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  • Simulation : un outil d’amélioration de la qualité des soins et d’efficience (Assises des CHU)

    « La simulation est révolutionnaire en matière de formation »: c’est ce qu’a déclaré le Pr Antoine Tesniere, directeur général du département de simulation iLumens de l’Université Paris Descartes, lors des 15e Assises hospitalo-universitaires à Toulouse le 9 décembre 2016.

    Pour le Pr Tesniere, la simulation a des bénéfices en matière d’organisation, d’amélioration de la qualité des soins, mais aussi d’économies.

    Les différents usages de la simulation dans la formation

    La simulation peut se faire selon différentes modalités :

    • travail avec des mannequins pour l’apprentissage de tâches, comme la coloscopie. Une évaluation est faite à partir de la définition d’un seuil de sécurité ;
    • modélisation de pratiques de soins, avec des acteurs par exemple, qui permet de travailler sur les aspects techniques mais aussi relationnels du soin ;
    • modélisation d’environnements de soins en 3D ;
    • modélisation de mécaniques en 3D, par exemple le chemin obstétrical suivi par le nouveau-né lors de l’accouchement.

    Des bénéfices organisationnels

    La simulation en formation permet, pour le Pr Tesniere, de casser les silos entre université et hôpital, mais aussi entre les métiers.

    Elle permet également de repenser la relation entre l’étudiant et l’enseignant : le cours magistral est remplacé par des cours plus interactifs, en groupes réduits.

    Une amélioration de la qualité des soins

    Le recours à la simulation permet de mettre en pratique le principe « jamais la première fois sur le patient ». Il permet également de maintenir le niveau de compétences et de performance des professionnels déjà formés, par exemple pour des gestes techniques.

    La simulation peut également être utilisée à la suite d’événements indésirables graves, afin d’identifier l’erreur commise.

    Des études internationales ont montré une baisse significative des complications grâce au recours à la simulation dans la formation.

    Une source d’économies

    Le ratio coût-bénéfice de la simulation a été évalué à 8 pour un service de cardiologie. En effet, la baisse des complications entraîne une diminution des durées de séjour et une baisse du nombre de réhospitalisations, et donc des économies pour le service.

    Le Pr Jean-Claude Grangy, qui intervenait également sur le recours à la simulation pour la formation, a indiqué que les CHU devraient s’orienter vers une spécialisation de leurs plateformes de simulation, et travailler en réseau avec les autres établissements. Il a également souligné l’utilité de la simulation pour la formation à la télémédecine.

  • Diabète : un système de mesure du glucose en continu lancé par Medtronic

    Le lancement d’un système portable de mesure du glucose en continu est annoncé le 8 décembre 2016 par Medtronic.

    Guardian Connect est basé sur un capteur qui prélève des mesures glycémiques toutes les cinq minutes, c’est à dire 288 fois par jour, dans le liquide interstitiel et les envoie directement sur le smartphone du patient diabétique via une application mobile.

    Tous les composants du système Guardian Connect communiquent sur un réseau Bluetooth basse énergie (BLE) et/ou via une connexion de données cellulaires ou sans fil.

    Ce dispositif permet au patient d’accéder à toutes les courbes de sa glycémie sur son téléphone portable et de recevoir des alertes par SMS en cas de situations d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie). Les données captées peuvent être partagées et le système dispose d’une option qui de télétransmission automatique de ces données vers le logiciel de gestion du traitement CareLink, ce qui permet aux professionnels de santé de vérifier les données avant les rendez-vous et d’ajuster le traitement selon les besoins.

    Guardian Connect n’est actuellement disponible que sur iOS.

  • GHT : DPI et GAM des établissements support de PACA

    Health&Tech Intelligence vous propose un état des lieux, région par région, des logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le dossier patient informatisé (DPI) et la gestion administrative du malade (GAM).

    Cette semaine (05 au 09/12/2016), place à la région PACA.

    DPI : dispersion des logiciels

    Les établissements support de GHT en PACA utilisent quasiment tous un logiciel de DPI différent, hormis le CHU de Nice et le CHI de Toulon La-Seyne-sur-Mer, qui ont recours à Orbis d’Agfa Healthcare.

    GAM : égalité entre le Mipih et Intersystems

    En matière de GAM, les établissements se répartissent équitablement entre Pastel du Mipih et Clinicom d’Intersystems.

  • Collaboration entre Watson Health et Pfizer pour accélérer la recherche en immuno-oncologie

    Watson Health et Pfizer ont annoncé le 1er Décembre 2016 une collaboration visant à utiliser IBM Watson Drug Discovery pour accélérer la recherche en immuno-oncologie.

    L’outil cognitif basé sur le Cloud Computing et le machine learning permet d’identifier de nouveaux médicaments, des thérapies combinées et des stratégies de sélection de patients en immuno-oncologie.

    Les chercheurs en oncologie de Pfizer utiliseront Watson Drug Discovery pour analyser des volumes massifs de sources de données disparates, y compris des données sous licence et publiquement disponibles ainsi que des données exclusives de Pfizer.

    Avec cet outil, ils analyseront et testeront des hypothèses pour générer des informations fondées sur des données probantes pour une interaction en temps réel. La technologie personnalisée peut également prendre en charge des évaluations de sécurité efficaces.

  • FICCI

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  • AIOCD

    All India Organisation of Chemists and Druggistsnull

  • « On doit avoir une démarche utilitariste du Big Data » (Patrick Errard)

    • Les trois composantes du Big Data,
    • les attentes des patients et des soignants,
    • la propriété et le partage entre les secteurs public et privé,

    tels sont les trois points essentiels évoqués par le président du Leem, Patrick Errard à l’occasion du 15ème forum Paris Biotech Santé auquel HTI a assisté le 6 décembre 2016.

    Patrick Errard considère que le Big Data en santé est un sujet « poupée russe », constitué de trois composantes

    Les trois composantes du Big Data

    OBJECTIF

    Le président du Leem estime qu’on doit aborder l’objectif du Big Data d’un point de vue critique, afin que ce dernier ne soit pas uniquement réduit à la simple commercialisation d’un moyen. Il pense que sinon les intérêts particuliers ne seront jamais transcendés par l’intérêt général.

    TEMPORALITÉ

    • Patrick Errard explique que le Big Data peut servir « en amont, pendant et après. »
    • En amont par exemple lors des essais cliniques, cela offre une possibilité de démultiplication du partage de certaines données, y compris de recherche et permettrait de mieux cerner la recherche d’avenir.
    • Pendant, il pourrait y avoir un mélange du partage des données : du CRM à l’hôpital (voire comme Israël : ville et hôpital).
    • En « post », pour réaliser a posteriori une analyse critique de ce qu’on a fait.

    Il pense que l’ « on doit avoir une démarche utilitariste du Big Data : rendre le système plus pratique, plus fluide. Le médicament en première instance y trouvera le plus de bénéfice : mieux sérier le bon usage des soins, mieux comprendre ce qu’un médicament fait en vie réelle. »

    Éviter les erreurs

    Patrick Errard indique que l’on doit avoir la « capacité à se poser des questions sur les données en conditions de vie réelle, une capacité de correction. »

    Il précise que « la question du Big Data est présentée comme un grand débat de moyens. Or il est clos, on n’y arrivera pas si l’intérêt concerne uniquement le business. Il faut revenir à l’essentiel : quel est le projet et l’idée ? »

    Il souligne qu’au sein même du Leem « L’objectif à court terme est pragmatique et pratique : commencer par exploiter ce qui existe avant d’imaginer exploiter ce qui n’existe pas, par exemple les données PMSI, données particulières des entreprises, de recherche, publiées ou non. Organiser par algorithme le partage de ces données en en faisant un objectif. »

    Il pense que pour l’industrie du médicament et l’intérêt général, améliorer le bon usage des soins, prescriptions, diagnostics, thérapeutiques, passe par la compréhension critique de ce qu’on a déjà fait.

    Les attentes des patients et des médecins

    Les patients :

    • Mieux soigner, plus rapidement, de façon plus efficiente, en subissant moins souvent les aléas thérapeutiques des soins, inévitables.
    • Une relation humaine : « Ils vont chez le médecin plutôt que chez Google Health ».

    Les médecins, soignants :

    • Moins de perte de temps et une consultation plus efficiente.
    • Moins de prescriptions inutiles : Patrick Errard cite en exemple le nombre de radiographies lombaires inutiles : « Hallucinant : le Big Data peut aider à le diminuer, on doit privilégier une approche utilitariste du Big Data plutôt que celle de l’happy dream et faire attention à ne pas faire rêver puis peur aux gens. »

    Il souhaite « revenir à ce qui est accessible demain pour le système de soins en France et ailleurs,et ne pas partir sur la commercialisation de moyens dans un univers ultra libéral. Fixer des objectifs simples pour le patient. »

    La propriété et le partage entre les secteurs public et privé

    A la question « qui sont les acteurs de l’achat anonymisé de la donnée médicale et que fait l’IHS ? » posée par une personne de l’audience, Patrick Errard répond que « Les données appartiennent à plusieurs acteurs et sont disséminées sur plusieurs propriétaires avec pour principe de base la propriété et l’exploitation pour eux-mêmes.
    Par exemple concernant les données publiques du Sniiram, la question n’est pas de savoir ce qu’ils en font mais comment ils l’ouvrent à d’autres acteurs : soit par la voie commerciale (un tiers) soit par eux-mêmes directement. Or il y a un retard fou dans la capacité à ouvrir ces cloisons, afin qu’il n’y ait pas un propriétaire qui exploite pour lui-même mais des tiers qui peuvent les rassembler. »

    Il précise qu’il ne connaît pas d’acteur privé qui réussisse à utiliser de la donnée publique.
    Il suggère alors de s’interroger sur « Comment les données pourraient-elles être mixables privé-public » ?

  • Chirurgie du cerveau : un dispositif innovant à l’hôpital général de Vancouver

    Une technologie innovante qui intègre l’imagerie, le guidage chirurgical et la visualisation robotisée pour les chirurgies complexes du cerveau, c’est ce que la société Synaptive Medical, spécialisée dans les technologies et dispositifs médicaux basée à Toronto, annonce le 22 novembre 2016 avoir installé à l’Hôpital général de Vancouver.

    Cette technologie baptisée BrightMatter aide à visualiser des images IRM de l’ensemble des voies cérébrales, permettant aux médecins d’envisager des approches pour naviguer autour des structures essentielles dans la neurochirurgie.

    Les systèmes d’imagerie et de guidage intégrés de Synaptive permettent aux médecins de voir dans l’image clinique des détails pertinents ne pouvant être vus ni à l’œil nu ni sur une IRM standard. De tels détails sont mis à jour en temps réel lorsque le chirurgien déplace ses outils.

    Ces information additionnelles sont susceptibles de permettre l’accès à des emplacements du cerveau précédemment considérés comme inopérables.

    De plus, le système de positionnement automatique de BrightMatter avec caméra intégrée suit les outils du médecin, montrant une image de l’anatomie du patient avec des détails sans précédent. Ce système robotisé permet une visualisation optique mains libres qui conduit à une meilleure ergonomie chirurgicale, facilite la collaboration avec le personnel du bloc opératoire et consomme moins de temps opératoire sans avoir besoin de manipuler des instruments optiques encombrants.

  • « Journée nationale de l’innovation en santé » : du 27 au 29/01/2017 à la Cité des sciences à Paris

    La 2ème édition de la Journée nationale de l’innovation en santé aura lieu vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 janvier 2017 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

    Organisé par la Cité de la santé et le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, cet événement se déroulera autour de 7 villages thématiques :

    • Métiers de la santé,
    • Environnement et santé,
    • Nutrition et santé,
    • Santé numérique,
    • Vieillissement et autonomie,
    • L’homme réparé,
    • Traitements du futur.

    Stands, ateliers, tables rondes, speed-dating professionnels, conférences, expositions, Webradio du CNRS seront proposés pour faire découvrir les derniers progrès scientifiques et technologiques dans le domaine de la santé.

    L’accès est libre et gratuit.

  • CRM

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