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  • Epidémiologie cardiovasculaire : le suivi par smarpthone contribue aux études cliniques (JAMA)

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Standford aux États-Unis a évalué la faisabilité d’études de recherche populationnelle comportementale en santé cardiovasculaire à l’aide de smartphones.

    Les résultats de cette étude (Smartphone Apps May Help Study Cardiovascular Health, Behaviors) ont été publiés en ligne par la revue JAMA Cardiology le 14 décembre 2016.

    Le modèle des études populationnelles était auparavant fondé sur des questionnaires et impliquait de devoir fréquemment rappeler les participants. La technologie mobile, grâce notamment à des capteurs intégrés aux smartphones, permet aujourd’hui de mesurer directement une activité en conditions réelles.

    Des études ont établi l’importance de l’activité physique, de la condition physique, du sommeil ainsi que de l’équilibre alimentaire en termes de facteurs à prendre en compte en santé cardiovasculaire. Les chercheurs ont donc appliqué la technologie mobile à ce domaine, offrant ainsi une alternative à l’évaluation du suivi et des comportements en santé cardiovasculaire.

    Les caractéristiques de l’étude

    Il était demandé aux participants de télécharger une application permettant de mesurer leurs données pendant 7 jours, de remplir des questionnaires et de réaliser un test de marche de 6 minutes.
    Du lancement au gel des données (mars à octobre 2015) :

    • 48 968 personnes ont participé, l’âge médian était de 36 ans avec un pourcentage d’hommes de 82 %;
    • 40 017, soit 82% des participants ont téléchargé leurs données;
    • 42% des participants ont collecté leurs données pendant 4 jours, 9% pendant 7 jours;
    • 82% des participants ont rempli une partie des questionnaires;
    • 10% ont terminé le test de marche de 6 minutes, disponible uniquement à la fin des 7 jours.

    Les principaux résultats rapportés par les chercheurs

    • Le recrutement de personnes consentant à participer à ce nouveau type d’étude basé uniquement sur l’utilisation des smartphones est facile.
    • Collecter des données en temps réel et à grande échelle à l’aide de smartphones, les stocker, les sécuriser, les anonymiser et les partager y compris avec les participants, est réalisable.
    • Obtenir un ensemble de données à travers le test de marche de 6 minutes peut être effectué en quelques semaines.
    • Il existe une faible corrélation entre l’activité perçue par l’individu et celle qui est enregistrée, ainsi qu’entre le risque perçu et le risque formellement estimé.

    Challenges et limites de la « recherche mobile » en santé

    Les auteurs pointent également dans leur étude les principaux défis et limites de la « recherche mobile » en santé :

    • les biais imputables à l’âge et au sexe des participants,
    • la chute rapide de l’engagement des participants dans la durée, entraînant une perte de la collecte de données pour plusieurs mesures.

    Pour les chercheurs, l’intérêt traduit par le téléchargement de l’application, reflet du consentement de l’engagement à se joindre à l’étude est essentiel et doit être optimisé afin de pouvoir conforter cette nouvelle approche d’évaluation de la santé des populations.

    Ils concluent que l’évaluation en conditions réelles et à grande échelle de l’activité et de la condition physique, ainsi que du sommeil à l’aide de dispositifs mobiles pourrait être un apport utile aux futures études populationnelles de santé.

    L’éditeur de l’étude précise que la division de médecine cardiovasculaire du département de Médecine de l’Université de Stanford a reçu le soutien d’Apple en nature, sous forme de développement de logiciel.

  • Environ 20 % des dépenses de santé sont inutiles (OCDE)

    Environ un cinquième des dépenses de santé pourraient être mieux utilisées, telle est l’estimation à laquelle l’OCDE aboutit dans son rapport « Lutter contre le gaspillage dans les systèmes de santé », publié le 11 janvier 2017.

    Ce constat sévère s’accompagne d’une série de recommandations à destination des pays membres de l’OCDE pour réduire ce gaspillage et améliorer la santé des populations.

    Les trois types de gaspillage dans les systèmes de santé

    L’OCDE distingue trois types de gaspillage.

    Le gaspillage dans les soins cliniques

    Il s’agit des situations dans lesquelles les patients ne reçoivent pas les bons soins pour des raisons évitables :

    • les événements indésirables évitables, par exemple les erreurs de site en chirurgie. Les erreurs médicales seraient ainsi la troisième cause de décès aux États-Unis, selon une étude de 2016 ;
    • les soins de faible valeur, hors recommandations cliniques, comme certaines césariennes ou la sur-prescription d’antimocrobiens ;
    • la duplication d’examens ou de soins.

    Le gaspillage opérationnel

    Il s’agit des situations dans lesquelles les même résultats pourraient être obtenus en dépensant moins :

    • la non-utilisation de dispositifs médicaux ou de médicaments, qui sont jetés ;
    • l’utilisation de dispositifs médicaux ou de médicaments inutilement coûteux, par exemple le non-recours aux médicaments génériques ;
    • la mobilisation non justifiée de ressources coûteuses, par exemple hospitalisation prolongée en raison d’absence de soins de suite adaptés.

    Le gaspillage lié à la gouvernance

    Il se décompose en :

    • procédures administratives inutiles ;
    • fraudes, abus et corruption.

    La lutte contre le gaspillage, un outil d’amélioration de l’efficience des systèmes de santé

    Pour l’OCDE, « la lutte contre l’inefficience des dépenses et le gaspillage est une piste négligée dans le débat sur le choix entre mesures de réduction des coûts et réforme structurelle. De fait [il s’agit d’un] objectif intermédiaire… la réduction des dépenses inefficientes et du gaspillage peut engendrer des économies considérables ».

    L’OCDE identifie 4 types de solutions pour diminuer le gaspillage.

    Reconnaître le problème

    L’OCDE invite l’ensemble de ses membres à systématiser leurs efforts en matière de lutte contre le gaspillage, ce qui passe notamment par la mise en place de systèmes de notification systématique des événements indésirables et de détection des abus et de la fraude.

    Informer avec des indicateurs

    L’OCDE préconise de générer et de publier des indicateurs de mesure systématiques en matière de soins à faible valeur (comme l’atlas des variations médicales en France), de sorties retardées des patients, de détection des fraudes, etc.

    Convaincre pour renforcer l’adhésion

    L’OCDE incite les pouvoirs publics à convaincre patients et professionnels de santé que la meilleure option est celle qui engendre le moins de gaspillage via des campagnes d’information : meilleure utilisation des antibiotiques, adhésion aux recommandations cliniques, etc.

    Inciter financièrement

    L’OCDE suggère à ses membres de récompenser la pertinence des soins plutôt que la quantité, par exemple via la mise en place de paiements forfaitaires pour des épisodes de soins ou la prise en charge de populations couvertes.

  • Perte d’autonomie : une solution de domotique basée sur le big data expérimentée dans l’Aisne

    Prédical annonce le 13 janvier 2017 que les premières installations de sa solution de vigilance domotique de lutte contre la perte d’autonomie des seniors débuteront dans le département de l’Aisne, en février 2017, dans le cadre d’un appel d’offre remporté en partenariat avec AAGDA.

    300 domiciles de personnes âgées seront équipés gratuitement.

    Partant du constat que 40% des femmes et 15% des hommes de plus de 70 ans vivent seuls en France et que cette catégorie de population est en expansion, Prédical a développé une solution technologique visant à comprendre et prévenir la perte progressive d’autonomie des seniors, plutôt que d’agir après un accident.

    Le principe est de placer des capteurs connectés sur les portes, le frigidaire, les pièces de vie etc., puis d’analyser les données remontées afin de comprendre le comportement et les habitudes de vie d’une personne, afin d’y détecter toute anomalie.

    Par exemple, une perte d’appétit, potentiellement symptomatique, peut être détectée par une fréquence moindre d’ouverture du frigidaire. Un signal est alors envoyé aux proches et aux aidants via une application.

    « Notre objectif n’est pas de connaître la vie des personnes que nous équipons mais de leur donner les moyens, ainsi qu’à leurs proches, de prendre des actions préventives et de limiter l’occurrence d’accidents. Pour les enfants qui vivent souvent éloignés de leurs parents, c’est un grand soulagement de pouvoir veiller sur le confort de leurs parents à distance », indique Stéphane Besseau, directeur général de Prédical.

    Le prix de cette solution pour les seniors et leurs familles s’élève à 49€ par mois, éligible à 50% d’abattement fiscal, sans engagement ni frais d’installation.

    Prédical a réalisé une levée de fonds de 226 000€ en novembre 2016.

  • AAGDA

    Association d’aide à domicile et garde à domicile pour personnes âgées ou handicapées dans l’Aisnenull

  • Amalfi lance une assurance santé fonctionnant en mode collaboratif

    Le 10 janvier 2017, le courtier en assurances Amalfi a annoncé lancer sous la marque Otherwise une assurance santé fonctionnant en mode collaboratif.

    Cette première offre dédiée à la santé est issue d’un partenariat avec Thélem assurances.

    Le modèle proposé par Otherwise repose sur la mutualisation des cotisations de groupes constitués de dizaines de personnes.

    Une fois formé, chaque groupe alimente une couverture composée d’un pot commun destiné à financer :

    • les petites dépenses du groupe,
    • un fonds de protection permettant l’entraide entre tous les membres du groupe,
    • une couverture d’assurance classique intervenant en complément.

    Il n’est pas nécessaire que le groupe soit complet pour que ses membres puissent bénéficier de tous les types de prestations.

    A la fin de l’année, les membres d’un groupe peuvent récupérer jusqu’à 50% de leur cotisation initiale (hors taxes), sous forme d’un bonus collaboratif dont le montant dépend des prestations effectivement remboursées.

    Otherwise lance également une plateforme qui permet aux assurés de faire connaissance et profiter entre autres, de programmes d’accompagnement personnalisés. Elle leur permet aussi de suivre en temps réel les dépenses effectives du groupe auquel ils appartiennent.

    Le risque est porté par le groupe Thélem assurances.

  • CES

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  • Blockchain : la FDA et IBM Watson Health concluent un partenariat de recherche pour deux ans

    IBM Watson Health a annoncé le 11 janvier 2017 avoir conclu un partenariat de recherche de deux ans avec la Food and Drug Administration sur l’utilisation de la blockchain pour le partage des données médicales.

    Le projet se concentrera dans un premier temps sur la cancérologie, avec la publication de premiers résultats courant 2017.

    Dans un second temps seront également étudiées les possibilités d’échanges de données provenant des dossiers patients électroniques, des essais cliniques, des tests génétiques, et des objets connectés.

    « Nous souhaitons étudier comment la blockchain peut fournir un cadre permettant aux patients de partager leurs données de santé de façon sécurisée. Cela nous demandera de répondre à des enjeux comme le respect de la vie privée, l’interopérabilité et la confiance. », indique IBM Watson Health.

  • NASDAQ

    National Association of Securities Dealers Automated Quotationsnull

  • Inde : deux sociétés s’allient pour lutter contre le diabète grâce à l’intelligence artificielle

    La Société de recherche pour l’étude du diabète en Inde (RSSDI) a annoncé fin décembre 2016 un partenariat avec Wellthy Therapeutics, une entreprise indienne de thérapeutique numérique axée sur l’amélioration des soins du diabète grâce à l’IA.

    Ensemble, ils vont déployer au niveau national Wellthy Diabetes, un coach basé sur l’IA conçu pour les personnes diabétiques et un assistant clinique virtuel pour les médecins.

    C’est la première fois qu’un tel service pouvant être prescrite par les médecins aux patients est approuvé par la RSSDI.

    Une appli pour aider les médecins à offrir des soins plus personnalisés aux patients diabétiques

    La RSSDI et Wellthy Therapeutics vont travailler ensemble dans le but de développer des protocoles de soins et des guidelines pour améliorer le mode de vie des personnes atteintes du diabète en Inde et les encourager à adopter des comportements plus sains au quotidien (alimentation, activité physique…).

    Le but est aussi de permettre aux médecins de prendre des décisions sur un patient précis en temps réel.

    • Wellthy Therapeutics offrira l’application à tous les médecins membres de la RSSDI pour qu’ils puissent la prescrire à leurs patients. Le service sera personnalisé et adapté à la situation personnelle de la personne diabétique.
    • Les deux sociétés :
      • publieront conjointement des recherches sur les habitudes des patients atteints de diabète.
        Objectif : mieux comprendre le mode de vie des malades en créant la plus grande base de données d’Asie sur le comportement des patients diabétiques.
      • organiseront des ateliers en ligne et hors ligne afin d’aider les médecins à s’adapter aux nouveautés technologiques pour les encourager à offrir des soins en continu via des outils numériques.

    Depuis 1995, le nombre de personnes diabétiques à triplé en Inde

    Au cours des vingt dernières années, des milliards de dollars on été dépensés dans la recherche pharmaceutique et médicale, rappellent les deux partenaires. Cependant, durant cette même période, les niveaux moyens de sucre dans le sang ont stagné et le nombre de personnes diabétiques en Inde à triplé, passant de 20 millions en 1995 à plus de 70 millions en 2015.

    « À l’occasion de la 70e année de l’indépendance de l’Inde, nous nous engageons à aider 70 millions de diabétiques en leur permettant des soins continus 24h/24, a déclaré Abhishek Shah, co-fondateur et PDG de Wellthy Therapeutics, à l’occasion de l’annonce officielle du partenariat. En utilisant l’intelligence artificielle et les applications mobiles pour améliorer la pratique de la médecine, nous rendons possible la prescription d’une modification d’un mode de vie pour chaque patient et la prescription de soins quotidiens pour lutter contre le diabète à des prix abordables et accessibles à la grande majorité des Indiens. »

  • Australie : une appli mobile basée sur le cloud pour détecter l’autisme précocément

    Le Centre australien de recherche sur l’autisme Olga Tennison (OTARC) de l’Université de La Trobe (Melbourne) a lancé en 2016 avec la Fondation Salesforce une application aidant les parents à détecter à un stade précoce l’autisme chez leur(s) enfant(s).

    Le but n’est pas de remplacer l’évaluation professionnelle mais d’encourager les parents à consulter plus rapidement un médecin en cas de doute.

    Les premiers retours étant positifs, l’application est actuellement en plein essor. Après avoir été lancée début 2016 en Australie, aux États-Unis, en Russie et au Royaume-Uni, elle est sur le point d’être traduite dans différentes langues à travers le monde, aussi bien en Asie qu’en Europe.

    ASDetect : une appli pour inciter les parents à prendre RDV avec un médecin au plus tôt

    Un partenariat entre l’Université de La Trobe et la Fondation Salesforce

    Le 20 février 2015, les autorités de l’Université de La Trobe rencontrent Salesforce et lancent l’idée d’un partenariat. Objectif : créer une application mobile fonctionnant sous iOS et Android afin d’aider les parents à détecter les premiers signes de l’autisme chez leur(s) enfant(s). Son nom : ASDetect.

    Le programme a été commandité par la Fondation Salesforce, une ONG qui effectue des dons de technologies et de ressources. Huit employés de l’organisation issus du monde entier (Atlanta, Singapour, Washington…) se sont mobilisés pour le projet.

    L’objectif est de créer une application au design simple pour que les parents puissent l’utiliser sans formation poussée.

    Concrétement, ASDetect propose aux parents de suivre et d’enregistrer les données recueillies à partir de l’observation de leur(s) enfant(s) âgé(s) de 11 à 30 mois. Le service fournit une assistance et des conseils basés sur les recherches effectuées par l’OTARC sur les troubles du spectre de l’autisme (TSAs).

    Des vidéos d’évaluation pour aider les parents à détecter plus tôt l’autisme de leur enfant

    La fonctionnalité centrale de l’application est l’intégration de séquences vidéo présentant des évaluations cliniques réelles. Grâce à ces films, les parents peuvent ainsi mieux repérer quels sont les comportements qui doivent les alerter.

    • 1. Un questionnaire d’évaluation leur est proposé. Ils doivent s’interroger sur différents aspects du développement de l’enfant : répond-il au contact visuel lorsqu’on l’appelle par son prénom ? Quel est sa part d’engagement lorsqu’un jeu de simulation est lancé ? Etc.

    Pour chaque question, les parents peuvent visionner deux vidéos : l’une montrant un enfant atteint d’un TSA, l’autre présentant les réactions d’un enfant au développement normal.

    • 2. Les réponses au questionnaire sont ensuite envoyées à la base de données de l’OTARC. Le groupe de recherche les analyse puis envoie aux parents un e-mail personnalisé présentant les résultats. S’il perçoit un risque de TSA, il recommande aux parents d’aller consulter un médecin pour effectuer un diagnostic plus détaillé.

    Le Dr. Josephine Barbaro, chercheuse à l’OTARC, clarifie : ASDetect ne peut pas remplacer une évaluation professionnelle approfondie mais peut aider la parents à passer un cap, à oser demander l’aide d’un professionnel de manière plus précoce.

    L’appli ASDetect a été créée à la suite d’une étude menée sur le terrain

    Le trouble du spectre autistique (TSA) désigne l’ensemble des troubles de développement neurologique pouvant nuire à la capacité d’un individu à apprendre et à intégrer les codes sociaux de l’environnement qui l’entoure.

    Il est en général diagnostiqué quand l’enfant est âgé entre 4 et 6 ans.

    Le développement des enfants diagnostiqués dès 24 mois est meilleur qu’en l’absence de diagnostic

    Un dépistage plus précoce pourrait impacter de manière positive l’évolution du trouble et améliorer les conditions de vie de l’enfant. Des recherches menées par l’Université La Trobe portant sur 48 enfants diagnostiqués à l’âge de 24 mois et traités ultérieurement démontrent que les niveaux d’incapacité intellectuelle et de développement étaient beaucoup plus bas au moment où les enfants atteignaient l’âge scolaire : 64 % au moment du diagnostic contre 8 % deux ans plus tard.

    « Le cerveau est malléable, en particulier au début de la vie (…), a commenté le Dr. Barbaro lors du lancement d’ASDetect. Intervenir très tôt peut minimiser l’impact de l’autisme sur un enfant en développement, en particulier en ce qui concerne ses capacités d’apprentissage. Nous voulons que l’enfant grandisse et apprenne sans entrave. »

    ASDetect : du programme papier à l’application mobile

    Le Dr. Barbaro participe à des recherches sur le dépistage précoce des TSAs depuis 2006. Les résultats de ses travaux ont notamment mené à la mise en place d’un programme de dépistage précoce intitulé « Social Attention Communication Surveillance ».

    Son but : former les infirmières évoluant au sein du système de santé maternelle et infantile de Melbourne, en Australie, pour qu’elles puissent identifier les signes précoces de l’autisme chez les enfants âgés de 12 à 24 mois.

    Bilan : 81 % des enfants pour qui un risque d’autisme avait été signalé ont finalement été diagnostiqués atteints d’un TSA, précise le Pr. Cheryl Dissanayake, fondatrice et directrice de l’OTARC.

    Mais le programme se heurte à quelques problèmes, dont un central : le manque de praticité du support papier. « Beaucoup de parents ne pouvaient pas saisir le programme sur papier et, par conséquent, ne pouvaient pas répondre convenablement [au questionnaire d’évaluation] », a expliqué le Pr. Dissanayake à l’occasion d’une présentation d’ASDetect.

    L’équipe de l’OTARC réfléchit alors à une meilleure présentation du programme, permettant aux parents d’effectuer eux-mêmes la détection précoce de l’autisme chez leur(s) enfant(s). C’est alors que naît l’idée d’une application mobile intégrant les éléments des recherches réalisées par le Dr. Barbaro.

    ASDetect se développe à l’échelle internationale

    L’application a été lancée le 14 février 2016 en Australie. Depuis :

    • elle a été téléchargée plus de 10 000 fois dans le monde entier, de l’Australie aux États-Unis, en passant par le Royaume-Uni et la Russie ;
    • environ 4 500 enfants ont été évalués à l’aide de l’application. Une enquête de suivi indique que 60 % des parents dont l’enfant a été diagnostiqué par ASDetect ont ensuite pris un rendez-vous avec un médecin.

    Face à ces premiers résultats concluants, l’OTARC a reçu des demandes de collaboration de différents pays afin de traduire l’application dans plusieurs langues, notamment en bahasa indonésien, en mandarin, en japonais, en polonais et en espagnol, afin de toucher un public encore plus large.