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Conseil stratégique du numérique en santé : l’Alliance eHealth France satisfaite mais vigilante
L’Alliance eHealth France fait part le 2 février 2017 de sa satisfaction face à la mise en place du conseil stratégique du numérique en santé, dont la première réunion a eu lieu le 24 janvier 2017.
Pour autant, l’Alliance eHealth France exprime sa vigilance « sur les points essentiels à la réussite des projets e-santé en France et leur rayonnement à l’international ».
L’Alliance eHealth France regroupe le Leem, Lesiss, le Snitem et Syntec Numérique. La Feima, qui en faisait partie depuis sa création en 2015, a quitté l’Alliance en janvier 2017.
L’Alliance eHealth France souhaite notamment que le conseil stratégique du numérique en santé lance des travaux sur les difficultés de coordination entre la sphère publique et les industriels.
En ce qui concerne les sujets abordés par le conseil stratégique du numérique en santé, l’Alliance eHealth France souhaite qu’il se concentre sur :
- le développement des usages en e-santé, notamment en matière de prévention ;
- l’ouverture à l’international ;
- l’accompagnement des changements organisationnels induits par la e-santé : formation des professionnels, développement de l’évaluation économique et médicale des projets, etc. ;
- l’articulation de la e-santé avec les autres grands projets structurants : génomique, SNDS, intelligence artificielle, robotique, internet des objets, etc. ;
- la progression de l’interopérabilité, de la sécurité et de la fluidité d’échange des informations ;
- l’évolution du cadre juridique.
Enfin, en termes d’organisation, l’Alliance eHealthFrance propose la mise en œuvre d’un tableau de bord pour suivre l’avancement des travaux du conseil et le respect de ses calendriers de travail.
La prochaine réunion du comité est prévue le 9 mars 2017.
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Pôles de compétitivité : un impact inégal sur les entreprises (France Stratégie)
« Les objectifs des pôles de compétitivité ont été atteints de manière inégale », telle est la principale conclusion de l’avis sur la politique des pôles de compétitivité publié par la Commission nationale d’évaluation des politiques d’innovation de France Stratégie le 2 février 2017.
France Stratégie appelle donc l’État à clarifier l’objectif poursuivi à travers des pôles de compétitivité et à adapter sa politique en conséquence.
Augmentation de la R&D, performances stables en aval
L’étude menée par France Stratégie dans le cadre de la préparation de l’avis de la commission d’évaluation des politiques d’innovation, sur la période 2005-2012, montre un impact substantiel de l’appartenance à un pôle de compétitivité sur la R&D des entreprises. Ainsi, pour un euro additionnel de financement public, elles ont en moyenne engagé près de trois euros en dépenses de R&D en 2012, dont deux sur leurs propres deniers.
En revanche, l’étude n’a pas permis de discerner d’effet significatif de l’appartenance aux pôles sur les performances des entreprises en aval de la R&D, qu’il s’agisse de nombre de brevets déposés, de chiffre d’affaires, d’exportations, d’emploi, ou de productivité du travail.
Clarifier l’objectif poursuivi au travers des pôles
Sur la base de ce constat, la commission d’évaluation des politiques d’innovation appelle l’État à choisir entre deux options :
- concentrer son soutien sur les pôles les mieux articulés avec la politique industrielle du pays dans un objectif de renforcement des activités en aval de la recherche. Cette concentration des moyens devra également être géographique, en faveur des pôles considérés comme les plus structurants ;
- élever le niveau d’exigence lors de la sélection des projets, mieux définir les critères de réussite des pôles, et davantage tenir compte des résultats des évaluations, dans l’objectif de soutenir des écosystèmes d’innovation en devenir.
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« Mieux vivre grâce au numérique : sport, suivi de l’activité, rééducation » le 9 février à Rennes
Organisée par Images & Réseaux, la conférence « Mieux vivre grâce au numérique : sport, suivi de l’activité, rééducation » aura lieu le jeudi 9 février 2017 à Rennes, et en visioconférence à Nantes, Brest, Quimper, Lorient et Le Mans.
L’objectif de cet événement est de faire découvrir les apports des technologies numériques dans le suivi de l’activité, en extérieur à domicile pour les personnes âgées, ainsi que lors de pratiques sportives ou dans le cadre de rééducation motrice et cérébrale.
PME et laboratoires de recherche académiques présenteront à cette occasion les solutions développées sur ces différentes thématiques.
Programme
9h Introduction par le pôle Images & Réseaux
Marchés : intérêts, perspectives, évolutions – Julien LARFOUILLOUX, responsable projets e-santé, Harmonie MutuelleI – Suivi de l’activité
- Laurent AUGU, Directeur R&D, Vity Technology
- « C.H.A.T.: Maintien à domicile et suivi santé »
- Jean-Philippe DIGUET, Directeur de recherche Lab-STICC/CNRS
- « BOWI: Réseau de capteurs sans fils porté par une personne (BAN) pour le suivi de postures »
ll – Sport
- Richard KULPA, Maître de conférences, Laboratoire M2S, Université de Rennes 2 / MimeTIC INRIA Rennes
- « La réalité virtuelle au service de l’analyse des interactions sportives »
- Armand MEGRET, Médecin, Centre Expertise Bretagne Sport Santé au Féminin
- « Une prise en charge personnalisée de la sportive de haut niveau à la néo-pratiquante sur prescription médicale »
III – Rééducation
- Louis MAYAUD, Directeur de la recherche, Mensia Technologies :
- « Soigner le cerveau sans médicaments »
- Willy ALLEGRE, Ingénieur au laboratoire d’électronique du CMRRF de Kerpape
- «Tour d’horizon des projets de recherche-innovation technologiques au Centre de Kerpape »
Les solutions présentées pourront être testées sur le site principal de Rennes de 12h à 14h : verre connecté, assistance au pilotage d’un fauteuil roulant, challenge sportif basé sur des objets connectés etc.
Et en visio à :
– Brest, IMT Atlantique (Ex Télécom Bretagne) 29238 Brest, salle B01-133
– Le Mans, l’Espace Régional de la Sarthe, 83 boulevard Marie et Alexandre Oyon
– Lorient, UBS salle CR202 du centre de recherche C. Huygens (au 2éme étage) Rue de Saint Maudé
– Nantes, Harmonie Mutuelle, 27 quai François Mitterrand (côté Loire) ou au 1 rue Julien Videment
– Quimper, Centre de gestion du Finistère- CDG29, Salle Enez Tristan, 7 Boulevard du FinistèreL’inscription est possible via le lien ci-contre : Inscription Technoférence
- Laurent AUGU, Directeur R&D, Vity Technology
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ARS Ile-de-France : le projet régional de santé 2018-2022 structuré autour cinq axes stratégiques
Christophe Devys, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, a présenté les cinq grands axes du projet régional de santé (PRS) francilien 2018-2022 lors de ses vœux aux partenaires le 31 janvier 2017.
L’ARS Ile-de-France prévoit de finaliser d’ici à l’été 2017 son PRS, après une période de consultation de trois mois minimum. Il se composera d’un cadre d’orientations stratégiques et d’un schéma régional de santé unique à 5 ans.
Cinq axes pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé
Christophe Devys a indiqué que les cinq axes du PRS 2018-2022 s’inscriraient dans un objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé en Ile-de-France.
Des parcours structurés à partir du domicile
Constatant que les parcours des usages et des patients continuent souvent à s’apparenter à des « labyrinthes », l’ARS Ile-de-France souhaite promouvoir une approche des parcours autour du domicile de l’usager et de ses choix. Cela passera notamment par une optimisation de la visibilité et de la lisibilité des leviers d’amélioration des parcours, et par un renforcement de l’animation territoriale.
Une réponse plus pertinente et plus efficiente aux besoins de la population
Le deuxième axe du PRS s’articulera autour de l’amélioration qualitative de la réponse aux besoins des Franciliens : amplification du virage ambulatoire, priorisation des moyens sur les populations et les territoires les plus fragiles, soutien aux dispositifs permettant le maintien à domicile, et politique de ressources humaines en santé.
L’innovation comme axe de transformation du système de santé francilien
Christophe Devys a indiqué que l’innovation constituerait un axe du PRS sous toutes ses dimensions : organisationnelle, diagnostique, thérapeutique et technologique. Soulignant les atouts que constituent les nombreux centres de recherche en santé et le tissu industriel dense de la région, il a évoqué le rôle majeur que peut jouer l’ARS dans le développement et la diffusion des innovations sur les territoires.
L’empowerment du patient pour améliorer le système de santé
Le quatrième axe du PRS francilien aura pour objectif de rendre le patient acteur de sa santé : réduction des inégalités d’accès à l’information pertinente, via les outils numériques et des relais d’information locaux, amélioration des actions de promotion et d’éducation à la santé, et renforcement de la participation des Franciliens à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé, notamment par de nouvelles modalités de participation citoyenne.
Une action coordonnée sur l’ensemble des déterminants de santé
Le cinquième et dernier axe du PRS vise à favoriser la prise en compte systématique des enjeux sanitaires dans les politiques publiques ayant un impact en santé (urbanisme, éducation, etc.) pour améliorer l’état de santé des Franciliens et réduire les inégalités de santé.
Christophe Devys a indiqué souhaiter une concertation large, notamment via les conseils territoriaux de santé.
Bilan 2016 : PTA, TSN, GHT et gestion des crises
Christophe Devys est également revenu sur l’année 2016. Pour l’ARS Ile-de-France, elle s’est notamment caractérisée par la mise en place de deux plateformes territoriales d’appui, dans l’ouest du Val de Marne et dans le nord des Yvelines, et par la constitution de 15 GHT. En ce qui concerne les PTA, il a rappelé l’enjeu de « la convergence des différents dispositifs territoriaux d’appui » dans les années à venir.
Soulignant le fait que l’ARS Ile-de-France « peut être en pointe sur l’innovation en santé », il a pris pour exemple l’expérimentation TSN TERRe-SANTE et la mise en place du Lab Santé.
En matière de prévention, Christophe Devys est revenu sur l’ouverture de la première salle de consommation de drogues à moindre risque et sur l’amélioration du dispositif de dépistage du VIH.
Enfin, il a évoqué la mobilisation de l’ARS dans la gestion de crise, qu’il s’agisse des crues de mai-juin 2016 ou des risques d’attentat.
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« Nous installons nos services dans 1200 cabinets médicaux par mois » (S. Niox-Chateau, Doctolib)
Doctolib, service de prise de rendez-vous auprès de professionnels de santé, vient de lever 26 millions d’euros le 26 janvier 2017. Stanislas Niox-Chateau, son directeur général (CEO) et l’un des trois co-fondateurs de la société, a accordé un entretien à Health & Tech Intelligence dans lequel il revient sur la stratégie de développement de l’entreprise.
Il note que si l’essentiel des utilisateurs sont des professionnels libéraux, un secteur dans lequel l’entreprise continue de se développer, Doctolib se développe à présent en direction des établissements de santé publics et privés.
Combien de fonds avez-vous levé depuis la création de Doctolib ?
Depuis la création de la société il y a trois ans, nous avons levé un total de 50 millions d’euros auprès de trois types d’investisseurs : Bpifrance, le fonds d’investissement Axel Partners, et des investisseurs individuels.
Quels services propose votre société aujourd’hui ?
Nous sommes partis d’un double constat.
Premièrement, le parcours de soins est complexe, opaque, et la prise de rendez-vous difficile. Nous avons donc souhaité le fluidifier grâce à un site et des applis permettant aux patients de prendre rendez-vous en ligne avec des professionnels de santé, et de recevoir des SMS/e-mails de rappel et d’annulation de rendez-vous. En 2016, notre site et nos applis ont compté 6 millions d’utilisateurs.
Deuxième constat : la gestion des rendez-vous coûte cher aux établissements et aux professionnels de santé, et elle est chronophage. Nous avons donc développé un service intégré sur mesure, qui leur donne accès à un agenda pour la gestion de leur planning, des prises de rendez-vous en ligne, à des outils de CRM, à la gestion de leur visibilité vis-à-vis des patients – dans le respect de la charte déontologique de leur Ordre –, ainsi qu’à un réseau de correspondants auprès desquels ils peuvent prendre rendez-vous pour leurs patients.
Comment se répartissent vos clients ?
Aujourd’hui, 90% de nos utilisateurs sont des professionnels de santé libéraux. Toutefois, nous développons également nos services auprès des établissements de santé. Nous avons ainsi gagné il y a quelques mois l’appel d’offres de l’AP-HP pour la mise en place de la prise de rendez-vous en ligne dans l’ensemble de ses établissements. Le déploiement a commencé à l’HEGP depuis un mois, et nous prévoyons d’installer notre service dans deux à trois hôpitaux chaque mois. Nous sommes la première start-up à déployer un service en mode SaaS à l’AP-HP.
Nous avons également conclu des partenariats avec les grands groupes de cliniques privées : Ramsay, Elsan, Medipole, Vivalto, Alma Viva… Nous travaillons aussi avec des centres de santé.
Quelle est la valeur ajoutée pour vos clients ?
Nous constatons une division par quatre du nombre de rendez-vous non honorés en moyenne, qui passent d’environ 10 % à 2 %. Les SMS et e-mails de rappel, ainsi que la possibilité pour le patient d’annuler son rendez-vous en ligne ont une importante valeur ajoutée.
Quel est le coût d’abonnement pour vos clients ?
Le coût est de 109 euros par praticien et par mois, tout compris. Il n’y a pas de frais de mise en service ni de frais annexes.
Quelle est votre stratégie de développement en Allemagne ?
La France et l’Allemagne représentent, à elles deux, 30 % du marché européen, avec une structuration similaire. Nous adoptons donc la même stratégie de développement qu’en France, et avons déjà ouvert quatre bureaux en Allemagne, à Berlin, Cologne, Hambourg et Munich. En France, nous avons désormais des consultants dans 35 villes, et nous installons notre service dans environ 1200 cabinets par mois.
Voyez-vous des freins réglementaires à votre activité ?
Non, mais nous avons deux types de contraintes à respecter : le respect de la charte déontologique de l’Ordre, et le respect de la réglementation en matière d’hébergement des données de santé.
Avez-vous prévu de diversifier vos services ?
Je ne crois pas au multitopic. Nous sommes dans une optique d’amélioration continuelle de notre service, avec 40 ingénieurs en interne consacrés à cette tâche. Nous travaillons également avec des professionnels de santé pour le développement de nouvelles fonctionnalités ainsi qu’avec certains éditeurs de logiciels médicaux qui ont très bien compris ce que nous pouvions apporter. Les relations sont en revanche beaucoup plus difficiles avec quelques éditeurs qui à mon avis ont tendance à prendre en otage leurs clients médecins.