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Performance des systèmes de santé : l’OCDE préconise de mieux exploiter les données de santé
« L’exploitation des données de santé offre maintes possibilités d’améliorer l’état de santé de la population et le sort des individus » : c’est sur la base de ce constat que l’OCDE appelle à mieux exploiter le potentiel des données de santé pour améliorer la performance des systèmes de santé, dans son rapport « Les nouvelles technologies de santé : concilier accès, valeur et viabilité », publié le 16 janvier 2017.
Le rapport aborde également la question du coût des innovations médicamenteuses et celle des besoins thérapeutiques non couverts.
Les 4 leviers d’amélioration permis par l’exploitation des données de santé
L’OCDE identifie quatre champs d’amélioration permis par une exploitation adéquate des données de santé :
- les soins aux patients, par exemple via l’évaluation et l’amélioration des thérapies et protocoles de soins, ou la personnalisation des traitements ;
- la gestion du système de santé, par exemple en renforçant le suivi de la performance, en favorisant la transparence ou en éclairant la définition des priorités et l’allocation des ressources ;
- la veille sanitaire et la santé publique, grâce à un suivi au plus près des besoins en soins de la population ;
- la recherche médicale, en rendant possible des recherches plus rapides, plus détaillées et à plus large échelle.
Le dossier médical électronique, outil clé pour lier les sources de données
L’OCDE souligne, dans son rapport, qu’une « liaison systématique doit pouvoir être établie entre les sources de données pertinentes ». Pour ce faire, le dossier médical électronique est déterminant, car c’est « une composante clé de l’infrastructure informationnelle de santé ».
La France mal positionnée avec le DMP
Pour l’OCDE, la France est mal positionnée pour tirer parti des données de santé issues du dossier médical électronique, car le DMP souffre des manques suivants :
- l’interdiction de l’utilisation des données secondaires présentes dans le DMP pour mesurer la qualité des soins ou conduire des recherches ;
- la résistance des professionnels.
Des prérequis en termes de gouvernance et de technologie
L’OCDE souligne que le déploiement des dossiers électroniques suppose non seulement l’adoption d’une nouvelle législation et de normes techniques (nomenclature, interopérabilité), mais aussi la mise en place d’une gouvernance adaptée.
Seuls 9 pays membres de l’OCDE sont préparés pour exploiter les données des dossiers médicaux électroniques : Finlande, Singapour, Canada, Danemark, Royaume-Uni, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Suède.
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Dispositifs médicaux : mise au point d’un emballage interactif pour améliorer l’observance
La société Cambridge Consultants a présenté son nouveau concept d’emballage interactif pour les dispositifs médicaux lors du CES de Las Vegas qui s’est tenu entre le 5 et le 8 janvier 2017.
Cette solution, baptisée « Audiopack » vise à améliorer l’observance des patients, et plus particulièrement de ceux dont le diagnostic de pathologie chronique a été récemment posé.
Constatant que les notices sont parfois source de confusion pour les patients, notamment face à la gestion d’une pathologie chronique récemment diagnostiquée (diabète, SEP etc.) ou altérant la cognition (une maladie neurodégénérative comme Alzheimer par exemple), la société Cambridge Consultants a mis au point une solution de « guide augmenté » pour l’usage des dispositifs médicaux.
L’Audiopack vise à améliorer l’adhésion du patient à un traitement nécessitant l’usage d’un dispositif médical, par exemple dans le cas où un protocole d’injection d’un médicament vital est nécessaire.
Pour ce faire, les instructions d’usage du dispositif sont « augmentées » par des messages audio déclenchés au toucher de l’emballage du dispositif médical.
Les instructions sont fournies par un avatar, « Ana », qui guide le patient pas à pas pour l’usage de son nouveau DM.
Par ailleurs Cambridge Consultants estime pouvoir, avec ce nouveau concept, réduire les coûts de prise en charge en diminuant le temps que les médecins et infirmier(e)s passent à informer les patients.
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Journée de l’Innovation en Santé à Narbonne le 2 mars 2017
« L’innovation au service de l’amélioration des soins et de la gestion hospitalière », tel est le thème de la journée de l’Innovation en Santé qui aura lieu à Narbonne le 2 mars 2017 par la CCI d’Occitanie dans le cadre du comité stratégique régional de filière santé Occitanie.
L’objectif de cet événement est de renforcer les collaborations entre les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite et les entreprises fournisseurs de produits et services innovants.
L’ARS présentera notamment son panorama du secteur de la santé en Occitanie.
Objectifs
- Faciliter la rencontre entre acheteurs et entreprises locales innovantes du secteur de la santé
- Faire connaître ses projets de développement et de partenariat
- Renforcer les collaborations entre structures hospitalières et entreprises fournisseurs de produits et services innovants
Programme
- 9h45 : Accueil des Participants
- 10h30 : Panorama du secteur de la santé en Occitanie par l’ARS
- 11h00 : Présentation des processus d’achats des donneurs d’ordres présents
- 12h00 : Pause déjeuner
- 13h00 : Rendez-vous professionnels (B2B) entre Acheteurs et Fournisseurs
- 16h00 : Fin de la journée
L’inscription est possible via le lien ci-contre : inscription Journée Innovation Santé
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Concours Mondial d’Innovation – phase 2
Les candidatures à la phase 2 du Concours Mondial d’Innovation sont ouvertes jusqu’au 15 février 2017. Les projets sélectionnés recevront un soutien pour leurs dépenses d’innovation d’un ordre de grandeur de 1 à 3 M€ par projet sous formes de subventions et d’avances récupérables.
Objectifs du concours
L’objectif de la phase 2 du Concours Mondial d’Innovation, dite de « levée de risque », est de couvrir les travaux de R&D nécessaires au développement d’un ou plusieurs produits, procédés ou services, non disponibles sur le marché et à fort contenu innovant. Ces projets doivent présenter un plan d’affaires crédible et viser des retombées économiques et technologiques directes sur le territoire sous forme de nouveaux produits ou services, technologies et emplois dans le cadre des ambitions ci-dessous.
Conditions de participation
Les projets doivent remplir les conditions suivantes :
- répondre à une des 8 ambitions du concours, dont trois sont liées à la santé : médecine individualisée, silver économie, big data ;
- avoir pour objet le développement d’un ou plusieurs produits, procédés ou services, non disponibles sur le marché et à fort contenu innovant ;
- présenter un plan d’affaires qui atteste en particulier de la crédibilité de l’objectif de commercialisation attendu ;
- proposer une assiette éligible de travaux d’au minimum 2M€,
- être porté par une entreprise française ou une entreprise étrangère souhaitant s’installer en France.
Les projets peuvent être déposés par un consortium et associer dans ce cadre des laboratoires et établissements de recherche ou toute structure réalisant ou coordonnant des travaux de R&D, sans que cela ne constitue une obligation.
Contenu de l’aide
Le financement apporté dans le cadre de la phase 2 du Concours Mondial d’Innovation se fera sous formes d’aides d’État constituées de manière équilibrée de subventions et d’avances récupérables. Pour la part de dépenses éligibles, les règles de financement, dans le respect des encadrements communautaires, sont les suivantes :
- taux maximal de 45 % des dépenses retenues pour les petites entreprises (PE) au sens communautaire ;
- taux maximal de 35 % des dépenses retenues pour les moyennes entreprises (ME) au sens communautaire
- taux maximal de 25 % pour les autres entreprises.
Calendrier
Les dossiers de candidature sont à déposer en ligne sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de BPIFrance.
Date limite de dépôt : 15 février 2017 à 12h.
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Biotech : CellProthera lève 8,3 M€
CellProthera, société de biotech mulhousienne à l’origine du traitement cellulaire de l’infarctus du myocarde sévère, a annoncé avoir levé 8,3 M€ auprès d’investisseurs privés, le 12 janvier 2017.
Ces fonds viennent s’ajouter aux 20 M€ des premiers tours réalisés. Ils permettront la poursuite du développement scientifique, la conclusion de l’essai clinique européen de phase I/IIb et la préparation de la phase III en Europe et en Amérique du Nord.
Cette levée de fonds a été réalisée en trois phases et uniquement auprès d’investisseurs privés, dont certains avaient déjà participé aux tours précédents ces huit dernières années.
CellProthera indique que « les nouvelles parties prenantes, spécialisées dans l’innovation et la technologie de rupture, médicale en particulier, ont exprimé un véritable coup de cœur pour CellProthera, ses avancées et son potentiel, permettant à la société de conserver toute son indépendance ».
Les trois orientations principales des fonds récoltés
Poursuite des essais cliniques de phase I/IIb
La société prépare également l’essai de phase III, prévoyant la mise en place de nouveaux centres de thérapie cellulaire en Europe, aux États-Unis et au Canada.
Production de l’automate commercial
Le premier prototype, finalisé, est le cœur du traitement proposé : à partir d’une prise de sang, il génère de façon industrielle, et par multiplication cellulaire, un greffon de cellules souches qui est réinjecté au patient.
Positionnement en Asie
CellProthera précise que le démarrage d’un essai clinique à Singapour est prévu pour la fin du premier trimestre 2017, ce qui devrait permettre l’accélération de la commercialisation de la thérapie en Asie du Sud-Est.
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Une fondation hospitalière de Londres touchée par une cyber-attaque
La plus grande fondation hospitalière du NHS en Angleterre, Barts Health, a détecté une cyber-attaque sur son système informatique vendredi 13 janvier dernier. Le système n’était toujours pas totalement restauré le 16 janvier 2017, selon le site Digital Health.
La fondation Barts Health gère cinq hôpitaux londoniens : Mile End, les hôpitaux universitaires Newham et Whipps Cross, le Royal London et Saint Bartholomew. 15 000 personnes y travaillent.
Le 13 janvier 2017, Barts Health a annoncé avoir suspendu une partie de son système d’information car il avait été attaqué. La fondation a précisé lundi qu’il s’agissait d’un cheval de Troie.
Les logiciels d’imagerie et de pathologie ont été affectés, mais un porte-parole de la fondation a indiqué qu’aucun rendez-vous n’avait été reporté ou annulé suite à cet incident. Il a précisé par la suite que la majorité du système d’information était désormais fonctionnel mais que le partage de fichiers de Barts Health restait suspendu par mesure de précaution.
Lundi 17 janvier, la fondation Barts Health indiquait qu’aucune donnée médicale n’avait été dérobée.
Cette attaque n’est pas la première à toucher des établissements de santé britanniques : en 2016, 28 fondations du NHS ont confirmé avoir subi une attaque informatique de type ransomware au cours de l’année.
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Augmentation du coût des technologies de santé innovantes : l’OCDE prône une nouvelle approche
Les nouvelles technologies de santé, en particulier les médicaments innovants, pèsent de plus en plus lourd sur les dépenses de santé, constate l’OCDE dans le rapport « Intégrer les nouvelles technologies de santé en garantissant accès, valeur et viabilité du système » publié le 16 janvier 2017 à l’occasion du Forum de Haut Niveau sur le futur de la Santé, à Paris.
Dans ce contexte, l’OCDE appelle les pouvoirs publics à définir une nouvelle approche de la mise au point et de l’utilisation des technologies de santé innovantes afin de garantir l’accessibilité des traitements.
Le poids croissant des innovations dans les dépenses de santé
Des rendements décroissants
L’analyse de l’OCDE s’intéresse au rapport entre coût et efficacité des innovations : en effet, alors que 50 % de l’augmentation des dépenses de santé sont dus aux progrès techniques, la dépense constante par année de vie gagnée a, dans le même temps, également augmenté, ce qui signifie que les dépenses de santé ont un rendement décroissant.
La question du coût-efficacité
L’OCDE souligne l’absence de corrélation entre la forte augmentation du prix de certains médicaments, notamment en oncologie et pour les maladies rares, et le bénéfice apporté aux patients. Ainsi, aux États-Unis, le prix de lancement des traitements anticancéreux a été multiplié par 4 en 20 ans par année de vie gagnée.
A contrario, certains médicaments peuvent être coût-efficaces tout en ayant un impact budgétaire très élevé qui compromet leur accessibilité au plus grand nombre : c’est par exemple le cas des nouveaux traitements contre l’hépatite C.
Des règles de négociation à revoir
Une évaluation plus systématique
L’OCDE appelle ses membres à une évaluation plus systématique des technologies de santé : « Le prix des technologies doit refléter les bénéfices que celles-ci apportent concrètement en termes de santé par rapport à d’autres possibilités, et ce prix doit être ajusté en fonction des preuves de leur impact réel ».
Un rééquilibrage entre payeurs et industriels
L’OCDE souhaite renforcer le pouvoir des payeurs face aux industriels en favorisant la coopération entre organismes et en mettant en place des initiatives internationales d’achats groupés.
L’OCDE propose également de limiter les accords confidentiels (remises de prix) entre payeurs et laboratoires.