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  • Santé connectée : 2/3 des médecins américains ne savent pas quoi recommander à leurs patients (NEJM)

    Deux tiers des médecins américains ne savent pas quels outils de santé connectée recommander à leurs patients, tel est le principal enseignement de l’étude sur l’engagement des patients réalisée par le NEJM Catalyst et diffusée le 26 janvier 2017.

    Cette étude a été réalisée en novembre 2016 auprès d’un échantillon de 595 médecins.

    Les principaux bénéfices des outils de santé connectée sont, pour les médecins ayant participé à l’étude :

    • de soutenir les efforts des patients pour être sains (67 %);
    • de fournir aux professionnels de santé des informations sur l’état des patients lorsqu’ils ne sont pas hospitalisés (60 %);
    • de créer un écosystème qui permet de mieux prédire l’évolution de l’état de santé des patients et d’intervenir plus vite (51 %). 

    Les outils considérés comme les plus utiles sont les dispositifs permettant des mesures biométriques (85 %), comme les balances sans fil ou les glucomètres, suivis des applications pour smartphone (75 %).

    En termes d’usages, le suivi des maladies chroniques (81 %) arrive en tête, suivi du soutien à l’observance du traitement médicamenteux (66 %).

    Enfin, les médecins interrogés regrettent le manque de prise en charge de ces outils par les assurances santé (51 %) et leur absence d’intégration avec les EHR (46 %).

  • Les négociations entre Assurance maladie et dentistes se concluront par un règlement arbitral

    Les trois syndicats dentaires (FSDL, CNSD et Union dentaire) participant aux discussions avec l’Assurance maladie pour négocier un nouveau avenant à la convention qui régit leurs règles tarifaires ont rejeté le projet d’avenant qui leur était soumis depuis le 20 janvier 2017.

    Le rejet jeudi 26 janvier 2017 du projet d’avenant par la CNSD et l’Union dentaire, les deux syndicats qui ne s’étaient pas prononcés sur ce texte, met fin aux négociations entamées le 22 septembre 2016.

    La loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 fixait au 1er février le dernier délai pour signer un avenant à la convention avant l’intervention d’un arbitre. Bertrand Fragonard pourrait être l’auteur de ce règlement arbitral qui devra être établi dans un délai d’un mois.

    Les principaux enjeux de ce 4e avenant à la convention qui régit les tarifs des quelque 37000 chirurgiens dentistes conventionnés étaient  : 

    • La revalorisation des actes des soins conservateurs qui représentent l’essentiel de l’activité des professionnels mais qui n’ont pas évolué pour l’essentiel depuis le milieu des années 1980 ce qui conduit les dentistes à s’appuyer sur les soins prothétiques pour équilibrer financièrement leur cabinet.  
    • L’amélioration de l’accès financier et géographique aux soins dentaires

    Le projet de convention de l’Assurance maladie prévoit une revalorisation des tarifs de soins conservateurs et chirurgicaux sur quatre ans à compter du 1er janvier 2018 concentrée sur les actes les plus fréquents (restaurations coronaires, « inlay-onlays », scellements de sillons et actes chirurgicaux sur dents temporaires) et dans le même temps l’application de prix limites de facturation sur une série d’actes prothétiques avec un système transitoire pour tenir compte des disparités de pratiques tarifaires entre départements. 

    Aide à l’installation en zone déficitaire 

    À titre d’exemple le prix limite d’une couronne céramo-céramique serait ramené de 580 euros à 550 euros entre 2018 et 2021 en France métropolitaine hors Paris, Yvelines, Essone et Hauts-de-Seine et de 685 euros à 610 euros sur la même période dans les départements franciliens précités ainsi qu’en Guyane, Martinique et Guadeloupe. 

    L’accord prévoit également la création de deux contrats d’aide à l’installation et au maintien dans les zones où la présence de dentistes est déficitaire, assortis dans un premier temps d’une aide de 25000 euros pour le contrat type national d’aide à l’installation des chirurgiens-dentistes et d’une prise en charge de la totalité des cotisations dues au titre des allocations familiales pour le contrat d’aide au matien d’activité des chirurgiens dentistes. 

    30% de «perdants» selon la CNSD

    L’enveloppe globale prévue par l’Assurance maladie pour financer l’ensemble de ces mesures est de 807 millions d’euros sur quatre ans, en comprenant la part du ticket modérateur financé par les complémentaires santé. À l’inverse, l’application de tarifs plafonds aux soins prothétiques conduira l’ensemble de la profession à «rendre» 465 millions d’euros selon la CNSD qui assure qu’un tel avenant ferait 30% de «perdants» chez les cabinets dentaires.

  • Télémédecine : « il faut passer à la vitesse supérieure en 2017 » (Thierry Moulin, SFT)

    « On note une progression des usages sur le terrain » mais l’avancement de la télémédecine reste « limité par les modes de financement et par le caractère expérimental » fait valoir le président de la Société française de télémédecine, Thierry Moulin, dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence. Thierry Moulin y fait le point sur l’avancée de la télémédecine en ce début d’année 2017 et les projets de la SFT pour 2017. Il estime notamment que si les initiatives se structurent au niveau régional, il reste à pérenniser les projets pilotes déjà en place et qu’il faut désormais « passer à la vitesse supérieure » afin de généraliser l’usage de la télémédecine.

    Quel regard portez-vous sur l’avancement de la télémédecine en France en 2016 ?

    On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Du côté positif, on note une progression des usages sur le terrain, comme nous avons pu le constater lors de notre congrès de décembre 2016. Il est maintenant acquis que les technologies permettent de faire évoluer les organisations qui elles-mêmes requièrent l’apport du numérique. La télémédecine vient en support aux nouvelles organisations.

    Cela étant, l’avancement de la télémédecine est limité par les modes de financement et par le caractère expérimental.

    Il faut maintenant communiquer sur l’avancée des connaissances en matière de télémédecine et sur ce qu’elle apporte en termes de formalisation des processus et de traçabilité de l’information. 

    Êtes-vous satisfait du décret sur la télémédecine de 2010 ?

    Le décret pourrait être assoupli quand un acte est validé scientifiquement et qu’il rentre dans le cadre de bonnes pratiques édictées par les sociétés savantes.

    Il doit être toiletté et progresser sur la notion de téléconseil médical : il faut faire une distinction entre le conseil prodigué à distance dans le cadre du parcours de soins d’une pathologie chronique et le téléconseil médical avant d’aller consulter aux urgences, où le praticien manque d’informations car il n’a pas accès au dossier du patient. Le téléconseil médical est clairement différent d’une téléconsultation

    Quel est votre avis sur les cahiers des charges pour la télésurveillance ?

     Les libéraux ont des réticences liées au temps à consacrer à la télésurveillance et à son financement. Ils ont raison, il faut pouvoir avancer plus vite aussi pour répondre à l’objectif de qualité et d’équité

    De son côté, une part de la réticence de l’Assurance maladie repose sur l’idée du risque de dérapage avec les médecins qui pourraient se servir de la télémédecine comme d’un « bandit manchot ». Ce risque est faible du fait de la tracabilité permettant un contrôle.

    Pourquoi appeler à une approche plus académique de la télémédecine ?

    Il faut former les professionnels à la révolution du numérique. C’est pourquoi nous avons mis en place un Diplôme Inter Universitaire reposant sur 7 universités. Il faut également faire entrer la formation au numérique dans la formation initiale. L’excellence académique est aussi requise pour la recherche, notamment pour co-construire l’innovation

    Quand l’usage de la télémédecine sera répandu, la SFT aura peut-être moins d’utilité. La télémédecine ne sera jamais une discipline : elle est transversale, et mobilise aussi bien les sciences humaines en raison de son impact sur les organisations que les aspects techniques. L’évaluation de la télémédecine doit analyser les modifications organisationnelles et s’intéresser aux choix des patients : à service médical égal, on peut constater une amélioration.

    Comment appréhendez-vous l’année 2017 ?

    Le terrain bouge. Les choses se structurent au niveau régional. Beaucoup de projets pilotes sont passés en routine : il faut maintenant les pérenniser.

    C’est pourquoi nous estimons qu’il faut passer à la vitesse supérieure en 2017. Nous allons développer des préconisations sur les objets connectés, sur les modèles organisationnels, des nouvelles façons de penser l’évaluation, etc. Nous souhaitons aussi conserver notre libre-arbitre par rapport aux autorités de santé pour être force de propositions, et travaillons avec une vingtaine de sociétés savantes ainsi qu’avec les Ordres pour innover dans les nouvelles organisations et favoriser la pluri et l’inter-disciplinarité pour un service rendu aux usagers.

  • Fujitsu miniaturise le contrôle biométrique par reconnaissance des vaisseaux sanguins

    Fujitsu a annoncé le 10 janvier 2017 développer le premier système d’authentification basé sur la reconnaissance du réseau sanguin de la paume de la main.

    Cette solution d’authentification miniaturisée – l’ensemble du système de capteurs mesure 8 mm de large – a vocation à être utilisée pour les terminaux mobiles type smartphones et tablettes.

    Sa mise en œuvre pratique est prévue courant 2017.

    Le mécanisme repose sur la reconnaissance d’une caractéristique biologique propre à l’utilisateur : l’architecture du réseau sanguin veineux de la paume de la main. En pratique le système est équipé d’un composant d’illumination et d’un composant de capture d’image, tous deux miniaturisés.

    La technologie s’appuie par ailleurs sur un nouvel algorithme d’authentification des motifs de veines de la paume.

    L’objectif est de proposer une alternative aux méthodes considérées « classiques » et par conséquent vulnérables de mots de passe et codes PIN afin d’offrir une protection individualisée grâce à cette technologie d’authentification biométrique.

    Les avantages revendiqués, notamment par rapport à la technique de l’empreinte digitale sont :

    • l’optimisation de la sûreté,
    • l’absence de contact avec le capteur, puisque la capture s’effectue à distance de façon optique.

    Fujitsu estime que la précision de l’authentification provenant d’informations biologiques de l’organisme pourrait être utilisée plus largement, pour protéger l’accès à des données personnelles par exemple.

    Pour mémoire, l’authentification biométrique par reconnaissance des veines des doigts ou de la paume de la main est développée notamment par Hitachi et Fujitsu depuis 2005 au Japon.

  • INPH

    Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliersnull

  • Ecosse : une nouvelle stratégie d’e-santé centrée sur les données d’ici l’été 2017

    La nouvelle stratégie e-santé 2017-2022 du gouvernement écossais sera centrée sur le partage et la sécurisation des données de santé, a indiqué Pieter van de Graaf, directeur de la stratégie clinique d’e-santé du gouvernement écossais le 15 janvier 2017. La stratégie e-santé 2014-2017 était centrée sur les systèmes d’information.

    Le gouvernement écossais a diffusé fin novembre 2016 une première version de la stratégie et consulte actuellement les acteurs du système de santé dans l’objectif de finaliser la stratégie d’ici l’été 2017.

    La stratégie e-santé écossaise prévoit en particulier la mise en place d’une plateforme permettant aux patients d’accéder à des informations de santé personnalisées ainsi qu’à un résumé de leur dossier de santé électronique (EHR).

  • Des associations de patients lancent un guide sur le parcours de santé des malades chroniques

    Une douzaine d’associations de patients atteints de maladies chroniques regroupées au sein de l’association [im]Patients, Chroniques & Associés annoncent le 25 janvier 2017, le lancement d’un guide pour aider les patients à s’orienter sur leur parcours de santé, depuis les premiers symptômes jusqu’aux outils pour mieux vivre sa maladie au quotidien une fois diagnostiquée y compris dans le milieu professionnel. Cette publication, développée avec le soutien de la DGS (direction générale de la Santé) et de la fondation Adréa, est disponible gratuitement en ligne.

    • « Informer chaque personne sur les différentes étapes du parcours de santé, ainsi que sur les dispositifs et l’aide qu’elle peut mobiliser » : tel est l’objectif du guide publié par l’association [im]Patients, Chroniques & Associés, conçu comme « un outil d’information, permettant l’autonomisation des personnes malades, pour améliorer leur capacité à agir en faveur de leur propre santé ».
    • L’association indique avoir conçu un guide accessible «sans connexion» en dépit du développement rapide des applications mobiles et autres plateformes web d’information pour tenir compte des 15% de Français n’ayant pas accès à internet et des 35% de ceux qui ne disposent pas de smartphones.
    • [im]Patients, Chroniques & Associés publie également une enquête réalisée auprès des malades chroniques à l’occasion du lancement de ce guide d’après laquelle, les patients indiquent avoir connu plus de quatre années «d’errance diagnostique» avant que leur maladie ne soit diagnostiquée, sachant qu’en moyenne, les patients interrogés déclaraient vivre avec leur maladie depuis environ 18 ans. 
    • Si l’association demande la mise en œuvre immédiate du DMP en cours d’expérimentation, elle souligne que sa mise en place ne résoudra pas tous les problèmes d’orientation des malades chroniques dans le système de soin et souhaite notamment la mise en place de «gestionnaires de cas complexes» pour pouvoir contourner l’organisation en «silo» des acteurs du système de santé et pouvoir accompagner les malades dans la gestion de leur parcours de soins. 

    L’Association [im]Patients, Chroniques & Associés, créée en 2005 sous la forme d’un collectif et qui depuis 2011 a un statut associatif fédère douze associations :Aides, l’AFA (Association François Aupetit), l’AFD  (Fédération française des diabétiques), l’AFH  (Association française des Hémophiles), l’AFSEP (Association française des sclérosés en plaques), Amalyste, Aptes (Association des personnes concernées par le tremblement essentiel), Dingdingdong (Association des personnes concernées par la maladie de Huntington), Fibromyalgie France, la Fnair (Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux), France Psoriasis et Keratos.

  • Levée de fonds de 26 millions d’euros pour Doctolib

    26 millions d’euros, c’est le montant de la levée de fonds annoncée par Doctolib, le 26 janvier 2017.

    Cette augmentation de capital a été réalisée auprès de Bpifrance, le fonds Accel, Pierre Kosciusko-Morizet et Nicolas Brusson, co-fondateur de Blablacar.

    Il s’agit de la 4e levée de fonds de Doctolib depuis sa création il y a trois ans, pour un montant total de 50 millions d’euros. La start-up compte embaucher 150 salariés en 2017 pour accompagner sa croissance.

  • ESA

    Équipes Spécialisées Alzheimernull

  • Le groupe de cliniques Elsan s’allie avec une start-up dans l’intelligence artificielle

    Le groupe de cliniques privé Elsan et la start-up Collective thinking annoncent le 26 janvier 2017 avoir conclu un partenariat sur l’analyse des volumes de données produites dans le cadre d’une hospitalisation dans une trentaine d’établissements du groupe. C’est le premier partenariat de cette start-up avec un groupe de cliniques privé mais son directeur général, Vincent Susplugas indique travailler également avec des établissements de santé publics.

    Un logiciel développé par Collective thinking et intitulé « Intelligence for health », va permettre au groupe Elsan de bénéficier d’une aide au codage des diagnostics médicaux et des données relatives aux patients. Il s’agit donc à ce stade d’une aide administrative destinée à « mieux structurer les données du dossier patient » précise Laure Comar, directrice de l’information médicale du groupe Elsan. Le logiciel peut en effet analyser et synthétiser les données du dossier du patient jusqu’aux commentaires des médecins, les transmissions des infirmières, et tout autre type de document.

    « Intelligence for health » devrait ainsi permettre d’améliorer la qualité du codage en réduisant les erreurs de saisie et la mauvaise ou la non prise en comptes de certaines informations du dossier patient. Il est en cours de déploiement d’ici au mois d’avril prochain dans 29 cliniques d’Elsan choisies pour être «représentatives» sur les 80 que compte le groupe.

    Elsan, « en veille » sur l’utilisation des Big data

    «Après le codage, de nouveaux produits sont d’ores et déjà en cours de développement» indique le directeur général de Collective Thinking, Vincent Susplugas, qui précise que « la partie opérationnelle du logiciel a été conçue en lien étroit avec des médecins et techniciens d’information médicale » et qu’elle s’est fondée sur des technologies « développées au cours de quatre années de recherche et développement ».

    Laure Comar souligne que ce partenariat répond notamment à la volonté du groupe d’être « en veille » sur l’utilisation des « big data ». Elsan souligne que dans le secteur de l’hospitalisation, « les nouveaux outils à disposition des médecins, comme le séquençage haut débit du génome, et la digitalisation des informations médicales, produisent une masse croissante de données dont l’analyse (…) peut être bénéfique pour tous les patients ». 

    Selon Michèle Rojat, directrice générale adjointe du Groupe Elsan ce partenariat « s’inscrit dans une dynamique d’innovation» lancée « dès la naissance du groupe il y a un an, que ce soit dans le domaine technologique ou thérapeutique. »