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  • Dossier de santé électronique (EHR) et données de santé : la France mal placée (classement OCDE)

    Le dossier de santé électronique, ou EHR (electronic health record), est, selon le rapport « Les nouvelles technologies de santé : concilier accès, valeur et viabilité » publié par l’OCDE le 17 janvier 2017, une « composante clé de l’infrastructure informationnelle de santé ».

    Health&Tech vous propose ici un état des lieux de l’avancement de l’EHR dans les pays de l’OCDE, que ce soit en termes de partage des données sur le plan technique et opérationnel, ou de gouvernance.

    Les tableaux présentés ici ont été élaborés à partir du rapport « Les nouvelles technologies de santé : concilier accès, valeur et viabilité » de l’OCDE.

    Le terme EHR est utilisé de façon générique, et ne correspond pas au champ juridique du DMP tel qu’il a été conçu en France.

    EHR : la Finlande et Singapour sont les plus avancés sur le plan opérationnel

    D’après les données issues de l’enquête menée par l’OCDE en 2016, les pays les plus avancés sur le plan technique et opérationnel pour générer de l’information à partir des EHR sont la Finlande et Singapour.

    La France n’est pas très bien placée, ce qui tient notamment à la faible diffusion du DMP ainsi qu’à l’absence de standard de terminologie.

    Les critères utilisés par l’OCDE pour classer les pays sont :

    • la diffusion de l’EHR ;
    • l’obligation de partage des traitements et résultats d’examens entre médecins de ville et hôpitaux ;
    • la définition d’un jeu de données minimal ;
    • la structuration des données dans l’EHR ;
    • des identifiants uniques pour le patient et le fournisseur de soins ;
    • l’existence d’une instance nationale responsable de la terminologie et des standards de messagerie ;
    • l’obligation de recourir à des logiciels respectant ces standards ;
    • la certification des logiciels respectant ces standards ;
    • des incitations financières à adopter des EHR de qualité.

    Partage des données de santé issues de l’EHR : Norvège, Islande et Pologne sont prêtes

    L’OCDE s’est également intéressée au cadre légal permettant de générer des informations de santé à partir des EHR, notamment dans une perspective d’amélioration de la performance des systèmes de santé.

    Les pays les plus avancés sur ce plan sont la Norvège, l’Islande et la Pologne. La France est très peu avancée, ce qui tient à :

    • l’existence de freins légaux à la création de bases de données et à l’analyse des données issues des EHR ;
    • l’absence de plan national incluant l’utilisation de données issues des EHR ;
    • l’impossibilité de créer des bases de données à partir des EHR ;
    • l’absence d’inclusion des données des EHR dans des domaines de recherche ou d’évaluation.

  • Editeurs de logiciels : Médiane finalise l’acquisition d’Axege

    Médiane, éditeur de solutions logicielles de gestion administrative et médicale a annoncé le 18 janvier 2017 avoir finalisé l’acquisition et l’intégration d’Axege, éditeur de logiciels dédiés au pilotage hospitalier.

    L’entité prend le nom de groupe Médiane et poursuit son accompagnement d’établissements publics de santé et Espic, sanitaires, médico-sociaux et sociaux.

    Au niveau organisationnel, en plus du siège social situé dans le Var, l’entreprise pourra désormais étendre son maillage régional dans le Puy-de-Dôme où sont implantées les équipes d’Axege.

    Pour mémoire, les solutions logicielles du groupe sont utilisées notamment par les CHU de Rouen et Genève, les CH de Dax et Carpentras, le CHSCT de Poitiers et l’EPSM de la Sarthe, le Groupe Hospitalier Diaconesse Croix Saint-Simon et le CH du Pays d’Eygurante.

  • CHSCT

    Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail null

  • EPSM

    Etablissement public de santé mentalenull

  • Une ordonnance sur la fusion des établissements publics de santé présentée au conseil des Ministres

    Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a présenté une ordonnance précisant la procédure de fusion des établissements publics de santé au conseil des Ministres du 18 janvier 2017.

    Cette ordonnance devra être ratifiée pour entrer en application.

    L’ordonnance vise à sécuriser la procédure de fusion entre établissements publics de santé, et précise les points suivants :

    • la fusion peut se faire soit par la création d’une nouvelle personne morale, soit par le maintien de la personnalité morale de l’un des établissements qui fusionnent ;
    • une transformation d’établissement, un changement de ressort et une fusion sont trois procédures différentes, distinguées dans le code de la Santé publique ;
    • le transfert des droits et obligations entre établissements, la consultation des instances et les mentions à faire figurer dans un arrêté de fusion sont détaillées.
  • Appel à projets de La Fabrique Aviva : 1 million d’€ pour 200 porteurs de projets

    L’accélérateur La Fabrique Aviva ouvre à partir du 17 janvier 2017 son appel à projets innovants, qui récompensera 200 porteurs de projets pour un montant total d’un million d’euros.

    Les candidats doivent proposer une structure déjà existante s’inscrivant notamment dans les catégories de la santé, du handicap ou de l’alimentation.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 28 février 2017.

    Critères de jugement

    • Viabilité économique
    • Impact positif du projet sur l’économie locale

    Calendrier et modalités de sélection

    • Les projets doivent être déposés sur le site de la Fabrique Aviva avant le 28 février 2017 à 12h.
    • Du 14 mars au 11 avril 2017 le grand public pourra voter en ligne pour sélectionner les 200 dossiers finalistes.
    • Le 28 avril 2017 les 200 projets finalistes seront auditionnés et départagés par des jurys locaux qui sélectionneront 12 grands gagnants pour une présentation devant un jury national.
    • La finale aura lieu le 22 juin 2017 à Paris.

    Contenu des prix

    • Les 12 grands gagnants présélectionnés en région recevront 25 000 € ou 50 000 €, à l’appréciation du Grand Jury national.
    • 44 entrepreneurs recevront 5 000 € ou 10 000 €, à l’appréciation des jurys locaux
    • 2 projets désignés comme « prix des Agents Aviva » et  » prix des collaborateurs Aviva » remporteront 8 000 €.
    • Les 142 autres finalistes recevront 2 000 € chacun et bénéficieront d’un accompagnement dans la réalisation d’une opération de crowfunding en partenariat avec la plateforme de financement participatif « Bulb in Town ».
  • Lancement d’une pépinière de start-up e-santé par la Communauté d’agglomération Seine-Eure

    La Communauté d’agglomération Seine-Eure a annoncé le 16 janvier 2017 lancer l’installation d’un espace de coworking et d’accueil de start-up tournées vers la e-santé dans la ville de Louviers, destinée à devenir une cité numérique dès 2017.

    La Communauté d’agglomération a racheté un site de 10 ha pour 3,5 M€, où 20 000 m² de bâtiments sont disponibles.

    3 start-up e-santé, démarchées au CES de Las Vegas par Bernard Leroy, président de la Case et maire de Louviers, ont déjà manifesté leur intérêt de s’installer dans la future pépinière d’entreprises :

    • l’une développe un logiciel optimisant le travail administratif des aides à domicile,
    • les deux autres développent des objets connectés permettant par exemple au médecin de suivre les données physiologiques des patients.

    Il est prévu que l’une d’elles travaille avec l’association de professionnels de santé du territoire, pour prendre en charge les problèmes rencontrés localement.

    Un agent du pôle numérique de la Région Normandie doit également s’installer dans cette pépinière.

    Par ailleurs, le réseau Les Entrepreneurs Seine-Eure occupera une partie des bâtiments avec un projet de coworking proposé à partir du 2e trimestre 2017.

    Enfin, un projet de résidence étudiante pourrait voir le jour en 2017 afin d’encourager l’activité et les emplois de cette cité numérique.

  • Intelligence artificielle : « Les médecins resteront des bioconseillers  » (Guy Vallancien)

    « Il y a une place pour un humanisme avec la machine », telle est la conclusion de Guy Vallancien, invité du café Nile le 18 janvier 2017.

    Guy Vallancien appelle à une réflexion éthique face aux progrès scientifiques et à la possibilité d’un homme augmenté.

    Le mirage du transhumanisme

    Guy Vallancien reproche aux transhumanistes de vouloir imiter la nature et de confondre amélioration quantitative et amélioration qualitative : « il faut se battre pour la densité de la vie ».

    Convaincu que « l’intelligence artificielle ne se résume pas au QI, à l’intelligence du calcul », Guy Vallancien critique « le world business du transhumanisme ».

    Concilier humanisme et machines

    Pour Guy Vallancien, « il y a une place pour un humanisme avec la machine. » Si l’intelligence artificielle va assurer le diagnostic et l’indication thérapeutique, « les robots assistants vont permettre de récupérer le temps de relation humaine. »

    Le généraliste, « médecin global »

    « Les médecins resteront des bioconseillers en prenant l’humain dans sa globalité », pour Guy Vallancien, qui voit dans le médecin généraliste un « médecin global ». Selon lui, il y aura toujours des maladies qui ne rentreront pas dans le cadre des compétences analytiques de la machine, et le rôle du professionnel de santé sera alors « primordial ».

  • Case

    Communauté d’agglomération Seine-Eurenull

  • UE : Consultation publique sur la construction de l’économie européenne des données

    L’Union européenne a publié le 10 janvier 2017 une consultation publique sur la construction de l’économie européenne des données.

    Cette consultation s’adresse à tous les secteurs, dont les plus susceptibles d’être concernés sont notamment l’IoT, la santé, l’énergie, et le commerce axé sur le consommateur.

    Cette consultation contribuera à définir le futur programme politique de l’économie européenne des données. Ses résultats alimenteront l’éventuelle initiative future de la Commission en 2017.

    La période de consultation s’étend du 10 janvier 2017 au 26 avril 2017.

    Objectif de la consultation

    L’objectif de la consultation est de recueillir des informations sur :

    • Si et comment les restrictions locales ou nationales à la localisation des données entravent la libre circulation des données en Europe
    • Si et dans quelle mesure les données numériques non personnelles générées par les machines sont échangées
    • La nature et l’ampleur des obstacles à l’accès à ces données
    • Les moyens d’y remédier
    • L’émergence des défis de la responsabilité en matière d’IoT et de robotique
    • Les pratiques et questions relatives à la transférabilité des données, à l’interopérabilité et aux normes.

    Cette consultation ne couvre pas les questions liées à la protection des données personnelles. Les questions d’accès et de réutilisation de l’information du secteur public sont exclues de cette contribution car elles seront abordées dans le cadre de la prochaine révision de la directive sur la réutilisation de l’information du secteur public (2003/98/CE).

    Parties prenantes ciblées

    • Entreprises de toutes tailles
    • Fabricants et utilisateurs de périphériques connectés
    • Opérateurs et utilisateurs de plateformes en ligne
    • Courtiers en données
    • Entreprises commercialisant des produits et des services à base de données
    • Autorités publiques
    • Organisations non gouvernementales
    • Chercheurs et organismes de recherche
    • Consommateurs

    Modalités de participation

    Il est possible de répondre dans n’importe quelle langue de l’UE. Le questionnaire traduit dans les autres langues officielles de l’UE sera disponible à partir du 1er février 2017.
    Seules les réponses reçues au moyen du questionnaire en ligne seront prises en considération pour analyse.

    Le questionnaire est divisé en 4 sections différentes :

    • 1- Localisation de données à des fins de stockage et/ou de traitement
    • 2- Accès et réutilisation des données non personnelles
    • 3- Responsabilité
    • 4- Portabilité des données non personnelles, interopérabilité et normes

    Un bref résumé des résultats de la consultation sera publié le 26 mai 2017.

    Il est possible de répondre en cliquant sur le lien ci-contre :Building the european data economy