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  • E-santé : l’Asie, n° 2 à la place de l’UE sur le marché des soins d’ici 2025 (F&S)

    L’Asie devrait passer devant l’Europe sur le marché des soins et ainsi se positionner en deuxième position d’ici 2025, derrière l’Amérique du Nord, indique le cabinet Frost & Sullivan (F&S) dans son analyse « Vision 2025 – Future of Healthcare », publiée en novembre 2016.

    De manière générale, les auteurs de l’étude anticipent un changement profond du marché de la santé d’ici dix ans :
    – au niveau des secteurs clés de l’industrie : les technologies health tech seront au cœur des nouveaux systèmes de santé ;
    – mais aussi des régions leaders : l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine sont à suivre de près.

    Pour les acteurs de l’e-santé, il s’agit du moment opportun pour investir sur ces marchés en pleine croissance. Le marché mondial de la santé devrait atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025, estime F&S.

    Marché des soins : l’Asie, bientôt devant l’Europe et l’Amérique du Nord ?

    Les auteurs de l’étude estiment que l’industrie mondiale de la santé devrait connaître un TCAC de 5,6 % pour ainsi atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025.

    Les régions leaders du secteur devraient changer. L’Amérique du Nord, aujourd’hui le plus important marché de la santé du monde, ne pourrait ainsi maintenir sa position au-delà de 2028. Même constat pour le marché européen, n°2 actuellement, qui devrait progressivement décliner : l’Asie pourrait devenir le nouveau leader d’ici dix-quinze ans.

    • La croissance des dépenses de santé en Asie-Pacifique (en % du PIB) devrait être supérieure à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe d’ici 2025, soutenant la forte croissance du marché.
    • Dans environ dix ans, l’Amérique latine devrait quant à elle passer devant le Japon et devenir le quatrième plus grand marché mondial des soins, anticipent les experts de F&S.

    Les services de soins devraient être davantage centrés sur le patient

    Le vieillissement global des populations du monde entier font partie des nouveaux défis à relever et continueront de représenter un challenge financier pour les systèmes de santé existants. Les différents États n’auront d’autres choix que d’améliorer leurs systèmes, avancent les auteurs de l’étude.

    Ils pensent que cette évolution démographique entraînera un changement de vision du secteur : les soins seront, entre autres, davantage centrés sur le patient et la qualité des services fera partie des principales priorités des acteurs de l’industrie.

    Au vu de l’augmentation des maladies chroniques, la prévention et le suivi des patients seront au centre des préoccupations des gouvernements. « [On le constate] à travers la part croissante accordée [par les acteurs du marché] à la prévention, au suivi et au diagnostic dans les dépenses de santé », précise Siddharth Shah, analyste à F&S.

    L’émergence de solutions health tech va engendrer des opportunités chiffrées en milliards de $

    Les avancées technologiques (interfaces reliant ordinateurs, patients et médecins ; avatars numériques ; objets connectés, etc.) permettront de progresser dans certains domaines, jusqu’alors verrouillés par manque de dispositifs techniques, comme le suivi à domicile ou l’analyse précise des données de patients en vue de la délivrance d’un meilleur diagnostic ou d’une meilleure prévention.

    Selon les experts de Frost & Sullivan, le secteur des solutions IT devrait connaître la croissance la plus rapide sur le marché de la santé au cours des dix prochaines années, affichant un taux de croissance de plus de 16 % jusqu’en 2025.

    Cette transformation du marché est l’occasion pour les stakeholders de l’industrie d’engager de nouveaux investissements dans le domaine de l’e-santé. « L’émergence de solutions technologiques visant à résoudre tous ces problèmes (vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques…) permettra la formation de nouvelles opportunités – chiffrées en milliards de dollars – dans tous les secteurs [de la santé] », commente M. Shah.

  • Label « Finance Innovation » pour My Pharma Company

    My Pharma Company annonce le 13 décembre 2016 avoir obtenu le label « Finance Innovation » décerné par le Pôle de compétitivité mondial Finance Innovation, lors du « 4eme Fin&Tech Community », dans la catégorie « Métiers du Chiffre et du Conseil ».

    Le label Finance Innovation est attribué après une analyse des projets grâce à un pool réunissant 100 experts des domaines de la finance, des technologies, de l’industrie et des sciences humaines. Les projets labellisés sont jugés moteurs pour la compétitivité du secteur et évalués selon 3 critères : stratégiques, innovants et crédibles.

    Le modèle de retour sur investissement de My Pharma Company est basé sur la mécanique des royalties. Il offre aux investisseurs la perspective d’un revenu correspondant à un pourcentage du chiffre d’affaires généré par le produit pendant une dizaine d’années.

  • Pour 77 % des Français, le système de santé est un critère de vote déterminant (Harris Interactive)

    • Plus de 3 Français sur 4 (77%) estiment que les propositions des candidats concernant le système de santé seront un critère déterminant de leur vote à l’élection présidentielle de 2017,
    • Aucune personnalité politique ne fait consensus quant à sa capacité à proposer des pistes intéressantes pour réformer le système de santé,
    • Les Français se montrent favorables à la plupart des propositions de réforme testées, la plus essentielle à leurs yeux étant de « mettre en place plus de contrôles contre les fraudes et les abus » (« tout à fait prioritaire » pour 62% d’entre eux). En revanche, ils sont nettement plus réticents (38% de réponses favorables) quant à l’idée de laisser le financement du « risque léger » aux complémentaires santé, et de concentrer l’Assurance Maladie sur les affections graves ou de longue durée,

    tels sont les principaux résultats d’une enquête sur les perceptions des Français à l’égard du système de santé, mais aussi sur leurs attentes en termes de réformes pour améliorer ce dernier.

    Cette enquête a été réalisée en ligne du 6 au 8 décembre 2016 par l’institut Harris Interactive pour la chaïne LCP et rendue publique le 13 décembre 2016.

  • Lab Santé Ile-de-France : l’intermédiation pour accélérer la diffusion de l’innovation

    Le Lab Santé Ile-de-France a été officiellement lancé le 13 décembre 2016, à l’occasion d’un colloque sur le thème « santé et innovation : et si on accélérait le mouvement ? ».

    Fondé par la CCI de Paris Ile-de-France et Medicen, à l’initiative de l’ARS Ile-de-France, le Lab Santé a été conçu pour accélérer l’innovation en santé, au travers de trois actions :

    • évaluation de la pertinence des innovations,
    • expérimentation,
    • accélération de la mise sur le marché.

    Jean-François Dhainaut, directeur du Lab Santé, a précisé le positionnement et la stratégie du Lab pour ce faire :

    • mise en place de partenariats avec l’ensemble des acteurs de la santé franciliens : pôles de compétitivité, incubateurs, chambres de commerce et d’industrie, syndicats professionnels, fédérations hospitalières, hôpitaux, living labs…
    • évaluation des projets puis évaluation de leur stratégie.

    Le Lab Santé ne propose pas d’accompagnement juridique ou financier.

    La structure a déjà 12 projets en cours : un tiers proviennent de start-up, un tiers sont des projets académiques, un tiers sont des projets menés par des PME et des laboratoires.

    Les critères d’éligibilité des projets ne sont pas formalisés, mais tiennent à leur caractère innovant, leur réponse à un besoin, et leur faisabilité.

  • E-pharmacie : l’Inde lance un code de conduite

    Garantir aux consommateurs la sécurité et la qualité des médicaments, c’est l’objectif du code de conduite visant à auto-réguler l’activité des pharmacies en ligne au sein du pays, lancé fin novembre 2016 par la Fédération des chambres indiennes de commerce et d’industrie (FICCI) .

    Jusqu’ici, la réglementation concernant les e-pharmacies en Inde était opaque.

    En France, la loi s’est précisée à ce propos en 2013 suite à l’adoption en mai 2011 par le Conseil européen d’une nouvelle directive. Objectif : garantir un niveau de protection élevé de la santé publique contre les médicaments contrefaits.

    Vente de médicaments en ligne : l’Inde durcit sa réglementation

    Le Dr. Didar Singh, secrétaire général de la FICCI, a déclaré lors d’une conférence à New Delhi que l’Inde devait s’adapter aux nouvelles tendances et adopter des modèles d’e-pharmacies plus modernes, à condition qu’ils soient appliqués dans le cadre de la loi.

    Parmi les nouvelles mesures envisagées :

    • la vente de médicaments sous ordonnance ne pourra être réalisée en ligne qu’en échange de le part du patient d’une copie valide de l’ordonnance émise par un médecin agréé (copie physique ou scannée) ;
    • aucun médicament jugé sensible ne pourra être proposé en ligne : des contrôles seront mis en place pour limiter le risque de ventes illégales ;
    • seules les pharmacies agréées et domiciliées en Inde pourront effectuer des ventes de médicaments sur internet ;
    • Les e-pharmacies doivent se donner les moyens suffisants pour s’assurer que tous leurs partenaires soient dûment enregistrés, comme l’impose la loi nationale sur les drogues et les cosmétiques, avant d’effectuer la vente de médicaments via l’intermédiaire de ces partenaires ;
    • Les responsables des pharmacies en ligne doivent veiller à ce que les médicaments soient emballés, transportés et livrés de telle façon que leur authenticité et leur qualité soient préservées.
    • Les responsables de pharmacies en ligne doivent nommer une commission de médiateurs (ombudsman), composée de membres réputés de la société civile afin de répondre aux éventuels griefs des consommateurs.

    Il n’y a que très peu de pharmacies en ligne en Inde (NetMeds, MedPlusMart, MediDart…) en raison d’un manque de sensibilisation des professionnels de l’industrie et du manque de clarté de la loi.

    Le gouvernement n’a jusqu’ici pas mis en vigueur de loi précise encadrant de manière spécifique les entreprise de commerce électronique.

    Par exemple, les textes de loi n’indiquent pas clairement si la somme versée par le client doit être perçue avant ou après la livraison du médicament.

    En outre, la loi indienne sur les stupéfiants et les cosmétiques ne faisait jusqu’alors aucune différence entre les médicaments vendus sur internet et ceux délivrés directement depuis une officine physique. Cette opacité a entraîné plusieurs conflits entre les fabricants et les vendeurs en ligne, notamment avec le groupe de lobby pharmaceutique AIOCD : près de dix poursuites ont été engagées à l’encontre de pharmacies en ligne en juillet 2016, rappelle le principal quotidien économique indien The Economic Times.

    En instaurant un encadrement plus clair et plus stricte, le gouvernement espère apaiser les tensions entre les différents acteurs du secteur pharmaceutique et ainsi assurer aux consommateurs la qualité et la fiabilité des produits vendus en ligne.

    Europe : une directive adoptée depuis 2011

    En mai 2011, le Conseil européen a adopté une nouvelle directive liée à la vente de médicaments sur internet.

    Il a ainsi institué, en modification de la directive 2001/83/CE, un code communautaire « relatif aux médicaments à usage humain, en ce qui concerne la prévention de l’introduction dans la chaîne d’approvisionnement légale de médicaments falsifiés ».

    Cette nouvelle loi a introduit des mesures plus strictes de contrôle et de sécurité harmonisées pour l’ensemble des États membres de l’Union européenne :

    • la détection des médicaments contrefaits est ainsi facilitée ;
    • la qualité des contrôles au niveau de la production et de la distribution est améliorée.

    Résultat : l’introduction de produits falsifiés au sein de la chaîne légale du médicament est limitée.

    Les pharmacies en ligne doivent répondre à un certain nombre d’exigences depuis l’adoption de cette directive :

    • Les fabricants de médicaments doivent vérifier que les fabricants importateurs ou distributeurs européens de produits actifs utilisés sont enregistrés auprès de l’autorité compétente de l’État membre au sein duquel ils sont établis ;
    • Les fabricants doivent s’assurer par le biais d’audits que les substances utilisées ont été fabriquées et distribuées de manière conforme aux bonnes pratiques de fabrication et de distribution ;
    • Des contrôles réguliers et des inspections répétées, effectuées à l’improviste, sont réalisées. Au cours de ces audits, des certificats de bonnes pratiques pour les substances actives peuvent être délivrés.
    • Pour chaque nouvelle autorisation de mise sur le marché, une attestation de bonnes pratiques de fabrication est délivrée.

    La directive impose aussi aux pharmacies en ligne de répondre à un minimum de conditions. Ces dernières doivent :

    • jouir d’une autorisation ou d’une habilitation à délivrer des médicaments au public, en direct ou à distance, comme l’exige la réglementation nationale du pays dans lequel le consommateur est établi ;
    • notifier aux autorités compétentes de l’État membre en question les informations liées à la pharmacie en ligne, soit l’adresse du site internet, le nom et l’adresse du lieu d’activité à partir duquel les produits sont fournis, etc. ;
    • préciser sur le site les coordonnées de l’autorité compétente ;
    • faire apparaître un lien hypertexte vers le site de l’État membre ;
    • afficher sur la page d’accueil du site le logo officiel commun à tous les États membres de l’Union européenne.
      En cliquant sur le logo, les visiteurs peuvent vérifier que le site sur lequel il navigue fait bien partie de la liste des sites autorisés à pratiquer une activité de commerce de médicaments sur internet.

    De plus, chaque État membre est contraint d’instaurer un registre national officiel délivrant les informations sur la législation nationale, la finalité du logo, et fournir la liste des pharmacies en ligne légales, leur site internet et les informations générales de sensibilisation sur les risques liés à la falsification des médicaments.

    Tous ces sites sont centralisés sur un site mère de l’Agence européenne des médicaments.

    SANCTIONS – Toute infraction liée à l’encadrement et à l’harmonisation de la vente de médicaments sur internet peut faire l’objet de sanctions, qui se doivent d’être efficaces, proportionnées et dissuasives de la compétence des États.

    E-pharmacie : la législation française, plus sévère que la loi européenne

    Suite à la directive européenne de 2011, les pharmaciens pratiquant en France, titulaires d’une officine ou gérants d’une pharmacie mutualiste ou de secours minières, ont le droit de vendre des médicaments en ligne depuis le 2 janvier 2013.

    Tous ces pharmaciens sont inscrits à l’Ordre national des pharmaciens.

    Cette pratique d’e-commerce très spécifique est encadrée par le code de la santé publique.

    • La vente doit, par exemple, être effectuée depuis le site internet officielle de l’officine en question. S’il y a cessation d’activité, le site doit être fermé.
    • Le pharmacien est responsable du contenu du site et des conditions à partir desquelles sont réalisées les ventes.
    • Avant l’ouverture d’une e-pharmacie, le pharmacien doit obtenir l’autorisation de l’agence régionale de santé (ARS) dont il dépend. S’il obtient l’autorisation, il doit ensuite informer l’Ordre national des pharmaciens de la création du site.
    • Les sites de pharmacies en ligne qui n’ont pas de frontière, ni une personne physique ou morale légalement autorisée à vendre des médicaments dans un État de l’Union européenne doivent suivre la législation nationale s’ils souhaitent vendre à une personne résidant en France.

    SANCTION – « En cas de manquement aux règles applicables au commerce électronique de médicaments, le directeur général de l’ARS territorialement compétente peut, dans les conditions précisées par les textes, mettre en demeure et/ou prononcer la fermeture temporaire du site pour une durée maximale de cinq mois, prononcer une amende administrative à l’encontre du pharmacien et assortir cette amende d’une astreinte journalière, précise l’Ordre national des pharmaciens sur son site. Lorsqu’au terme de la durée de fermeture du site internet le pharmacien ne s’est pas mis en conformité, le directeur général de l’ARS peut prononcer dans les mêmes conditions une nouvelle fermeture. »

    Une liste officielle des pharmacies en ligne autorisées disponibles en ligne

    L’Ordre national des pharmaciens tient à jour sur son site officiel une liste des sites français autorisés à vendre des médicaments sur internet.

    En France, seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être commercialisés sur internet. Dans son arrêt du 17 juillet 2013, le Conseil d’État rappelle que la vente en ligne des médicaments soumis à une prescription obligatoire est interdite.

    Les sites français autorités à pratiquer une activité de commerce en ligne de médicaments doivent présenter, au minimum, les informations suivantes :

    • la raison sociale de l’officine ;
    • l’adresse postale, l’adresse mail et le numéro de téléphone de l’officine ;
    • les noms et prénoms du ou des pharmaciens responsables du site ;
    • le nom et l’adresse de l’agence régionale de santé territorialement compétente ;
    • les coordonnées de l’Agence nationale de sécurité du médicament ;
    • la dénomination sociale et les coordonnées de l’hébergeur du site.
    • Le site doit aussi présenter un lien vers les sites de l’Ordre national des pharmaciens et le ministère de la Santé.
    • Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2015, les sites de vente de médicaments légaux doivent afficher sur chacune de leurs pages liées au commerce en ligne de médicaments, le logo officiel commun à tous les États membres de l’Union européenne (arrêté du ministère de la Santé du 20 avril 2015).
  • Forum de l’OCDE sur l’avenir de la santé – l’usager au premier plan

    Les 16 et 17 janvier 2017, l’OCDE accueillera une Réunion ministérielle sur la santé et un Forum de haut niveau sur le thème « L’usager au premier plan », au Centre de conférences de l’OCDE à Paris.

    Le 16 janvier 2017, un Forum de haut niveau sera organisé afin de débattre de l’évolution des soins de santé du point de vue des patients. Les participants et intervenants experts provenant d’horizons variés discuteront des moyens pratiques pour intégrer une approche centrée sur la personne dans les systèmes de santé. Les sessions seront interactives, et du temps sera dévolu aux questions, commentaires et discussions avec les membres de l’audience.

    Le 17 janvier, les ministres de plus de 35 pays de l’OCDE ou pays partenaires se rencontreront pour échanger leurs idées, leurs ambitions et les défis auxquels ils font face, dans le cadre de La prochaine génération des réformes de la santé. Ils traiteront de questions telles que :
    • Comment lutter contre l’inefficience des dépenses de santé et le gaspillage
    • Comment adapter au mieux les systèmes de santé aux nouvelles technologies
    • Comment repenser le rôle des professionnels de santé
    • Comment gérer la gouvernance des données massives dans le domaine de la santé

    Les ministres définiront également les thèmes prioritaires des travaux que mènera l’OCDE à l’avenir dans le domaine de la santé.

  • L’IA de Google surpasse le diagnostic des ophtalmologistes

    Éduquer un algorithme au dépistage de la rétinopathie diabétique grâce à la technique du deep-learning, c’est ce à quoi sont parvenus des chercheurs de Google, qui revendiquent surpasser l’expertise ophtalmologiste humaine et dont les travaux sont publiés dans la MIT Technology Review le 29 novembre 2016.

    Optimiser le dépistage des pathologies oculaires grâce à l’IA

    Des chercheurs de Google ont « éduqué » un algorithme au dépistage de la rétinopathie diabétique aussi pertinemment que des ophtalmologistes hautement qualifiés. Cet algorithme établit lui-même comment détecter la pathologie : il examine des images rétiniennes et diagnostique la maladie.

    Près d’un tiers des diabétiques présentent cette condition provoquée par la lésion des vaisseaux sanguins oculaires qui peut résulter en une détérioration progressive de la vision. Détectée précocement elle peut être traitée, mais un patient peut n’éprouver aucun symptôme, ce qui rend le dépistage vital.

    Une forme de détection automatisée pourrait optimiser efficacité et fiabilité du diagnostic, et être particulièrement utile dans des régions où l’expertise requise se fait rare.

    Une équipe de Google DeepMind, filiale d’Alphabet entièrement consacrée à l’IA, effectue un travail similaire en collaboration avec des chercheurs de l’Hôpital Moorfields à Londres, en éduquant des ordinateurs à détecter une cohérence de signes de dégénérescence maculaire et autres pathologies oculaires.

    Éduquer un algorithme et surpasser l’expertise humaine

    Les auteurs des travaux, ont développé cet algorithme qui, contrairement aux logiciels d’ophtalmologie existants, n’a pas été programmé pour reconnaître les caractéristiques pathologiques des images. Il a simplement observé des milliers d’images d’yeux sains et malades sélectionnées et classées par au moins 3 ophtalmologistes et a décidé lui-même comment repérer la maladie.

    Les chercheurs ont testé la performance de l’algorithme « entraîné » sur 12 000 images et constaté qu’il égalait voire dépassait celle des experts dans l’identification de l’état pathologique et le classement de sa sévérité.

    Un essai clinique issu de la collaboration entre les chercheurs de Google et des scientifiques de la Fondation Aravind en Inde impliquant de réels patients est en cours : ces derniers reçoivent une consultation normale, mais leurs images alimentent l’algorithme de deep-learning afin de réaliser la comparaison entre les résultats obtenus par l’œil humain et l’IA.

    Un des défis consiste à fournir des preuves convaincantes de la fiabilité du système. Brendan Frey, professeur à l’Université de Toronto, PDG et cofondateur de la société Deep Genomics, avertit quant au fait que les chercheurs devront développer des systèmes de machine learning capables d’expliquer comment ils sont parvenus à une conclusion particulière.

  • Achats hospitaliers : un catalogue électronique interopérable lancé par le Resah le 01/01/2017

    Le premier catalogue électronique interopérable dans le secteur hospitalier sera lancé le 1er janvier 2017, a annoncé le Resah le 12 décembre 2016, à l’occasion de la 6ème édition des journées de l’achat hospitalier.

    Développé par le Resah en collaboration avec le GIP MIPIH, ce catalogue a été élaboré avec l’aide d’un groupe de travail réunissant des pharmaciens de plusieurs établissements de santé (CH d’Argenteuil, CH de Saint-Denis, Groupement Hospitalier Est Francilien et Service de Santé des Armées), des industriels (B. Braun, Roche, Bio-Rad, Vygon), le Club inter-pharmaceutique (CIP) et GS1.

    Des fiches produits mises à jour par les industriels

    Mise en place dans le cadre du programme ORESIA (Optimisation de la relation entre les établissements et l’industrie par les achats), cette solution informatique a vocation à répondre à la demande des établissements de santé d’accéder à une information fiable, complète et standardisée concernant les produits de santé qui représentent aujourd’hui 50% de leurs dépenses.

    Elle proposera un accès à des fiches-produits directement renseignées et mises à jour par les industriels, garantissant aux établissements une meilleure connaissance et une meilleure traçabilité des produits de santé.

    Cette solution, sera mise à disposition auprès de tous les établissements et opérateurs d’achat.

    Afin de garantir un accès au plus grand nombre, le Resah a choisi de travailler avec le standard GS1, reconnu à l’échelle internationale et prenant en compte les nouvelles réglementations de santé (directive sérialisation des médicaments, règlementation sur l’identification des dispositifs médicaux). Cependant, la solution sera ouverte à d’autres standards et permettra aux entreprises ne répondant pas aux normes GS1 d’intégrer également leurs fiches-produits via un portail.

    Le Resah accompagnera les fournisseurs dans l’utilisation du catalogue électronique par le biais d’un guide qui sera accessible à compter du 12 décembre 2016. Parallèlement, la demande de renseigner des fiches-produits sera désormais intégrée dans les cahiers des charges pour l’ensemble de marchés produits de santé du Resah.

    Le catalogue électronique s’inscrit ainsi dans les objectifs fixés par le Resah pour 2017 d’accompagner les Groupements Hospitaliers de Territoire dans la mise en place de fonctions achat communes territoriales performantes, en proposant notamment des solutions informatiques qui pourront renforcer l’efficience de leur système d’information achat-logistique et faciliter la dématérialisation des marchés.

    D’autres solutions seront mises à disposition en 2017, notamment le SI-HA développé en partenariat avec le GIP MIPIH et SAGGAH, outil de calcul des gains, développé en partenariat avec CEGEDIM.

  • GIP

    Groupement d’intérêt publicnull

  • MesVaccins.net, lauréat du prix Galien 2016 dans la catégorie e-santé

    MesVaccins.net a remporté le prix Galien 2016 dans la catégorie e-santé le 7 décembre 2016.

    Cette plateforme a pour objectif de permettre à chaque citoyen de gérer ses vaccinations en lui fournissant une information personnalisée. Cette dernière est obtenue grâce à une base de connaissances et un système mis à jour en continu et sans intermédiaire par des experts en vaccinologie.

    Son support est un carnet de vaccination électronique intelligent, dont le contenu peut être partagé par le patient avec les professionnels de santé de son choix, comme son médecin traitant. Ce dernier peut valider les données pré-saisies et officialiser ce CVE.

    Optimisation du parcours de santé et synchronisation des données vaccinales

    La plateforme permet d’optimiser le parcours de santé et de synchroniser les données vaccinales des personnes dans un territoire de santé, pour réduire sous et sur-vaccinations.

    Le système d’information de la plateforme génère des données factuelles sur la couverture vaccinale, l’efficacité et la sécurité des vaccins, analysées en temps réel par les autorités sanitaires, afin d’améliorer la connaissance du rapport avantages/inconvénients de la vaccination et de la politique vaccinale.

    Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens d’officine, sages-femmes et infirmiers) possèdent quant à eux un outil d’aide à la décision et à la communication avec le patient.

    Cette plateforme est portée par le GEP, association à but non lucratif, et la start-up SYADEM, labellisée jeune entreprise innovante. Le GEP est responsable du contenu du site MesVaccins.net, la start-up du développement informatique.

    Les deux structures revendiquent adhérer à une charte d’éthique et de gouvernance comprenant l’absence de financement par les laboratoires pharmaceutiques, de publicité et de modèle économique autour de données de santé anonymisées collectées, ces dernières étant réservées aux autorités sanitaires.

    L’accès au CVE est gratuit pour le grand public. MesVaccins.net est financé par les abonnements des professionnels de santé, les URPS ainsi que par des actions ou projets de recherche sur fonds publics.