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  • La convention du Health Data Hub (constitution juridique) sera signée en novembre 2019

    La convention du Health Data Hub (HDH) sera signée entre le 6 et le 18 novembre 2019. Cette action actera la constitution juridique du hub. C’est ce qu’indique Jean-Marc Aubert, directeur général de la Drees, en charge de la mission de préfiguration de cette plateforme de données de santé, intervenu lors d’une conférence organisée par le G5 Santé le 3 octobre 2019.

    Une information confirmée à Health & Tech Intelligence par Emmanuel Bacry, directeur scientifique du futur HDH.

  • FASN Hôpital du futur : urgences – un besoin d’outils de gestion des flux et d’interop (R. Hellmann)

    Le Dr Romain Hellmann, médecin urgentiste à l’hôpital Bichat (AP-HP) et référent médical à la direction de l’offre de soins de l’ARS d’Île-de-France, constate une insuffisance du déploiement des innovations numériques au sein des urgences, et accuse l’organisationnel.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence en marge de la journée « Hôpital du futur », organisée par Care Insight le 3 octobre 2019 dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique), Romain Hellman explique que, selon lui, les services d’urgences auraient essentiellement besoin d’outils de gestion des flux de patients mais aussi de solutions d’interopérabilité. L’urgentiste, qui intervenait lors de la table ronde « Les urgences fluides : rêve ou un futur réalisable ? », estime que la télémédecine pourrait faire partie de la solution à la crise actuelle.

    « On ne voit pas arriver les expérimentations numériques aux urgences »

    Quelle est l’impact de l’innovation vu des services d’urgence ?

    Dr Romain Hellmann : On entend parler de beaucoup d’expérimentations en matière de numérique, mais on ne les voit pas arriver aux urgences. Quand on les voit venir, c’est de façon très ponctuelle à certains endroits de la région dans certains services d’urgences et pas dans d’autres. Ce n’est pas nécessairement un dysfonctionnement, c’est peut-être de l’impatience, on entend parler de tellement de choses qu’on aurait envie que cela aille plus vite.

    Quels sont les freins à l’innovation ?

    Il n’y a pas réellement de démarche de transformation d’une expérimentation en déploiement dans une région ou au niveau national d’un dispositif qui fonctionne, probablement parce qu’on ne met pas les bonnes personnes autour de la table, ou pas tous les gens qu’il faudrait (ingénieur, médecin, directeur). Il faudrait construire des petites équipes projets chargées des innovations.

    Il faudrait qu’on impulse cette démarche parce qu’on en a besoin, cela nous permettrait de gagner en termes de productivité, de qualité de vie au travail et de pertinence des affectations de soignants.

    « Si on demande davantage au 15, il va falloir donner des outils supplémentaires »

    Quelles sont les technologies dont les urgences auraient le plus besoin ?

    Si on demande d’appeler davantage le 15, il va falloir donner des outils supplémentaires, notamment pour mieux orienter les flux, optimiser le tri et le rendre visible par le patient.

    J’ai vu dans un service hospitalier à Los Angeles il y a quelques années un gestionnaire de lits qui permet de voir sur un tableau la disponibilité des lits en temps réel. En Suisse également on peut savoir s’il y a des lits disponibles dans un hôpital voisin. En France, quand vous allez dans un parking, parfois vous savez combien de places il reste et vous avez des signaux lumineux verts et rouges pour garer votre voiture : l’hôpital aurait besoin d’un dispositif similaire.

    L’interopérabilité des solutions pourrait aussi permettre de gagner du temps : actuellement, on prend la tension avec une machine et on est obligé de taper le résultat sur une autre machine, alors qu’on peut imaginer un transfert automatique par wifi de ces données vers le dossier médical.

    La télémédecine pourrait être « un élément supplémentaire pour répondre à la demande »

    La télémédecine serait-elle une solution pour diminuer l’engorgement des urgences ?

    La télémédecine pourrait être un recours, un élément supplémentaire pour répondre à la demande. Mais, plus généralement, on aurait besoin d’un outil pour les différentes phases d’un parcours de soins qui mène aux urgences, qui informe le patient très en amont de son arrivée aux urgences, par une conversation téléphonique ou un échange par mail.

    Il faudrait aussi que le patient sache qu’il n’y a pas que les urgences mais aussi des médecins généralistes qui ont de la place pour des patients, un centre de santé, etc. Cette méconnaissance du système de santé est une des raisons pour lesquelles le patient sollicite trop régulièrement les urgences. Cela fait partie d’un enjeu plus global d’éducation à la santé : je vois des gens venir aux urgences en ayant mal et qui n’ont pas pris de Doliprane avant de venir.

  • Conseil du numérique en santé : deuxième réunion le 20 février 2020

    Le Conseil du numérique en santé (CNS) se réunira pour la deuxième fois le 20 février 2020 à Paris. Au cours de cette session seront notamment présentées les propositions des 4 groupes de travail qui vont être constitués au cours du mois d’octobre 2019 sur les domaines suivants : formation, fracture numérique, évaluation, développement économique en France et à l’international des entreprises françaises.

    Dans le cadre de ces groupes, l’Asip Santé appelle les acteurs à candidater en tant que pilotes ou contributeurs. Les candidatures peuvent être adressées jusqu’au 18 octobre 2019 à Pascale Sauvage, directrice adjointe de l’Agence (pascale.sauvage@sante.gouv.fr).

    Les inscriptions pour assister à cette deuxième réunion seront prochainement ouvertes.

    Instauré le 25 avril 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn à l’occasion du lancement de la feuille de route « Accélérer le virage numérique », le CNS est un organisme de concertation sur la transformation numérique du secteur. Il s’agit plus précisément d’une « relance » de l’ancien Conseil stratégique du numérique en santé (CSNS), qui avait été créé dans le cadre de la stratégie « e-santé 2020 » présentée par l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine. Le CSNS n’avait plus organisé de réunion depuis octobre 2017. Il est prévu que le nouveau CNS se réunisse une fois par semestre.

    Pour rappel, la première réunion du conseil avait eu lieu en juin 2019.

  • Doctrine technique du numérique en santé : les éléments sur l’interopérabilité des SIS sont en ligne

    Schéma d’architecture cible ; interopérabilité des systèmes d’information de santé (SIS) ; sécurité des systèmes d’information ; MSSanté pour l’échange d’information de santé (MSSanté) ; services numériques de coordination pour les parcours de santé. Il s’agit des premiers éléments de la doctrine technique du numérique en santé mis en ligne par l’Asip Santé sur un espace dédié, accessible via ce lien et sur lequel les acteurs du secteur sont invités à réagir.

    « Élaborer la doctrine technique du numérique en santé, assortie d’un schéma d’architecture cible, afin de poser un cadre de référence et proposer une trajectoire à l’ensemble des acteurs de la e-santé en France » est l’objectif de l’action 3 de la feuille de route stratégique du numérique en santé.

    L’espace web consacré à ce projet permet à tout acteur de la santé qui le souhaite d’accéder aux éléments constitutifs de la doctrine, progressivement mis en concertation publique « pour être débattus et enrichis tant sur le fond que sur la forme jusqu’à fin décembre 2019« , est-il précisé.

    Pour l’instant, 8 parties ont été publiées. Les autres chapitres seront mis en ligne dans les semaines à venir, indique l’Asip. Les acteurs peuvent déposer leurs propositions et commentaires dans les espaces dédiés (un lien est accessible sous le titre de chacun des chapitres) ou par le biais d’un formulaire de contact, accessible via ce lien.

    DOCTRINE TECHNIQUE : UNE DÉCLINAISON EN 5 PARTIES

    Les chapitres publiés apparaissent en gras.

    I. La démarche, la doctrine et le schéma d’architecture cible

    • 1 – Sommaire, objet et glossaire du document
    • 2 – Synthèse
    • 3 – Macro-planning récapitulatif
    • 4 – Schéma d’architecture cible

    II. Fondations des systèmes d’information de santé et référentiels socles

    • 1 – Ethique
    • 2 – Urbanisation des SI de santé
    • 3 – Interopérabilité des systèmes d’information de santé
    • 4 – Sécurité des systèmes d’information
      • 4.1. Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S)
      • 4.6. Identité du patient dans sa prise en charge sanitaire et médico-sociale, identifiant national de santé (INS)
      • 4.7. Sécurité opérationnelle
    • 5 – Offre de santé

    III. Les services numériques socles

    • 1 – Le Dossier médical partagé (DMP) pour le partage des documents et constantes de santé
    • 2 – MSSanté pour l’échange d’information de santé (MSSanté)
    • 3 – e-Prescription
    • 4 – Services numériques de coordination pour les parcours de santé

    IV. Les plateformes numériques de santé

    • 1 – ENS
    • 2 – Bouquet de services pro
    • 3 – Health Data Hub

    V. Soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs

    • 1 – Télésanté : télémédecine et télésoin
    • 2 – Programme HOP’EN – Soutien à la modernisation des SI des établissements de santé « ouverts sur leur environnement »
    • 3 – Programme de transformation numérique des ESMS
    • 4 – Système d’évaluation : contrôle de conformité, labels, certification
    • 5 – Lab e-Santé
    • 6 – Réseau national de structures 3.0

    I.4. Schéma d’architecture cible

    Il est indiqué dans le feuille de route que la doctrine technique du numérique en santé doit être assortie d’un schéma d’architecture cible « afin de poser un cadre de référence et de proposer une trajectoire à l’ensemble des acteurs de la e-santé en France ».

    Cible de l’urbanisation sectorielle sanitaire et médico-sociale

    II.3. Interopérabilité des systèmes d’information de santé

    L’État définit la doctrine qui porte le pilotage stratégique de l’interopérabilité « technique » et « sémantique » des systèmes d’information de santé.

    L’État rappelle les grands principes généraux de la doctrine de l’interopérabilité :

    L’État confie à l’ANS le soin de le représenter auprès des instances internationales de l’interopérabilité et de normalisation

    L’ANS assure déjà une présence au sein d’ Integrating the Healthcare Enterprise (IHE) :

    • en participant aux Connectathons américains et européens ;
    • en assurant les postes de co-chair sur deux domaines PCC (Patient Care Coordination, domaine IHE) et ITI ( IT Infrastructure, domaine IHE).
    • IHE France est représentée par InteropSanté, association à laquelle l’ANS est adhérente.

    L’ANS reprend sa participation au sein de HL75. L’ANS réactive le Groupe numérique et santé de l’Afnor.

    Pour intensifier le partage et l’échange des données de santé entre solutions, l’État confie à l’ANS la responsabilité de l’élaboration et de la publication des référentiels d’interopérabilité6lisibles, enrichis et maintenus qui se composent :

    • De spécifications d’interopérabilité : ces spécifications sont publiées sous forme de volets dans le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS)et pointent vers les nomenclatures à utiliser directement ou sous la forme de jeux de valeurs adaptés au contexte.
    • Le CI-SIS est le premier utilisateur des terminologies du secteur santé-social ou des jeux de valeurs élaborés par l’ANS ou produits par un tiers public ou privé, mais validé par l’ANS, afin de garantir l’interopérabilité.
    • Des terminologies de santé du secteur santé-social. Ces terminologies sont des référentiels permettant le codage non ambigu d’une information. Par « terminologie » sans autre précision, il faut entendre ontologie, classification, nomenclature, terminologie, jeux de valeurs et alignements, qu’on peut regrouper sous le vocable ressources sémantiques.

    L’État mène une politique volontariste pour faire appliquer les référentiels d’interopérabilité par :

    Le renforcement au niveau législatif, dans la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé de 2019, du caractère contraignant des référentiels :

    • maintien du principe que le respect des référentiels15peut être rendu opposable par arrêté du ministre chargé de la santé : l’État demande à l’ANS, en lien avec la Cnam,d’étudier l’opportunité et la faisabilité de rendre opposables ces référentiels d’interopérabilité ;
    • mise en place d’une nouvelle procédure de vérification de conformité pour renforcer l’effectivité des référentiels.

    Une nouvelle gouvernance de l’interopérabilité des SI de santé et du médico-social est mise en place.

    Le rapport « Accélérer le virage numérique » (septembre 2018) fixe dans ses préconisations de nouveaux objectifs à l’interopérabilité en France :

    • étendre les travaux sur l’interopérabilité en santé au médico-social et au social ;
    • rendre opposables les référentiels d’interopérabilité dans une logique graduelle des exigences ;
    • appliquer les exigences d’interopérabilité aux structures publiques ;
    • répondre aux besoins d’interopérabilité de l’espace numérique de santé ;
    • labelliser les logiciels médicaux et hospitaliers ouverts et interfaçables.

    Syntèse des actions clés :

    II.4. Sécurité des systèmes d’information

    II.4.1. Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S)

    • Synthèse des actions clés :

    II.4.6. Identité du patient dans sa prise en charge sanitaire et médico-sociale, identifiant national de santé (INS)

    • Synthèse des actions clés :

    II.4.7. Sécurité opérationnelle

    • Synthèse des actions clés :

    III.2. MSSanté pour l’échange d’information de santé

    • Structuration de l’Espace de Confiance MSSanté en 2019 :
    • Besoins d’échanges de données de santé recensés :
    • Synthèse des actions clés :

    III.4. Services numériques de coordination pour les parcours de santé

    • Synthèse des actions clés :
  • Santé au travail : le Sénat prône le recours à la télémédecine et au DMP

    « Le potentiel d’innovation en santé au travail [est] considérable[, notamment] en matière de modalités du suivi médical, en recourant à des techniques innovantes comme la télémédecine. » C’est ce qu’affirment les sénateurs Stéphane Artano (RDSE, St-Pierre-et-Miquelon) et Pascale Gruny (Les Républicains, Aisne), dans leur rapport d’information « Pour un service universel de santé au travail », présenté le 3 octobre 2019 au nom de la commission des Affaires sociales du Sénat.

    • La proposition n°29 prévoit d’ « autoriser l’accès, partiel ou total, du médecin du travail au DMP sous réserve du consentement explicite du travailleur » afin de « poursuivre le renforcement de la collaboration entre la médecine du travail et la médecine de ville ». Les rapporteurs relèvent que l’article 51 de la loi Santé du 24 juillet 2019, s’il « met fin à l’interdiction absolue d’accès de la médecine du travail au DMP », « n’autorise pour l’heure le médecin du travail qu’à verser dans le DMP des documents, comme par exemple des fiches d’exposition ». Les sénateurs estiment qu’«une meilleure compréhension par les médecins du travail du parcours de soins et des traitements des personnes souffrant de maladies chroniques », notamment les patients atteints de cancer, leur permettra d’« anticiper les aménagements nécessaires au maintien en emploi des personnes concernées ».   

    • La proposition n° 30 envisage d’« autoriser, avec le consentement du patient, des téléconsultations entre le médecin du travail et le médecin traitant » également avec l’objectif que « les éventuelles contraintes du parcours de soins du patient soient prises en compte dans l’aménagement de ses conditions de travail ». Stéphane Artano a justifié cette disposition lors de l’examen en commission du rapport en estimant que « la politique de santé au travail doit devenir une politique de santé publique ». Le sénateur René-Paul Savary (Les Républicains, Marne), médecin de profession, a estimé en commission que « les salariés pourraient d’ores et déjà obtenir un diagnostic via des cabines connectées », une innovation au point aujourd’hui qui permettrait selon lui de « distinguer les salariés qui ont véritablement besoin d’un suivi au sein d’un SST (Service de santé au travail) des autres » et de « répondre au moins en partie aux difficultés d’embauche des médecins du travail ». La rapporteure Pascale Gruny a souligné dans sa réponse qu’en médecine du travail, « c’est bien la connaissance de l’entreprise qui prime ». 

    • Pour mettre en œuvre ces innovations, la proposition n° 9 du rapport lance l’idée d’« instituer un dispositif d’expérimentations en santé au travail […] analogue aux expérimentations de l’article 51 de la LFSS pour 2018 », financé par une enveloppe dédiée au sein du FNPAT (Fonds national de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles ) et une partie des crédits du programme 111 de la mission « Travail et emploi ». « Une évaluation de chaque expérimentation » permettrait, au sein d’un conseil stratégique des innovations en santé au travail placé auprès de l’ANST (Agence nationale de santé au travail), d’«examiner l’opportunité de sa généralisation au niveau national ou à d’autres régions » et, le cas échéant, « les modifications réglementaires qui s’imposeraient ».

  • ANS

    Agence du numérique en santé

  • Programme Realize d’Astrazeneca : 9 start-ups en oncologie retenues

    Kiplin, Libheros et Sublimed sont les 3 start-ups retenues dans la catégorie « parcours patient » dans le cadre de la deuxième édition de Realize, le programme d’open innovation en oncologie du groupe pharmaceutique Astrazeneca. Dans la catégorie « data management et IA » figurent EpigeneLabs, Health for People et NetR, tandis qu’Imescia, PEP-Therapy et Syndivia ont retenu l’attention du jury pour leurs innovations thérapeutiques. Au total, 9 sociétés rejoignent ainsi le programme, dont l’objectif est d’accompagner les jeunes pousses proposant une solution thérapeutique ou diagnostique basée sur l’expérience patient et le suivi personnalisé dans le parcours de soins des personnes atteintes de cancer.

    Intervenu lors de l’annonce des résultats à l’occasion d’une soirée organisée le 2 octobre 2019, Benjamin Moutier, directeur de la division « oncology business » d’Astrazeneca, estime que la mission d’un laboratoire pharmaceutique va désormais bien au-delà du traitement et de la vente de médicaments, et qu’elle s’inscrit dans l’ensemble du parcours de soins du patient. Pour être présent à toutes les étapes, il est indispensable selon lui de nouer des partenariats avec des acteurs innovants tels que les start-ups, d’où la mise en place du programme Realize en 2018.

    Les start-ups sélectionnées vont bénéficier d’un accompagnement personnalisé de 3 ans au cours duquel les besoins de chaque société seront évaluées et une aide adaptée apportée.

    Parmi 22 candidatures, 9 start-ups ont été retenues :

    catégorie parcours patient :

    • Kiplin : solution d’activité physique adaptée (APA) connectée ;
    • Libheros : première solution d’organisation centralisée des soins et de santé à domicile ;
    • Sublimed : solution de soulagement à domicile des douleurs neuropathiques postopératoires ; (électrothérapie antalgique) pour des patientes avec un cancer du sein ;

    catégorie data management et IA :

    • EpigeneLabs : développement d’une plateforme d’IA permettant de transformer les données génomiques en informations exploitables pour développer des médicaments contre le cancer (aide à la médecine de précision) ;
    • Health for People : construction d’une encyclopédie médicale intelligente permettant de générer des parcours personnalisés aux profils des patients, simplifiant ainsi l’information médicale destinée aux patients, tout en la personnalisant ;
    • NetR : plateforme dédiée à l’indexation, la structuration et la labellisation de données de santé ;

    catégorie innovation thérapeutique :

    • Imescia : nouvelle technologie permettant l’administration par voie sous-cutanée des anticancéreux au lieu de la voie intra-veineuse ;
    • PEP-Therapy : développement de thérapies ciblées à l’aide de peptides bloquant spécifiquement certaines interactions protéine-protéine intracellulaires ;
    • Syndivia : mise au point de thérapies dans le cancer ciblant à la fois la tumeur et son environnement (optimisation de la technologie des anti-corps conjugués).

    Le comité de sélection :

    • Dr Gilles Avenard, président, Acticor Biotech – président du comité de sélection ;
    • Chahra Louafi, directrice d’investissement senior, Bpifrance ;
    • Nikos Paragios, professeur de mathématiques à CentraleSupélec et P.-D.G. de la start-up Therapanacea ;
    • Lionel Reichardt, surnommé le « Pharmageek » – dirigeant de 7C’s Health, blogueur, conférencier, expert e-santé ;
    • Jacques-Bernard Taste, P.-D.G., Biotech Finances.
  • FASN Hôpital du futur : Sweepin remporte le start-ups challenge

    Sweepin est le lauréat du start-ups challenge de la journée « Hôpital du futur« , organisée par la société Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique). La remise du prix a eu lieu au cours de l’événement, le 3 octobre 2019.

    Fondé en 2015 à Dijon (Bourgogne), Sweepin a mis au point une plateforme géo-intelligente qui permet la localisation et le guidage sans balise des utilisateurs dans un bâtiment, tel qu’un hôpital, à partir de leurs smartphones, avec pour but d’accueillir, de guider et d’informer en temps réel le public.

    Les 2 autres finalistes du concours étaient :
    • Arkhn : organisation à but non lucratif qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins ;
    • Calmedica : développe un robot conversationnel (chatbot) pour le suivi en ambulatoire des patients opérés.

    Le vainqueur du challenge et les 2 finalistes :

    Comité d’experts :

    • Ahmed El Bahri, responsable de l’offre de soins à l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.
  • Règlement MDR : seuls 27 % des fabricants de DM seraient prêts au 26 mai 2020 (étude RAPS/KPMG)

    Seuls 27 % des fabricants de dispositifs médicaux (DM) prévoient d’être prêts pour l’entrée en vigueur du règlement européen MDR le 26 mai 2020. C’est la conclusion du livre blanc réalisé par l’organisation spécialisée Regulatory Affairs Professionals Society (RAPS) avec le cabinet KPMG auprès de 230 professionnels, publiée le 24 septembre 2019. 46 % des fabricants de DM prévoient de s’appuyer sur les dispositions de transition du règlement (article 120 du MDR) pour continuer à vendre leurs produits actuels jusqu’en 2024, tout en poursuivant leurs travaux de mise en conformité. 43 % des professionnels interrogés (plus souvent de grandes sociétés) envisagent par ailleurs d’avoir à interrompre la commercialisation de dispositifs en raison de la nouvelle réglementation.

    La raison la plus souvent invoquée pour cette impréparation est le besoin non satisfait d’orientation et de normes sur les exigences du nouveau règlement, suivie du coût du processus, puis du peu d’organismes notifiés actuellement certifiés. RAPS et KPMG soulignent cette inquiétude persistante du secteur au sujet de la lenteur du processus de certification des organismes notifiés chargés d’homologuer les dispositifs conformément au nouveau règlement : seuls 5 organismes ont été certifiés à ce jour, le dernier étant TÜV Rheinland LGA Products , intégré à la liste de la Commission européenne le 26 septembre 2019.  

    Paul Brooks, directeur exécutif de RAPS, prévient que « si le nombre d’organismes notifiés est trop faible ou si leur capacité à évaluer les dispositifs est insuffisante pour répondre à la demande, cela créera des goulots d’étranglement pouvant entraîner des pénuries de produits, y compris pour les dispositifs essentiels et à haut risque dont dépendent les patients ». 

    Par ailleurs, quelque 48 % des professionnels interrogés affirment ne pas avoir défini de stratégie de préparation à la mise en place de la base de données Eudamed, appelée selon le règlement MDR à centraliser les informations concernant les DM au niveau de l’Union européenne.

  • FASN : « Nous, médecins, professeurs, chercheurs, sommes engagés pour créer l’hôpital du futur »

    Health & Tech Intelligence relaie la tribune « Nous, médecins, professeurs, chercheurs, sommes engagés pour créer l’hôpital du futur », rédigée par le Pr Jean-Noël Fabiani, chirurgien – ancien chef du département de chirurgie cardio-vasculaire et transplantation d’organes de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP), et le Pr Karem Slim, chirurgien au CHU de Clermont-Ferrand et président de l’association Grace. Ce texte est publié à l’occasion de la journée « Hôpital du futur », organisée le 3 octobre 2019 par la société Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique).

    « Réinventer l’hôpital ». « Un thème central et récurrent qui préoccupe l’ensemble de la communauté des soignants et acteurs du secteur », déclarent en introduction les deux professionnels, estimant qu’il est nécessaire de sortir de l’organisation hospitalo-centrée du système de soins et de davantage se tourner « vers les besoins des patients », les rendre acteurs de leurs parcours, notamment en utilisant les nouvelles technologies, comme le numérique, l’intelligence artificielle (IA) et les systèmes d’exploitation des données. Dans cette tribune, ils présentent certains projets innovants initiés pour transformer « concrètement » la manière de soigner.

    «

    « Réinventer l’hôpital » : un thème central et récurrent qui préoccupe l’ensemble de la communauté des soignants et acteurs du secteur. Les priorités sont claires et partagées. Nous devons mettre à la disposition d’un maximum de patients les dernières découvertes médicales ; utiliser l’intelligence collective de tous les acteurs, publics et privés, pour déployer des organisations innovantes moins « hospitalo-centrées » et davantage tournées vers les besoins des patients ; permettre aux professionnels d’avoir accès aux données de santé pour développer des programmes d’amélioration des pratiques ou piloter de nouveaux projets de recherche ; faire usage de l’intelligence artificielle à bon escient ; donner aux patients les moyens de devenir acteurs de leur santé notamment à travers l’utilisation des outils digitaux, etc.

    Au quotidien, nous œuvrons pour créer l’hôpital du futur. Nous vous présentons quelques initiatives récentes et des projets innovants qui transformeront concrètement notre façon de soigner.

    L’hôpital à l’assaut du numérique

    Par le Pr Jean-Noël Fabiani, ancien chef du département de chirurgie cardio-vasculaire et transplantation d’organes de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP)

    Historiquement, l’hôpital a toujours été l’expression de la médecine de son temps et aussi de la société dans laquelle il se trouvait. La révolution numérique de notre époque,qui transforme fortement notre société,va donc impacter de façon profonde la pratique de la médecine et l’hôpital sera bouleversé par ces évolutions.

    Le diagnostic médical va être considérablement modifié par la convergence inéluctable de l’intelligence artificielle et du « Big Data ». Un diagnostic extrêmement fiable sera établi par la consultation immédiate d’un réseau de référence. Les prises de décisions seront plus efficaces grâce aux sources de big data massives en perpétuel renouvellement. Les programmes d’aide au diagnostic,véritables exemples d’intelligence artificielle, commencent déjà à fournir des résultats impressionnants, fondés sur l’apprentissage autonome.

    Ces évolutions vont considérablement impacter le rôle du médecin spécialiste. Celui-ci, débarrassé de la routine quotidienne de la gestion des examens,pourra se consacrer à d’autres tâches, ce qui supposera une formation différente de celle qu’il a aujourd’hui.

    La chirurgie et les techniques interventionnelles vont également être modifiées par la robotique. Celle ci n’est pas seulement une aide au geste mini invasif, elle va beaucoup plus loin, car elle est l’interposition de l’ordinateur entre l’opérateur et le patient. Si les possibilités qui sont actuellement ouvertes semblent d’ores et déjà intéressantes, elles ne permettent que d’imaginer les progrès envisageables par ce qui ne peut être qu’une révolution dans l’acte chirurgical.

    Ainsi l’hôpital, qu’il soit universitaire – c’est à dire centré sur la recherche et l’évaluation des spécialités – ou général – centré sur le réseau local, les urgences et le premier diagnostic -va être modifié dans son organisation, dans son personnel, dans sa structure ou même dans son architecture. C’est aujourd’hui qu’il faut prévoir ces changements pour construire l’hôpital de demain.

    Le futur patient sera impliqué, acteur, promoteur de sa santé

    Par le Pr Karem Slim, chirurgien au CHU de Clermont-Ferrand et président de l’association Grace

    Dans les parcours de soins modernes -chirurgie ambulatoire et réhabilitation améliorée après chirurgie-,le patient a un rôle primordial dans la réussite de sa récupération. L’information ou le consentement éclairé sont remplacés par la décision médicale partagée. Cela implique l’adhésion au parcours et l’éducation thérapeutique le cas échéance.

    Avant l’intervention,le patient applique les règles du jeûne moderne,et dans certains cas, à l’amélioration de son état de santé avant la chirurgie – traitement de ses maladies, prise en charge psychologique ou exercices physiques-et prépare déjà sa sortie avec l’équipe de soins. Le jour de l’intervention il va au bloc opératoire à pied – patient 3D : debout, digne et détendu. Après l’intervention, parfois même dès son réveil en salle de soins post-interventionnelle, il gère sa douleur, sa réalimentation et sa mobilisation précoce avec l’équipe. Après sa sortie, le patient participe à la surveillance de son état de santé en communiquant avec l’établissement via une application par exemple. Cette surveillance choisie par le patient participe à la gestion des risques liés à sa sortie précoce.

    La transformation du rôle du patient a déjà commencé. Des enfants conduisent eux-mêmes des voiturettes électriques pour se rendre au bloc opératoire. Ils sont bien sûr accompagnés par l’équipe soignante et par un parent. Les conséquences de cette initiative simple et non médicale sont prouvées et non négligeables. Le stress de l’enfant est diminué, la dose d’antalgiques administrée est moins importante, réduisant les douleurs post-opératoires.

    Les protocoles de réhabilitation améliorée après chirurgie se multiplient. La préhabiliation – concept plus récent qui consiste à proposer au patient un entraînement physique avant chirurgie pour améliorer sa récupération – émerge également.

    L’innovation et l’avènement de l’hôpital du futur passe aussi par une certaine évolution des pratiques et des mentalités vers une plus grande autonomie des patients,toujours assistés par une équipe de soignants et non-soignants,avec ou sans les outils digitaux !

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