers des fonds d’investissement à long terme. Un fléchage de 7,5% de cette collecte permettrait une capacité d’investissement d’1 Md€ par an.

  • GHT : GAM des établissements support de Bretagne

    Liste des logiciels de GAM utilisées par les établissements support de GHT en Bretagne.

  • GHT : les DSI et DG des établissements support de Bretagne

    Liste des DSI et des directeursd’établissements support de GHT en Bretagne.