Cadre légal, financement, usages, recommandations… Health&Tech Intelligence vous propose une sélection des événements à retenir en 2016 en matière de télémédecine.
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Appel à projets « innovation collaborative au croisement des filières de la région Bretagne
La région Bretagne a lancé un appel à projets « Innovation collaborative au croisement des filières de la région Bretagne » le 9 janvier 2017. Il a pour ambition de créer des synergies et de renforcer les dynamiques entre les secteurs publics et privés de la recherche. Il se positionne au croisement des filières économiques régionales où se créent souvent les innovations fortement porteuses de valeur, par le soutien à des projets collaboratifs portés par des PME.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 3 mars 2016.
Eligibilité
Les projets candidats ciblés sont des projets de R&D collaboratifs structurants pour l’économie régionale, qui s’inscrivent dans un ou plusieurs des 7 domaines d’innovation stratégiques de la S3 en Bretagne :
- Innovations sociales et citoyennes pour une société ouverte et créative (transversal)
- Chaîne (agro-)alimentaire durable pour des aliments de qualité
- Activités maritimes pour une croissance bleue
- Technologies pour la société numérique
- Santé et bien-être pour une meilleure qualité de vie
- Technologies de pointe pour les applications industrielles
- Observation et ingénieries écologiques et énergétiques au service de l’environnement
Tout projet candidat doit être labellisé par un ou plusieurs des 7 pôles de compétitivité présents en Bretagne : Pôle Mer Bretagne Atlantique, Id4Car, Images & Réseaux, Valorial, EMC2, Vegepolys, Atlanpole Biotherapie.
Le consortium doit être composé a minima de deux entreprises (PME, ETI, grande entreprise) et d’un centre de recherche (organismes de recherche, grandes écoles, universités). Le partenaire qui porte et coordonne le projet doit obligatoirement être une PME ou ETI bretonne.
Budget du projet : entre 500 000 € et 1 million € (indicatif).
Durée : entre 12 et 36 mois.
Contenu de l’aide
- Pour les PME, subvention jusqu’à 45 % des dépenses éligibles, 30 % pour les ETI, 25 % pour les grandes entreprises
- Pour les organismes de recherche et de diffusion des connaissances au sens européen : subvention jusqu’à 100 % des coûts additionnels pour les centres de recherche publique et jusqu’à 80 % des coûts retenus pour les centres techniques pouvant être considérés comme organismes de recherche dans le projet, et inscrits dans une démarche de contrat d’objectifs et de moyens avec la Région
- Cofinancement FEDER / Région Bretagne / collectivités partenaires (le cas échéant)
Calendrier
- Lancement de l’appel à projets : 9 janvier 2017
- Date limite de dépôt des pré-dossiers de candidature :
- auprès des pôles : 3 mars 2017 (minuit)
- et auprès de la Région : 17 mars 2017 (minuit)
- Comité de pré-sélection : 30 et 31 mars 2017
- Labellisation par les pôles : du 3 avril au 12 juin 2017
- Date limite de dépôt des dossiers complets auprès de la Région (FEDER et annexe technique) pour les projets pré-sélectionnés et labellisés : 30 juin 2017
- Décision de soutien et conventionnement : 2e semestre 2017
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Fujitsu miniaturise le contrôle biométrique par reconnaissance des vaisseaux sanguins
Fujitsu a annoncé le 10 janvier 2017 développer le premier système d’authentification basé sur la reconnaissance du réseau sanguin de la paume de la main.
Cette solution d’authentification miniaturisée – l’ensemble du système de capteurs mesure 8 mm de large – a vocation à être utilisée pour les terminaux mobiles type smartphones et tablettes.
Sa mise en œuvre pratique est prévue courant 2017.
Le mécanisme repose sur la reconnaissance d’une caractéristique biologique propre à l’utilisateur : l’architecture du réseau sanguin veineux de la paume de la main. En pratique le système est équipé d’un composant d’illumination et d’un composant de capture d’image, tous deux miniaturisés.
La technologie s’appuie par ailleurs sur un nouvel algorithme d’authentification des motifs de veines de la paume.
L’objectif est de proposer une alternative aux méthodes considérées « classiques » et par conséquent vulnérables de mots de passe et codes PIN afin d’offrir une protection individualisée grâce à cette technologie d’authentification biométrique.
Les avantages revendiqués, notamment par rapport à la technique de l’empreinte digitale sont :
- l’optimisation de la sûreté,
- l’absence de contact avec le capteur, puisque la capture s’effectue à distance de façon optique.
Fujitsu estime que la précision de l’authentification provenant d’informations biologiques de l’organisme pourrait être utilisée plus largement, pour protéger l’accès à des données personnelles par exemple.
Pour mémoire, l’authentification biométrique par reconnaissance des veines des doigts ou de la paume de la main est développée notamment par Hitachi et Fujitsu depuis 2005 au Japon.
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Projet d’avenant à la convention des chirurgiens-dentistes
L’Assurance maladie a communiqué aux trois syndicats (FSDL, CNSD et Union dentaire) le 20 janvier 2016 au terme de quatre mois de négociation un projet d’avenant à leur convention qui prévoit la revalorisation des soins conservateurs les plus courants et un plafonnement des tarifs de prothèse dentaire.
Projet d’avenant à la convention dentaire
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L’américain Johnson & Johnson rachète le suisse Actelion pour 30 milliards de dollars
Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson va racheter le groupe pharmaceutique suisse spécialiste de l’hypertension artérielle pulmonaire Actelion pour la somme de 30 milliards de dollars américains (28 milliards d’euros) ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué commun publié le 26 janvier 2017.
Concrètement, la transaction se traduira par le versement par Johnson & Johnson de 280 dollars par action Actelion et chaque actionnaire de la société suisse devrait en outre recevoir un titre de la future société de recherche indépendante créé à l’occasion de cette transaction.
La transaction prévoit en effet de séparer les activités relatives aux découvertes précliniques et aux unités cliniques, au sein d’une nouvelle société intitulée R&D NewCo qui devrait poursuivre ses activités de manière indépendante et qui sera cotée en Suisse.
C’est le président d’Actelion, le cardiologue Jean-Paul Clozel –co-fondateur de cette société il y a 19 ans – qui devrait diriger la nouvelle société biopharmaceutique R&D NewCo tandis que Johnson & Johnson en détiendra 16% des actions (contre 84% pour les anciens actionnaires d’Actelion).
quatre domaine de spécialisation pour la filiale de recherche R&D NewCo
«Avec cette offre, Johnson & Johnson reconnaît tout ce qu’Actelion a réalisé depuis vingt ans, et tout particulierement notre franchise dans l’hypertension artérielle pulmonaire» estime Jean-Paul Clozel cité dans le communiqué commun. La compagnie R&D nouvellement créée aura quatre domaines de spécialisation : les affections cardiovasculaires, les maladies du système nerveux central, les troubles immunologiques ainsi que les maladies dites «orphelines».
L’offre publique d’achat commencera le 16 février prochain, via une filiale de Johnson & Johnson en Suisse. Elle devrait s’achever à la fin du 1er semestre de 2017.
Actelion avait annoncé mi décembre 2016 être entré dans des discussions avec le groupe pharmaceutique français Sanofi pour négocier « une éventuelle transaction stratégique » tout en confirmant dans le même temps la fin des discussions engagées avec Johnson & Johnson quelques semaines plus tôt.
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Prévention et cancer : la Fondation ARC dresse le bilan de la période 2013-2016
Un bilan des quatre années d’actions menées en faveur de la prévention, c’est ce qu’a présenté la Fondation ARC lors d’une conférence le 25 janvier 2017, en amont de la Journée mondiale contre le cancer qui aura lieu le 4 février 2017.
Une des principales tendances évoquées à travers les interventions des différents chercheurs est la convergence vers la prévention personnalisée.
Michel Pébereau, président de la Fondation ARC, estime que « 40% des cancers pourraient être évités », en indiquant que la prévention est l’une des cinq grandes orientations de la stratégie scientifique de la Fondation.
Il explique que cette dernière met en œuvre des programmes multidisciplinaires entièrement dédiés à la prévention, qu’elle développe seule avec les chercheurs de la communauté scientifique internationale qui l’accompagnent ou avec ses partenaires (INCa, IReSP, ERA-NET TRANSCAN) :
« Notre objectif est de poursuivre notre engagement en mettant l’accent sur la prévention personnalisée afin de développer des stratégies de prévention, avant, pendant et après la maladie, adaptées aux risques de chacun. »
Engagement de la Fondation ARC dans la recherche sur la prévention
Les programmes thématiques sont dédiés à l’étude :
- des déterminants biologiques et génétiques du risque de cancer afin d’identifier et de mieux prendre en charge les populations dont le risque de développer un cancer est plus élevé – l’étude de ces populations permettant aussi d’améliorer la prévention et le choix des traitements pour la population générale;
- des facteurs environnementaux du risque de cancer dont la caractérisation est essentielle afin d’élaborer des recommandations pour de nouvelles mesures en santé publique;
- des modes de vie et comportements qui modulent le risque de cancer mais aussi le risque de récidive ainsi que d’autres problématiques de santé liées aux cancers ou aux traitements anti-cancéreux, notamment pour contribuer à définir des stratégies de prévention plus efficaces.
Dans le domaine de la prévention, 19 projets ont été mis en œuvre de 2013 à 2016 pour un montant de près de 8,5 millions d’euros.
Les différents champs d’action de la prévention : présentation des recherches conduites par les experts
OCAPOL
- Présenté par le Professeur Marcel Goldberg du CESP, OCAPOL est un observatoire dédié à l’étude du lien entre pollution de l’air et cancers.
- Créé dans le cadre de l’appel à projets CANC’AIR de la Fondation ARC, cet observatoire permet de croiser des modèles d’évaluation de la pollution atmosphérique avec les données épidémiologiques et l’analyse d’échantillons biologiques issus de deux larges cohortes (Gazel et Constances) pour déterminer l’impact de la pollution de l’air sur la survenue des cancers.
PopHaRC
- Le professeur Thierry Frebourg, directeur du service de génétique du CHU de Rouen, a présenté les premiers résultats de ses travaux menés dans le cadre du programme PopHaRC (Population à Haut Risque de Cancer) sur le syndrome de Fraumeni, pathologie rare entraînant un risque accru de cancers multiples.
- Ces travaux contribuent à une meilleure identification de cette population à haut risque dans l’objectif d’améliorer sa prise en charge. Ils faciliteront la détermination des chimiothérapies les moins toxiques pour le génome.
CHART
- Les chercheurs Rodrigue Allodji et Agnès Dumas de l’Institut Gustave Roussy, ont exposé les enjeux de la mise en œuvre de CHART (Cancer and HeAlth Risk assessment Tool), un outil visant à prédire le risque de maladies cardiovasculaires chez les personnes traitées pour un cancer durant l’enfance.
- Cet outil a été développé dans le cadre de l’action 8.7 du Plan cancer sur la prévention tertiaire, c’est-à-dire la prévention des seconds cancers, des séquelles ou des effets indésirables liés aux traitements, et plus largement, l’amélioration de la santé des personnes ayant eu un cancer
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Ordonnance du 26 janvier 2017 réformant le fonctionnement de la Haute Autorité de santé
Une ordonnance relative à la Haute Autorité de santé publiée au Journal officiel du 27 janvier 2017 réforme la gouvernance de cette institution ainsi que les missions et la composition de son collège.