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  • Silver Eco : un développement « au plus près des usagers et des territoires » (Pascale Boistard)

    Poser les conditions de l’installation durable de la silver économie et répondre dans le même temps à un défi démographique, telle est l’ambition de la feuille de route pour la silver économie présentée le 11 décembre 2016 par Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, et Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’Industrie.

    Cette feuille de route qui vise à développer la silver économie « au plus proche des usagers et des territoires » s’accompagne d’une refonte de la gouvernance de cette filière: un comité d’orientation stratégique dont le secrétaire général est Jérôme Arnaud est mis en place.

    La feuille de route pour développer la silver économie

    Mettre la personne et ses besoins au centre

    – Apporter des réponses différentes entre séniors autonomes et fragilisés

    – Etre attentif à la capacité financière des seniors et au consentement à payer un produit ou un service

    Elargir le champ des possibles

    – Etre attentif aux enjeux d’adaptation de l’habitat et de l’urbanisme, de mobilité, d’entretien des capacités cognitives ou de la forme physique des séniors

    – Diversifier l’offre et la pertinence des réponses apportées

    Adopter une logique d’offre de services en réponse à des besoins individuels en privilégiant le domicile

    – La lisibilité des produits et services doit être renforcée tant pour les acteurs publics que pour les intéressés eux-mêmes

    – L’écosystème local doit répondre à la question centrale: comment permettre à chacun de poursuivre son projet de vie, sachant que 90% des personnes pagées souhaitent vieillir chez elles

    – Les services d’aide à domicile ont dans ce cadre un rôle de premier plan

    Identifier d’autres leviers de financement

    – Les solutions s’appuient pour la plupart sur des aides publiques et trop peu sur le financement par les ménages

    – Rechercher des outils de financement alternatifs pour accompagner les ménages

    Reconnaitre la place des écosystèmes locaux

    – Les régions sont l’échelon pertinent d’installation de dynamiques locales, portées par les conseils régionaux, les agences régionales de développement ou tout autre acteur qui y serait étroitement lié

    – Le département est le chef de file de la politique de l’autonomie sur son territoire et contribue à ce titre à structurer la demande et à organiser la déclinaison de l’offre

    – Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ont également un rôle essentiel à jouer, tant dans l’expression des besoins que dans l’organisation des réponses locales

    Mieux structurer le développement des solutions au service de l’autonomie

    – Poursuivre la dynamique des projets ont émergé sur les territoires, au service de l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées ou de leurs proches, au service d’une meilleure efficience des politiques de l’autonomie

    – Mieux articuler les politiques de soutien aux initiatives innovantes sur les territoires, afin de favoriser l’émergence de solutions

    Mise en place d’une instance pour coordonner les initiatives territoriales

    – Ce comité de coordination et de développement des initiatives territoriales aura comme interlocuteurs naturels les départements, en tant que chef de file des politiques de l’autonomie, et comme levier naturel les conférences de financeurs. Il aura pour mission de :

    •  Recenser et partager les projets majeurs engagés sur les territoires. •  Coordonner les soutiens financiers ou soutiens en ingénierie.

    •  Mettre à disposition des acteurs locaux un cadre méthodologique facilitant la structuration de leur politique autonomie sur le territoire.

    •  Accompagner la structuration de la Silver économie dans une approche réconciliant besoin et offre de service.

    •  Définir un cadre d’évaluation des dispositifs expérimentés sur les territoires.

    •  Discuter les conditions de réplication des initiatives et mobiliser les acteurs nécessaires de cet objet.

    Création d’un réseau d’appui à l’achat public

    – Son objectif sera donc de rapprocher l’offre et la demande en matière de Silver économie, à travers plusieurs missions :

    •  Réaliser un bilan des expérimentations en matière d’achat publics.

    •  Élaborer des cahiers des charges types pour l’achat de prestations.

    •  Développer des solutions d’achat groupé pour « massifier » le marché.

    •  Organiser des rencontres au niveau national entre PME/ start-up et acheteurs publics.

    L’association France Silver Eco animera ce réseau, en lien étroit avec l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) et le Réseau d’achat public des hôpitaux (Resah).

    Lancement d’un observatoire de la silver économie

    – Cet observatoire aura la responsabilité de publier des données socio-économiques en termes d’emploi et de croissance et des données démographiques.

    – Il devra également produire une cartographie des acteurs de la Silver économie et réalisera ou pilotera des études thématiques. 

    – Le pilotage de cet observatoire sera assuré par l’association France Silver Eco

  • Soins intégrés et traitement du Big Data : le COCIR publie ses recommandations

    « Vers un parcours de soins intégrés » et « Tirer partie du Big Data grâce au traitement analytique », tels sont les titres des deux documents présentés par le COCIR à l’occasion de son 3e sommet e-santé à Bruxelles le 8 décembre 2016.

    Les deux documents présentent les recommandations du Cocir et les actions requises des industriels des TIC, des Etats membres de l’Union Européenne et des autorités de protection des données.

    Le sommet e-santé du Cocir, organisé dans le cadre du sommet européen sur l’innovation numérique pour un vieillissement actif et en bonne santé, a également été l’occasion d’évoquer le « Blueprint » pour la transformation numérique des soins et de la santé dans une société vieillissante.

    Le Blueprint a été initié en décembre 2015 lors de la 4e conférence du partenariat européen sur l’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé (EIP on AHA). Le commissaire européen sur l’économie digitale et la société, Günther Oettinger avait souligné comment l’innovation digitale, permise par un marché unique du numérique, pouvait transformer les changements démographiques en opportunité pour l’économie et la société en Europe.

    Le Commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire Vytenis Andriukaitis a d’ailleurs annoncé la validation en décembre 2016 du premier réseau de référence européen (European reference network – ERN) sur la télémédecine. Réseau qui devrait être opérationnel en 2017.

    Intégration des soins dans le parcours patient

    « Afin d’accélérer le développement et l’adhésion au processus de soins dynamiques et partagés qui permettront la délivrance de soins intégrés, le Cocir pense que les actions suivantes doivent être prises par les industriels des TIC, les Etats membres de l’UE et les autorités européennes de protection des données. »

    Actions des industriels des TIC en santé

    • Fournir de nouvelles technologies capables de combiner des données hétérogènes provenant de différentes sources, pour les soins chroniques ou aigus et le bien-être, afin de démontrer la faisabilité du recours au Big data dans le monde réel, en dehors des laboratoires et des expériences pilotes.
    • Développer de nouvelles approches pour faire face à l’explosion des données et des connaissances médicales, et créer un nouvelle génération de moteur de raisonnement et d’analyse pour gérer le contexte dynamique de la délivrance des soins.
    • Créer une technologie pour la gestion de l’information et la représentation de la connaissance prenant en compte la relation complexe entre les technologies et leur impact social.
    • Développer des moyens de mesurer l’efficacité et l’ergonomie des nouvelles approches d’interface utilisateur.

    Actions des Etats membres et des autorités européennes de protection des données

    • Développer des cadres de gouvernance des données de santé offrant un processus adapté pour guider l’utilisation et le partage des données de santé entre les organisations, tout en protégeant la vie privée des patients.
    • Clarifier l’impact du règlement général de protection des données personnelles sur le traitement et le partage  des données de santé et se rapprocher des professionnels de santé pour les guider sur les implications pratiques du nouveau cadre de protection des données.
    • Encourager le développement de processus de gestion et de standards supportant des architectures communes qui favorisent des processus dynamiques de partage inter-organisations, aux niveaux national et régional.

    Actions communes requises des Etats membres et des industriels des TIC en santé

    • Poursuivre le déploiement de cas d’usages, ainsi que les terminologies et les profils liés qui permettent le partage de dossiers médicaux, afin d’élargir le champ du partage des informations de santé.
    • Financer la recherche avancée pour améliorer les outils et les systèmes des TIC en santé pour la gestion de l’information, la représentation de la connaissance, l’optimisation des processus dynamique et l’aide à la décision.

    Tirer partie du Big Data grâce au traitement analytique

    « L’utilisation du Big data dans le secteur de la santé permettra certainement la délivrance de soins basés sur la valeur et d’une médecine basée sur la preuve. Les interventions de santé publique, tout comme la recherche biomédicale et l’implication du patient, bénéficieront aussi grandement des informations fournies par l’analyse du big data. Cependant, cela ne se produira que si nous ouvrons la route permettant l’adhésion au Big data en santé grâce à une action politique forte. »

    Actions requises des industriels des TIC et des professionnels de santé

    • Investir dans des mesures de sécurité qui sauvegardent la confidentialité des données de santé. Cela implique non seulement un investissement dans des structures physiques et numériques mais aussi dans des procédures standardisées et la formation des équipes.

    Actions requises des Etats membres

    • Construire la confiance du public dans la sécurité de l’information et diffuser des campagnes d’information en faveur du partage de données et répondant aux inquiétudes du public sur les mauvais usages de ces données. Les programmes de sensibilisation auront plus d’impact s’ils sont créés et diffusés au niveau régional.
    • Encourager l’adoption de standards internationaux pour l’information clinique en mettant en place des leviers politiques, y compris des mesures législatives et des incitations financières.
    • Permettre l’extraction de données des dossiers médicaux électroniques pour des sujets secondaires, incitant les professionnels de santé à enregistrer leurs données cliniques de manière standardisée. Les pays en retard sur ces questions devraient accélérer le développement des dossiers médicaux électroniques.

    Actions requises de la Commission Européenne et des Etats membres

    • Lancer une initiative européenne sur qualité des données de santé qui complète et renforce les initiatives nationales existantes pour améliorer la fiabilité des données.

    Actions requises des autorités européennes de protection des données

    • Assurer une mise en œuvre harmonisée du règlement général de protection des données personnelles à travers un dialogue structuré avec les industriels et les autres acteurs, permettant une  réutilisation des données, dans les mêmes conditions, dans toute l’Europe.
    • Développer et mettre en place un cadre de gouvernance des données de santé pour assurer des pratiques de gestion des données de santé et un accès aux données efficaces, transparents, et équitables, tout en protégeant la vie privée des patients.

    Actions communes requises des autorités de santé, des financeurs et des professionnels de santé

    • Créer une nouvelle génération de professionnels des TIC et de scientifiques spécialisés dans les données cliniques.
    • Accélérer le développement de modèles de remboursement basés sur la valeur pour les TIC en santé et mettre en œuvre de nouvelles approches pour récompenser la valeur de solutions TIC qui réduisent le gaspillage, améliore la qualité des soins et contribue à améliorer les résultats.
  • Entrepôts de données : les CHU doivent travailler en réseau (Assises des CHU)

    Les CHU doivent élaborer une approche en réseau de leurs entrepôts de données pour affronter la compétition internationale. C’est la conclusion à laquelle ont abouti les intervenants de la session consacrée au big data lors des 15e Assises hospitalo-universitaires le 9 décembre 2016 à Toulouse.

    Améliorer le parcours de soins

    Anita Burgun, Pr à l’hôpital européen Georges Pompidou, a présenté les avancées permises  par l’exploitation des entrepôts de données :

    • développement de nouveaux types de recherche par comparaison de populations de patients ;
    • aide au diagnostic et à la thérapeutique pour les maladies rares grâce à la recherche de patients similaires;
    • amélioration de la qualité du parcours de soins.

    Selon elle, l’utilisation des entrepôts de données, connectés à des biobanques, ainsi que la création de centres d’excellence en traitement des données de santé permettront de créer des systèmes de santé apprenants.

    Sécurité et technicité

    Marc Cuggia, Pr au CHU de Rennes, a présenté l’entrepôt de données ehop, commun aux 6 CHU du Grand Ouest. Il a insisté sur la nécessité d’étendre le périmètre des données recueillies à celles du SNIIRAM et des objets connectés, ce qui devra s’accompagner d’une évolution des infrastructures  en matière de sécurisation et de technicité.

    En conclusion, il a souligné l’importance pour les CHU de concevoir une approche en réseau afin d’affronter la compétition internationale.

  • CVE

    Carnet de Vaccination Electroniquenull

  • GEP

    Groupe d’études en préventologienull

  • MesVaccins.net, lauréat du prix Galien 2016 dans la catégorie e-santé

    MesVaccins.net a remporté le prix Galien 2016 dans la catégorie e-santé le 7 décembre 2016.

    Cette plateforme a pour objectif de permettre à chaque citoyen de gérer ses vaccinations en lui fournissant une information personnalisée. Cette dernière est obtenue grâce à une base de connaissances et un système mis à jour en continu et sans intermédiaire par des experts en vaccinologie.

    Son support est un carnet de vaccination électronique intelligent, dont le contenu peut être partagé par le patient avec les professionnels de santé de son choix, comme son médecin traitant. Ce dernier peut valider les données pré-saisies et officialiser ce CVE.

    Optimisation du parcours de santé et synchronisation des données vaccinales

    La plateforme permet d’optimiser le parcours de santé et de synchroniser les données vaccinales des personnes dans un territoire de santé, pour réduire sous et sur-vaccinations.

    Le système d’information de la plateforme génère des données factuelles sur la couverture vaccinale, l’efficacité et la sécurité des vaccins, analysées en temps réel par les autorités sanitaires, afin d’améliorer la connaissance du rapport avantages/inconvénients de la vaccination et de la politique vaccinale.

    Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens d’officine, sages-femmes et infirmiers) possèdent quant à eux un outil d’aide à la décision et à la communication avec le patient.

    Cette plateforme est portée par le GEP, association à but non lucratif, et la start-up SYADEM, labellisée jeune entreprise innovante. Le GEP est responsable du contenu du site MesVaccins.net, la start-up du développement informatique.

    Les deux structures revendiquent adhérer à une charte d’éthique et de gouvernance comprenant l’absence de financement par les laboratoires pharmaceutiques, de publicité et de modèle économique autour de données de santé anonymisées collectées, ces dernières étant réservées aux autorités sanitaires.

    L’accès au CVE est gratuit pour le grand public. MesVaccins.net est financé par les abonnements des professionnels de santé, les URPS ainsi que par des actions ou projets de recherche sur fonds publics.

  • Comment MG France et la FSP veulent travailler sur les soins primaires

    MG France, Fédération française des médecins généralistes, a confirmé par un communiqué du 9 décembre 2016 s’associer à la création de la FSP.

    Avec ses partenaires, MG France souhaite coordonner les acteurs de santé de proximité autour de leur patientèle, participer à la prévention, l’amélioration et à la protection de l’état de santé de la population afin de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales.

    Estimant que les professionnels de santé doivent faire évoluer leur exercice, MG France propose un parcours de soins centré sur une patientèle, et organisé sur un territoire.

    L’objectif de la FSP est de faciliter le dialogue et l’échange entre les différentes professions de santé, en étant leur principale interlocutrice et la structure de référence des pouvoirs publics sur le plan national et régional.

    Elle émet une liste de volontés et souhaits quant à :
    • Une structure mobilisée pour la reconnaissance des soins primaires
    • Un accélérateur de projets
    • Une interface entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé

    Ses membres fondateurs sont l’ANSFL, l’Asalée, la FFMPS, la FNCS, MG France, le SNIIL, le SNP-UNAP, l’USMCS et l’UPSO.

    Une structure mobilisée pour la reconnaissance des soins primaires, les volontés de la FSP

    • Renforcer la visibilité des soins primaires
    • Informer les professionnels de santé en soins primaires en matière d’enjeux sanitaires
    • Soutenir les initiatives régionales et nationales
    • Promouvoir le rôle et les compétences de tous les professionnels de santé de soins primaires de l’individu à l’équipe, de l’équipe à la communauté territoriale de soins primaires
    • Permettre la production de données et d’évaluation

    Un accélérateur de projets, les volontés de la FSP

    • Susciter les innovations en matière d’organisation des soins primaires et des projets de territoire
    • Fédérer les professionnels de santé par la mutualisation des expériences d’organisation
    • Faciliter la mutualisation des expériences d’organisation
    • Mettre en place des actions concertées pour une meilleure organisation et une meilleure coordination du champ ambulatoire
    • Soutenir les projets territoriaux en témoignant des besoins et en revendiquant les moyens

    Une interface entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé, les souhaits de la FSP

    • Représenter les professionnels des soins primaires dans les discussions avec les politiques et les autorités de santé
    • Permettre la contractualisation des projets avec les ARS, la CNAM, à l’échelle nationale, régionale, départementale ou de bassins de vie
  • FSP

    Fédération des Soins Primairesnull

  • ANSFL

    Association Nationale des Sages-femmes Libéralesnull

  • Asalée

    Action de Santé Libérale En Equipenull