care_insight

  • Données de santé : les fédérations hospitalières refusent d’adhérer à l’INDS

    Dénonçant une « inégalité de traitement inadmissible », les quatre fédérations hospitalières, la FHF, la FEHAP, la FHP et Unicancer ont annoncé conjointement, le 18 avril 2017, leur refus d’adhérer à l’INDS, le guichet unique du SNDS.

    Préalablement impliquées dans le processus en faveur de la mise en œuvre du partage et de l’ouverture des données de santé, les fédérations hospitalières critiquent l’option du « close data », qui prévaut, selon elles, à l’INDS actuellement.

    L’implication des fédérations hospitalières en faveur de l’open data

    Les fédérations se sont impliquées dans la perspective d’ouvrir les données de santé notamment en co-fondant l’Institut des Données de Santé et en participant à la commission Open Data du Ministère des Affaires sociales et de la Santé.

    Prônant un partage total mais sécurisé de données, les fédérations constatent néanmoins un contre-pied parfait avec l’accès permanent, initialement prévu, pour les acteurs aux données de santé au travers du SNDS.

    Les fédérations dressent un constat d’une inégalité de traitement

    Les fédérations hospitalières déplorent la restriction d’accès qui leur est faite par des « obstacles administratifs » ainsi qu’à 98% des hôpitaux et cliniques, suite au décret de décembre 2016. Pourtant, l’ensemble des établissements de santé publics et privés sont des fournisseurs essentiels de données de l’INDS

    Elles dénoncent l’accessibilité permanente accordée à certains organismes, « parfois bien éloignés du champ de la santé », sur la base d’argumentation législative parfois bancale.

    Pour un retrait total dans la mise en place de l’INDS

    Les fédérations appuient leur refus d’implication dans l’INDS en:

    • dénonçant le « contrôle de l’Etat sur l’usage et ses utilisateurs »,
    • dénonçant le choix du « close data » qui ne permet pas le partage de connaissance pour répondre aux grands enjeux de la santé d’aujourd’hui 
    • réaffirmant la « nécessité, pour leur rôle de représentation, de veille et d’analyse territoriale, d’un accès permanent et fluide aux données de santé »

    Ainsi, les fédérations hospitalières « ont pris la décision de ne pas adhérer à l’INDS ».

  • IA : 55 % des personnes prêtes à interagir avec machines et robots dans leur parcours de soins (PwC)

    55% des personnes se disent prêtes à interagir avec des machines ou des robots au cours de leur parcours de soins : tel est le principal résultat de l’enquête réalisée par PwC dans 12 pays et publiée dans le cadre de son étude « What doctor? Why AI and robotics will define new health », dévoilée début avril 2017.

    Ce résultat masque toutefois des disparités selon les pays et le type de soins, ce dont PwC conclut que la mise en œuvre sera clé.

    Les 8 domaines de la santé transformés par l’IA

    PwC distingue 8 domaines dans lesquels l’IA apporte des changements en profondeur :

    • le maintien en bonne santé ;
    • le dépistage précoce ;
    • le diagnostic ;
    • l’aide à la décision ;
    • le traitement ;
    • la fin de vie ;
    • la recherche ;
    • la formation des professionnels de santé.

    Divergences entre pays émergents et économies développées

    L’enquête menée par PwC dans 12 pays met en évidence une plus grande acceptabilité de l’IA et de la robotique dans les pays émergents, avec 95 % de personnes prêtes à interagir avec des robots et machines au Nigeria, 85 % en Turquie et 82 % en Afrique du Sud.

    A contrario, en Allemagne et au Royaume-Uni, une majorité de personnes se disent réticentes (respectivement 51 % et 50 %).

    Une acceptabilité variable selon les soins

    Les personnes interrogées se sont déclarées d’accord pour recevoir des soins d’un robot ou d’une machine surtout pour le conseil et l’information à distance :

    • monitoring cardiaque ;
    • tests cardiaques ;
    • conseils bien-être et santé ;
    • tests sanguins et résultats.

    A l’inverse, seules 5 % des femmes interrogées accepteraient un suivi de grossesse par des machines, et 1% accepterait un accouchement effectué par un robot.

    Avantages perçus : accès aux soins et fiabilité du diagnostic

    Un meilleur accès aux soins ainsi qu’une amélioration du diagnostic (fiabilité et rapidité) sont les avantages les plus cités dans le recours à l’IA et à la robotique dans les soins.

    Inconvénients : la perte du contact humain et l’adaptabilité face à l’inattendu

    La perte de contact humain est le premier inconvénient cité (47 %), suivie par la capacité à réagir face à l’inattendu.

    Les conditions de mise en œuvre, clé de la réussite

    Face à ces perceptions, et au vu des variations selon les pays, PwC insiste sur les conditions de mise en œuvre à remplir afin que l’IA et la robotique transforment réellement le secteur de la santé, notamment la définition de standards de qualité et d’un cadre de gouvernance et le développement d’une base de preuves.

  • Les « French Future Health Days » auront lieu les 6 & 7 juin à Helsinki et le 8 & 9 juin 2017 à Oslo

    Les rencontres BtoB « French Future Health Day » organisées par Business France auront lieu les 6 et 7 juin 2017 à Helsinki en Finlande et les 8 et 9 juin 2017 à Oslo en Norvège.

    Cet événement réunit les fabricants et distributeurs français dans le domaine de la santé (dispositifs médicaux, e-santé, biotech-pharma, nutrition santé) s’intéressant au marché nordique, souhaitant rencontrer des décideurs et prospecter les marchés finlandais et norvégiens tout en découvrant les nouveaux projets santé en cours en Finlande et en Norvège.

    Le programme est accessible via le lien ci-contre : Programme
    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Préinscription

  • ESMS

    Établissements et Services Médico-Sociauxnull

  • GHT & cancer : lancement de l’appel à projet « Recherche Cancer Territoire » (CNCR & FHF)

    Dans le cadre du nouveau label « Recherche Cancer Territoire », créé par la FHF Cancer & le CNCR pour valoriser les projets de recherche relatifs à la prise en charge territoriale du cancer initiés par une structure publique, un appel à projets portant sur le thème recherche et innovation a été lancé le 4 avril 2017.

    Diffusé auprès des établissements publics, cet appel à projets vise à recenser et labelliser l’ensemble des projets scientifiques et de recherche des établissements publics de soin et médico-sociaux ainsi que les structures publiques de recherche contribuant à améliorer la prise en charge du cancer au sein de leurs GHT.

    Les projets peuvent porter sur la prévention, le dépistage, la recherche voire la stratégie organisationnelle ou de coopération au sein d’un GHT.

    La démarche de valorisation la plus pertinente sera déterminée sur la base des retours des acteurs du terrain par la cellule « recherche, innovation & prospective » de FHF Cancer, à laquelle participe le CNCR (création d’une plateforme dynamique par exemple).

    Les projets sélectionnés seront soutenus par le Fonds de dotation de la FHF à l’occasion de la Paris Healthcare Week, avec la possibilité de bénéficier d’un temps partagé de Technicien d’Étude Clinique.

    Les projets doivent être envoyés au plus tard avant le 30 avril 2017.

    Modalités de participation

    • Les projets doivent être envoyés au plus tard avant le 30 avril 2017.
    • Leurs descriptifs doivent comporter de manière concise (1 page maximum) l’objet et la nature du projet, la liste des acteurs scientifiques, médicaux et/ou territoriaux impliqués et l’impact attendu ou déjà mesuré.

    Les candidatures sont à envoyer au Dr. Nathalie Chhun-Leglise, Directeur de projet Innovation en santé : n.chhun-leglise@fhf.fr et au Dr. Elisabeth De Villiers, chargée de mission auprès du Président : e.devilliers@fhf.fr

     

  • CNCR

    Comité national de la Coordination de la Recherchenull

  • Gestion de projet e-santé : enjeux, stratégies et organisations territoriales (EHESP-Catel)

    La chaire du management des technologies de santé de l’EHESP et le CATEL organisent deux journées de formation à la gestion de projet en e-santé à Rennes et à Paris les 1er et 2 juin 2017.

    Alliant des approches théoriques et pratiques, cette formation vise à développer une vision globale des enjeux des projets e-santé à l’ensemble des professionnels de santé : médecins, pharmaciens, cadres de santé, infirmiers, cadres médico techniques ou de rééducation.

    Vous pouvez consulter le programme et vous inscrire via le lien ci-contre : Programme & Inscription
    ou contacter : EHESP : Service Scolarité – Formation continue :- 02 99 02 25 00 – candidaturefc@ehesp.fr

      

  • Santé mentale : le NHS finance des solutions digitales

    Le National Health Service a annoncé le 12 avril 2017 que sept régions en Angleterre allaient bénéficier de financements pour mettre en place des services digitaux innovants dans la prise en charge de la santé mentale, comme des applications ou des dossiers patients électroniques.

    Les sept fondations concernées disposeront d’un budget allant jusqu’à 70 millions de Livres, soit environ 82 millions d’euros, afin d’investir dans ces nouveaux outils e-santé.

    Les fondations développeront des technologies de soins mobiles et à distance afin de permettre aux patients et à leur entourage de mieux gérer leurs pathologies. Parmi les projets, on trouve une application pour anticiper les actes d’auto-mutilation et les risques de suicide, ou encore une plate-forme offrant la possibilité aux patients de bénéficier de téléconsultations. 

    Les sept fondations en Angleterre qui bénéficient de ce programme sont : 

    • Berkshire Healthcare NHS Foundation Trust
    • Birmingham and Solihull Mental Health NHS Foundation Trust
    • Mersey Care NHS Foundation Trust
    • Northumberland, Tyne and Wear NHS Foundation Trust
    • Oxford Health NHS Foundation Trust
    • South London and Maudsley NHS Foundation Trust
    • Worcestershire Health and Care NHS Trust

    Cette initiative de la NHS s’inscrit dans la continuité de son intérêt pour la e-santé, après le lancement de sa bibliothèque d’applications labellisées. L’objectif avec ce programme est de s’ériger en exemple mondial dans la prise en charge de la santé mentale. 

  • Labellisation : deux nouvelles applis labellisées mhealth quality par DMD santé

    DMD santé a accordé le label mhealth quality à deux nouvelles applications de santé : « Moi, bientôt maman » par Betterise Health Tech et « Mon coach sommeil par le Réseau Morphée ».

    • Moi, bientôt maman est une application gratuite lancée par Betterise en 2016. Elle propose un accompagnement complet de la grossesse, incluant des conseils (alimentation, sommeil, psychologie) validés par les médecins, l’accès à un forum de discussion et des outils de suivi du bébé (quizz, idées prénoms, idées recettes). 
    • Mon coach sommeil, application lancée en 2015 par le Réseau Morphée permet de déterminer les meilleures heures d’endormissement et la durée optimale de sommeil afin d’être en pleine possession de ses capacités intellectuelles et physiques. L’application propose également un suivi des données de sommeil ainsi qu’un système d’alarme qui notifie à l’usager l’heure à laquelle il devrait se coucher. 

    Ces deux applications ont reçu le label mhealth quality de la société DMD santé, qui a déjà labellisé plus d’une trentaine d’applications de santé. La labellisation bien qu’elle ne soit pas octroyée par un autorité de santé, permet de mettre en lumière les applications testées et approuvées parmi les applications de santé toujours plus nombreuses du marché. 

  • Permanence des soins : le 116 117 mis en service sur tout le territoire au 15 janvier 2018 (décret)

    Le numéro d’appel national d’accès à la permanence des soins ambulatoires, 116 117, doit être mis en service sur tout le territoire français au 15 janvier 2018, d’après un décret paru au JO le 13 avril 2017.

    La mise en place de ce numéro unique avait été annoncée le 5 avril par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. Initialement sa date butoir d’entrée en vigueur avait été fixée au 24 janvier 2017.